RADIOTHÉRAPIE, DES HÔPITAUX SOUS PRESSION
Près de 5 000 patients traités à Epinal auraient été victimes de surdoses de rayons. A Toulouse, 145 patients ont également souffert d’approximation dans leur traitement.
A Toulouse, nouveau scandale
Après Epinal, Toulouse. En avril2007, le CHU de Rangueil est contraint de stopper son activité de radiothérapie: 145personnes traitées pour des tumeurs malignes ou bénignes au cerveau ont été irradiées entre avril2006 et avril2007, dont six à un niveau préoccupant. Suivront d’autres révélations. En juin2007, les centres hospitaliers universitaires de Tours,Nancy, Montpellier et de la Pitié-Salpêtrière suspendent leur activité suite à un dysfonctionnement sur les appareils de radiothérapie signalé par le fabriquant.
Pour Odile Guillouët,la présidente de l’association SOS Irradiés 31 qui a vu le jour au lendemain de l’affaire de Toulouse, des erreurs de calibrage d’appareils de radiothérapie ont probablement déjà eu lieu avant Epinal, mais « auparavant les cas étaient isolés, les gens ont donc vécu avec leurs symptômes, sans en savoir davantage ».
La présidente de l’association SOS Irradiés 31 a le sentiment « de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête,car nous ne savons pas comment ces lésions vont évoluer. Des personnes traitées pour une tumeur bénigne se sont retrouvées avec une paralysie faciale ». Forte d’une soixantaine de membres, l’association fait des pieds et desmains pour se faire connaître auprès des victimes dans la région.
Pour en savoir plus, l'article est disponible dans le magazine Vivre numéro 336.
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