1RE CONVENTION DE LA SOCIÉTÉ FACE AU CANCER
Dimanche 23 novembre 2008, Grande Arche de la Défense, Paris. Sous le haut patronage et en présence du président de la République. En présence de la ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
" Les problèmes soulevés depuis 10 ans lors des États généraux des malades atteints de cancer ont trouvé des solutions sinon des débuts de réponses mais génèrent de nouvelles préoccupations. La lutte n’est plus exclusivement médicale. En l’inscrivant dans le champ du sociétal, elle interpelle de nouveaux acteurs jusque-là peu mobilisés."
Pour faire face aux nouveaux défis posés par la maladie, Francis LARRA, président de la Ligue contre le cancer, convie la société à s'exprimer lors de 4 tables rondes.
Évaluons : de 1998 à 2008, 10 ans de revendications, 10 ans de changements
10 ans se sont écoulés depuis la tenue des 1ers États généraux des malades atteints de cancer de 1998. Deux autres lui ont succédé en 2000 puis en 2004. Les revendications des malades ont suscité une mobilisation collective qui a notamment conduit à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé et au Plan cancer. Cette dynamique autorise à penser qu’aujourd’hui, en 2008, les problèmes sont connus. Pour autant, l’action collective, les efforts déployés par de nombreux acteurs se sont-ils avérés efficaces ?
Combattons : comment réduire les inégalités induites par le cancer ?
En 2008, si le cancer est toujours vécu comme une injustice c’est qu’il porte toujours en lui nombre d’inégalités. Inégalités qui génèrent quantité de discriminations, exclut, isole, rend incertain le retour à l’emploi, l’accès au logement, phagocyte les ressources, fait augmenter le reste à charge… Comment prévenir le développement de ces précarités ? Comment accompagner et améliorer la prise en charge des personnes vulnérables ?
Facilitons : quels choix pour accompagner les progrès thérapeutiques ?
Toujours plus efficaces, les innovations thérapeutiques anticancéreuses soulèvent de nouvelles interrogations économiques, sociales mais aussi éthiques. Comment faciliter l’accès à ces nouveaux traitements ? Si notre démocratie sanitaire a le devoir de répondre à cette question, elle ne peut s’en contenter. En effet, aujourd’hui, pour être réellement, humainement et moralement efficaces, les innovations thérapeutiques doivent impérativement reposer sur une prise en charge du patient qui soit à la fois technique et humaine mais qui soit aussi en mesure de se prolonger hors de l’hôpital. Comment, aujourd’hui, mettre en place un dispositif coordonné d’accompagnement global de la personne digne de ce nom ?
Contribuons : pour la mobilisation de la société face au cancer
Face au « péril social » que constitue le cancer, pour gagner en vie et en qualité de vie, il convient de mobiliser de nouveaux acteurs. Mobiliser la société c’est engager celle-ci, dans son ensemble, au sein d’un processus conventionnel évolutif. Parier sur l’avenir, c’est entendre en 2008 quelles sont les représentations sociales qu’ont du cancer les acteurs concernés afi n de réinventer nos moyens d’expression et de communication pour toucher les acteurs sociaux non mobilisés. Pour agir au mieux auprès de ces nouveaux acteurs, il est nécessaire d’entendre leurs besoins et les
possibles freins et résistances à agir en faveur d’une lutte qui nous concerne pourtant tous.
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