OBSERVATOIRE DES PRINCIPALES PATHOLOGIES CANCÉREUSES EN FRANCE
Article modifié le 15/07/2008
Afin de conduire au mieux la lutte contre le cancer, il est important pour les cliniciens, les Chercheurs et les responsables de santé publique de disposer d’indicateurs permettant de suivre l’évolution de la pathologie cancéreuse dans la population française, tant du point de vue de la fréquence et de la gravité de la maladie, que de la nature et de la qualité des soins qui sont prodigués aux malades.
Les principaux indicateurs étudiés en terme d’épidémiologie de cancers sont l’incidence, la prévalence et la survie.
→ L’incidence mesure, en fonction d’une pathologie cancéreuse donnée, le nombre de cas diagnostiqués; c’est un indicateur des facteurs de risque pour cette pathologie et une source d’informations pour la prévention à mettre en oeuvre.
→ La prévalence mesure, parmi les diverses pathologies cancéreuses, celles qui sont les plus fréquentes ; c’est un indicateur, utile en santé publique,pour évaluer les besoins à mettre en place pour la prise en charge des malades.
→ La survie des patients cancéreux apporte des informations qui peuvent servir à la mesure de la prévalence mais qui sont surtout essentielles pour apprécier la qualité de la prise en charge des malades.
Les registres de cancer représentent une source de données d'une richesse incomparable et d'une grande qualité scientifique.
Le réseau français des registres du cancer (FRANCIM) a mis en place, avec le soutien financier de la Ligue nationale contre le cancer pendant 4 années, un Observatoire des Principales Pathologies Cancéreuses en France, de façon à fournir les éléments nécessaires à une politique efficace de prise en charge des cancers.
L’Observatoire des Principales Pathologies Cancéreuses en France, projet initié et piloté par le Professeur Jean Faivre (INSERM U 9505 - Dijon) avait comme objectif d’étudier :
• la survie des patients atteints de cancer incluant tous les cas enregistrés dans 10 départements
(Calvados, Côte-d'Or, Doubs, Hérault, Isère, Manche, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Somme et Tarn)
• les pratiques de soins et l'évolution après traitement pour les cancers les plus fréquents côlon-rectum, prostate, sein, poumon)
L'étude a inclus plus de 200 000 cas diagnostiqués entre 1989 et 1997 chez des malades de plus de 15 ans. Elle a montré que la survie est extrêmement variable d’une localisation de cancer à l’autre et surtout que dans la plupart des cancers, le taux de mortalité en excès à 5 ans est inférieur à 5%. Dans certains cas, il est plus faible encore et ne justifie pas les difficultés, parfois très grandes, rencontrées par les patients lorsqu’ils souhaitent effectuer un emprunt.
Les résultats sont publiés dans un ouvrage de 406 pages intitulé "Survie des patients atteints de cancer en France" paru en février 2007.
Pour consulter une synthèse de l'ouvrage, cliquer ici
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