LIVRET
Face à la maladie, un combat pour la vie
Comité de la Drôme
9, rue du Lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04 75 81 52 00
FACE A LA MALADIE
UN COMBAT POUR LA VIE
Guide pratique à l’usage des malades, de leurs familles et de leurs proches
Réalisé par les membres du comité de la Drôme à l’initiative de l’Antenne de Romans - Bourg de péage en 2008
Responsable de la publication Monsieur le Docteur Jean-Pierre CAILLE
Coordination de la rédaction Madame Claire LAVAYSSIERE
Le mot du Président
Le diagnostic est confirmé. Une lésion cancéreuse s’est développée dans un organe ou dans votre sang.
Il va falloir combattre pour la vie.
Ce combat peut-être gagné au moins une fois sur deux, selon les statistiques globales, avec une guérison affirmée à cinq ans.
L’évolution peut aussi se faire en maladie chronique, avec ses phases de rechute et de rémission ou encore malheureusement le développement de la maladie peut échapper aux traitements.
A dire vrai, cette évolution est très variable selon la localisation, le type de lésion, la précocité du traitement et les statistiques ont peu de valeur pour un malade particulier et dans tous les cas le maximum devra être fait pour obtenir la guérison.
L’équipe médicale a besoin de votre adhésion au projet de traitement proposé.
C’est pour cette raison que nous avons eu l’idée de créer ce livret, pour vous démontrer que vous n’êtes pas seul, que vous pouvez être aidé lorsque vous ne savez pas où vous adresser.
Dans ce manuel, vous trouverez des conseils, qu’il s’agisse de santé, de soins, de ressources ou d’aides matérielles, de soutien moral pour vous, vos familles et vos proches pour savoir comment vivre cette maladie au quotidien.
Il se veut pratique et facile d’utilisation, pour vous permettre de trouver facilement des réponses à vos questions.
Notre seule ambition est de vous apporter notre aide, vous soutenir face au Cancer.
N’hésitez pas à nous donner votre avis, il nous permettra de compléter ce livret au fur et à mesure ; pour cela, nous avons placé une fiche « d’observations » (page 43) à nous retourner.
Monsieur le Docteur Jean-Pierre CAILLE,
Président de la Ligue contre le cancer du comité de la Drôme
De proche en proches Trimestriel gratuit : pour vous abonner www.ligue.cancer.net
Sommaire
- Le dispositif d’annonce ------------------------------------------------------ 4
- La loi ------------------------------------------------------------------------------------- 6
► La maladie et les traitements ------------------- 8
- Qu’est-ce que le cancer ?
- La prise en charge du cancer
- Les différents traitements
- Les établissements de soins
- Les soins palliatifs
► La vie au quotidien ------------------------------ 19
- Mieux être ensemble
- Alimentation
- Fatigue
- Vie sexuelle
- Douleur
- Médecines d’accompagnement et de confort
- Soutien psychologique
- Aides à domicile
- Soins à domicile
- Les prothèses
► Faire face aux difficultés économiques et sociales ------ 25
- Couverture sociale
- Frais de transport
- Vie professionnelle
- Aides spécifiques
- Aides financières
- Prêts bancaires
► Desassociations pour vous aider ----------------- 31
- Lieux d’écoute et d’aide aux malades
- Rencontres et information
- Associations ciblées sur une pathologie
- Associations sur le plan national
- Les hébergements
► Divers ------------------------------------------------------ 37
- Glossaire
- Documentations diverses
- Notes personnelles
- Faites nous part de vos remarques
- Comment faire pour nous soutenir
Votre médecin a diagnostiqué un cancer, un flot de questions affluent, elles restent sans réponse. Ce livret a pour but de vous guider, ainsi que vos familles et vos proches, tout au long de la maladie.
► Dispositif d’annonce
Le dispositif d’annonce et d’accompagnement
Grâce au travail du Réseau des Malades, aux Etats généraux de la Ligue en 2000, le Plan Cancer a été mis en place sous l’impulsion du Président de la République.
La disposition « 40 » a pour but de modifier profondément les conditions de l’annonce du diagnostic et des modalités de la prise en charge médicale du malade mais aussi de son accompagnement dans la vie de tous les jours.
Ainsi a été progressivement défini un dispositif d’annonce (et d’accompagnement) qui comporte 4 temps :
- le temps médical de l’annonce
- le temps soignant
- les soins de support
- l’articulation avec le médecin traitant
Ce dispositif se met en place progressivement dans les établissements de soins habilités à la prise en charge du traitement du cancer.
Le temps médical de l’annonce
Il y a une période de doute, de suspicion du diagnostic devant la découverte d’une grosseur, d’un saignement, d’une image radio anormale. Votre médecin traitant a demandé des examens complémentaires et l’avis d’un spécialiste qui a effectué un prélèvement de tissu (biopsie). L’analyse de ce tissu par le médecin anatomo-pathologiste permet d’affirmer le diagnostic.
En principe, c’est le médecin qui a effectué le prélèvement et reçu le résultat de l’examen de la biopsie qui se charge de faire l’annonce du diagnostic.
Les conditions de l’annonce
Elle se fait en un ou plusieurs entretiens.
Les médecins ont été sensibilisés à l’amélioration des conditions matérielles et psychologiques de l’annonce du diagnostic et du traitement proposé.
Cette consultation doit se faire dans un endroit calme et accueillant, protégé des interruptions téléphoniques. Vous pouvez vous faire accompagner d’un proche. Le temps de consultation prévu est plus long (environ de trente à quarante-cinq minutes).
Le médecin spécialiste confirme le diagnostic. Il répond aux questions au rythme où vous voulez les entendre. Ce médecin devient le responsable de votre traitement. Il vous informe qu’avant toute proposition de traitement, il a lui-même présenté votre dossier en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) où siègent au moins trois spécialistes de la pathologie cancéreuse. En fonction de votre cas particulier et des références de traitement validées, il a été choisi de vous proposer un Plan Personnalisé de Soins (le PPS).
Donc un programme écrit vous est remis et transmis à votre médecin traitant, expliquant les différentes étapes du traitement, les lieux et les praticiens intervenants. Vous pouvez accepter ce plan de traitement, le refuser, le discuter, prendre le temps de la réflexion, prendre un deuxième avis.
Le temps d’accompagnement soignant
Nouveauté : il vous sera proposé un deuxième entretien auprès d’un(e) soignant(e) - infirmier(e) ou manipulateur radiothérapeute immédiatement ou dans un second temps.
Au cours de cet entretien, l’infirmier(e) a plusieurs missions :
- vous aider à mieux comprendre ce qu’a dit le médecin en écoutant vos questions, vos doutes, vos craintes et en reformulant avec d’autres mots les termes techniques médicaux.
- vous présenter le ou les services et les personnes qui vont vous prendre en charge.
- faire avec vous un bilan de vos besoins de la vie quotidienne.
- vous présenter et organiser les différents rendez-vous avec les professionnels des soins de support.
- vous offrir ainsi qu’à vos proches un temps qui respecte le poids de l’annonce et des émotions qu’elle peut susciter.
Les soins de support
Il s’agit de tous les soins complémentaires dont vous pouvez avoir besoin en plus du traitement curatif de la maladie : (Voir La vie au quotidien page 19)
- consultation pour la douleur,
- soutien psychologique (consultation auprès d’un psychologue clinicien, groupe de parole),
- problèmes d’alimentation,
- rééducation postopératoire adaptée,
- gestion de la fatigue chronique,
- trouble de l’image corporelle et problèmes esthétiques,
mais aussi de vous orienter vers une assistante sociale et de vous donner les coordonnées des associations d’aide aux malades et à leurs proches (dont la LIGUE (voir page 32) Associations de rencontres et d’information des antennes de la Ligue contre le cancer)
La coordination avec votre médecin traitant
Le médecin traitant est associé à tous les temps de votre parcours de soins.
Il est informé par le médecin spécialiste du programme thérapeutique.
Il reçoit dans un délai rapide les comptes-rendus écrits de la consultation d’annonce, les résultats des examens complémentaires, les comptes-rendus opératoires et les conclusions de la réunion de concertation pluridisciplinaire, le plan personnalisé de soins.
Votre médecin traitant reste votre interlocuteur privilégié pour :
- vous conseiller et vous aider dans toutes les étapes de la maladie,
- faire la demande de prise en charge à 100%,
- prescrire et renouveler vos arrêts de travail,
- évaluer vos besoins d’aide à la vie quotidienne,
- adapter le traitement (douleur, fatigue, effets secondaires du traitement curatif etc.).
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Pour avoir la brochure détaillée sur « le dispositif d’annonce », information destinée aux patients atteints d’un cancer, contacter le Comité de la Drôme de la Ligue contre le cancer :
9, rue du Lycée - 26000 VALENCE - Tél. 04 75 81 52 00
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► La loi
Le 4 mars 2002, est votée une loi régissant les droits du malade :
- Elle permet l’accès à l’information médicale (toute personne peut accéder directement et personnellement aux informations médicales la concernant détenues par des professionnels ou établissements de santé) et explique les différentes démarches à effectuer (le patient doit en faire la demande écrite auprès de son médecin ou de l’établissement de soins). Vous pourrez, lors de la lecture de votre dossier, demander à être accompagné par un de vos proches ou par une personne de confiance. Toutefois, il est souvent difficile de comprendre les termes médicaux, alors vous pourrez demander à votre médecin traitant de vous accompagner.
- Cette loi règlemente également la désignation de la personne de confiance. Lors de votre séjour hospitalier, cette personne en qui vous aurez totalement confiance, vous accompagnera tout au long de votre parcours de soins ; elle pourra assister aux entretiens médicaux et formuler vos souhaits si toutefois vous étiez dans l’incapacité de le faire.
LA PERSONNE DE CONFIANCE (Article. L111-6 du code de la santé publique)
Vous pouvez désigner une personne de confiance qui pourra vous conseiller lors de votre hospitalisation. Cela vous sera demandé à l’entrée dans tout établissement de soins et figurera par écrit dans votre dossier médical.
La personne de confiance pourra vous accompagner dans vos démarches et pourra assister à vos entretiens avec le médecin.
Elle peut être un parent mais aussi un proche ou votre médecin traitant.
Si vous êtes dans l’incapacité de prendre une décision, elle sera consultée par le médecin.
Elle vous représentera.
Charte de la personne hospitalisée
La charte de la personne hospitalisée constitue une actualisation de la charte du patient hospitalisé de 1995, rendue nécessaire par l’évolution des textes législatifs, (notamment les lois du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, du 6 août 2004 relative à la bioéthique, du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique et du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie).
Le document intégral de la charte de la personne hospitalisée est accessible sur le site Internet : www.sante.gouv.fr
En voici quelques extraits :
1. Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées. 2. Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en œuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie.
3. l’information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement.
4. Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées.
5. Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage.
6. Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles. Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.
7. La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose.
8. La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité.
9. Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.
10. La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droits en cas de décès bénéficient de ce même droit.
11. La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.
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Pour plus d’informations : Contacts DHOS, sous direction de la qualité et du fonctionnement des établissements de santé, bureau E 1 "Droits des usagers et du fonctionnement général des établissements de santé".
Secrétariat : Tél. 01 40 56 76 94 ou 01 40 56 65 45
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►La maladie et les traitements
Qu’est-ce qu’un cancer ?
Un cancer est une maladie de la cellule, celle-ci étant l’unité de base du corps vivant.
Des milliards de cellules forment les organes et les tissus. Elles se renouvellent en permanence. Chaque cellule naît, se multiple, disparaît. Chaque cellule se divise en deux cellules filles qui elles-mêmes donnent naissance à deux cellules filles et ainsi de suite.
Il arrive que se développe des « grosseurs ou tumeurs » (en latin TUMOR) bénignes ou malignes.
Une tumeur est dite bénigne quand elle est faite de multiplication de cellules, très proches des cellules normales. Cette tumeur se développe de façon spontanément limitée dans un organe où elle se cantonne. Les cellules n’ont pas tendance à disséminer dans d’autres organes.
Pour des raisons encore mal connues, objet de la recherche, une cellule peut se modifier (« muter ») sous l’influence de multiples facteurs dits « cancérigènes » intérieurs ou extérieurs. Cette cellule cancéreuse se met alors à se multiplier sans fin en cellules elles mêmes cancéreuses. Cela aboutit à une grosseur ou tumeur faite de milliards de cellules cancéreuses, qui envahissent l’organe où elles se développent. On parle alors de tumeur maligne.
Ces cellules peuvent disséminer par le sang et le réseau des ganglions lymphatiques pour envahir et se développer dans d’autres organes (foie, poumon, os, cerveau). On parle alors de métastases.
En fait il existe de multiples formes de cancer d’évolution et de gravité très différentes selon l’organe atteint, le type de cellule cancéreuse avec plusieurs degrés de gravité, l’âge et la réaction de l’organisme de chacun. Chaque cas est particulier et il faut donc éviter toute assimilation trop rapide à d’autres cas dont on a eu connaissance.
Le développement et la dissémination d’une tumeur cancéreuse prennent plusieurs mois ou années. Il faut donc essayer de découvrir (diagnostic précoce) et traiter au plus tôt une lésion cancéreuse pour accroître les chances de guérison.
Diagnostic du cancer
Le diagnostic est suspecté devant certains symptômes d’appel (douleurs, saignements... perception d’une boule anormale) qui conduisent le médecin traitant à découvrir par son examen clinique ou à faire préciser par des examens spécialisés (radiographies, scanner, IRM, fibroscopie, endoscopie (voir lexique) une tuméfaction suspecte.
Le diagnostic est prouvé par l’examen au microscope analysé par le spécialiste anatomo-pathologiste d’un fragment de tissu prélevé dans la tumeur (Biopsie).
Selon le type et la localisation de la lésion, le médecin demandera encore différents examens spécialisés, afin de faire un bilan d’extension pour préciser l’évolution et décider du plan de traitement.
La prise en charge du cancer aujourd’hui
La prise en charge du patient cancéreux est aujourd’hui régie par des lois issues des associations de malades et du gouvernement.
Depuis la loi du 04 mars 2002, une prise en charge pluridisciplinaire des patients et de leurs proches est rendue systématique dans toutes les structures spécialisées. Les différents professionnels sont amenés à proposer un plan de soins argumenté et personnalisé à chaque patient.
Le 24 mars 2003, le gouvernement français lance le « Plan Cancer » et permet une restructuration de la prise en charge des patients, mais également de la recherche. Soixante dix mesures permettent une approche sur plusieurs niveaux : prévention et dépistage, amélioration des soins, prise en charge sociale et psychologique. Ce programme ambitieux a conduit à la création de l’Institut National du Cancer, dont la mission est de coordonner les actions de lutte contre le cancer et 7 cancéropôles régionaux.
Ce plan devrait permettre d’améliorer les conditions de prise en charge globale des malades et de leurs proches.
Les différents traitements
Différents traitements peuvent soigner le cancer : la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie sont les plus connus. Aujourd’hui, d’autres pratiques sont couramment utilisées comme la curiethérapie ou l’hormonothérapie.
Les modalités de votre traitement seront arrêtées en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Ces réunions regroupent plusieurs spécialistes qui proposent le traitement le plus adapté à votre situation, compte tenu des éléments médicaux en leur possession et au regard des protocoles de soins nationaux et internationaux existants. Dès lors, un Plan Personnalisé de Soins (PPS) vous sera proposé et expliqué.
La chirurgie
Le but de la chirurgie est d’enlever la tumeur et les tissus voisins en passant en zone saine. L’importance de l’infiltration de l’organe atteint nécessite parfois de l’enlever en bloc (ablation totale).
Lorsque la tumeur est peu développée, on peut pratiquer l’ablation en conservant la plus grande partie de l’organe atteint. On parle alors de chirurgie conservatrice. C’est l’intérêt d’un diagnostic précoce permettant un geste chirurgical limité.
Le chirurgien doit enlever également les ganglions satellites envahis. C’est le curage ganglionnaire.
La lésion qui a été enlevée fait l’objet d’un deuxième examen anatomopathologique qui vient compléter le résultat de la biopsie initiale, affirmer le caractère complet de l’ablation, faire le bilan d’envahissement des ganglions.
Le chirurgien doit rétablir les circuits fonctionnels, par exemple la continuité du tube digestif (anastomoses) en un ou deux temps.
Le chirurgien peut reconstruire l’organe enlevé, en un ou deux temps (reconstruction mammaire, osseuse ou articulaire).
Dans certains cas, le chirurgien peut également enlever une métastase dans le foie, le poumon voire le cerveau.
Avant et après l’opération, votre chirurgien répondra à toutes vos questions sur les modalités de l’intervention, les bénéfices attendus et les risques de complications possibles.
Il est des cas où un geste chirurgical n’est pas possible, soit pour des raisons anatomiques la tumeur ne peut pas être enlevée, soit parce que les maladies associées (insuffisance respiratoire ou cardiaque par exemple) ne permettent pas l’opération. Une autre stratégie est alors envisagée.
La chimiothérapie
La chimiothérapie est un traitement courant en cancérologie. Elle est réalisée par perfusion intraveineuse ou per-os, c'est-à-dire par voie orale, sous forme de comprimé. Ces choix se font en fonction de l’origine du cancer et en fonction du médicament utilisé.
L’objectif de la chimiothérapie adjuvante est d’agir sur les cellules qui pourraient être disséminées dans tout ou partie du corps. Cela limite le risque de rechute, après un traitement locorégional. Celui de la chimiothérapie néo adjuvante est de traiter les cellules en place, quelque soit leur site.
La chimiothérapie se diffusant dans tout le corps, elle détruit les cellules tumorales mais également une partie des cellules saines, ce qui la rend responsable des effets indésirables qui sont variables selon le type de chimiothérapie. C’est pourquoi un délai est nécessaire entre chaque chimiothérapie, afin de permettre à votre corps de « récupérer » et de mieux gérer ces effets.
Les effets indésirables sont essentiellement une baisse des globules sanguins, une diminution de l’appétit, des nausées, vomissements, une fatigue, parfois une chute de cheveux. Mais une fois encore, ils sont variables selon la chimiothérapie utilisée et la tolérance de chacun. Votre oncologue (médecin spécialisé en cancérologie) vous donnera des prescriptions adaptées pour chacun de ces effets éventuels, comme par exemple le port du « casque réfrigérant » pendant la durée de votre séance, si un risque de chute de cheveux pouvait survenir.
Pour votre séance de chimiothérapie vous serez convoqué dans votre établissement de référence. Une séance peut durer de quelques heures à quelques jours. Ce n’est pas parce que le traitement est long ou que les effets secondaires sont importants que votre cancer soit plus grave que celui de votre voisin. Mais de cette durée découlera votre prise en charge en hôpital de jour ou en hospitalisation.
Vous pouvez poser toutes vos questions à votre oncologue référent ou à un membre de l’équipe médicale qui vous reçoit.
La radiothérapie
Des séances de radiothérapie pourront être nécessaires. On parle communément de « rayons ». Il s’agit d’un traitement locorégional qui vise la tumeur ou les métastases. Ces radiations attaquent la tumeur et les tissus adjacents.
Le traitement est précédé d’un scanner de « Centrage », qui permet de cibler, au plus près, la tumeur et de diminuer les radiations des tissus sains environnent.
Ensuite, votre radiothérapeute vous remet un calendrier de séances. Celles-ci ne durent que quelques minutes, mais sont quotidiennes sauf les samedis et dimanches, pour une durée variable. La radiothérapie est source de fatigue, surtout en fin de traitement, après des déplacements répétés à l’établissement et une certaine agressivité des rayons.
Des effets secondaires peuvent apparaître :
- Sur la zone irradiée au niveau de la peau une brûlure : n’utilisez que des crèmes recommandées par votre radiothérapeute, les manipulateurs ou la socio esthéticienne de l’établissement et ce après chaque séance.
- Des difficultés à déglutir ou à manger épicé, des nausées, de la diarrhée ou encore des maux de tête.
A chaque fois, votre radiothérapeute vous conseillera afin d’avoir le moins de gêne possible.
A Valence elle se pratique au centre de Radiothérapie Marie CURIE : 159, Boulevard Maréchal Juin – Tél. : 04 75 81 33 81 (établissement privé construit sur un terrain du centre hospitalier)
La curiethérapie
Certaines tumeurs sont soignées par de la radiothérapie interne, également appelée curiethérapie. Il s’agit alors d’implanter une source de rayonnement, au niveau de la tumeur.
Pour cela, le malade reste hospitalisé dans une chambre protégée, le temps que la radioactivité soit éliminée de son corps.
L’hormonothérapie
Certains cancers sont dits « hormonodépendants », comme le cancer du sein et celui de la prostate.
L’oncologue prescrit alors une hormonothérapie, qui empêche le développement des cellules tumorales.
On parle d’anti-œstrogène pour le cancer du sein par exemple, d’anti-androgène pour le cancer de la prostate.
Ce traitement se présente sous forme de comprimé à prendre chez soi, ou pour certains cancers de la prostate, en injection par voie intramusculaire.
Vous pourrez ressentir des bouffées de chaleur, ou encore quelques troubles digestifs, ou des perturbations émotionnelles, du même type que les troubles liés à la ménopause.
Les thérapeutiques ciblées
La transformation d’une cellule normale en cellule cancéreuse nécessite la survenue de plusieurs mutations de plusieurs gênes.
Une meilleure connaissance de ces mutations et de leurs conséquences a permis de développer de nouveaux médicaments qui ciblent telle ou telle mutation de ces gênes avec, dans certaines tumeurs, une efficacité spectaculaire.
Ces médicaments sont administrés soit par perfusion intraveineuse, soit par voie orale. Leurs effets secondaires sont très différents de ceux de la chimiothérapie et rarement dangereux (lésion de la peau type acné, diarrhée, hypertension artérielle)…
Ils doivent habituellement être prescrits de façon prolongée.
La greffe
Certains cancers, comme la leucémie, se traitent par une greffe de moelle osseuse. On utilise un prélèvement de moelle osseuse prélevé chez un donneur dont les caractéristiques biologiques sont compatibles avec le malade receveur.
La greffe engendre souvent des effets secondaires longs à se résorber.
L’effet indésirable le plus fréquent, a lieu avant la greffe ; il est dû à la chimiothérapie réalisée juste avant. Il s’agit d’une chute des globules, autrement appelée « aplasie ». Le patient est alors placé en « chambre stérile », afin de ne pas s’exposer aux bactéries et infections.
Les techniques de greffe sont en plein développement et permettent, malgré tous leurs désagréments, de soigner nombre d’enfants et d’adultes.
Les établissements de soins
Différentes structures de soins vous accueillent pour vos traitements ou hospitalisation.
Votre médecin généraliste vous oriente vers un spécialiste, mais vous êtes libre de choisir votre médecin et votre établissement hospitalier.
Le classement qui suit a été établi par ordre alphabétique
Bourg de Péage
► Etablissement privé
Clinique la PARISIERE *
Avenue Antonin Vallon,
26300 Bourg-de-Péage
Comment la contacter
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Par email :
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Par téléphone
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Tél. :
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04 75 70 30 00 (jour)
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Tél. :
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04 75 70 80 00 (nuit)
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Fax :
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04 75 70 80 48
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Web :
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Crest
► Etablissement public
Centre Hospitalier de CREST*
Rue Sainte Marie - 26400 Crest
Tèl. : 04 75 25 37 00 – Fax : 04 75 25 37 15
Montélimar
► Etablissement public
Centre Hospitalier de Montélimar*
Route Dieulefit - 26200 Montélimar
Tél. : 04 75 53 40 00
Fax : 04 75 90 91 97
► Etablissement privé
Clinique KENNEDY(Générale de santé)
Avenue Kennedy, BP 309 - 26208 MONTELIMAR Cedex
Tél. : 04 75 00 35 00
Fax : 04 75 53 78 18
ROMANS
► Etablissement public
Hôpital public Drôme Nord (HDN) : deux sites
1. Centre hospitalier de Romans *
Route de Tain, 26100 Romans
Comment le contacter :
Tél. : 04 75 05 75 05
Fax : 04 75 05 75 99
Urgences : 04 75 05 75 06
SAINT-VALLIER
2. Centre hospitalier de Saint-Vallier
Comment le contacter :
Tél. : 04 75 23 80 00
Fax : 04 75 23 07 45
Rue Pierre Valette - B.P. 30 - 26240 SAINT-VALLIER
Valence
► Etablissement privé
Hôpital privé Drôme Ardèche (HPDA) : deux sites
- Clinique Générale (Générale de Santé)*
Comment la contacter :
Rue Jacques Delpeuch - 26000 VALENCE
Tél. : 04 75 75 66 66
fax :04 75 75 67 47
2. Clinique Pasteur (Générale de Santé) *
Comment la contacter :
294 boulevard Charles de Gaulle - 07500 GUILHERAND
Téléphone 04 75 75 24 24
► Etablissement public
Centre Hospitalier de Valence *
179, BD Maréchal Juin - 26953 VALENCE
Téléphone 04. 75. 75. 75. 75
Certains établissements accueillent des malades en fin de vie, ils prennent en charge le confort physique et psychologique du malade et de sa famille. Cette situation s’envisage avec votre médecin oncologue ou avec votre médecin de famille.
Les établissements ci-dessus marqués d’un * disposent de lits ou d’une équipe mobile de soins palliatifs.
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