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LE CANCER > LES TYPES DE CANCERS

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CANCER DU REIN

Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie.
Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation.

Les points essentiels

Les reins, situés dans la région lombaire, filtrent le sang en continu. Ils produisent l'urine qui permet d'éliminer l'eau et le sel en excès, et de façon générale toutes les substances dont l'organisme n'a pas besoin.
Dans la majorité des cas, le cancer du rein est un adénocarcinome, qui touche l'adulte de plus de 50 ans.
Des facteurs favorisants sont reconnus, comme le tabac, l'obésité et l'hypertension artérielle.
Le cancer du rein ne donne aucun signe clinique pendant longtemps. Il est alors découvert lors d'un examen pratiqué pour une autre raison. Le principal signe d'alerte est une hématurie (présence de sang dans les urines).
Le diagnostic se fait sur les examens d'imagerie : échographie, urographie intraveineuse, scanner et éventuellement IRM.
Le traitement du cancer du rein est essentiellement chirurgical et consiste le plus souvent en une néphrectomie élargie.
Le cancer du rein est peu sensible à la chimiothérapie et à la radiothérapie. En revanche, l'immunothérapie peut être indiquée.
Le pronostic est favorable lorsque la tumeur rénale est localisée, de petite taille, sans métastase à distance.

Ce qu'il faut savoir sur le rein

Les reins ont la forme de deux haricots situés de chaque côté de la colonne vertébrale lombaire, sous les dernières côtes. Dans la concavité de chaque rein se trouve le hile qui correspond à la zone d'entrée et de sortie des artères et des veines, des nerfs et des uretères.
Les reins fabriquent l'urine après une filtration du sang en continu. Une fois produite, l'urine est recueillie dans la partie centrale du rein, appelée le bassinet. Il se prolonge par un petit canal, l'uretère, qui va du rein à la vessie. Il se prolonge par un petit canal, l'uretère, qui va du rein à la vessie.

Le rôle des reins est d'éliminer, par l'intermédiaire de l'urine, le sel et l'eau en excès, ainsi que les produits non utiles à l'organisme.
Les reins jouent également un rôle important dans la régularisation de la pression artérielle, par la sécrétion d'une hormone appelée la rénine.
Ils élaborent aussi l'érythropoïétine, hormone stimulant la fabrication des globules rouges.

Existe-t-il différents types de cancer du rein ?

Le cancer du rein est le plus souvent un adénocarcinome, appelé aussi carcinome à cellules claires. Les autres tumeurs malignes du rein sont beaucoup plus rares : tumeurs tubulopapillaires, carcinomes à cellules chromophobes, carcinomes sarcomatoïdes, sarcomes du tube collecteur, oncocytomes, sarcomes primitifs.

Il est exceptionnel (environ 2 % des cas) que les deux reins soient touchés par un cancer.

Les facteurs de rique du cancer du rein :

Le cancer du rein est un cancer rare (2 à 3 % des cancers), qui touche l'adulte de plus de 50 ans, davantage les hommes que les femmes.

Des facteurs favorisants ont été mis en évidence :
l'association d'une obésité et d'une hypertension artérielle,
le tabac : plus le tabagisme est important et prolongé, plus le risque de cancer augmente. Le risque d'avoir un cancer est d'autant plus important que l'on a commencé à fumer jeune.

Il existe également des facteurs génétiques (délétions de gènes sur certains chromosomes) à l'origine de formes familiales du cancer du rein.

Prévention du cancer du rein :

On ne peut, à l'heure actuelle, éviter la survenue d'un cancer du rein.
En revanche, il est possible d'agir sur certains facteurs de risque :
arrêter de fumer ;
éviter ou traiter la surcharge pondérale, par une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, en s'aidant au besoin des conseils d'un professionnel de santé ;
dépister et traiter l'hypertension artérielle.

Dépister un cancer du rein :

Le cancer du rein est longtemps asymptomatique (ne donne pas de signe clinique). Il peut alors être découvert fortuitement au cours d'une échographie ou d'un scanner abdominal pratiqués pour des troubles digestifs par exemple.

Le sang dans les urines ou hématurie est le principal signe d'alerte. Là aussi, l'hématurie peut être microscopique (non visible à l'œil nu) et décelée lors d'un examen urinaire (ECBU) réalisé de façon systématique ou lors d'une infection.
Cette hématurie est totale, insidieuse, spontanée, capricieuse, indolore et récidivante.

Moins souvent, c'est une douleur, plus ou moins intense, située dans la région lombaire qui donne l'alerte.
Dans certains cas, une fièvre isolée ou associée à une perte de poids peut être révélatrice.

Ce peut être également la découverte d'une masse lombaire palpée lors d'un examen clinique ou la présence d'un varicocèle d'apparition récente (dilatation des veines spermatiques au niveau du scrotum) qui font suspecter une tumeur rénale.

Une altération de l'état général avec amaigrissement, fièvre, sueurs nocturnes peut révéler la maladie à un stade avancé, ou encore un "syndrome paranéoplasique" lié à une sécrétion hormonale en excès (érythropoïétine, rénine, prolactine, ACTH, etc.).

Quel que soit le signe révélateur, le diagnostic est confirmé par des examens cliniques et radiologiques.
L'examen clinique complet recherche une masse lombaire régulière ou dure, bosselée, plus ou moins mobile. Bien souvent, à part la tumeur, l'examen clinique est négatif.

La numération formule sanguine peut faire découvrir une polyglobulie, liée à l'augmentation de production de l'érythropoïétine, signe évocateur de cancer du rein.

Le diagnostic est fait sur les examens radiologiques :
L'échographie rénale bilatérale : elle permet de mettre en évidence une masse solide, avec parfois des calcifications. Elle permet également de faire un bilan d'extension du cancer.

L'urographie intraveineuse (U.I.V.) peut montrer un refoulement, un écrasement, une infiltration des cavités rénales. Ces différentes images dépendent du siège de la tumeur. L'U.I.V. permet par ailleurs d'évaluer la fonction du rein controlatéral.
Mais il arrive que l'urographie ne permette pas de conclure :
- parce qu'elle est normale, ce qui n'élimine pas le diagnostic,
- parce qu'elle révèle une lésion non caractéristique,
- parce qu'elle révèle un rein muet.

Le scanner abdominal et pelvien
Le scanner permet de visualiser les tumeurs rénales et surtout d'évoquer leur nature histologique. Le cancer du rein se traduit par l'existence d'une tumeur déformant le rein, d'une densité importante, qui augmente lors de l'injection de produit de contraste. Les connections avec les organes de voisinage sont appréciées. Cet examen permet également de visualiser des métastases, en particulier hépatiques, et de rechercher un envahissement veineux.

L'IRM
Elle est très utile pour l'étude de l'envahissement vasculaire et de la surrénale.

Après ces examens radiologiques, le diagnostic de cancer rénal est fait. La recherche de métastases se fait notamment par un scanner thoracique et cérébral, une scintigraphie osseuse. Le bilan de l'état général du malade permet de juger de son opérabilité. Il est également essentiel de s'assurer de l'état de l'autre rein, car c'est lui qui permettra au malade de vivre normalement après l'exérèse du rein tumoral.

Après réalisation du bilan, l'extension locale et générale de la tumeur est classée en différents stades selon la classification T.N.M. :
T (tumeur) :
- T1 : petite tumeur sans déformation du rein
- T2 : tumeur plus importante avec une déformation du rein sans que le cortex soit atteint
- T3 : envahissement de la loge qui entoure le rein, ou des vaisseaux
N (ganglions) :
- N1 : un seul ganglion à la sortie du rein
- N2 : ganglion au niveau de l'autre rein
- N3 : ganglion fixe
- N4 : ganglion à distance
M (métastase) :
- M0 : pas de métastase à distance.
- M1 : métastases à distance.

Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?

Le traitement actuel du cancer du rein est avant tout chirurgical et consiste en une néphrectomie élargie (ablation totale du rein, de la loge rénale et de la surrénale). L'intervention est complétée par un curage ganglionnaire.
Dans certains cas (petite tumeur, tumeur bilatérale, état général altéré), une chirurgie partielle conservatrice peut être discutée (ablation d'une partie du rein).
En cas de métastase unique, son ablation chirurgicale peut être envisagée.

La chimiothérapie est peu efficace dans le cancer du rein. Il en est de même de la radiothérapie, à laquelle le rein n'est pas sensible.

L'immunothérapie consiste à stimuler les défenses immunitaires de l'organisme contre la tumeur par l'injection de médicaments, l'interféron et l'interleukine.

Dans certains cas de petites tumeurs (inférieures à 3 cm), découvertes chez des patients âgés ou en mauvais état général, on peut envisager une simple surveillance radiologique et échographique.

hautLe traitement est-il efficace ? Pourquoi une surveillance après le traitement ?
Plus le cancer est dépisté tôt, plus les chances de réussite du traitement sont importantes. Lorsque l'exérèse chirurgicale de la tumeur rénale est faite à temps, il est alors possible d'obtenir de longues survies, voire une guérison.

Une surveillance médicale est fortement recommandée tous les 3 ou 4 mois au début, puis tous les 6 mois. Elle sert à dépister une éventuelle récidive de la maladie d'une part et à contrôler la fonction rénale d'autre part. Elle repose à la fois sur les examens sanguins et les examens d'imagerie (échographie, scanner).

Quelles sont les conséquences des traitements ?

Dans les rares cas de cancer bilatéral (touchant les 2 reins), le traitement chirurgical tente dans la mesure du possible de conserver du parenchyme rénal pour éviter l'hémodialyse. Si la néphrectomie élargie s'impose malgré tout (atteinte bilatérale et multifocale dans la maladie familiale de von Hippel Lindau), l'hémodialyse est alors inévitable.

La tolérance des produits utilisés en immunothérapie (nombreux effets secondaires) peut être un facteur limitant du traitement.

La détresse psychologique qui accompagne souvent une telle maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse. Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.

Quels sont les principaux éléments pronostiques ?

Il est impossible de savoir à l'avance quel va être le résultat d'un traitement.
On sait cependant que les chances de réussite sont variables en fonction du type de tumeur, de sa taille, mais aussi en fonction de l'âge et de l'état de santé.

Le pronostic est favorable lorsqu'il s'agit d'une tumeur localisée, de petite taille, sans métastase à distance. On obtient alors 80 % de survie à 5 ans.

Que se passe-t-il après le traitement ?

La réinsertion socio-professionnelle après la maladie
Elle a pour but d'aider le patient et sa famille dans sa vie quotidienne. L'aide d'une assistante sociale pendant la maladie peut permettre au malade d'éviter ou de résoudre certaines difficultés pendant les hospitalisations, mais aussi après les traitements. Un tel suivi facilite la reprise d'une vie normale. A noter que les associations d'anciens patients et de bénévoles peuvent également aider le malade par leur expérience et lui apporter des conseils adaptés et des adresses utiles.
En ce qui concerne la reprise du travail, elle sera possible après une période d'adaptation de quelques mois. L'idéal, si l'organisation professionnelle le permet, est de reprendre progressivement le travail, à temps partiel par exemple. La loi prévoit d'ailleurs des aménagements du temps du travail. Là encore, il est conseillé de s'adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).
Cependant, si vous exercez une profession contraignante sur le plan physique, un reclassement professionnel peut être envisagé avec le médecin du Travail.

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ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.