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LE CANCER > LES TYPES DE CANCERS

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CANCER DU POUMON

Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie.
Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation.

Les points essentiels

Le poumon est un organe vital car il est le siège des échanges d'oxygène et de gaz carbonique entre l'air et le sang.
Il existe deux grands types de cancer du poumon ou cancer des bronches :
 - les cancers dits "à petites cellules"
 - les cancers dits "non à petites cellules"
 - Leur évolution et leur traitement sont différents.
Le tabac est le principal facteur de risque, responsable d'environ 85 % des cancers du poumon. Le risque est d'autant plus important que l'on a commencé à fumer jeune.
Dans 10 % des cas, le cancer est lié à une cause professionnelle, en rapport avec des substances cancérigènes, comme l'amiante, les goudrons, l'arsenic, etc. Enfin, le tabagisme passif est lui aussi un facteur de risque.
L'arrêt du tabagisme est essentiel pour prévenir l'apparition du cancer du poumon. La prise en charge peut être assurée par le médecin traitant ou une consultation antitabac.
La fibroscopie bronchique est l'examen clé du diagnostic car elle permet de faire des biopsies. Les cellules prélevées sont analysées au microscope (examen histologique).
Le traitement est adapté à chaque cas. Il est fonction du type de cancer :
 - Chimiothérapie combinée à la radiothérapie dans le cancer "à petites cellules"
 - Chirurgie associée à la radiothérapie ou la chimiothérapie dans le cancer "non à petites cellules".
Les principaux éléments pronostiques sont le type de la tumeur, sa taille, son extension, mais aussi l'âge et l'état de santé. 
      
Ce qu'il faut savoir sur le poumon

Les poumons représentent un organe vital pour l'organisme : c'est un "filtre" qui permet les échanges entre l'air et le sang : le gaz carbonique qui a été rejeté par les cellules est rejeté dans l'air expiré tandis que l'air inspiré apport l'oxygène qui sera envoyé via le sang, aux cellules.
Il existe deux poumons, un droit et un gauche, constitués de lobes (trois pour le poumon droit et deux pour le poumon gauche). Ils sont séparés par le médiastin, région qui contient le cœur, la trachée et des gros vaisseaux.
On peut comparer les poumons à un arbre "creux" où l'air passe à l'intérieur du tronc (la bouche puis la trachée), des branches (que l'on appelle bronches) qui deviennent de plus en plus petites (bronchioles) jusqu'aux feuilles, appelées alvéoles où se réalisent les échanges entre l'air et le sang.

Existe-t-il différents types de cancer du poumon ?

Un cancer primaire
La majorité des cancers primaires du poumon sont en réalité des cancers des bronches : la cellule cancéreuse se développe à partir d'une cellule des bronches.
Comme il existe différents types de cellules au niveau des bronches, on distingue deux grands types de cancers des poumons :
 • les cancers dits "à petites cellules" qui représentent environ 20 % des cas des cancers des poumons,
 • les cancers dits "non à petites cellules" car ils se développent à partir de cellules différentes appartenant soit à :
 - des glandes qui fabriquent le liquide présent au niveau des poumons (comme la salive de la bouche) ; ces cancers sont également dits "glandulaires" ou appelés "adénocarcinomes" ;
 - la muqueuse des poumons (une muqueuse est l'équivalent de la peau : elle tapisse l'extérieur d'un organe) ; ces cancers sont également dits "épithéliaux" ;
  enfin, d'autres cancers sont simplement dits "à grandes cellules".

Ces deux grands groupes de cancers des poumons évoluent différemment (les cancers "non à petites cellules" évoluent généralement plus lentement que les cancers "à petites cellules") et leurs traitements sont également différents.

Un cancer secondaire
Les poumons et les bronches peuvent représenter un endroit "colonisé" par un cancer qui est d'abord né dans un autre organe.

Ce sont des cancers du poumon secondaires ; autrement dit, les poumons sont le siège de "métastases" qui ont été "importées" à partir d'un cancer d'un autre organe (par exemple à partir d'un cancer du sein, du tube digestif, etc.).

Les facteurs de risque du cancer du poumon :

En 2000, environ 27.600 nouveaux cas de cancer du poumon ont été recensés. Ce cancer représente actuellement la première cause de mortalité par cancer chez l'homme. On constate par ailleurs que de plus en plus de femmes sont touchées par ce cancer, qui devient chez elles la 3ème cause de mortalité par cancer. Cette évolution est liée au fait que le tabagisme des femmes n'a cessé d'augmenter depuis une quarantaine d'années.

La consommation de tabac est le principal facteur de risque
Il est responsable d'environ 85 % des cancers du poumon.

Le tabac contient des substances chimiques qui peuvent rendre les cellules du poumon cancéreuses (substances cancérigènes) : le goudron avant tout, mais aussi des hydrocarbures, de l'arsenic, etc.
La durée du tabagisme est le facteur déterminant dans le développement du cancer du poumon, beaucoup plus que la quantité de cigarettes fumées. Le risque est d'autant plus important que l'on a commencé à fumer jeune.

Le tabagisme passif - qui concerne les personnes non fumeuses mais inhalant régulièrement la fumée de tabac d'un fumeur -, augmente aussi le risque de cancer du poumon.

Les facteurs de risque professionnels
On estime à environ 10 % la proportion de cancers du poumon liés à la pratique de certaines activités professionnelles. Parmi les substances cancérigènes, citons l'amiante, les goudrons, l'arsenic, le nickel, le chrome, etc. Le fait de fumer chez un professionnel exposé à ces facteurs carcinogènes augmente considérablement la probabilité de développer la maladie.

Les facteurs de risque génétiques
On soupçonne l'existence d'un terrain génétique prédisposant au cancer du poumon.
Il arrive en effet que des personnes n'ayant jamais fumé aient la maladie alors qu'à l'inverse, d'autres fumant beaucoup n'ont pas de cancer.

Prévention du cancer du poumon :

L'arrêt du tabagisme est essentiel pour empêcher la survenue d'un cancer du poumon. Lorsqu'on arrête de fumer, le risque décroît régulièrement avec le temps. Il n'est donc jamais trop tard pour arrêter de fumer puisque ce bénéfice s'observe quel que soit l'âge auquel on arrête de fumer.

Il est également fondamental de convaincre les jeunes de ne pas commencer à fumer, car les études épidémiologiques ont montré que les cancers du poumon atteignent aujourd'hui des sujets jeunes, parfois de moins de 35 ans, qui ont commencé à fumer régulièrement dès l'adolescence.

Pour rompre avec des habitudes tabagiques, une aide est souvent nécessaire.
Votre médecin traitant ou une consultation antitabac peut assurer votre prise en charge.
En fonction de votre dépendance à la nicotine et de vos souhaits, diverses méthodes (patchs, gommes, etc.) vous seront proposées.

Dépister un cancer du poumon :

La présence d'une tumeur au niveau des poumons peut entraîner des troubles respiratoires tels qu'une toux persistante ou un essoufflement. Souvent, ces premiers troubles apparaissent progressivement et peuvent paraître anodins, surtout chez un fumeur. Pourtant, il est important de les signaler sans attendre à votre médecin. D'autres troubles sont à signaler tout aussi rapidement comme des douleurs au niveau des côtes ou de l'épaule, des infections à répétition (bronchites), des crachats de sang, voire une fièvre, un amaigrissement, ou une fatigue inexpliquée et persistante.

Des examens médicaux sont nécessaires pour faire le diagnostic :
Une radiographie du thorax
Une tumeur est souvent visible sur une radio des poumons et peut prendre différents aspects :
une tache sombre et irrégulière,
un voile, dû à une aération insuffisante du poumon,
un épanchement pleural, correspondant à la présence de liquide dans la plèvre.

Le scanner du thorax permet d'observer des lésions de plus petite taille ou situées dans des zones invisibles à la radiographie.

Cependant, même si le médecin "voit" une anomalie (ou lésion) sur la radio ou le scanner, il ne peut pas toujours dire s'il s'agit d'une tumeur ou d'autre chose. C'est pourquoi, il est alors important de réaliser une analyse plus poussée.

La fibroscopie bronchique
Pour être certain qu'il s'agit d'un cancer, il faut analyser les cellules. Les médecins parlent "d'examen histologique" et de "biopsie". La biopsie est le fait d'aller chercher, en les prélevant, des cellules directement au niveau de la lésion, donc des poumons. L'examen histologique correspond à l'analyse de ces cellules pour savoir si elles sont ou non cancéreuses. Pour réaliser la biopsie, on utilise une technique qui s'appelle "fibroscopie". Il s'agit de faire passer un tube optique souple par le nez. La fibroscopie bronchique permet d'atteindre la lésion vue sur la radio, de la visualiser et d'en prélever un fragment qui sera envoyé au laboratoire d'analyses.
Il s'agit d'un examen un peu désagréable mais indolore, qui peut s'effectuer sous anesthésie locale.

Savoir s'il y a d'autres organes atteints
Si vous avez une tumeur au niveau des poumons, le médecin vous demandera de réaliser d'autres examens pour savoir si d'autres organes sont ou non atteints. Les examens utiles à faire sont :
 • un scanner ou une échographie du foie,
 • un scanner ou une IRM du cerveau,
 • une scintigraphie osseuse,
 • d'autres examens biologiques.

Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?

Dans tous les cas, le traitement sera adapté à votre cas. Il tient compte du type de cancer, de son extension (cancer localisé ou non), mais aussi de votre âge et de votre état général.

Le traitement des cancers du poumon est différent si le cancer est :

Un cancer "à petites cellules"
Ces cancers sont très sensibles à la chimiothérapie. Le traitement est donc prioritairement la chimiothérapie, le plus souvent combinée avec la radiothérapie. C'est un traitement étalé sur plusieurs mois et une surveillance étroite est nécessaire (radio, biopsie…). A noter que les rechutes sont possibles, ce qui demande alors de répéter le traitement.

Un cancer "non à petites cellules"
Pour ces cancers, le traitement de référence est la chirurgie qui consiste à retirer entièrement la tumeur avec une partie importante de la région où elle est située, et notamment les ganglions thoraciques environnants. Comme on enlève généralement tout le lobe du poumon où la tumeur est située, les médecins parlent de "lobectomie". Le chirurgien peut parfois être amené à retirer l'ensemble du poumon atteint, il s'agit alors d'une "pneumonectomie". La chirurgie est souvent associée à une radiothérapie ou à une chimiothérapie. Parfois la chirurgie n'est pas possible, soit du fait de la localisation de la tumeur (trop proche ou trop adhérente du cœur ou de gros vaisseaux sanguins), soit en raison d'un état général trop faible. On lui préfère alors la radiothérapie associée à une chimiothérapie. Dans certains cas, la chimiothérapie est proposée avant la chirurgie.

Le traitement est-il efficace ? Pourquoi une surveillance après le traitement ?

L'objectif du traitement est évidemment de vous guérir. Les possibilités de guérison sont réelles, quel que soit le type de la tumeur. Dans certains cas, il n'est pas possible d'obtenir une guérison, mais on peut stabiliser la tumeur.

Une surveillance médicale est fortement recommandée tous les 3 ou 4 mois au début, puis tous les 6 mois. Elle sert à dépister une éventuelle récidive de la maladie d'une part et à contrôler votre fonction respiratoire d'autre part.
Cette surveillance se réalise avec des examens tels qu'une radiographie et/ou un scanner, mais aussi avec des prises de sang où l'on mesure un paramètre (ou marqueur tumoral) comme l'ACE ou le CYFRA21, avec, pour les cancers "à petites cellules", un autre marqueur tumoral appelé NSE (Neurone Specific Enolase"). L'énolase est une substance chimique fabriquée par ce type de cellules.

En cas de rechute
Le traitement proposé dépend alors du traitement que vous avez déjà reçu, de la durée de la rémission et du développement de la tumeur, au même endroit ou non.

En cas de réapparition d'une tumeur au même endroit, les traitements peuvent faire appel à la radiothérapie, à la chirurgie ou encore, dans certains cas (petite lésion accessible) à une nouvelle technique appelée la photochimiothérapie (utilisation du laser pour "brûler" la lésion) ou encore à une irradiation endo-bronchique par curiethérapie.

Quelles sont les conséquences des traitements ?

Des séquelles sont possibles après une intervention chirurgicale
Dans le cas où un poumon a dû être enlevé, l'apparition d'une insuffisance respiratoire peut nécessiter une ventilation artificielle prolongée et une trachéotomie provisoire.
Quelle que soit l'intervention réalisée, vos capacités respiratoires seront diminuées, mais vos réserves seront suffisantes pour la vie quotidienne. Il est très important d'arrêter complètement de fumer pour préserver ces réserves respiratoires.

La voix peut être modifiée de façon temporaire ou définitive. Vous pouvez également éprouver des difficultés à avaler. Ces effets secondaires peuvent se voir en cas de tumeur proche d'un nerf du larynx, appelé nerf récurrent.

Vous aurez de la kinésithérapie respiratoire après l'intervention. Il est en effet très important d'apprendre à évacuer les sécrétions bronchiques, faute de quoi une infection pulmonaire pourrait se développer.

Les effets secondaires de la chimiothérapie
Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d'entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l'arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition :
  les nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont heureusement aujourd'hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l'action préventive d'antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
 • la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
 • la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l'inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
 • les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de "mucite buccale". Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu'ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d'une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
 • la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. Selon les médicaments utilisés, on peut proposer le port d'un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie, mais il faut savoir que son efficacité est variable.
 • la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), le malade court alors un risque d'infection.
 • la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d'une fatigue importante.
  la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d'hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
la fatigue : c'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l'angoisse.
une irrégularité des règles, voire même leur arrêt : c'est une complication assez fréquente de la chimiothérapie, chez la femme non ménopausée. Cet arrêt est transitoire et les règles réapparaissent généralement dans les mois qui suivent l'arrêt du traitement.

Les effets indésirables de la radiothérapie
La radiothérapie est généralement bien supportée, mais elle peut entraîner des effets secondaires transitoires, qui disparaîtront à l'arrêt du traitement :
  La rougeur de la peau : c'est la réaction la plus fréquente après deux semaines de traitement. On parle alors d'"effet coup de soleil". Parfois dans les semaines et les mois qui suivent l'arrêt de la radiothérapie, une hyperpigmentation persiste de type "bronzage". Ces manifestations, d'intensité variable d'un patient à l'autre, peuvent être atténuées par des soins locaux adaptés.
La fatigue est fréquente, liée à la fois au traitement et aux déplacements qu'il impose.
  L'irritation de l'œsophage se manifeste par des brûlures et une gêne pour avaler. Des pansements sous forme de gels vont permettre de vous soulager.
  La pneumonie liée aux rayons entraîne un essoufflement important. Elle sera traitée par des corticoïdes.
Une pleurésie (liquide autour du poumon) ou une péricardite (liquide autour du cœur) peuvent survenir parfois plusieurs années après la radiothérapie. Une ponction pleurale ou péricardique sera effectuée pour évacuer le liquide et l'analyser.

Quels sont les principaux éléments pronostiques ?

Il est impossible de savoir à l'avance quel va être précisément le résultat d'un traitement. On sait cependant que les chances de réussite sont variables en fonction du type de tumeur, de sa taille, mais aussi en fonction de l'âge et de l'état de santé.

La détresse psychologique qui accompagne souvent une telle maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse. Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.

Que se passe-t-il après le traitement ?

Il n'y a pas de régime alimentaire particulier à suivre. Il est juste conseillé d'avoir une alimentation équilibrée, pas trop grasse (et préférer les graisses d'origine végétale aux graisses d'origine animale), et de garder votre poids de référence. En quantité modérée, le vin n'est pas contre-indiqué.

La pratique d'exercices physiques est recommandée, notamment ceux faisant appel à l'endurance (marche, jogging, vélo, natation).

La réinsertion socio-professionnelle après la maladie
Elle a pour but d'aider le patient et sa famille dans sa vie quotidienne. L'aide d'une assistante sociale pendant la maladie peut permettre au malade d'éviter ou de résoudre certaines difficultés pendant les hospitalisations, mais aussi après les traitements. Un tel suivi facilite la reprise d'une vie normale. A noter que les associations d'anciens patients et de bénévoles peuvent également aider le malade par leur expérience et lui apporter des conseils adaptés et des adresses utiles.
En ce qui concerne la reprise du travail, elle sera possible après une période d'adaptation de quelques mois. L'idéal, si l'organisation professionnelle le permet, est de reprendre progressivement le travail, à temps partiel par exemple. La loi prévoit d'ailleurs des aménagements du temps du travail. Là encore, il est conseillé de s'adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).
Cependant, si vous exercez une profession contraignante sur le plan physique, un reclassement professionnel peut être envisagé avec le médecin du Travail.

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ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.