→ SEXUALITÉ APRÈS UN TRAITEMENT PAR CHIMIOTHÉRAPIE
Le cancer et ses traitements peuvent avoir d’importantes conséquences sur la sexualité. Même si elles sont temporaires, il est nécessaire de vous donner des explications et de répondre à vos questions et à vos inquétudes.
Certaines chimiothérapies peuvent réduire le fonctionnement des ovaires de façon définitive ou temporaire selon le type de chimiothérapie et l’âge de la patiente (les personnes malades après 40 ans sont plus sensibles) induisant alors une stérilité.
Les femmes ne souhaitant pas de grossesse doivent utiliser une contraception appropriée, car même si le cycle menstruel est interrompu, une grossesse est possible.
On peut retrouver les symptômes de la ménopause induite souvent après un ou deux cycles de chimiothérapie : bouffées de chaleur, cycle menstruel irrégulier ou absent, sécheresse vaginale, atrophie vaginale.
Certaines chimiothérapies irritent toutes les muqueuses du corps (revêtement des cavités internes) comme la cavité buccale par exemple ou le vagin qui deviennent enflammés. Cette inflammation est appelée mucite. De plus, il peut y avoir des poussées d’infection vaginale notamment des mycoses avec des écoulements vaginaux occasionnant parfois des démangeaisons.
En cas de mucite et/ou d’infection vaginale, un traitement local peut être nécessaire car le système de défense immunitaire est diminué par la chimiothérapie.
De même, il est conseillé de porter des culottes en coton et d’éviter de porter des pantalons trop serrés en cas d’infection vaginale.
• Chimiothérapie et désir sexuel
De façon générale, la libido est modifiée durant toute chimiothérapie et quelques temps après en raison des différents effets secondaires observés (nausées, vomissements, mucite…)
Les modifications de l’image corporelle (perte de cheveux, site de chimiothérapie implantable visible) fragilisent psychologiquement la femme qui peut ne plus se sentir désirable pour son/sa partenaire et induire également un malaise chez ce dernier.
A la fin de la chimiothérapie, dès que la patiente se sent mieux et que les effets secondaires disparaissent, le désir revient souvent à son niveau habituel.
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