Plan du site    Ι    Nos autres sites    Ι    Contact    Ι    Goodies    Ι    Aide    Ι
faire un don
services d'appels
 ACTUALITÉ
 TOUT SUR LA LIGUE
 TROUVER VOTRE COMITÉ
 AGIR AVEC LA LIGUE
 LE CANCER
 LA RECHERCHE
 PRÉVENIR LES CANCERS
 LE DÉPISTAGE
 PUBLICATIONS
 DIALOGUER
 ACCUEIL

 > 

 LIVRET
 BULLETIN MENSUEL
 BULLETIN TRIMESTRIEL
 BOURG LES VALENCE
 DEPISTAGE ET PREVENTION
 AIDES AUX MALADES
 DEPISTAGE ET PREVENTION
 ACTIONS POUR LES MALADES
 NOS RENDEZ-VOUS POUR L'ANNÉE 2009
 VOS RENDEZ-VOUS POUR L'ANNÉE 2009
 FAIRE UN LEGS
 CALENDRIER 2009
 LES COMPTES 2007
 LE DEPISTAGE DU CANCER DU SEIN
 ANNEXE, AVIS N°1 COMITÉ ÉTHIQUE ET CANCER – 1RE OR...
  AVIS N°1 COMITÉ ÉTHIQUE ET CANCER – PREMIÈRES ORI...
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 SAISIR LE COMITÉ ÉTHIQUE ET CANCER
 AIDE AUX MALADES ET A LEURS PROCHES
 RETRANSMISSION DE L'INSTALLATION DU COMITÉ ÉTHIQUE...
 LES MEMBRES DU BUREAU
 COMITÉ ÉTHIQUE ET CANCER, 1ÈRE SAISINE
 TESTEZ VOS CONNAISSANCES SUR LE CANCER
 CONGÉ ET ALLOCATION DE PRÉSENCE PARENTALE
 L’ALLOCATION D’ÉDUCATION DE L’ENFANT HANDICAPÉ (AE...
 JOURNÉE MONDIALE DU LYMPHOME 2008
 ACTIVITÉ PHYSIQUE ET CANCER
 LA POSITION COMMUNE DES ASSOCIATIONS
 LES PUCES À ADN POUR ÉTUDIER L'EXPRESSION DES GÈNE...
  LES PUCES À ADN POUR ÉTUDIER LA STRUCTURE DES GÈN...
 LES ACTIONS DU COMITE POUR LES MALADES ET LES PROC...
 TRAITEMENT DU CANCER CHEZ LES MALADES EN SITUATION...
 LES ESSAIS CLINIQUES ET LE CONSENTEMENT
 LES CONCLUSIONS DU COLLOQUE ÉTHIQUE ET CANCER
 CONTACT
 ANNONCE DU DIAGNOSTIC ET INFORMATION AU COURS DE L...
 AVOIR UN CANCER APRÈS 70 ANS
 INVITATION FRUITEE - MERCREDI 28 MAI - PLACE CAR...
 LA CARTE D’INVALIDITÉ
 4/5 JUILLET 2008 40ÈME ANNIVERSAIRE DU COMITÉ DORD...
  INFORMATION DESTINÉE AUX HOMMES TRAITÉES POUR UN ...
 INFORMATION DESTINÉE AUX FEMMES TRAITÉES POUR UN C...
  → SEXUALITÉ FÉMININE APRÈS UN TRAITEMENT CH...
  → SEXUALITÉ APRÈS UN TRAITEMENT PAR CHIMIOT...
  → SEXUALITÉ APRÈS UN TRAITEMENT DU CANCER D...
  → SEXUALITÉ APRÈS UN TRAITEMENT PAR HORMONO...
 → APRÈS UN TRAITEMENT CHIRURGICAL
  → APRÈS UN TRAITEMENT PAR RADIOTHÉRAPIE
  → APRÈS UN TRAITEMENT PAR CHIMIOTHÉRAPIE
  → APRÈS UN TRAITEMENT PAR HORMONOTHÉRAPIE
 LA COMMUNICATION PUBLIQUE SUR LE CANCER
 AIDE A LA VIE QUOTIDIENNE
 LOISIRS CRÉATIFS AVEC REINE LÉVY
 EQUIPES LABELLISÉES 2009
  COMITÉ DES HAUTES-ALPES
 PLUS D'INFORMATIONS SUR LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRE...
 LES PROCHES REMPLACE DE PROCHE EN PROCHES
 ANNONCE DU DIAGNOSTIC ET INFORMATION AU COURS DE L...
 TRAITEMENT DU CANCER CHEZ LES MALADES EN SITUATION...
 LA COMMUNICATION PUBLIQUE SUR LE CANCER
 LES ESSAIS CLINIQUES ET LE CONSENTEMENT
 COUPE DE L'ESPOIR DE GOLF
 PRIX RENÉ ET ANDRÉE DUQUESNE
 CONFÉRENCE ANNUELLE 2008
 RADIOTHÉRAPIE, DES HÔPITAUX SOUS PRESSION
 LIENS ENTRE LES CANCERS
 LES 10 RECOMMANDATIONS PRÉVENTIVES SUITE AU RAPPOR...
 QUELQUES CONSEILS POUR ARRÊTER DE FUMER
 VRAI/FAUX SUR LE SOLEIL
 ADAPTER VOTRE CONDUITE EN FONCTION DE VOTRE PHOTOT...
 COMMENT DÉCLARER UN CANCER « PROFESSIONNEL » ?
 LES CONNAISSANCES ACTUELLES
 IDÉES FAUSSES SUR LES CANCERS PROFESSIONNELS
 ANNEXES DE L'ÉTUDE FRANCIM
 COMPOSITION DES ÉQUIPES LABELLISÉES EN 2007
 QU'EST-CE QU'UN ESSAI RANDOMISÉ ?
 LES CONDITIONS DE CONTRÔLE D'UN ESSAI THÉRAPEUTIQU...
 PARTICIPATION ET MISE EN ROUTE D'UN ESSAI THÉRAPEU...
 LES ENFANTS PEUVENT-ILS PARTICIPER À UN ESSAI THÉR...
 AUPRÈS DE QUELLES STRUCTURES MÉDICALES POUVEZ-VOUS...
 LES CONTRAINTES LIÉES À LA PARTICIPATION D'UN ESSA...
 QU'EST CE QU'UN ESSAI THÉRAPEUTIQUE ?
 DÉROULEMENT DES ESSAIS THÉRAPEUTIQUES
 SEXUALITÉ ET CANCER
 SOINS DE BEAUTÉ ET CANCER
 LE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE
  POURQUOI CONSULTER UN PSYCHOLOGUE
 PARTICIPER À UN GROUPE DE PAROLE
 LE DISPOSITIF D'ANNONCE
 ACTIVITÉ PHYSIQUE, CHIFFRER ET MESURER LE RISQUE
 MANIFESTATION DE LA DOULEUR CHEZ L'ENFANT
 MANIFESTATION DE LA DOULEUR CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE
 ALIMENTATION DE L'ADULTE TRAITÉ POUR UN CANCER
 LA FATIGUE
 ESCARRES
 QUALITÉ DE VIE ET CAPACITÉ FONCTIONNELLE
 QUESTIONS / RÉPONSES SUR LES MÉTASTASES
 POINTS FORTS À COMPRENDRE CONCERNANT LA DOULEUR
 LE CADRE JURIDIQUE DE LA DOULEUR
 L'ORIGINE DE LA DOULEUR
 EVALUATION DE LA DOULEUR
 PRÉLÈVEMENT : PONCTION, BIOPSIE
 PRÉLÈVEMENT : MOELLE OSSEUSE
 PRÉLÈVEMENT : EXAMENS BIOLOGIQUES SANGUINS
 IMAGERIE : L'ÉCHOGRAPHIE
 IMAGERIE : LA RADIOGRAPHIE
 IMAGERIE : L'ENDOSCOPIE
 IMAGERIE : L'IRM OU IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTI...
 IMAGERIE : SCANNER OU TOMODENSITOMÉTRIE
 IMAGERIE : SCINTIGRAPHIE
 IMAGERIE : LA TOMOGRAPHIE
 LES MARQUEURS TUMORAUX
 L'EXAMEN CLINIQUE
 LE CHOIX D'UN TRAITEMENT
 TRAITEMENT CHIRURGICAUX : LA CHIRURGIE RÉPARATRICE
 TRAITEMENT CHIRURGICAUX : LA CHIRURGIE CONSERVATRI...
 TRAITEMENT CHIRURGICAUX : L'ABLATION
 LA CHIMIOTHÉRAPIE
 LES EFFETS SECONDAIRES LORS D'UNE CHIMIOTHÉRAPIE
 QUELQUES CONSEILS POUR VOUS AIDER AU COURS DE VOTR...
  LES THÉRAPIES CELLULAIRES (GREFFES)
 L'HORMONOTHÉRAPIE
  LES EFFETS SECONDAIRES DES GREFFES
  L'IMMUNOTHÉRAPIE
 LES EFFETS SECONDAIRES DE L'HORMONOTHÉRAPIE
 LES MÉDECINES PARALLÈLES
 LES EFFETS SECONDAIRES DE L'IMMUNOTHÉRAPIE
 L'OBSERVANCE, FACTEUR DE SUCCÈS THÉRAPEUTIQUE
 LES EFFETS SECONDAIRES DE LA RADIOTHÉRAPIE
 LA RADIOTHÉRAPIE
  LA THÉRAPIE GÉNIQUE
 DROIT DES PATIENTS : REPRÉSENTATION DES USAGERS
 LOI N° 2002-303 DU 4 MARS 2002 RELATIVE AUX DROITS...
 DROIT DES PATIENTS : DÉFINITION D'USAGER
 CONGÉ DE SOLIDARITÉ FAMILIALE
 AIDE À DOMICILE : LA GARDE
 AIDE À DOMICILE : AIDE MÉNAGÈRRE
 COUVERTURE SOCIALE : L’ALLOCATION AUX ADULTES HAND...
 LA LOI DU 11 FÉVRIER 2005
 LES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES
 BANQUE, ASSURANCE : COUVIR UN PRÊT BANCAIRE
 COUVERTURE SOCIALE : LA PENSION D'INVALIDITÉ
 COUVERTURE SOCIALE : CMU (COUVERTURE MALADIE UNIVE...
 TECHNICIEN DE L'INTERVENTION SOCIALE ET FAMILIALE
 VIE PROFESSIONNELLE : ARRÊT DE TRAVAIL
 VIE PROFESSIONNELLE : MÉDECIN DU TRAVAIL
 LE RECLASSEMENT : PROPOSER UN AUTRE EMPLOI
 VIE PROFESSIONNELLE : LE MI-TEMPS THÉRAPEUTIQUE
 VIE PROFESSIONNELLE : REPRISE DU TRAVAIL
 VIE PROFESSIONNELLE : INAPTITUDE À LA REPRISE DU T...
 VIE PROFESSIONNELLE : RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAI...
 LE SECRET MÉDICAL
 LE DOSSIER MÉDICAL
 LE DOSSIER MÉDICAL : COMMENT Y ACCÉDER
 LE DEVOIR D'INFORMATION DES PROFESSIONNELS DE SANT...
 BANQUE, ASSURANCE : LE SECRET MÉDICAL
 BANQUE, ASSURANCE : LE SURENDETTEMENT
 LA COUVERTURE SOCIALE
 LES NOUVEAUX MÉDICAMENTS
 LES TRAITEMENTS DE DEMAIN
 LA RECHUTE
 LA LIGUE INTERPELLE LES CANDIDATS AUX ÉLECTIONS LÉ...
 RELAIS POUR LA VIE À LA RÉUNION (LES 23 ET 24 JUIN...
 SOLEIL : LA CAMPAGNE DE PRÉVENTION
 INTÉGRATION SCOLAIRE DES ENFANTS MALADES
 OBTENIR L'AIDE D'UNE ASSISTANTE MATERNELLE AGRÉÉE
 GROUPE DE PAROLE À ROMORANTIN
 GROUPE DE PAROLE POUR LES CONJOINTS ET LES PROCHES...
 LA COURSE DES FILLES
 SAISISSEZ UN TITRE
 DEPISTAGE DES CANCERS DE LA PEAU
 SOPHROLOGIE
 DANS LES COULISSES DU COMITÉ...
 COMITÉ DÉPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE
 L'OFFICINE AU COEUR LE LA LUTTE CONTRE LE CANCER
 SITE INTERNET DU COMITÉ DES HAUTES-ALPES
 DELEGATIONS CANTONALES
 SAISISSEZ UN TITRE
 JOURNEE SPORTIVE MONTECH
 SAISISSEZ UN TITRE
 AIDE AUX MALADES
 
 INVITATION FRUITEE - MERCREDI 28 MAI - PLACE CAR...
 AIDE AUX MALADES
 SOUTIEN AUX EQUIPES DE RECHERCHE 2008
 SÉANCES DE SOPHROLOGIE
 ESPACE ECOUTE INFORMATIONS
 LES FOULÉES DE BEAUBRUN
 AIDE A LA VIE QUOTIDIENNE
 AIDE A LA VIE QUOTIDIENNE
 L'AIDE AUX MALADES
 SÉANCES DE SOPHROLOGIE
 LE FINANCEMENT DE LA RECHERCHE 2007
  → SEXUALITÉ APRÈS UN TRAITEMENT PAR RADIOTH...
 ODYSSEA
 MEMBRES DU BUREAU
 TOURNOI DE GOLF AUBAZINE
 LA PRÉVENTION : DÉFINITIONS
 CONCERT EXCEPTIONNEL A CHARTRES EXPO AU PROFIT DE ...
 RECHERCHE
 ANTENNE D'AUBENAS
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 LA MALADIE ISOLE LA PAROLE RASSEMBLE
 AIDES AUX MALADES
forum

AVIS N°1 COMITÉ ÉTHIQUE ET CANCER – PREMIÈRES ORIENTATIONS

Saisine
Georges B., soigné pour un cancer du poumon dans un établissement de la région parisienne, était âgé de 45 ans lorsque les médecins lui annoncent qu’il est en situation d’échec thérapeutique. Il leur demande alors de n’en rien dire à sa famille. Au sortir de la chambre, ceux-ci sont interpellés par l’épouse du malade, 40 ans, qui exige de connaître la vérité au motif qu’elle a trois enfants en bas âge (6, 8 et 12 ans) et que cette situation rendrait nécessaire pour elle de reprendre une activité professionnelle interrompue depuis huit ans.

Cette saisine pose un réel problème éthique, celui d’une opposition entre deux principes moraux forts : le secret professionnel garant de l’intimité des personnes et base d’une relation de confiance entre le médecin et son malade, d’une part ; l’assistance à une famille en détresse, d’autre part.
 
S’interroger sur les motivations du patient et de l’épouse
Il convient dans un premier temps de s’interroger sur les motivations du mari et de l’épouse, et de l’information dont disposent l’un et l’autre. Concernant le patient, il est vraisemblable qu’il a conscience que ses proches sont au courant, de façon plus ou moins claire, de la gravité de son état de santé. En revanche, il lui est sans doute difficile d’accepter, à partir du moment où l’information sera délivrée à son épouse, d’être dès lors vu comme celui qui va mourir, et non plus comme un mari et un père toujours présent. Sa demande porte donc vraisemblablement le souhait de rester pleinement acteur du temps qui lui reste à vivre avec les siens, et non d’être perçu sous le seul prisme de la maladie et d’une fin prochaine. Elle comporte sans doute également un désir de protection à l’égard de sa famille, de ne pas leur imposer par avance la souffrance d’un deuil annoncé.
Du côté de l’épouse, il est tout aussi vraisemblable qu’elle sait au fond d’elle-même la situation de son mari, compte tenu de ce qu’elle a pu voir et comprendre de l’évolution de la prise en charge et des traitements. Cependant, bien que ne pouvant réellement ignorer la réponse à sa demande, cette femme n’est sans doute pas en mesure de l’accepter par elle-même, d’entrer dans un « deuil anticipé ». Elle a peut-être  psychologiquement besoin de se l’entendre dire par un tiers légitime, en l’occurrence le médecin. Mais surtout, elle a besoin de rompre la barrière de silence érigée par son mari, et d'être soutenue dans les difficultés de la vie au quotidien auxquelles elle est confrontée, avec comme priorité celle de pouvoir assurer la protection matérielle de ses enfants encore en bas âge. Et ces enfants constituent un lien très fort l'unissant à son mari ; ils peuvent aider à rétablir un dialogue de vérité.
 
Non-dit et dialogue
Face à cette situation, le comité estime de façon consensuelle que les soignants ont une place privilégiée pour tenter de nouer ou de renouer le dialogue entre le mari et son épouse. Non pas en s’immisçant dans l’intimité du couple, ce qui n’est pas leur rôle, mais en créant les conditions qui puissent permettre l’échange d’une vérité, fut-elle très douloureuse, entre ces deux personnes. Il est ainsi recommandé dans un premier temps de discuter avec le patient des motivations profondes de sa demande, en espérant de l’amener à voir, sans culpabilisation, les conséquences de celle-ci pour ses proches. Mais l'épouse n'est-elle pas également bien placée pour rétablir le dialogue en posant les questions qui l'oppressent au sujet de leurs enfants ? L’objectif est de parvenir à rassurer le patient sur le fait que l’énoncé d’une vérité, y compris la vérité d’un futur compromis, n’est pas synonyme d’un arrêt de la relation avec ses proches, mais qu’au contraire, par la confiance dont elle témoigne, elle peut enrichir cette relation et rendre la fin de vie du patient plus sereine. Enfin, le recours à un psychologue peut constituer une aide utile, si le patient l’accepte.
Dans tous les cas, le comité recommande aux soignants d’agir sans précipitation, pour que le patient, comme son épouse, puissent réfléchir et envisager la situation. Cela peut contribuer à favoriser le dialogue entre les deux époux et conduire progressivement le patient à modifier sa position initiale.
 
Dilemme des soignants
Si malgré ces démarches de médiation, le patient persiste à demander à ce que son épouse ne soit pas informée de sa situation, le dilemme éthique reste entier pour les soignants. À ce stade, le comité n’est pas parvenu à définir un positionnement consensuel sur l’attitude à adopter. Deux points de vue divergents se manifestent :
- Considérant que les proches du patient sont pleinement partie prenante de la prise en charge et que les liens établis entre le soignant et le malade les impliquent de facto, une première position, portée par certains membres du comité, est d’estimer que la priorité se doit d’aller vers « ceux qui vont rester ». Par solidarité envers une mère de famille qui va se retrouver dans la situation de devoir assumer seule son propre avenir et celui de ses enfants, situation qui la contraint à prendre rapidement des dispositions, notamment au regard d’une réinsertion professionnelle, il apparaîtrait alors préférable d’énoncer clairement à l’épouse le devenir probable de son mari.
- L’autre approche, à l’inverse, exprimée par la majorité des membres du Comité,  consiste à considérer avant tout qu’il est des principes intangibles de la relation médecin/malade parmi lesquels le respect de la parole donnée par le premier au second figure au premier chef. Déroger à ce principe revient à rompre la confiance du patient envers son médecin, à faire douter le premier de la loyauté du second, c’est-à-dire à rompre le lien. Or, c’est grâce à la persistance de ce dernier qu’il est possible de maintenir le contact avec le patient, de conserver de l’influence sur lui, de l’amener le cas échéant à modifier sa position. Sauf exception prévue par la loi, rien ne peut justifier de ne pas respecter la volonté du patient, quelles que soient ses motivations, sachant que, par définition, la maladie n’appartient jamais plus à quelqu’un qu’au malade lui-même.
 
Recommandations
Confronté à la rétention volontaire d’information d’un malade envers sa famille, l’équipe soignante se doit toujours de prendre le temps du dialogue, de l’échange confiant, qui a toutes les chances de permettre de rompre le silence volontaire, de rétablir le lien affectif. Si tel n’est pas le cas, il apparaît dans la situation faisant l’objet de la présente saisine que nombreux sont les signes et indications de nature à faire entrevoir la réalité à la famille sans manquer à la parole donnée au malade.
En toute éventualité, l’opinion très majoritaire, quoique non unanime, du comité est que le principe du secret professionnel est à ce point constituant de la relation malade-médecine qu’il ne peut être envisagé de le violer de manière délibérée.


Articles associés