|
|
 |
|
|
 |
|
 |
 |
 |
CANCER DES OS
Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie. Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation.
Les points essentiels
• Les cancers des os sont le plus souvent des métastases, les cancers qui métastasent aux os étant surtout les cancers du sein, du rein, de la prostate, de la thyroïde et du poumon.
• Les os peuvent aussi être le siège de cancers primitifs, les plus fréquents étant les ostéosarcomes (ou sarcomes ostéogéniques). Ils surviennent surtout chez les enfants ou les adultes jeunes, peuvent toucher n'importe quel os mais dans un cas sur deux sont situés à proximité du genou.
• Le diagnostic est généralement assuré par les radiographies standard ou par la scintigraphie osseuse.
• Le pronostic des ostéosarcomes s'est considérablement amélioré au cours des dernières années et la guérison est souvent possible sans devoir recourir à l'amputation.
• Le traitement repose avant tout sur la chimiothérapie mais aussi sur la radiothérapie et l'hormonothérapie.
Ce qu'il faut savoir sur les os
Tous les os peuvent être le siège d'une tumeur maligne, notamment s'il s'agit de tumeurs secondaires (métastases) d'un cancer, par exemple du poumon, du sein, du rein, de la thyroïde ou de la prostate.
Les cancers primitifs des os sont peu fréquents. En revanche, l'os est souvent le siège de métastases de certains cancers, ceux qui ont le plus tendance à métastaser vers les os étant les cancers du sein, du rein, du poumon, de la thyroïde ou de la prostate. Les métastases peuvent toucher tous les os, y compris ceux du crâne. En revanche, les localisations sur les extrêmités des membres sont rares.
Existe-t-il différents types de cancers de l'os ?
Oui et il faut faire une importante distinction selon qu'il s'agit d'un enfant ou d'un adulte.
Les tumeurs malignes primitives des os se rencontrent plus souvent chez l'enfant ou l'adulte jeune que chez l'adulte de plus de 40 ans. En ce qui concerne les métastases osseuses, c'est bien entendu l'inverse, celles-ci étant essentiellement vues chez des adultes.
La plus fréquente de ces tumeurs malignes primitives est l'ostéosarcome (ou sarcome ostéogénique) et il n'est pas exceptionnel qu'elle se manifeste chez un enfant. Mais les tumeurs primitives des os restent des cancers rares. Chez l'enfant, en France, on compte environ 65 nouveaux cas par an d'ostéosarcomes. N'importe quel os peut être touché mais 50 % des cas affectent le fémur, à proximité du genou.
Parmi les autres cancers, on peut citer les fibrosarcomes, les histiocytomes fibreux malins, la tumeur ou sarcome d'Ewing… ainsi que les chondrosarcomes qui sont des cancers du cartilage.
Prévention du cancer des os :
S'il s'agit d'un cancer secondaire (métastase), la seule prévention possible est le dépistage précoce de la tumeur primitive et son traitement, avant qu'elle n'essaime à distance des cellules cancéreuses susceptibles de se greffer dans un organe comme l'os et d'être à l'origine d'une métastase. S'il s'agit d'une tumeur primitive des os et il n'existe aucune mesure préventive actuellement connue.
Dépister un cancer des os :
Dans la plupart des cas, ce cancer va se traduire par des douleurs, voire une tuméfaction douloureuse (c'est notamment le cas des ostéosarcomes). Mais dans le cas des métastases osseuses, c'est parfois le bilan réalisé après la découverte d'un cancer primitif susceptible de métastaser vers les os qui va permettre de déceler la ou les métastases osseuses, avant même que celles-ci se traduisent par des manifestations cliniques, douleurs osseuses notamment.
Les principaux examens de dépistage des cancers des os ou des métastases osseuses sont les radiographies standard et la scintigraphie osseuse.
Dans certains cas, une biopsie osseuse sera faite, notamment dans le cas des tumeurs primitives, pour en affirmer la nature. Mais la biopsie d'une métastase osseuse peut aussi être utile à la recherche d'un cancer primitif quand celui-ci n'est pas retrouvé par un premier bilan.
Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?
Les cancers des os relèvent principalement de la chimiothérapie.
C'est notamment le cas de l'ostéosarcome qui autrefois nécessitait une amputation pour assurer la guérison et qui, aujourd'hui, peut être traité par chimiothérapie, l'amputation étant devenue exceptionnelle.
La radiothérapie peut également être utile, notamment à visée antalgique.
Quant aux métastases, leur traitement dépend bien entendu de la nature de la tumeur primitive. Généralement, ces métastases sont prises en charge par radiothérapie, associée à une chimiothérapie ou à une hormonothérapie.
La chirurgie peut parfois être nécessaire, notamment pour consolider un os fragilisé par une métastase, si possible avant qu'il ne se fracture.
Quelles sont les conséquences des traitements ?
Ce sont principalement les effets secondaires de la chimiothérapie
Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d'entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l'arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition :
• les nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont heureusement aujourd'hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l'action préventive d'antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
• la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
• la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l'inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
• les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de "mucite buccale". Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu'ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d'une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
• la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. Selon les médicaments utilisés, on peut proposer le port d'un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie, mais il faut savoir que son efficacité est variable.
• la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), la malade court alors un risque d'infection.
• la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d'une fatigue importante. la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d'hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
• la fatigue : c'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l'angoisse.
• une irrégularité des règles, voire même leur arrêt : c'est une complication assez fréquente de la chimiothérapie, chez la femme non ménopausée. Cet arrêt est transitoire et les règles réapparaissent généralement dans les mois qui suivent l'arrêt du traitement.
La détresse psychologique qui peut accompagner votre maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse.
Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.
|
|
|
 |
|
|
 |
|
|
 |
 |
 |
| Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur. |
 |
 |
| Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire. |
 |
 |
| Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique. |
 |
 |
| Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux. |
 |
 |
ALD : Affection de longue durée. Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%. |
 |
 |
| Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine). |
 |
 |
| Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé. |
 |
 |
| Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie. |
 |
 |
| Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité. |
 |
 |
| Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère. |
 |
 |
| Antalgique : Traitement contre la douleur. |
 |
 |
| Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action. |
 |
 |
| Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements. |
 |
 |
| Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen). |
 |
 |
| Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur. |
 |
 |
| Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps. |
 |
 |
| Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale. |
 |
 |
| Biopsie : Prélèvement d'un fragment de tissu sur un être vivant pour pratiquer un examen des cellules au microscope par l'anatomopathologiste. |
 |
 |
| Biopsie de la moelle osseuse : Prélèvement dans la crête de l'os iliaque (au niveau du côté du bassin) d'un minuscule fragment de moelle osseuse. Ce prélèvement est effectué par le médecin à l'aide d'une grosse aiguille ou trocart. La moelle osseuse est le siège des cellules originaires des globules sanguins. |
 |
 |
| Biphosphonate : Médicament destiné à lutter contre la destruction de l'os et à renforcer sa solidité. |
 |
 |
Cancer d'origine génétique : Certaines familles semblent sujettes à un taux élevé de cancers. Cette transmission s’explique par l’existence d’une mutation génétique transmissible d’une génération à l’autre. En effet, les vraies formes génétiques de cancer sont liées à la mutation de gène(s). Cette mutation est transmise d'une génération à l'autre. En fait, ces cancers d'origine génétique restent très rares (5 à 10 % des cancers comme ceux du sein, du côlon). Certains gènes en causes sont identifiés et isolés. Des consultations sont ouvertes dans de nombreux centres à l'intention de personnes dont l’histoire familiale peut évoquer un risque de cancer familial. Seul votre médecin est habilité à juger si elles répondent à votre cas. Ce n'est pas parce que l'on a eu un parent atteint d'un cancer que l'on est soi-même une personne à risque. Demandez conseil à votre médecin |
 |
 |
Cancer hormonodépendant : Certains cancers sont stimulés par les hormones. Ex : cancer du sein stimulé par les œstrogènes secrétés par les ovaires, cancer de la prostate stimulé par la testostérone secrété par les testicules. On reconnaît ces tumeurs au fait que les cellules tumorales possèdent des "récepteurs hormonaux" sur lesquels se fixera l'hormone. Les traitements hormonaux viseront dont à minimiser la fixation des hormones sur la cellule ou à empêcher leur sécrétion. |
 |
 |
| Cancer in situ : Présence dans un tissu de cellules cancéreuses qui n'ont pas encore proliféré au-delà des limites de ce tissu. |
 |
 |
| Cancer infiltrant : Tumeur formée de cellules cancéreuses, qui a pénétré les tissus avoisinants. |
 |
 |
| Cancer primitif : Tumeur maligne primaire (par opposition aux tumeurs secondaires que sont les métastases liées à la migration des cellules provenant de la tumeur primaire). |
 |
 |
| Cancérogène ou carcinogène : qui peut favoriser ou provoquer l'apparition d'un cancer (ex. : virus, substance, radiation cancérogènes). |
 |
 |
Carcinome : Type de cancer qui se développe aux dépens de l'épithélium (tissu qui recouvre la peau, la paroi interne des appareils respiratoire, digestif, urinaire et génital). Les autres types de cancers sont des sarcomes (os, tissus mous ou des tumeurs embryonnaires) |
 |
 |
Cathéter : Fin tuyau introduit dans une veine et destiné à effectuer des perfusions intraveineuses. Dans le cadre des chimiothérapies le cathéter est implanté dans une grosse veine centrale. Le traitement est ainsi mieux supporté. Il est le plus souvent relié à son extrémité terminale à un boîtier (ou site), implanté sous la peau de la partie supérieure du thorax et dans lequel on pourra injecter le liquide à perfuser. |
 |
 |
| Cavité péritonéale : Espace situé dans l'abdomen à l'intérieur de la membrane nommée péritoine. |
 |
 |
| Cellule bronchique : Cellule des bronches qui sont les voies conduisant l'air dans les poumons. |
 |
 |
| Cellule cancéreuse (tumorale ou maligne) : Cellule anormale dans son anatomie, dans son comportement (prolifération incontrôlée) et dans son fonctionnement (perte plus ou moins complète de ses fonctions). |
 |
 |
| Cellule différenciée : Cellule qui a acquis des caractères qui lui permettent d'assurer ses fonctions (par exemple : les cellules glandulaires ou osseuses ou cutanées, etc., ont chacune des caractères propres). Les cellules différenciées ne se divisent plus. En général, une tumeur à cellule différenciées croît plus lentement qu'une tumeur dont les cellules sont indifférenciées. |
 |
 |
| Cervelet : Partie inférieure et postérieure du cerveau. |
 |
 |
| Cervicale (région) : Région englobant la partie supérieure des voies digestives (bouche, pharynx, partie supérieure de l'œsophage) et les voies aériennes (larynx, partie supérieure de la trachée). |
 |
 |
| Césium : Corps radioactif à faible pénétration et donc idéal pour un traitement local, superficiel. |
 |
 |
| Chimiothérapie antitumorale : Thérapeutique destinée à détruire les cellules tumorales par l'administration de médicaments. Ce traitement vise toutes les cellules cancéreuses de l'organisme ; il s'agit donc d'un traitement général, à l'opposé des traitements plus localisés, tels la chirurgie et la radiothérapie. |
 |
 |
| Chromosomes : Eléments situés dans le noyau des cellules. Ils contiennent les gènes, siège des caractères génétiques transmissibles. |
 |
 |
| Colostomie : Abouchement du côlon à la paroi de l'abdomen (anus artificiel). Une colostomie peut être transitoire ou définitive. |
 |
 |
| Complément nutritionnel : Complément alimentaire nécessaire chez des personnes dénutries ou qui ont des difficultés à s'alimenter normalement. |
 |
 |
| Condylome : Excroissance bénigne de cellules. |
 |
 |
| Cordes vocales : Petites formations musculaires et fibreuses situées dans le larynx dont la vibration permet l'émission de la voix. |
 |
 |
Corticothérapie : Traitements par des dérivés de la cortisone. Ils peuvent se présenter sous forme absorbable par voie orale, ou en injections, ou encore sous forme de pommades, suppositoires, etc. Ils sont doués d’une activité anti-inflammatoire puissante |
 |
 |
COTOREP : Commission d'orientation et de reclassement professionnel. Remplacé par les Maisons Départementales du Handicap (MDH) |
 |
 |
| Curage : Ablation chirurgicale de tous les ganglions lymphatiques présents dans la région de la tumeur. |
 |
 |
| Cytaphérèses : Technique consistant à prélever une certaine quantité de sang, à en séparer les globules blancs ou les cellules souches qui seront congelés puis réinjectés par la suite si besoin (autogreffe). |
 |
 |
| Cytodiagnostic : Diagnostic établi sur l'examen microscopique des cellules, et non pas d'un tissu. Ces cellules peuvent être recueillies soit par ponction, soit par frottis. Un cytodiagnostic négatif ne permet pas d'exclure totalement le diagnostic de cancer. |
 |
 |
| Cytologie : Etude microscopique de la structure et des fonctions des cellules (prélevées par ponction ou frottis). |
 |
 |
| Diagnostic de cancer : Il ne peut être porté que si des cellules cancéreuses ont été mises en évidence dans la tumeur, ce qui a nécessité des explorations (biopsie, endoscopie, intervention chirurgicale…) pour obtenir un fragment tumoral. A noter qu'il existe plusieurs termes signifiant "cancer", tels "carcinome", "adénocarcinome", « sarcome », …, suivant le type des cellules dont la tumeur est constituée. |
 |
 |
DMP : Dossier Médical Partagé. Service conçu pour mettre à disposition de tout bénéficiaire de l’assurance maladie un dossier médical électronique sécurisé et accessible par internet. Echange d’informations entre patients et professionnels de santé qui l’ont en charge. |
 |
 |
| Dépister une tumeur : Découvrir avant que les symptômes ne se manifestent. |
 |
 |
Dépression : Etat caractérisé par au moins trois des symptômes suivant : un découragement, une profonde tristesse, une peur de l'avenir, une difficulté à prendre des décisions, un manque de confiance en soi, des troubles du sommeil ou de l'appétit, et ceci depuis plusieurs semaines. Un état dépressif peut revêtir divers aspects cliniques suivant la personne en cause, l'environnement, le moment. Une dépression causée par un évènement est passagère, contrairement aux dépressions constitutionnelles plus durables. |
 |
 |
| Développement loco-régional : Développement de la tumeur au niveau de l'organe d'origine et également à la région avoisinante (notamment aux ganglions lymphatiques voisins). |
 |
 |
| Dysplasies : Anomalies morphologiques cellulaires. Les dysplasies ne sont pas cancéreuses mais peuvent être une étape préalable à la transformation cancéreuse. Suivant leur importance, on les classe en légères, moyennes ou sévères. |
 |
 |
Echographie : Méthode d'imagerie à l'aide d'ultrasons. Il existe plusieurs techniques permettant d’augmenter la précision des échographies. |
 |
 |
| Echographie endorectale : Echographie réalisée à l'aide d'une sonde introduite dans le rectum. |
 |
 |
| Endogène : Qui provient de l'intérieur. |
 |
 |
| Erythroplasie : Affection précancéreuse des muqueuses (bouche, langue, lèvres…) se présentant sous forme d'une surface rouge et brillante, bien limitée, s'étendant lentement. |
 |
 |
| Essai thérapeutique : Procédure visant à établir l'efficacité des nouveaux traitements. Répondant à des règles très strictes, ces essais sont rigoureusement contrôlés et effectués après accord d'un Comité de protection des personnes (CPP), et avec le consentement éclairé signé du patient. Il est à présent reconnu que ces essais sont indispensables pour obtenir le moindre progrès médical. |
 |
 |
| Ethmoïde : Os situé entre les deux orbites et creusé de cavités remplies d'air. |
 |
 |
| Etude dosimétrique : En radiothérapie, c’est la mesure de la répartition dans l'espace du rayonnement émis dans le but de détruire une tumeur. |
 |
 |
| Examen histologique : Etude au microscope d'un fragment de tissu prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
 |
 |
| Examen isotopiques : Technique d'exploration utilisant à doses non toxiques des corps radioactifs (isotopes) comme marqueurs d'une lésion suspecte. |
 |
 |
| Exérèse : Ablation chirurgicale d'une tumeur ou d’une lésion. |
 |
 |
| Exogène : Qui provient du dehors, de l'extérieur (par opposition à endogène). |
 |
 |
Exploration ultrasonique : Technique d'imagerie utilisant les ultrasons (échographie). A l’opposé des radiographies ou des scanners (n’utilise pas de rayons). |
 |
 |
| Facteurs de croissance hématopoïétiques : Substances normalement produites par l'organisme et utilisées à but thérapeutique pour stimuler la croissance des globules sanguins. |
 |
 |
Ganglions lymphatiques : Nodules de relais du système lymphatique, répartis dans différentes régions du corps. Ils contribuent au système de défense immunitaire de l'organisme. C’est ainsi qu’il peuvent « piéger » les cellules cancéreuses migrant de la tumeur primaire. |
 |
 |
| Gène : Lieu bien précis situé dans un chromosome et siège d’une information génétique précise. |
 |
 |
| Génie génétique : On appelle ainsi les différents outils et opérations permettant de manipuler les gènes. Ainsi on peut produire certains médicaments normalement produits par l’organisme (insuline, ...) |
 |
 |
| Glandes : Organe secrétant des hormones délivrées dans le sang circulant (ex. : thyroïde, hypophyse, ovaire...). |
 |
 |
Glandes surrénales : Chacune des deux glandes endocrines situées au-dessus des reins. Elles comportent une partie périphérique (corticale) qui sécrète la cortisone et la médullaire qui sécrète l’adrénaline. |
 |
 |
| Grade : Evaluation et classification de l'agressivité de la tumeur en fonction des modifications des cellules cancéreuses observées au microscope. C'est donc un des outils permettant de juger du pronostic de la maladie qui entre en compte dans le choix de la stratégie thérapeutique. |
 |
 |
Guérison : Si un grand nombre de cancers guérissent, on ne peut pas l’affirmer de façon individuelle du moins dans les premières années. C’est pourquoi par prudence on préfère employer le mot « rémission ». |
 |
 |
| Gy = gray : Unité utilisé en radiothérapie pour mesurer l'énergie délivrée par les rayons et absorbée dans les tissus cibles. 1mGy = 1 millième de gray. |
 |
 |
| HAD : Hôpital à domicile. |
 |
 |
Histologie : (Voire anatomopathologie). Etude microscopique de l'architecture d'un fragment de tissu constituant un organe ou une tumeur, prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
 |
 |
| Hormone : Substance secrétée par les cellules glandulaires endocrines et déversée dans le sang pour se fixer sur les cellules cibles. |
 |
 |
| Hypocalcémie : Abaissement du taux de calcium dans le sang. |
 |
 |
| Hypoparathyroïdie : Diminution du fonctionnement des glandes parathyroïdes qui régulent le métabolisme du calcium et est donc responsable d'une hypocalcémie. |
 |
 |
| Hystérectomie : Ablation de l'utérus. |
 |
 |
| Hystéroscopie : Examen endoscopique de la cavité utérine. |
 |
 |
| Images scannographiques : Images produites par une technique d'imagerie, basée sur l'analyse fine par ordinateur des coupes radiologiques d’un organe ou d’une région : le scanner ou 'tomodensimétrie axiale'. |
 |
 |
| Incidence : Nombre de nouveaux cas d'une maladie dans une population, pendant un temps donné. |
 |
 |
| Interféron, Interleukines : Substances produites par les cellules en cas d'agression, virale par exemple. L'Interféron peut actuellement être obtenu par 'génie génétique', c'est-à-dire en le faisant secréter par des cellules dans lesquelles on a introduit le gène de l'Interféron. Il est utilisé en cancérologie pour des indications très précises et ponctuelles, dans le traitement de certaines formes de leucémies, de myélome. L'Interféron, comme les Interleukines, font l'objet d'essais thérapeutiques. |
 |
 |
I.R.M. (imagerie par résonance magnétique) : Technique d’imagerie basée sur la réaction des cellules par un champ magnétique. C’est pourquoi le malade est introduit dans le champ magnétique d’un électro aimant. Cette technique n’utilise donc pas de rayon X à l’ opposer du scanner. |
 |
 |
| Irradiation (ou radiothérapie) : Méthode thérapeutique consistant à exposer une zone tumorale à des radiations non ionisantes afin de détruire les cellules cancéreuses. |
 |
 |
| Isotope : Elément instable qui en se désintégrant émet un rayonnement (ex. : cobalt, iode 131). |
 |
 |
| Kératose : Affection de la peau ou de la muqueuse formant un épaississement de la couche cornée (croûte persistante). |
 |
 |
Kyste : Tuméfaction dont le contenu est liquidien souvent lié à la sécrétion glandulaire. On peut observer des kystes dans différents organes glandulaires (sein, ovaire, thyroïde…) |
 |
 |
| Laryngectomie : Ablation du larynx. |
 |
 |
| Larynx : Conduit musculo-membraneux qui permet la production et la transmission de la voix et de l'air, entre le pharynx et la trachée. Il contient les cordes vocales (glotte). |
 |
 |
| Lésion précancéreuse : Lésion bénigne mais qui peut se transformer en cancer à plus ou moins long terme. |
 |
 |
Leucoplasie : Irritation de la muqueuse de la bouche, de la langue, de la joue, du pharynx, ou du larynx. Elle apparaît comme une tache blanchâtre pouvant saigner facilement. Elle est favorisée par certains facteurs d'irritation (tabac, alcool, lésions dues aux prothèses dentaires). Une leucoplasie n’est pas cancéreuse mais peut le favoriser. |
 |
 |
| Lichen : Modification d’une muqueuse (buccale, vulvaire…) associant papules violacées, blanches et sèches. Le lichen n’est pas cancéreux. |
 |
 |
| Lymphomes : Tumeurs des ganglions lymphatiques. Il y a plusieurs types de lymphomes d'évolution et de traitements différents. |
 |
 |
Marqueur biologique tumoral : Substance secrétée par certains types de cellules et présente dans le sang. En cas de croissance anormale de ces cellules, la production du marqueur est anormalement élevée. Le marqueur constitue un bon indice de l'activité des cellules. C'est un outil précieux de surveillance de certains cancers, mais pas un outil de diagnostic. Il existe différents types de marqueurs, suivant le type de cellules. Ex : pour le cancer du côlon-rectum, le marqueur usuel est l'ACE (antigène carcino-embryonnaire) pour le sein CA15-3, ovaire CA 125, ... |
 |
 |
| Mastopathie : Terme générique désignant toute modification de la glande mammaire. On utilise ce terme le plus souvent pour désigner une modification bénigne de la glande. |
 |
 |
Médiastin : Espace compris entre les deux poumons et divisé en deux parties par des replis des plèvres : le médiastin antérieur contient le cœur et le thymus ; le médiastin postérieur renferme l'œsophage, l'aorte et le canal thoracique. Le médiastin contient également des ganglions lymphatiques. |
 |
 |
| Métabolisme : Ensemble des phénomènes complexes de l'organisme nécessaires au maintien de la vie. Ils associent des réactions de construction des matériaux complexes (à partir des apports alimentaires), à des réactions de dégradation aboutissant à l'élimination des déchets |
 |
 |
Métastase : Localisation à distance d'une tumeur cancéreuse primaire propagée par voie sanguine ou lymphatique. Les cellules se développent au sein d’un organe donné. Ex : métastase pulmonaire d’un cancer du sein, la tumeur présente dans le poumon dans ce cas est constituée de cellules d’origine mammaires. |
 |
 |
| Moelle osseuse : Substance située au cœur des os. Elle est le siège des cellules génératrices des globules sanguins (globules blancs, globules rouges, plaquettes). |
 |
 |
| Molécules : Particule constituant la plus petite quantité de matière ; les molécules sont formées de groupements d'atomes : par exemple, une molécule d'eau est formée de l'association de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. |
 |
 |
| Mucite : Inflammation des muqueuses (tissu de revêtement) de la bouche et des voies digestives : pharynx, œsophage. Les mucites se traduisent par un gonflement douloureux des muqueuses qui sont rouges et parfois même ulcérées. Elles peuvent être secondaires à diverses agressions telles la chimiothérapie, la radiothérapie, favorisant les infections par des bactéries ou des champignons (on parle alors de mycose). |
 |
 |
Mutation génétique : Modification de la structure d’un gène. Une mutation peut se produire après la naissance ou plus rarement par transmission familiale. |
 |
 |
| Naso-pharynx : Partie supérieure du pharynx située au-dessus du niveau du palais. |
 |
 |
| Néoplasique : Cancéreux. |
 |
 |
| Neutrons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
 |
 |
| Nodule : Noyau palpable. |
 |
 |
| Œsophage : Conduit reliant le pharynx à l'estomac. Le pharynx est situé dans la région cervicale et l'estomac dans l'abdomen. L'œsophage traverse le thorax. |
 |
 |
| Œstrogènes : Hormones sécrétées par les ovaires qui assurent la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux et des seins, chez la femme. |
 |
 |
| Parotide : Glande située en arrière de la mâchoire inférieure, sous l'oreille. |
 |
 |
| Péritoine : Membrane séreuse qui revêt la plus grande partie de la cavité abdominale et les organes qui y sont logés. |
 |
 |
| Petit bassin : Partie inférieure de l'abdomen qui contient la vessie et l'appareil génital. |
 |
 |
| Pharynx : Conduit (musculo-membraneux) entre la bouche et l'œsophage, où se croisent la voie digestive et la voie respiratoire. |
 |
 |
| Phase palliative : Phase ou les soins de confort prenne le pas sur le traitement de la maladie. |
 |
 |
| Phototype : Classification des différents types de peau en fonction de leur sensibilité aux U.V. |
 |
 |
| Pluridisciplinaire : Qui associe des professionnels de diverses disciplines ou spécialités (par exemple : médecin, chirurgien, radiothérapeute, infirmier, psychologue, etc.). |
 |
 |
| Pneumoconiose : Fibrose pulmonaire (ou du parenchyme pulmonaire) par surcharge en fibres minérales (amiante [asbestose], silice, poussière de charbon ou de fer) ou végétales (coton). |
 |
 |
| Polychrome : Qui présente plusieurs couleurs. |
 |
 |
| Polype : Tumeur généralement bénigne implantée par un pédicule sur la muqueuse d'une cavité naturelle. |
 |
 |
Polypose rectocolique familiale : Polypes multiples disséminés sur la muqueuse colique pouvant favoriser le développement d’un cancer. Lié à une anomalie génétique précise. |
 |
 |
| Prévalence : Nombre global à un moment donné de personnes souffrant d’une affection (par opposition à un taux rapporté à une période donnée. |
 |
 |
| Progestérone : Hormone secrétée par les ovaires. |
 |
 |
| Prothèse : Matériel destiné à remplacer partiellement ou totalement un organe ou un membre. |
 |
 |
| Protocole thérapeutique : Association précise de divers médicaments ou de traitements thérapeutique ayant fait la preuve de son efficacité. |
 |
 |
| Protons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
 |
 |
| Protonthérapie : Technique d’irradiation très précisément localisée répondant à certaines indications thérapeutiques. |
 |
 |
| Radiographie : Méthode d'imagerie réalisée grâce à l'exposition d'une surface sensible aux rayons X. |
 |
 |
| Radiothérapie : Méthode de traitement destinée à détruire les cellules tumorales en les exposants à des radiations ionisantes. Ces radiations sont dirigées sur la zone tumorale : il s'agit donc d'un traitement localisé. |
 |
 |
Randomisé : (Terme dérivé de l’anglais random = hasard) On utilise ce terme pour désigner le tirage au sort dans le choix de traitements d’essai de recherche clinique |
 |
 |
| Récidive : Reprise évolutive d’un cancer après une période de rémission |
 |
 |
| Rémission : Disparition apparente de tout signe évolutif de la maladie. Si rien n'apparaît par la suite, pourra être assimilée à 'guérison'. |
 |
 |
Réseau de soin : Structure coordonnant les différentes professions (médecins spécialisés, généralistes, infirmiers, psychologue...) prenant en charge le malade. Les réseaux de soins permettent d’assurer une bonne continuité des traitements |
 |
 |
| Réunion concertation pluridisciplinaire : Concertation entre les divers spécialistes pour prendre les décisions concernant le traitement d’un cas (oncologue médical, chirurgien, radiothérapeute ou spécialiste) |
 |
 |
| Sang périphérique : Sang circulant dans les vaisseaux. Le sang est constitué de plasma (élément liquide contenant du sérum et des constituants comme le sucre, des sels minéraux, des graisses, etc.) et d'éléments particulés : les globules sanguins (les globules blancs ou leucocytes, les globules rouges ou hématies et les plaquettes). |
 |
 |
| Scanner (ou tomodensitométrie) : Méthode d'imagerie combinant la radiographie et l'informatique, permettant la reconstitution d'images de grande précision et sur des coupes multiples. |
 |
 |
| Scintigraphie : Technique d'imagerie médicale grâce à l'injection dans l'organisme d'un marqueur isotopique qui va se fixer électivement sur un tissu particulier : le marqueur sera choisi en fonction de la région à étudier (exemple : scintigraphie osseuse ou scintigraphie thyroïdienne). |
 |
 |
| Sinus : Cavités tapissées de muqueuse, creusées dans un massif osseux. Il existe plusieurs sinus au niveau de la face : sinus frontal, ethmoïdal, maxillaire, sphénoïdal, qui communiquent avec les cavités nasales. |
 |
 |
| Sous-maxillaire salivaire : Glande située en dessous de la mâchoire inférieure. |
 |
 |
| Soutien hématologique : Traitements visant à compenser une baisse des globules sanguins : globules rouges, globules blancs ou plaquettes. Il s'agit le plus souvent de transfusions de culots globulaires. |
 |
 |
| Spasme : Contraction involontaire (ex : colon, bronche…) |
 |
 |
| Stade : Classification clinique de la tumeur en fonction de sa taille. |
 |
 |
| Thorax : Partie du corps limitée par les vertèbres, les côtes, le sternum et le diaphragme et contenant les poumons, le cœur, le médiastin et son contenu. |
 |
 |
| Tissus adipeux : Tissus qui renferment de la graisse. |
 |
 |
| Tissus de soutien : Ensemble des tissus qui aident à supporter le corps et à relier les organes entre eux et aux autres tissus du corps (exemples : os, cartilages, péritoine…). |
 |
 |
| Tomodensitométrie (TDM) : Technique de diagnostic combinant l'utilisation de l'informatique et des rayons X qui donne d'excellentes images en coupe des tissus examinés. Elle donne des informations plus claires et plus détaillées que la radiographie standard. |
 |
 |
Traitement adjuvant : Traitement complémentaire administré après la chirurgie ou la radiothérapie. Il s'agit de traitements visant à détruire les éventuelles cellules cancéreuses qui peuvent être disséminées à distance du sein pour prévenir une récidive ultérieure. Ces traitements ont largement fait la preuve de leur efficacité. Il peut s'agir aussi bien de chimiothérapie que de traitement hormonal ou de radiothérapie post-chirurgicale. Ce sont donc des traitements de sécurité. |
 |
 |
| T | | | | | |