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LA VACCINATION CONTRE LES PAPILLOMA VIRUS

Pour qui, quand, pourquoi ?

Plus de 95% des cancers du col utérin sont secondaires à une infection par un papilloma virus humain ( HPV).

→ Qu'est ce que le Papilloma virus (HPV= Human Papilloma Virus) ? 

Il ne s'agit pas, en fait, d'un seul et unique virus, mais d'une famille de virus comportant une large variété . Cette distinction est importante, car ce fait implique l'existence de plusieurs virus. Or ils n'ont pas tous les mêmes propriétés : certains sont plus ou moins cancérigènes.
Deux virus sont particulièrement cancérigènes, ce sont les virus 16 et 18 qui sont responsables de prés de 80 % des cancers du col.

→ Les effets produits par ces virus en cas d'infection cervico-vaginale

Tout d'abord il faut savoir que cette infection est très fréquente: on estime que 80% des personnes sexuellement actives auront été infectées à l'âge de 50 ans.

Sur la centaine de virus HPV,  40 environ se localisent à la muqueuse vaginale.
Un certain nombre (en particulier les virus 6,11 16 et 18) sont facteurs de petites formations bénignes proliférant sur la muqueuse vaginale , appelées "condylomes" : au frottis vaginal, ils se traduisent vers des déformations des cellules vaginales, appelées "dysplasies" , qui peuvent être légères, modérées ou sévères ( cette dernière variété étant le 1° stade d'un cancer très localisé du col utérin).
Un petit nombre (en particulier les virus 16 et 18) peuvent produire des lésions cancéreuses .  
Les  lésions du col  seront identifiées par la "colposcopie" (examen du col utérin avec un processus grossissant ) puis par l'examen microscopique du matériel ramené par la biopsie.

→ Ce qu'il faut savoir :
Toutes les infection  à HPV ne produisent pas de condylome 

Les condylomes
- soit  régressent spontanément,
-  Soit persistent  (traitement par laser ou par conisation du col utérin)
-  Soit enfin , dans environ 30% des cas, évoluent vers un cancer du col utérin 

Cette transformation est très progressive, et le cancer peut n'apparaître que plusieurs dizaines d'années après l'infection.

→ Le vaccin anti HPV 
Il s'agit d'un vaccin anti-viral, destiné à prévenir les infections virales les plus dangereuses, c'est-à-dire contre les virus les plus susceptibles de générer un cancer, soit les virus 16 et 18.  Cet effet préventif a été démontré dans des études comparatives portant sur l'observation de deux larges groupes de femmes, parfaitement informées et consentantes, les unes vaccinées et les autres pas
Efficacité et inocuité ont pu être démontrées.
En 2008, après prés de 8 ans de recul, l'efficacité du vaccin se maintient

Mais attention ! Il s'agit d'un effet préventif,  c'est-à-dire que les injections de vaccin empêchent l'infection viral, et de ce fait le développement de cancer du col. Il n'e s'agit en aucune façon d'effet curatif : si une femme est déjà porteuse du virus, la vaccination n'a aucun effet bénéfique.

Le vaccin anti-HPV ne remplace en aucune façon le dépistage du cancer du col par quelque méthode que ce soi (Frottis vaginal, dépistage en milieu liquide)

→ Quel vaccin choisir ?
On dispose actuellement de deux vaccins, tous deux ayant ontenu l'AMM (autorisation de mise sur le marché) : l'un actif contre les deux types de HPC les plus cancérigénes: 16 et 18( Cervarix®) , et l'autre contre 4 souches : 16-18 6,11 , 6 et 11 étant facteurs de condylopes  (Gardasil®).

Le Haut Conseil de la Santé Publique préférentie le quadrivalent
La vaccination nécessite 3 injections, les deux premières à un mois d'intervalle et la 3° au 6° mois.

→ Qui et comment vacciner ? 
La vaccination ne s'adresse qu'à des jeunes femmes dont on peut affirmer l'absence d'infection par un virus HPV, en d'autres termes, avant le 1° rapport sexuel . La vaccination est gratuite chez les jeunes femmes de 14 à 23 ans qui n'ont pas eu de rapport sexuel.
Rappelons qu'elle ne remplace pas le dépistage du cancer du col par frottis vaginal régulier dés le 1° rapport sexuel.
Avant tout, l'avis du gynécologue et un suivi régulier s'imposent. 

Dr Françoise May-Levin

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ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.
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