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LE CANCER > LES TYPES DE CANCERS

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LES CANCERS DE L'ENFANT

Les cancers de l'enfant sont fort heureusement rares en comparaison de leur fréquence chez les adultes : ils représentent 1% de l'ensemble des cancers. Mais il y a une forte note d'espoir à opposer à la dureté des statistiques : sur l'ensemble des cancers de l'enfant, la guérison est désormais obtenue dans plus de 80 % des cas (contre pratiquement 0 % il y a 50 ans et moins de 10 % il y a 30 ans).

Les plus fréquents des cancers de l'enfant sont par ordre décroissant les leucémies, les tumeurs du système nerveux central, les lymphomes, le neuroblastome, la tumeur de Wilms, les chiffres d'incidence de ces différents cancers étant, pour 1 million d'enfants, de 30, 20, 17, 8 et 7.

Quelques facteurs génétiques

Certains cancers de l'enfant sont liés à des facteurs génétiques. C'est notamment le cas des rétinoblastomes (10 à 20 % des cas) et de certaines tumeurs de Wilms. Et on constate 15 fois plus de leucémies chez les enfants ayant une trisomie 21 (mongolisme). Mais dans la très grande majorité des cas, il n'y a pas d'origine connue à ces cancers, en particulier pas d'influence de facteurs exogènes tels que la consommation d'alcool ou de tabac, ou encore l'alimentation des parents.

Principaux cancers de l'enfant


Les leucémies
Les leucémies rencontrées chez l'enfant sont essentiellement les leucémies aiguës lymphoblastiques, de bon pronostic puisque 95% des enfants traités connaîtront une rémission initiale et que pour les deux tiers d'entre eux, cette rémission durera plus de 5 ans et qu'ils seront ensuite considérés comme guéris.

Les tumeurs du système nerveux central
Comme chez l'adulte, elles sont primitives ou secondaires (métastases).
Pour les tumeurs primitives, ce sont principalement les médulloblastomes, les astrocytomes du cervelet, les épendymomes, les gliomes du tronc cérébral et du nerf optique ainsi que les pinéalomes.
Quant aux localisations cérébrales secondaires, ce sont surtout celles d'un neuroblastome ou d'une leucémie (forme méningée).

Les lymphomes
La maladie de Hodgkin est rare avant 10 ans et la plupart des lymphomes de l'enfant sont des lymphomes non hodgkiniens, c'est à dire la prolifération maligne et monoclonale de cellules lymphoïdes (c'est à dire participant au système immunitaire) dans les ganglions lymphatiques, la moelle osseuse, la rate, le foie et possiblement aussi le tube digestif.

Le neuroblastome
C'est un cancer qui trouve son origine dans la crête neurale embryonnaire, une formation qui, chez l'embryon, est à l'origine du système nerveux.
Ce cancer se développe le plus souvent dans le rétropéritoine (espace situé derrière la cavité abdominale et où se situent notamment les deux reins et les glandes surrénales).
Dans 60 à 70 % des cas, le neuroblastome métastase très rapidement.
Le traitement relève de la chirurgie, éventuellement complétée par une chimiothérapie.

Le rétinoblastome
Le rétinoblastome est un cancer de la rétine. 10 à 20 % des cas sont héréditaires et parfois bilatéraux.
Les sujets qui développent un rétinoblastome ont un risque accru d'autres cancers susceptibles de se développer 20 ou 30 ans plus tard, en particulier un cancer des os (ostéosarcome) ou un cancer du système nerveux central (pinéalome).
C'est en général un reflet blanc sur la pupille (pupille en œil de chat) qui constitue le premier symptôme.
La guérison est obtenue dans 90 % des cas lorsque le diagnostic est établi avant que la maladie n'ait disséminée hors du globe oculaire. Dans les formes unilatérales, le traitement habituel est la chirurgie (énucléation). Mais le traitement peut également être la conservation de l'œil.

La tumeur de Wilms
C'est une tumeur rénale qui a la particularité de reproduire les tissus qui participent à l'élaboration des reins pendant l'embryogenèse, c'est à dire le processus de développement qui mène de l'union de deux cellules au fœtus.
Le traitement repose sur la chirurgie et la chimiothérapie.

Peu de signes évocateurs, pas de dépistage systématique


Il n'existe aucun signe clinique qui soit la signature certaine d'un cancer de l'enfant.
Certains signes, dans un contexte de grande fatigue, d'abattement, peuvent faire craindre un tel diagnostic ; ce sont l'apparition d'une grosseur anormale, la douleur d'un membre, des troubles neurologiques, des urines sanglantes…Mais ces signes doivent être toujours interprétés par un médecin, qui les analysera en fonction d'un contexte général et décidera des examens complémentaires qui permettront rapidement de confirmer ou au contraire d'infirmer le diagnostic.
La grande diversité et la rapidité d'évolution des cancers de l'enfant font qu'il n'existe pas de dépistage systématique possible.
Toutefois, dans certaines familles à risque (antécédents de rétinoblastome, polypose rectocolique familiale), une surveillance sera instaurée.

Traitements


Les cancers de l'enfant, comme ceux des adultes, peuvent être traités par chirurgie, chimiothérapie ou radiothérapie.

La chirurgie est privilégiée quand elle permet d'ôter l'ensemble de la tumeur sans mutilation importante. Si la chirurgie s'avère délicate en raison de l'étendue de la tumeur, la chirurgie pourra être précédée d'une chimiothérapie, qui permettra une exérèse plus réduite.

La chimiothérapie a fait d'immenses progrès au cours de ces trente dernières années, en raison d'une part des nouveaux produits découverts par la recherche, d'autre part d'une meilleure connaissance de leur fonctionnement, permettant d'élaborer des protocoles plus efficaces, associant souvent plusieurs produits. Les effets secondaires de la chimiothérapie chez l'enfant sont les mêmes que chez l'adulte.

La radiothérapie peut aussi être utilisée chez l'enfant ; toutefois, elle n'occupe pas une place aussi importante que chez l'adulte.

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Documents à télécharger

• cancers_enfant.pdf - 99 ko
ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.