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LE CANCER > LES TYPES DE CANCERS

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CANCER DU TESTICULE

Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie.
Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation

Les points essentiels

  Les testicules synthétisent la testostérone et fabriquent les spermatozoïdes.
  Le séminome est la forme la plus fréquente de cancer du testicule. De nombreux autres types de cancer existent parmi lesquels le carcinome embryonnaire, le tératocarcinome et le choriocarcinome.
  Le cancer du testicule est un cancer de l'homme jeune. Il est favorisé par un testicule non descendu durant la petite enfance ou atrophique.
  Le diagnostic de ce cancer est d'abord clinique : il se présente souvent sous la forme d'une tuméfaction dure et irrégulière du testicule. Il est confirmé par l'échographie.
  Scanner, éventuellement IRM, et dosage des marqueurs tumoraux font partie du bilan du cancer.
  Le traitement consiste en l'ablation chirurgicale du testicule (orchidectomie), complété par une radiothérapie ou une chimiothérapie, selon le type et le stade du cancer.
  Le traitement peut entraîner une stérilité, le plus souvent temporaire. Il est donc recommandé à l'homme jeune de conserver son sperme avant le début du traitement.
  Le pronostic est globalement favorable, avec une guérison obtenue dans environ 90 % des cas. 
       
Ce qu'il faut savoir sur le testicule

Les testicules, ou gonades, sont situés dans les bourses. Ils renferment des tubes séminifères qui sont des tubules à l'origine de la fabrication des spermatozoïdes. Ces tubes convergent dans l'épididyme qui surmonte le pôle supérieur du testicule. Autour de chaque testicule, se trouve une enveloppe appelée l'albuginée, elle-même entourée par un muscle, le scrotum.

Les testicules sont les organes reproducteurs de l'homme :
  ils fabriquent les spermatozoïdes (on parle de spermatogenèse), à partir de cellules souches situées dans les tubes séminifères.
  ils synthétisent la testostérone, à l'origine de la spermatogenèse et du développement des caractères sexuels secondaires (pilosité, musculature, mue, etc.).

Existe-t-il différents types de cancer du testicule ?

Parmi les nombreuses formes existantes de cancer du testicule, les principales sont :
  le séminome, forme la plus fréquente (environ 40 % des tumeurs testiculaires) ;
  le carcinome embryonnaire, appelé aussi dysembryome (20 % des cancers testiculaires) ;
  le tératocarcinome (30 % des cancers testiculaires) ;
  le chorio-épithéliome ou choriocarcinome : rare (environ 1 %).

Il faut noter que l'existence, à des degrés divers, de plusieurs types histologiques au sein d'une même tumeur est relativement fréquente, ce qui fait la particularité du cancer du testicule.

Les facteurs de risque du cancer du testicule :

Ce cancer touche surtout l'homme jeune, de 20 à 35 ans. Il est très rare après 50 ans. Dans la quasi-totalité des cas, le cancer ne concerne qu'un seul testicule.

Des facteurs favorisants sont identifiés :
  Un testicule non descendu (ou cryptorchidie).
  L'atrophie testiculaire (absence de développement du testicule) : les causes en sont diverses (infection, oreillons, traumatisme...).

Prévention du cancer du testicule :

En cas de testicule non descendu (cryptorchidie), l'abaissement précoce du testicule est recommandé dès l'âge de 2 ans.
Le risque de cancer peut justifier l'exérèse d'un testicule non descendu, découvert à l'âge adulte.

Dépister un cancer du testicule :

Souvent, c'est le malade lui-même qui découvre le cancer, sous la forme d'une masse indolore, dure, augmentant le volume de la bourse. Il peut ressentir une gêne au niveau de la bourse, avec une sensation de pesanteur. Parfois, ces signes sont rattachés à un traumatisme récent.
Dans d'autres cas, c'est l'augmentation récente du volume d'un testicule jusque-là atrophique qui amène à consulter.
Le cancer peut également être découvert lors d'un examen clinique fait pour une toute autre raison.

Le médecin fait généralement le diagnostic par la palpation des bourses qui retrouve une tuméfaction dure et irrégulière du testicule. Il n'y a pas de signes inflammatoires (pas de fièvre notamment), ni de signe urinaire. Le testicule opposé est normal.

L'extension du cancer est appréciée par la palpation de l'abdomen et du creux sus-claviculaire à la recherche de ganglions anormaux.
L'échographie confirme la tumeur intra-testiculaire, et l'échographie-Doppler met en évidence l'augmentation de la vascularisation dans la tumeur. Certaines anomalies, en particulier la présence de microcalcifications dans le testicule en échographie, peuvent faire suspecter un cancer.

Le scanner permet de rechercher des adénopathies abdominales. Dans certains cas, un examen par résonance magnétique (IRM testiculaire) peut être utile.

Le dosage des marqueurs tumoraux (alpha-foetoprotéine, bêta HCG et antigène carcino-embryonnaire) dans le sang doit se faire avant le traitement. Il faut souligner que la normalité du taux des marqueurs tumoraux n'exclut pas l'existence d'une tumeur.

Au terme de ce bilan, le stade d'extension de la tumeur est précisé par la classification T.N.M. qui permet de guider les décisions thérapeutiques. Schématiquement, on distingue :
  Le stade 1 : la tumeur est uniquement localisée dans le scrotum.
  Le stade 2a : présence dans l'abdomen de ganglions de taille inférieure à 2 cm.
  Le stade 2b : présence dans l'abdomen de ganglions de taille comprise entre 2 et 5 cm.
  Le stade 2c : présence dans l'abdomen de ganglions de taille supérieure à 5 cm.
  Le stade 3 : présence de ganglions au dessus du diaphragme.
  Le stade 4 : il existe des métastases dans les viscères.

Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?

Le traitement est d'abord chirurgical et consiste en l'ablation du testicule atteint ou orchidectomie. Le type de cancer est déterminé par l'examen au microscope du testicule enlevé.
Généralement, après l'ablation du testicule malade, on met en place une prothèse testiculaire en silicone à but cosmétique, de la même taille que le testicule opposé.

En fonction du type de cancer et de son stade, un traitement complémentaire par radiothérapie ou chimiothérapie est généralement nécessaire.

Le traitement est-il efficace ? Pourquoi une surveillance après le traitement ?

Le traitement permet une guérison du cancer du testicule dans environ 9 cas sur 10 s'il est diagnostiqué suffisamment tôt.

Un bilan est fait à 3 mois après le traitement :
  Si la réponse est complète, cas le plus fréquent, la surveillance doit être poursuivie pendant au moins 5 ans.
Si la réponse au traitement n'est que partielle, avec des masses ganglionnaires résiduelles, une intervention chirurgicale est alors nécessaire si cette masse résiduelle est de plus de 3 cm. Si du tissu tumoral est présent à l'examen histologique, une chimiothérapie est entreprise.

Dans tous les cas, la surveillance doit être prolongée pendant 5 à 10 ans après le traitement, tous les 6 mois pendant 2 ans, puis tous les ans pendant au moins 5 ans. Chaque consultation de surveillance comprend un examen clinique, un dosage des marqueurs tumoraux (alpha-foetoprotéine, bêta HCG et antigène carcino-embryonnaire), un scanner abdominal et thoracique, et une radiographie pulmonaire.

Les rechutes surviennent surtout dans les 2 premières années. Elles sont suspectées en cas de ré-augmentation des marqueurs tumoraux. Ces récidives restent très sensibles à la chimiothérapie.

Quelles sont les conséquences des traitements ?

Le traitement, tant la chirurgie que la radiothérapie ou la chimiothérapie, n'entraîne pas d'impuissance et n'a donc aucune incidence sur la vie sexuelle. En revanche, il peut atteindre la spermatogenèse (production des spermatozoïdes) et entraîner une stérilité, généralement transitoire. C'est la raison pour laquelle il est proposé à l'homme jeune de conserver son sperme (banque du sperme) avant tout traitement.

Les effets secondaires de la radiothérapie consistent essentiellement en :
  Une rougeur de la peau : c'est la réaction la plus fréquente après deux semaines de traitement. On parle alors d'"effet coup de soleil". L'application quotidienne d'éosine permet d'éviter que la peau ne pèle.
  Une fatigue : elle est fréquente après une ou deux semaine de traitement, mais transitoire.

Les effets secondaires de la chimiothérapie

Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d'entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l'arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition :
  les nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont heureusement aujourd'hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l'action préventive d'antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
  la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
  la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l'inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
  les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de "mucite buccale". Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu'ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d'une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
  la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. Selon les médicaments utilisés, on peut proposer le port d'un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie, mais il faut savoir que son efficacité est variable.
  la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), le malade court alors un risque d'infection.
  la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d'une fatigue importante.
  la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d'hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
  la fatigue : c'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l'angoisse.

La détresse psychologique qui accompagne souvent une telle maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse. Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.

Quels sont les principaux éléments pronostiques ?

Le pronostic est essentiellement lié au type histologique du cancer et à son stade. Le cancer du testicule a globalement un pronostic favorable et l'on obtient une guérison dans environ 90 % des cas.

Que se passe-t-il après le traitement ?

Une surveillance régulière est nécessaire pendant les premières années.
Il n'y a pas de régime alimentaire particulier à suivre.

La réinsertion socio-professionnelle après la maladie
Elle a pour but d'aider le patient et sa famille dans sa vie quotidienne. L'aide d'une assistante sociale pendant la maladie peut permettre au malade d'éviter ou de résoudre certaines difficultés pendant les hospitalisations, mais aussi après les traitements. Un tel suivi facilite la reprise d'une vie normale. A noter que les associations d'anciens patients et de bénévoles peuvent également aider le malade par leur expérience et lui apporter des conseils adaptés et des adresses utiles.
En ce qui concerne la reprise du travail, l'idéal, si l'organisation professionnelle le permet, est de reprendre progressivement le travail, à temps partiel par exemple. La loi prévoit d'ailleurs des aménagements du temps du travail. Là encore, il est conseillé de s'adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).

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Documents à télécharger

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ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.