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LE CANCER > LES TYPES DE CANCERS

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CANCER DES OS

Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie.
Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation.

Les points essentiels

Les cancers des os sont le plus souvent des métastases, les cancers qui métastasent aux os étant surtout les cancers du sein, du rein, de la prostate, de la thyroïde et du poumon.
Les os peuvent aussi être le siège de cancers primitifs, les plus fréquents étant les ostéosarcomes (ou sarcomes ostéogéniques). Ils surviennent surtout chez les enfants ou les adultes jeunes, peuvent toucher n'importe quel os mais dans un cas sur deux sont situés à proximité du genou.
Le diagnostic est généralement assuré par les radiographies standard ou par la scintigraphie osseuse.
Le pronostic des ostéosarcomes s'est considérablement amélioré au cours des dernières années et la guérison est souvent possible sans devoir recourir à l'amputation.
Le traitement repose avant tout sur la chimiothérapie mais aussi sur la radiothérapie et l'hormonothérapie. 
      
Ce qu'il faut savoir sur les os

Tous les os peuvent être le siège d'une tumeur maligne, notamment s'il s'agit de tumeurs secondaires (métastases) d'un cancer, par exemple du poumon, du sein, du rein, de la thyroïde ou de la prostate.

Les cancers primitifs des os sont peu fréquents. En revanche, l'os est souvent le siège de métastases de certains cancers, ceux qui ont le plus tendance à métastaser vers les os étant les cancers du sein, du rein, du poumon, de la thyroïde ou de la prostate. Les métastases peuvent toucher tous les os, y compris ceux du crâne. En revanche, les localisations sur les extrêmités des membres sont rares.

Existe-t-il différents types de cancers de l'os ?

Oui et il faut faire une importante distinction selon qu'il s'agit d'un enfant ou d'un adulte.
Les tumeurs malignes primitives des os se rencontrent plus souvent chez l'enfant ou l'adulte jeune que chez l'adulte de plus de 40 ans. En ce qui concerne les métastases osseuses, c'est bien entendu l'inverse, celles-ci étant essentiellement vues chez des adultes.
La plus fréquente de ces tumeurs malignes primitives est l'ostéosarcome (ou sarcome ostéogénique) et il n'est pas exceptionnel qu'elle se manifeste chez un enfant. Mais les tumeurs primitives des os restent des cancers rares. Chez l'enfant, en France, on compte environ 65 nouveaux cas par an d'ostéosarcomes. N'importe quel os peut être touché mais 50 % des cas affectent le fémur, à proximité du genou.
Parmi les autres cancers, on peut citer les fibrosarcomes, les histiocytomes fibreux malins, la tumeur ou sarcome d'Ewing… ainsi que les chondrosarcomes qui sont des cancers du cartilage.

Prévention du cancer des os :

S'il s'agit d'un cancer secondaire (métastase), la seule prévention possible est le dépistage précoce de la tumeur primitive et son traitement, avant qu'elle n'essaime à distance des cellules cancéreuses susceptibles de se greffer dans un organe comme l'os et d'être à l'origine d'une métastase. S'il s'agit d'une tumeur primitive des os et il n'existe aucune mesure préventive actuellement connue.

Dépister un cancer des os :

Dans la plupart des cas, ce cancer va se traduire par des douleurs, voire une tuméfaction douloureuse (c'est notamment le cas des ostéosarcomes). Mais dans le cas des métastases osseuses, c'est parfois le bilan réalisé après la découverte d'un cancer primitif susceptible de métastaser vers les os qui va permettre de déceler la ou les métastases osseuses, avant même que celles-ci se traduisent par des manifestations cliniques, douleurs osseuses notamment.
Les principaux examens de dépistage des cancers des os ou des métastases osseuses sont les radiographies standard et la scintigraphie osseuse.
Dans certains cas, une biopsie osseuse sera faite, notamment dans le cas des tumeurs primitives, pour en affirmer la nature. Mais la biopsie d'une métastase osseuse peut aussi être utile à la recherche d'un cancer primitif quand celui-ci n'est pas retrouvé par un premier bilan.

Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?

Les cancers des os relèvent principalement de la chimiothérapie.
C'est notamment le cas de l'ostéosarcome qui autrefois nécessitait une amputation pour assurer la guérison et qui, aujourd'hui, peut être traité par chimiothérapie, l'amputation étant devenue exceptionnelle.
La radiothérapie peut également être utile, notamment à visée antalgique.
Quant aux métastases, leur traitement dépend bien entendu de la nature de la tumeur primitive. Généralement, ces métastases sont prises en charge par radiothérapie, associée à une chimiothérapie ou à une hormonothérapie.
La chirurgie peut parfois être nécessaire, notamment pour consolider un os fragilisé par une métastase, si possible avant qu'il ne se fracture.

Quelles sont les conséquences des traitements ?

Ce sont principalement les effets secondaires de la chimiothérapie
Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d'entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l'arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition :
  les nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont heureusement aujourd'hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l'action préventive d'antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
 • la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
 • la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l'inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
 • les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de "mucite buccale". Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu'ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d'une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
 • la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. Selon les médicaments utilisés, on peut proposer le port d'un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie, mais il faut savoir que son efficacité est variable.
 • la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), la malade court alors un risque d'infection.
 • la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d'une fatigue importante. la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d'hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
 • la fatigue : c'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l'angoisse.
 • une irrégularité des règles, voire même leur arrêt : c'est une complication assez fréquente de la chimiothérapie, chez la femme non ménopausée. Cet arrêt est transitoire et les règles réapparaissent généralement dans les mois qui suivent l'arrêt du traitement.

La détresse psychologique qui peut accompagner votre maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse.
Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.

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ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.