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CANCER DU POUMON
Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie. Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation.
Les points essentiels
• Le poumon est un organe vital car il est le siège des échanges d'oxygène et de gaz carbonique entre l'air et le sang.
• Il existe deux grands types de cancer du poumon ou cancer des bronches :
- les cancers dits "à petites cellules"
- les cancers dits "non à petites cellules"
- Leur évolution et leur traitement sont différents.
• Le tabac est le principal facteur de risque, responsable d'environ 85 % des cancers du poumon. Le risque est d'autant plus important que l'on a commencé à fumer jeune.
• Dans 10 % des cas, le cancer est lié à une cause professionnelle, en rapport avec des substances cancérigènes, comme l'amiante, les goudrons, l'arsenic, etc. Enfin, le tabagisme passif est lui aussi un facteur de risque.
• L'arrêt du tabagisme est essentiel pour prévenir l'apparition du cancer du poumon. La prise en charge peut être assurée par le médecin traitant ou une consultation antitabac.
• La fibroscopie bronchique est l'examen clé du diagnostic car elle permet de faire des biopsies. Les cellules prélevées sont analysées au microscope (examen histologique).
• Le traitement est adapté à chaque cas. Il est fonction du type de cancer :
- Chimiothérapie combinée à la radiothérapie dans le cancer "à petites cellules"
- Chirurgie associée à la radiothérapie ou la chimiothérapie dans le cancer "non à petites cellules".
• Les principaux éléments pronostiques sont le type de la tumeur, sa taille, son extension, mais aussi l'âge et l'état de santé.
Ce qu'il faut savoir sur le poumon
Les poumons représentent un organe vital pour l'organisme : c'est un "filtre" qui permet les échanges entre l'air et le sang : le gaz carbonique qui a été rejeté par les cellules est rejeté dans l'air expiré tandis que l'air inspiré apport l'oxygène qui sera envoyé via le sang, aux cellules.
Il existe deux poumons, un droit et un gauche, constitués de lobes (trois pour le poumon droit et deux pour le poumon gauche). Ils sont séparés par le médiastin, région qui contient le cœur, la trachée et des gros vaisseaux.
On peut comparer les poumons à un arbre "creux" où l'air passe à l'intérieur du tronc (la bouche puis la trachée), des branches (que l'on appelle bronches) qui deviennent de plus en plus petites (bronchioles) jusqu'aux feuilles, appelées alvéoles où se réalisent les échanges entre l'air et le sang.
Existe-t-il différents types de cancer du poumon ?
Un cancer primaire
La majorité des cancers primaires du poumon sont en réalité des cancers des bronches : la cellule cancéreuse se développe à partir d'une cellule des bronches.
Comme il existe différents types de cellules au niveau des bronches, on distingue deux grands types de cancers des poumons :
• les cancers dits "à petites cellules" qui représentent environ 20 % des cas des cancers des poumons,
• les cancers dits "non à petites cellules" car ils se développent à partir de cellules différentes appartenant soit à :
- des glandes qui fabriquent le liquide présent au niveau des poumons (comme la salive de la bouche) ; ces cancers sont également dits "glandulaires" ou appelés "adénocarcinomes" ;
- la muqueuse des poumons (une muqueuse est l'équivalent de la peau : elle tapisse l'extérieur d'un organe) ; ces cancers sont également dits "épithéliaux" ;
• enfin, d'autres cancers sont simplement dits "à grandes cellules".
Ces deux grands groupes de cancers des poumons évoluent différemment (les cancers "non à petites cellules" évoluent généralement plus lentement que les cancers "à petites cellules") et leurs traitements sont également différents.
Un cancer secondaire
Les poumons et les bronches peuvent représenter un endroit "colonisé" par un cancer qui est d'abord né dans un autre organe.
Ce sont des cancers du poumon secondaires ; autrement dit, les poumons sont le siège de "métastases" qui ont été "importées" à partir d'un cancer d'un autre organe (par exemple à partir d'un cancer du sein, du tube digestif, etc.).
Les facteurs de risque du cancer du poumon :
En 2000, environ 27.600 nouveaux cas de cancer du poumon ont été recensés. Ce cancer représente actuellement la première cause de mortalité par cancer chez l'homme. On constate par ailleurs que de plus en plus de femmes sont touchées par ce cancer, qui devient chez elles la 3ème cause de mortalité par cancer. Cette évolution est liée au fait que le tabagisme des femmes n'a cessé d'augmenter depuis une quarantaine d'années.
La consommation de tabac est le principal facteur de risque
Il est responsable d'environ 85 % des cancers du poumon.
Le tabac contient des substances chimiques qui peuvent rendre les cellules du poumon cancéreuses (substances cancérigènes) : le goudron avant tout, mais aussi des hydrocarbures, de l'arsenic, etc.
La durée du tabagisme est le facteur déterminant dans le développement du cancer du poumon, beaucoup plus que la quantité de cigarettes fumées. Le risque est d'autant plus important que l'on a commencé à fumer jeune.
Le tabagisme passif - qui concerne les personnes non fumeuses mais inhalant régulièrement la fumée de tabac d'un fumeur -, augmente aussi le risque de cancer du poumon.
Les facteurs de risque professionnels
On estime à environ 10 % la proportion de cancers du poumon liés à la pratique de certaines activités professionnelles. Parmi les substances cancérigènes, citons l'amiante, les goudrons, l'arsenic, le nickel, le chrome, etc. Le fait de fumer chez un professionnel exposé à ces facteurs carcinogènes augmente considérablement la probabilité de développer la maladie.
Les facteurs de risque génétiques
On soupçonne l'existence d'un terrain génétique prédisposant au cancer du poumon.
Il arrive en effet que des personnes n'ayant jamais fumé aient la maladie alors qu'à l'inverse, d'autres fumant beaucoup n'ont pas de cancer.
Prévention du cancer du poumon :
L'arrêt du tabagisme est essentiel pour empêcher la survenue d'un cancer du poumon. Lorsqu'on arrête de fumer, le risque décroît régulièrement avec le temps. Il n'est donc jamais trop tard pour arrêter de fumer puisque ce bénéfice s'observe quel que soit l'âge auquel on arrête de fumer.
Il est également fondamental de convaincre les jeunes de ne pas commencer à fumer, car les études épidémiologiques ont montré que les cancers du poumon atteignent aujourd'hui des sujets jeunes, parfois de moins de 35 ans, qui ont commencé à fumer régulièrement dès l'adolescence.
Pour rompre avec des habitudes tabagiques, une aide est souvent nécessaire.
Votre médecin traitant ou une consultation antitabac peut assurer votre prise en charge.
En fonction de votre dépendance à la nicotine et de vos souhaits, diverses méthodes (patchs, gommes, etc.) vous seront proposées.
Dépister un cancer du poumon :
La présence d'une tumeur au niveau des poumons peut entraîner des troubles respiratoires tels qu'une toux persistante ou un essoufflement. Souvent, ces premiers troubles apparaissent progressivement et peuvent paraître anodins, surtout chez un fumeur. Pourtant, il est important de les signaler sans attendre à votre médecin. D'autres troubles sont à signaler tout aussi rapidement comme des douleurs au niveau des côtes ou de l'épaule, des infections à répétition (bronchites), des crachats de sang, voire une fièvre, un amaigrissement, ou une fatigue inexpliquée et persistante.
Des examens médicaux sont nécessaires pour faire le diagnostic :
Une radiographie du thorax
Une tumeur est souvent visible sur une radio des poumons et peut prendre différents aspects :
• une tache sombre et irrégulière,
• un voile, dû à une aération insuffisante du poumon,
• un épanchement pleural, correspondant à la présence de liquide dans la plèvre.
Le scanner du thorax permet d'observer des lésions de plus petite taille ou situées dans des zones invisibles à la radiographie.
Cependant, même si le médecin "voit" une anomalie (ou lésion) sur la radio ou le scanner, il ne peut pas toujours dire s'il s'agit d'une tumeur ou d'autre chose. C'est pourquoi, il est alors important de réaliser une analyse plus poussée.
La fibroscopie bronchique
Pour être certain qu'il s'agit d'un cancer, il faut analyser les cellules. Les médecins parlent "d'examen histologique" et de "biopsie". La biopsie est le fait d'aller chercher, en les prélevant, des cellules directement au niveau de la lésion, donc des poumons. L'examen histologique correspond à l'analyse de ces cellules pour savoir si elles sont ou non cancéreuses. Pour réaliser la biopsie, on utilise une technique qui s'appelle "fibroscopie". Il s'agit de faire passer un tube optique souple par le nez. La fibroscopie bronchique permet d'atteindre la lésion vue sur la radio, de la visualiser et d'en prélever un fragment qui sera envoyé au laboratoire d'analyses.
Il s'agit d'un examen un peu désagréable mais indolore, qui peut s'effectuer sous anesthésie locale.
Savoir s'il y a d'autres organes atteints
Si vous avez une tumeur au niveau des poumons, le médecin vous demandera de réaliser d'autres examens pour savoir si d'autres organes sont ou non atteints. Les examens utiles à faire sont :
• un scanner ou une échographie du foie,
• un scanner ou une IRM du cerveau,
• une scintigraphie osseuse,
• d'autres examens biologiques.
Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?
Dans tous les cas, le traitement sera adapté à votre cas. Il tient compte du type de cancer, de son extension (cancer localisé ou non), mais aussi de votre âge et de votre état général.
Le traitement des cancers du poumon est différent si le cancer est :
Un cancer "à petites cellules"
Ces cancers sont très sensibles à la chimiothérapie. Le traitement est donc prioritairement la chimiothérapie, le plus souvent combinée avec la radiothérapie. C'est un traitement étalé sur plusieurs mois et une surveillance étroite est nécessaire (radio, biopsie…). A noter que les rechutes sont possibles, ce qui demande alors de répéter le traitement.
Un cancer "non à petites cellules"
Pour ces cancers, le traitement de référence est la chirurgie qui consiste à retirer entièrement la tumeur avec une partie importante de la région où elle est située, et notamment les ganglions thoraciques environnants. Comme on enlève généralement tout le lobe du poumon où la tumeur est située, les médecins parlent de "lobectomie". Le chirurgien peut parfois être amené à retirer l'ensemble du poumon atteint, il s'agit alors d'une "pneumonectomie". La chirurgie est souvent associée à une radiothérapie ou à une chimiothérapie. Parfois la chirurgie n'est pas possible, soit du fait de la localisation de la tumeur (trop proche ou trop adhérente du cœur ou de gros vaisseaux sanguins), soit en raison d'un état général trop faible. On lui préfère alors la radiothérapie associée à une chimiothérapie. Dans certains cas, la chimiothérapie est proposée avant la chirurgie.
Le traitement est-il efficace ? Pourquoi une surveillance après le traitement ?
L'objectif du traitement est évidemment de vous guérir. Les possibilités de guérison sont réelles, quel que soit le type de la tumeur. Dans certains cas, il n'est pas possible d'obtenir une guérison, mais on peut stabiliser la tumeur.
Une surveillance médicale est fortement recommandée tous les 3 ou 4 mois au début, puis tous les 6 mois. Elle sert à dépister une éventuelle récidive de la maladie d'une part et à contrôler votre fonction respiratoire d'autre part.
Cette surveillance se réalise avec des examens tels qu'une radiographie et/ou un scanner, mais aussi avec des prises de sang où l'on mesure un paramètre (ou marqueur tumoral) comme l'ACE ou le CYFRA21, avec, pour les cancers "à petites cellules", un autre marqueur tumoral appelé NSE (Neurone Specific Enolase"). L'énolase est une substance chimique fabriquée par ce type de cellules.
En cas de rechute
Le traitement proposé dépend alors du traitement que vous avez déjà reçu, de la durée de la rémission et du développement de la tumeur, au même endroit ou non.
En cas de réapparition d'une tumeur au même endroit, les traitements peuvent faire appel à la radiothérapie, à la chirurgie ou encore, dans certains cas (petite lésion accessible) à une nouvelle technique appelée la photochimiothérapie (utilisation du laser pour "brûler" la lésion) ou encore à une irradiation endo-bronchique par curiethérapie.
Quelles sont les conséquences des traitements ?
Des séquelles sont possibles après une intervention chirurgicale
Dans le cas où un poumon a dû être enlevé, l'apparition d'une insuffisance respiratoire peut nécessiter une ventilation artificielle prolongée et une trachéotomie provisoire.
Quelle que soit l'intervention réalisée, vos capacités respiratoires seront diminuées, mais vos réserves seront suffisantes pour la vie quotidienne. Il est très important d'arrêter complètement de fumer pour préserver ces réserves respiratoires.
La voix peut être modifiée de façon temporaire ou définitive. Vous pouvez également éprouver des difficultés à avaler. Ces effets secondaires peuvent se voir en cas de tumeur proche d'un nerf du larynx, appelé nerf récurrent.
Vous aurez de la kinésithérapie respiratoire après l'intervention. Il est en effet très important d'apprendre à évacuer les sécrétions bronchiques, faute de quoi une infection pulmonaire pourrait se développer.
Les effets secondaires de la chimiothérapie
Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d'entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l'arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition :
• les nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont heureusement aujourd'hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l'action préventive d'antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
• la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
• la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l'inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
• les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de "mucite buccale". Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu'ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d'une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
• la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. Selon les médicaments utilisés, on peut proposer le port d'un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie, mais il faut savoir que son efficacité est variable.
• la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), le malade court alors un risque d'infection.
• la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d'une fatigue importante.
• la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d'hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
• la fatigue : c'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l'angoisse.
• une irrégularité des règles, voire même leur arrêt : c'est une complication assez fréquente de la chimiothérapie, chez la femme non ménopausée. Cet arrêt est transitoire et les règles réapparaissent généralement dans les mois qui suivent l'arrêt du traitement.
Les effets indésirables de la radiothérapie
La radiothérapie est généralement bien supportée, mais elle peut entraîner des effets secondaires transitoires, qui disparaîtront à l'arrêt du traitement :
• La rougeur de la peau : c'est la réaction la plus fréquente après deux semaines de traitement. On parle alors d'"effet coup de soleil". Parfois dans les semaines et les mois qui suivent l'arrêt de la radiothérapie, une hyperpigmentation persiste de type "bronzage". Ces manifestations, d'intensité variable d'un patient à l'autre, peuvent être atténuées par des soins locaux adaptés.
• La fatigue est fréquente, liée à la fois au traitement et aux déplacements qu'il impose.
• L'irritation de l'œsophage se manifeste par des brûlures et une gêne pour avaler. Des pansements sous forme de gels vont permettre de vous soulager.
• La pneumonie liée aux rayons entraîne un essoufflement important. Elle sera traitée par des corticoïdes.
• Une pleurésie (liquide autour du poumon) ou une péricardite (liquide autour du cœur) peuvent survenir parfois plusieurs années après la radiothérapie. Une ponction pleurale ou péricardique sera effectuée pour évacuer le liquide et l'analyser.
Quels sont les principaux éléments pronostiques ?
Il est impossible de savoir à l'avance quel va être précisément le résultat d'un traitement. On sait cependant que les chances de réussite sont variables en fonction du type de tumeur, de sa taille, mais aussi en fonction de l'âge et de l'état de santé.
La détresse psychologique qui accompagne souvent une telle maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse. Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.
Que se passe-t-il après le traitement ?
Il n'y a pas de régime alimentaire particulier à suivre. Il est juste conseillé d'avoir une alimentation équilibrée, pas trop grasse (et préférer les graisses d'origine végétale aux graisses d'origine animale), et de garder votre poids de référence. En quantité modérée, le vin n'est pas contre-indiqué.
La pratique d'exercices physiques est recommandée, notamment ceux faisant appel à l'endurance (marche, jogging, vélo, natation).
La réinsertion socio-professionnelle après la maladie
Elle a pour but d'aider le patient et sa famille dans sa vie quotidienne. L'aide d'une assistante sociale pendant la maladie peut permettre au malade d'éviter ou de résoudre certaines difficultés pendant les hospitalisations, mais aussi après les traitements. Un tel suivi facilite la reprise d'une vie normale. A noter que les associations d'anciens patients et de bénévoles peuvent également aider le malade par leur expérience et lui apporter des conseils adaptés et des adresses utiles.
En ce qui concerne la reprise du travail, elle sera possible après une période d'adaptation de quelques mois. L'idéal, si l'organisation professionnelle le permet, est de reprendre progressivement le travail, à temps partiel par exemple. La loi prévoit d'ailleurs des aménagements du temps du travail. Là encore, il est conseillé de s'adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).
Cependant, si vous exercez une profession contraignante sur le plan physique, un reclassement professionnel peut être envisagé avec le médecin du Travail.
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| Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur. |
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| Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire. |
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| Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique. |
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| Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux. |
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ALD : Affection de longue durée. Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%. |
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| Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine). |
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| Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé. |
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| Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie. |
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| Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité. |
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| Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère. |
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| Antalgique : Traitement contre la douleur. |
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| Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action. |
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| Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements. |
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| Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen). |
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| Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur. |
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| Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps. |
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| Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale. |
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| Biopsie : Prélèvement d'un fragment de tissu sur un être vivant pour pratiquer un examen des cellules au microscope par l'anatomopathologiste. |
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| Biopsie de la moelle osseuse : Prélèvement dans la crête de l'os iliaque (au niveau du côté du bassin) d'un minuscule fragment de moelle osseuse. Ce prélèvement est effectué par le médecin à l'aide d'une grosse aiguille ou trocart. La moelle osseuse est le siège des cellules originaires des globules sanguins. |
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| Biphosphonate : Médicament destiné à lutter contre la destruction de l'os et à renforcer sa solidité. |
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Cancer d'origine génétique : Certaines familles semblent sujettes à un taux élevé de cancers. Cette transmission s’explique par l’existence d’une mutation génétique transmissible d’une génération à l’autre. En effet, les vraies formes génétiques de cancer sont liées à la mutation de gène(s). Cette mutation est transmise d'une génération à l'autre. En fait, ces cancers d'origine génétique restent très rares (5 à 10 % des cancers comme ceux du sein, du côlon). Certains gènes en causes sont identifiés et isolés. Des consultations sont ouvertes dans de nombreux centres à l'intention de personnes dont l’histoire familiale peut évoquer un risque de cancer familial. Seul votre médecin est habilité à juger si elles répondent à votre cas. Ce n'est pas parce que l'on a eu un parent atteint d'un cancer que l'on est soi-même une personne à risque. Demandez conseil à votre médecin |
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Cancer hormonodépendant : Certains cancers sont stimulés par les hormones. Ex : cancer du sein stimulé par les œstrogènes secrétés par les ovaires, cancer de la prostate stimulé par la testostérone secrété par les testicules. On reconnaît ces tumeurs au fait que les cellules tumorales possèdent des "récepteurs hormonaux" sur lesquels se fixera l'hormone. Les traitements hormonaux viseront dont à minimiser la fixation des hormones sur la cellule ou à empêcher leur sécrétion. |
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| Cancer in situ : Présence dans un tissu de cellules cancéreuses qui n'ont pas encore proliféré au-delà des limites de ce tissu. |
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| Cancer infiltrant : Tumeur formée de cellules cancéreuses, qui a pénétré les tissus avoisinants. |
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| Cancer primitif : Tumeur maligne primaire (par opposition aux tumeurs secondaires que sont les métastases liées à la migration des cellules provenant de la tumeur primaire). |
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| Cancérogène ou carcinogène : qui peut favoriser ou provoquer l'apparition d'un cancer (ex. : virus, substance, radiation cancérogènes). |
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Carcinome : Type de cancer qui se développe aux dépens de l'épithélium (tissu qui recouvre la peau, la paroi interne des appareils respiratoire, digestif, urinaire et génital). Les autres types de cancers sont des sarcomes (os, tissus mous ou des tumeurs embryonnaires) |
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Cathéter : Fin tuyau introduit dans une veine et destiné à effectuer des perfusions intraveineuses. Dans le cadre des chimiothérapies le cathéter est implanté dans une grosse veine centrale. Le traitement est ainsi mieux supporté. Il est le plus souvent relié à son extrémité terminale à un boîtier (ou site), implanté sous la peau de la partie supérieure du thorax et dans lequel on pourra injecter le liquide à perfuser. |
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| Cavité péritonéale : Espace situé dans l'abdomen à l'intérieur de la membrane nommée péritoine. |
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| Cellule bronchique : Cellule des bronches qui sont les voies conduisant l'air dans les poumons. |
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| Cellule cancéreuse (tumorale ou maligne) : Cellule anormale dans son anatomie, dans son comportement (prolifération incontrôlée) et dans son fonctionnement (perte plus ou moins complète de ses fonctions). |
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| Cellule différenciée : Cellule qui a acquis des caractères qui lui permettent d'assurer ses fonctions (par exemple : les cellules glandulaires ou osseuses ou cutanées, etc., ont chacune des caractères propres). Les cellules différenciées ne se divisent plus. En général, une tumeur à cellule différenciées croît plus lentement qu'une tumeur dont les cellules sont indifférenciées. |
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| Cervelet : Partie inférieure et postérieure du cerveau. |
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| Cervicale (région) : Région englobant la partie supérieure des voies digestives (bouche, pharynx, partie supérieure de l'œsophage) et les voies aériennes (larynx, partie supérieure de la trachée). |
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| Césium : Corps radioactif à faible pénétration et donc idéal pour un traitement local, superficiel. |
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| Chimiothérapie antitumorale : Thérapeutique destinée à détruire les cellules tumorales par l'administration de médicaments. Ce traitement vise toutes les cellules cancéreuses de l'organisme ; il s'agit donc d'un traitement général, à l'opposé des traitements plus localisés, tels la chirurgie et la radiothérapie. |
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| Chromosomes : Eléments situés dans le noyau des cellules. Ils contiennent les gènes, siège des caractères génétiques transmissibles. |
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| Colostomie : Abouchement du côlon à la paroi de l'abdomen (anus artificiel). Une colostomie peut être transitoire ou définitive. |
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| Complément nutritionnel : Complément alimentaire nécessaire chez des personnes dénutries ou qui ont des difficultés à s'alimenter normalement. |
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| Condylome : Excroissance bénigne de cellules. |
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| Cordes vocales : Petites formations musculaires et fibreuses situées dans le larynx dont la vibration permet l'émission de la voix. |
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Corticothérapie : Traitements par des dérivés de la cortisone. Ils peuvent se présenter sous forme absorbable par voie orale, ou en injections, ou encore sous forme de pommades, suppositoires, etc. Ils sont doués d’une activité anti-inflammatoire puissante |
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COTOREP : Commission d'orientation et de reclassement professionnel. Remplacé par les Maisons Départementales du Handicap (MDH) |
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| Curage : Ablation chirurgicale de tous les ganglions lymphatiques présents dans la région de la tumeur. |
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| Cytaphérèses : Technique consistant à prélever une certaine quantité de sang, à en séparer les globules blancs ou les cellules souches qui seront congelés puis réinjectés par la suite si besoin (autogreffe). |
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| Cytodiagnostic : Diagnostic établi sur l'examen microscopique des cellules, et non pas d'un tissu. Ces cellules peuvent être recueillies soit par ponction, soit par frottis. Un cytodiagnostic négatif ne permet pas d'exclure totalement le diagnostic de cancer. |
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| Cytologie : Etude microscopique de la structure et des fonctions des cellules (prélevées par ponction ou frottis). |
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| Diagnostic de cancer : Il ne peut être porté que si des cellules cancéreuses ont été mises en évidence dans la tumeur, ce qui a nécessité des explorations (biopsie, endoscopie, intervention chirurgicale…) pour obtenir un fragment tumoral. A noter qu'il existe plusieurs termes signifiant "cancer", tels "carcinome", "adénocarcinome", « sarcome », …, suivant le type des cellules dont la tumeur est constituée. |
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DMP : Dossier Médical Partagé. Service conçu pour mettre à disposition de tout bénéficiaire de l’assurance maladie un dossier médical électronique sécurisé et accessible par internet. Echange d’informations entre patients et professionnels de santé qui l’ont en charge. |
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| Dépister une tumeur : Découvrir avant que les symptômes ne se manifestent. |
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Dépression : Etat caractérisé par au moins trois des symptômes suivant : un découragement, une profonde tristesse, une peur de l'avenir, une difficulté à prendre des décisions, un manque de confiance en soi, des troubles du sommeil ou de l'appétit, et ceci depuis plusieurs semaines. Un état dépressif peut revêtir divers aspects cliniques suivant la personne en cause, l'environnement, le moment. Une dépression causée par un évènement est passagère, contrairement aux dépressions constitutionnelles plus durables. |
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| Développement loco-régional : Développement de la tumeur au niveau de l'organe d'origine et également à la région avoisinante (notamment aux ganglions lymphatiques voisins). |
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| Dysplasies : Anomalies morphologiques cellulaires. Les dysplasies ne sont pas cancéreuses mais peuvent être une étape préalable à la transformation cancéreuse. Suivant leur importance, on les classe en légères, moyennes ou sévères. |
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Echographie : Méthode d'imagerie à l'aide d'ultrasons. Il existe plusieurs techniques permettant d’augmenter la précision des échographies. |
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| Echographie endorectale : Echographie réalisée à l'aide d'une sonde introduite dans le rectum. |
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| Endogène : Qui provient de l'intérieur. |
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| Erythroplasie : Affection précancéreuse des muqueuses (bouche, langue, lèvres…) se présentant sous forme d'une surface rouge et brillante, bien limitée, s'étendant lentement. |
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| Essai thérapeutique : Procédure visant à établir l'efficacité des nouveaux traitements. Répondant à des règles très strictes, ces essais sont rigoureusement contrôlés et effectués après accord d'un Comité de protection des personnes (CPP), et avec le consentement éclairé signé du patient. Il est à présent reconnu que ces essais sont indispensables pour obtenir le moindre progrès médical. |
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| Ethmoïde : Os situé entre les deux orbites et creusé de cavités remplies d'air. |
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| Etude dosimétrique : En radiothérapie, c’est la mesure de la répartition dans l'espace du rayonnement émis dans le but de détruire une tumeur. |
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| Examen histologique : Etude au microscope d'un fragment de tissu prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Examen isotopiques : Technique d'exploration utilisant à doses non toxiques des corps radioactifs (isotopes) comme marqueurs d'une lésion suspecte. |
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| Exérèse : Ablation chirurgicale d'une tumeur ou d’une lésion. |
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| Exogène : Qui provient du dehors, de l'extérieur (par opposition à endogène). |
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Exploration ultrasonique : Technique d'imagerie utilisant les ultrasons (échographie). A l’opposé des radiographies ou des scanners (n’utilise pas de rayons). |
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| Facteurs de croissance hématopoïétiques : Substances normalement produites par l'organisme et utilisées à but thérapeutique pour stimuler la croissance des globules sanguins. |
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Ganglions lymphatiques : Nodules de relais du système lymphatique, répartis dans différentes régions du corps. Ils contribuent au système de défense immunitaire de l'organisme. C’est ainsi qu’il peuvent « piéger » les cellules cancéreuses migrant de la tumeur primaire. |
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| Gène : Lieu bien précis situé dans un chromosome et siège d’une information génétique précise. |
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| Génie génétique : On appelle ainsi les différents outils et opérations permettant de manipuler les gènes. Ainsi on peut produire certains médicaments normalement produits par l’organisme (insuline, ...) |
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| Glandes : Organe secrétant des hormones délivrées dans le sang circulant (ex. : thyroïde, hypophyse, ovaire...). |
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Glandes surrénales : Chacune des deux glandes endocrines situées au-dessus des reins. Elles comportent une partie périphérique (corticale) qui sécrète la cortisone et la médullaire qui sécrète l’adrénaline. |
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| Grade : Evaluation et classification de l'agressivité de la tumeur en fonction des modifications des cellules cancéreuses observées au microscope. C'est donc un des outils permettant de juger du pronostic de la maladie qui entre en compte dans le choix de la stratégie thérapeutique. |
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Guérison : Si un grand nombre de cancers guérissent, on ne peut pas l’affirmer de façon individuelle du moins dans les premières années. C’est pourquoi par prudence on préfère employer le mot « rémission ». |
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| Gy = gray : Unité utilisé en radiothérapie pour mesurer l'énergie délivrée par les rayons et absorbée dans les tissus cibles. 1mGy = 1 millième de gray. |
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| HAD : Hôpital à domicile. |
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Histologie : (Voire anatomopathologie). Etude microscopique de l'architecture d'un fragment de tissu constituant un organe ou une tumeur, prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Hormone : Substance secrétée par les cellules glandulaires endocrines et déversée dans le sang pour se fixer sur les cellules cibles. |
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| Hypocalcémie : Abaissement du taux de calcium dans le sang. |
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| Hypoparathyroïdie : Diminution du fonctionnement des glandes parathyroïdes qui régulent le métabolisme du calcium et est donc responsable d'une hypocalcémie. |
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| Hystérectomie : Ablation de l'utérus. |
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| Hystéroscopie : Examen endoscopique de la cavité utérine. |
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| Images scannographiques : Images produites par une technique d'imagerie, basée sur l'analyse fine par ordinateur des coupes radiologiques d’un organe ou d’une région : le scanner ou 'tomodensimétrie axiale'. |
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| Incidence : Nombre de nouveaux cas d'une maladie dans une population, pendant un temps donné. |
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| Interféron, Interleukines : Substances produites par les cellules en cas d'agression, virale par exemple. L'Interféron peut actuellement être obtenu par 'génie génétique', c'est-à-dire en le faisant secréter par des cellules dans lesquelles on a introduit le gène de l'Interféron. Il est utilisé en cancérologie pour des indications très précises et ponctuelles, dans le traitement de certaines formes de leucémies, de myélome. L'Interféron, comme les Interleukines, font l'objet d'essais thérapeutiques. |
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I.R.M. (imagerie par résonance magnétique) : Technique d’imagerie basée sur la réaction des cellules par un champ magnétique. C’est pourquoi le malade est introduit dans le champ magnétique d’un électro aimant. Cette technique n’utilise donc pas de rayon X à l’ opposer du scanner. |
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| Irradiation (ou radiothérapie) : Méthode thérapeutique consistant à exposer une zone tumorale à des radiations non ionisantes afin de détruire les cellules cancéreuses. |
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| Isotope : Elément instable qui en se désintégrant émet un rayonnement (ex. : cobalt, iode 131). |
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| Kératose : Affection de la peau ou de la muqueuse formant un épaississement de la couche cornée (croûte persistante). |
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Kyste : Tuméfaction dont le contenu est liquidien souvent lié à la sécrétion glandulaire. On peut observer des kystes dans différents organes glandulaires (sein, ovaire, thyroïde…) |
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| Laryngectomie : Ablation du larynx. |
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| Larynx : Conduit musculo-membraneux qui permet la production et la transmission de la voix et de l'air, entre le pharynx et la trachée. Il contient les cordes vocales (glotte). |
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| Lésion précancéreuse : Lésion bénigne mais qui peut se transformer en cancer à plus ou moins long terme. |
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Leucoplasie : Irritation de la muqueuse de la bouche, de la langue, de la joue, du pharynx, ou du larynx. Elle apparaît comme une tache blanchâtre pouvant saigner facilement. Elle est favorisée par certains facteurs d'irritation (tabac, alcool, lésions dues aux prothèses dentaires). Une leucoplasie n’est pas cancéreuse mais peut le favoriser. |
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| Lichen : Modification d’une muqueuse (buccale, vulvaire…) associant papules violacées, blanches et sèches. Le lichen n’est pas cancéreux. |
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| Lymphomes : Tumeurs des ganglions lymphatiques. Il y a plusieurs types de lymphomes d'évolution et de traitements différents. |
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Marqueur biologique tumoral : Substance secrétée par certains types de cellules et présente dans le sang. En cas de croissance anormale de ces cellules, la production du marqueur est anormalement élevée. Le marqueur constitue un bon indice de l'activité des cellules. C'est un outil précieux de surveillance de certains cancers, mais pas un outil de diagnostic. Il existe différents types de marqueurs, suivant le type de cellules. Ex : pour le cancer du côlon-rectum, le marqueur usuel est l'ACE (antigène carcino-embryonnaire) pour le sein CA15-3, ovaire CA 125, ... |
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| Mastopathie : Terme générique désignant toute modification de la glande mammaire. On utilise ce terme le plus souvent pour désigner une modification bénigne de la glande. |
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Médiastin : Espace compris entre les deux poumons et divisé en deux parties par des replis des plèvres : le médiastin antérieur contient le cœur et le thymus ; le médiastin postérieur renferme l'œsophage, l'aorte et le canal thoracique. Le médiastin contient également des ganglions lymphatiques. |
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| Métabolisme : Ensemble des phénomènes complexes de l'organisme nécessaires au maintien de la vie. Ils associent des réactions de construction des matériaux complexes (à partir des apports alimentaires), à des réactions de dégradation aboutissant à l'élimination des déchets |
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Métastase : Localisation à distance d'une tumeur cancéreuse primaire propagée par voie sanguine ou lymphatique. Les cellules se développent au sein d’un organe donné. Ex : métastase pulmonaire d’un cancer du sein, la tumeur présente dans le poumon dans ce cas est constituée de cellules d’origine mammaires. |
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| Moelle osseuse : Substance située au cœur des os. Elle est le siège des cellules génératrices des globules sanguins (globules blancs, globules rouges, plaquettes). |
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| Molécules : Particule constituant la plus petite quantité de matière ; les molécules sont formées de groupements d'atomes : par exemple, une molécule d'eau est formée de l'association de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. |
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| Mucite : Inflammation des muqueuses (tissu de revêtement) de la bouche et des voies digestives : pharynx, œsophage. Les mucites se traduisent par un gonflement douloureux des muqueuses qui sont rouges et parfois même ulcérées. Elles peuvent être secondaires à diverses agressions telles la chimiothérapie, la radiothérapie, favorisant les infections par des bactéries ou des champignons (on parle alors de mycose). |
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Mutation génétique : Modification de la structure d’un gène. Une mutation peut se produire après la naissance ou plus rarement par transmission familiale. |
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| Naso-pharynx : Partie supérieure du pharynx située au-dessus du niveau du palais. |
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| Néoplasique : Cancéreux. |
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| Neutrons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
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| Nodule : Noyau palpable. |
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| Œsophage : Conduit reliant le pharynx à l'estomac. Le pharynx est situé dans la région cervicale et l'estomac dans l'abdomen. L'œsophage traverse le thorax. |
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| Œstrogènes : Hormones sécrétées par les ovaires qui assurent la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux et des seins, chez la femme. |
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| Parotide : Glande située en arrière de la mâchoire inférieure, sous l'oreille. | | | | | |