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CANCER DE LA THYROÏDE
Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie. Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation
Les points essentiels
• La thyroïde est une glande endocrine qui secrète des hormones riches en iode, la thyroxine (ou T4) et la triiodothyronine (ou T3), ainsi que la calcitonine qui intervient dans la régulation du taux de calcium dans l'organisme.
• Les cancers de la thyroïde sont le plus souvent bien différenciés et surviennent plutôt chez des sujets jeunes.
• Les carcinomes médullaires se développent à partir des cellules qui secrètent la calcitonine. Dans 25 % des cas, il s'agit de formes familiales en rapport avec une mutation génétique.
• Les cancers anaplasiques ou peu différenciés sont rares mais ils comportent un risque d'extension plus important.
• Bien que rare, le cancer de la thyroïde voit sa fréquence augmenter depuis une vingtaine d'année en raison de sa détection plus fréquente et plus précoce.
• La plupart des cancers de la thyroïde sont de cause indéterminée.
• Le diagnostic repose sur l'échographie, la scintigraphie et la ponction du nodule avec examen histologique.
• Le traitement est d'abord chirurgical : thyroïdectomie totale avec curage ganglionnaire associé.
• L'administration d'iode radioactif vise à détruire le tissu thyroïdien restant en cas d'extension locale ou de métastase.
• Un traitement substitutif à vie par hormone thyroïdienne doit être suivi.
• Le pronostic du cancer de la thyroïde est globalement bon.
Ce qu'il faut savoir sur la thyroïde
La thyroïde est une glande endocrine située à la base du cou, en avant de la trachée, sous le larynx. Elle comporte deux lobes latéraux séparés par une partie médiane : l'isthme.
Elle est constituée en majeure partie de cellules glandulaires groupées en petites vésicules appelées cellules vésiculaires. Ces cellules secrètent les hormones thyroïdiennes, la thyroxine (ou T4) et la triiodothyronine (ou T3), riches en iode. C'est pourquoi, lorsque l'on absorbe de l'iode, il se fixe en priorité sur la thyroïde.
La formation de ces hormones est sous le contrôle de l'hypophyse, qui sécrète elle-même la thyréostimuline (ou TSH).
Le rôle de ces hormones est de contrôler le niveau de fonctionnement des organes.
Entre les vésicules thyroïdiennes, existent aussi, en plus petite quantité, d'autres cellules, que l'on appelle des cellules C, et qui secrètent une autre hormone : la calcitonine. Cette dernière régule en partie le métabolisme du calcium dans l'organisme, en diminuant le taux de calcium dans le sang.
Existe-t-il différents types de cancer de la thyroïde ?
Lorsque l'on parle de cancer de la thyroïde, il s'agit presque toujours d'un cancer développé aux dépens des cellules vésiculaires.
Il en existe deux types principaux : le cancer vésiculaire et le cancer papillaire. Ce sont des cancers dits différenciés car les cellules conservent une structure glandulaire et restent notamment capables de fixer l'iode.
Ces cancers représentent plus de 80 % des cancers de la thyroïde et surviennent plus volontiers chez des sujets jeunes. Ils sont 3 fois plus fréquents chez la femme que chez l'homme.
Les cancers développés à partir des cellules C sont appelés carcinomes médullaires et sont beaucoup plus rares (7 %). Ils secrètent de la calcitonine dont le dosage dans le sang pourra donc être un véritable marqueur de la maladie.
Les carcinomes anaplasiques ou indifférenciés comportent des cellules cancéreuses ayant perdu les caractéristiques des cellules glandulaires. Ils représentent 7 % de l'ensemble des cancers de la thyroïde et surviennent surtout chez des sujets âgés. Leur croissance est plus rapide et le risque de diffusion ou de métastase plus grand.
Les facteurs de risque :
Avec 3.700 nouveaux cas diagnostiqués en 2000, le cancer de la thyroïde reste relativement rare en France. Une augmentation de son incidence est cependant constatée depuis plus de 20 ans : elle est notamment liée à une meilleure détection, obtenue par les progrès apportés aux méthodes diagnostiques et aux traitements des maladies thyroïdiennes.
Le cancer de la thyroïde peut être favorisé par une irradiation de la thyroïde pendant l'enfance, soit lors d'une irradiation externe dans le cadre du traitement d'une autre maladie, soit lors d'une contamination par de l'iode radioactif. Ce risque n'existe que pour des doses importantes d'irradiation, dans tous les cas bien supérieures à celles apportées par des examens radiologiques ou scintigraphiques.
Des études épidémiologiques avec calculs de risque ont montré que l'augmentation du nombre de cas de cancers thyroïdiens en France ne pouvait être imputée à l'accident nucléaire de Tchernobyl.
En réalité, dans la grande majorité des cas, les cancers de la thyroïde se développent sans cause précise.
Seuls 3 à 5 % des patients atteints de cancer papillaire ont un membre de leur famille lui-même touché par un cancer de la thyroïde. Les carcinomes médullaires sont, dans environ 25 % des cas, des formes familiales en rapport avec une mutation génétique.
Prévention du cancer de la thyroïde :
La plupart des cancers de la thyroïde étant de cause indéterminée, il n'est pas possible de prévenir leur survenue.
Dans le cas des carcinomes médullaires, si vous avez un parent proche atteint de ce type de cancer, on vous proposera de faire un test biologique pour vérifier la réalité du risque. Une intervention chirurgicale permettra d'enlever une microlésion.
Dépister un cancer de la thyroïde :
Si vous avez un petit nodule à la base du cou, si votre voix a changé depuis plusieurs semaines, ou encore si vous avez un ganglion au niveau du cou, consultez votre médecin. Il vous dirigera vers un centre spécialisé pour faire des examens.
Il faut noter que dans un grand nombre de cas, le cancer de la thyroïde est cliniquement latent (ne donne aucun signe). Il arrive fréquemment qu'il soit découvert à l'occasion d'examens pratiqués pour un autre motif, comme une échographie cervicale, un examen Doppler ou un scanner.
Pour faire le diagnostic de cancer de la thyroïde, différents examens sont effectués :
• Une échographie : elle permet de préciser la taille du nodule, de déterminer sa nature solide, liquide ou mixte.
• Une ponction : en cas de nodule liquide ou kyste, la ponction permet de l'affaisser et d'en examiner le liquide.
• Une scintigraphie : en injectant de l'iode radioactif, on étudie sa fixation par le nodule. En cas de fixation faible, il s'agit d'un nodule "froid". Si, au contraire, la fixation est importante, il s'agit alors d'un nodule "chaud".
Tout nodule suspect, qui s'avère être solide à l'échographie et froid à la scintigraphie, peut être un cancer, mais aussi un nodule bénin.
C'est l'examen au microscope (ou examen histologique) qui portera le diagnostic, et s'il s'agit d'un cancer, en précisera le type. Pour cela, une ponction du nodule à l'aiguille fine sera effectuée. Il s'agit d'un examen indolore qui se fait en consultation.
Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?
Le traitement prioritaire est la chirurgie : elle consiste en l'ablation de toute la glande thyroïde (thyroïdectomie totale), associée ou non à un curage ganglionnaire (ablation des ganglions situés autour de la thyroïde).
En cas d'extension locale ou de métastase, on fera des tests pour voir si les cellules tumorales fixent l'iode, et dans ce cas, on fera une administration d'iode radioactif (iode 131). Ce traitement permet de détruire les cellules thyroïdiennes restantes.
Un traitement substitutif à vie par hormone thyroïdienne, la thyroxine, permet de compenser l'absence de thyroïde.
Le recours à la radiothérapie est peu fréquent et la chimiothérapie est exceptionnellement indiquée.
Le traitement est-il efficace ? Pourquoi une surveillance après le traitement ?
La grande majorité des cancers de la thyroïde sont bien différenciés, et la guérison est obtenue dans la majorité des cas.
Une surveillance régulière doit être poursuivie à vie. Elle vise à :
• contrôler régulièrement le traitement par la thyroxine, par un examen clinique et un dosage biologique de la TSH,
• repérer précocement une éventuelle rechute par l'examen clinique, l'échographie du cou et la scintigraphie à l'iode 131. Le dosage de la thyroglobuline, protéine qui n'est produite que par la thyroïde, permet également de dépister une rechute : un taux détectable de cette protéine reflète l'existence de cellules cancéreuses.
Quelles sont les conséquences des traitements ?
L'intervention chirurgicale entraîne rarement des complications. Il peut s'agir de :
• la paralysie d'une corde vocale, entraînant une voix rauque,
• une hypoparathyroïdie, à l'origine d'une hypocalcémie (baisse du taux de calcium dans le sang).
Ces complications sont le plus souvent réversibles.
Le traitement par l'iode radioactif est généralement bien supporté.
Quels sont les principaux éléments pronostiques ?
Le pronostic du cancer de la thyroïde est globalement bon.
En présence d'un cancer localisé, bien différencié, chez un sujet jeune, la guérison est très souvent obtenue, mais une surveillance régulière doit être maintenue à vie.
Lorsqu'il s'agit d'une tumeur étendue, peu différenciée, survenant chez un sujet âgé, il existe un risque d'évolution après le traitement initial. Le traitement des rechutes ou des métastases donne des résultats favorables dans un grand nombre de cas.
Que se passe-t-il après le traitement ?
La réinsertion socioprofessionnelle après la maladie
Elle a pour but d'aider le patient et sa famille dans sa vie quotidienne. L'aide d'une assistante sociale pendant la maladie peut permettre au malade d'éviter ou de résoudre certaines difficultés pendant les hospitalisations, mais aussi après les traitements. Un tel suivi facilite la reprise d'une vie normale. A noter que les associations d'anciens patients et de bénévoles peuvent également aider le malade par leur expérience et lui apporter des conseils adaptés et des adresses utiles.
En ce qui concerne la reprise du travail, l'idéal, si l'organisation professionnelle le permet, est de reprendre progressivement le travail, à temps partiel par exemple. La loi prévoit d'ailleurs des aménagements du temps du travail. Là encore, il est conseillé de s'adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).
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| Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur. |
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| Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire. |
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| Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique. |
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| Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux. |
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ALD : Affection de longue durée. Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%. |
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| Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine). |
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| Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé. |
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| Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie. |
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| Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité. |
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| Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère. |
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| Antalgique : Traitement contre la douleur. |
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| Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action. |
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| Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements. |
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| Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen). |
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| Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur. |
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| Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps. |
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| Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale. |
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| Biopsie : Prélèvement d'un fragment de tissu sur un être vivant pour pratiquer un examen des cellules au microscope par l'anatomopathologiste. |
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| Biopsie de la moelle osseuse : Prélèvement dans la crête de l'os iliaque (au niveau du côté du bassin) d'un minuscule fragment de moelle osseuse. Ce prélèvement est effectué par le médecin à l'aide d'une grosse aiguille ou trocart. La moelle osseuse est le siège des cellules originaires des globules sanguins. |
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| Biphosphonate : Médicament destiné à lutter contre la destruction de l'os et à renforcer sa solidité. |
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Cancer d'origine génétique : Certaines familles semblent sujettes à un taux élevé de cancers. Cette transmission s’explique par l’existence d’une mutation génétique transmissible d’une génération à l’autre. En effet, les vraies formes génétiques de cancer sont liées à la mutation de gène(s). Cette mutation est transmise d'une génération à l'autre. En fait, ces cancers d'origine génétique restent très rares (5 à 10 % des cancers comme ceux du sein, du côlon). Certains gènes en causes sont identifiés et isolés. Des consultations sont ouvertes dans de nombreux centres à l'intention de personnes dont l’histoire familiale peut évoquer un risque de cancer familial. Seul votre médecin est habilité à juger si elles répondent à votre cas. Ce n'est pas parce que l'on a eu un parent atteint d'un cancer que l'on est soi-même une personne à risque. Demandez conseil à votre médecin |
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Cancer hormonodépendant : Certains cancers sont stimulés par les hormones. Ex : cancer du sein stimulé par les œstrogènes secrétés par les ovaires, cancer de la prostate stimulé par la testostérone secrété par les testicules. On reconnaît ces tumeurs au fait que les cellules tumorales possèdent des "récepteurs hormonaux" sur lesquels se fixera l'hormone. Les traitements hormonaux viseront dont à minimiser la fixation des hormones sur la cellule ou à empêcher leur sécrétion. |
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| Cancer in situ : Présence dans un tissu de cellules cancéreuses qui n'ont pas encore proliféré au-delà des limites de ce tissu. |
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| Cancer infiltrant : Tumeur formée de cellules cancéreuses, qui a pénétré les tissus avoisinants. |
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| Cancer primitif : Tumeur maligne primaire (par opposition aux tumeurs secondaires que sont les métastases liées à la migration des cellules provenant de la tumeur primaire). |
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| Cancérogène ou carcinogène : qui peut favoriser ou provoquer l'apparition d'un cancer (ex. : virus, substance, radiation cancérogènes). |
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Carcinome : Type de cancer qui se développe aux dépens de l'épithélium (tissu qui recouvre la peau, la paroi interne des appareils respiratoire, digestif, urinaire et génital). Les autres types de cancers sont des sarcomes (os, tissus mous ou des tumeurs embryonnaires) |
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Cathéter : Fin tuyau introduit dans une veine et destiné à effectuer des perfusions intraveineuses. Dans le cadre des chimiothérapies le cathéter est implanté dans une grosse veine centrale. Le traitement est ainsi mieux supporté. Il est le plus souvent relié à son extrémité terminale à un boîtier (ou site), implanté sous la peau de la partie supérieure du thorax et dans lequel on pourra injecter le liquide à perfuser. |
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| Cavité péritonéale : Espace situé dans l'abdomen à l'intérieur de la membrane nommée péritoine. |
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| Cellule bronchique : Cellule des bronches qui sont les voies conduisant l'air dans les poumons. |
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| Cellule cancéreuse (tumorale ou maligne) : Cellule anormale dans son anatomie, dans son comportement (prolifération incontrôlée) et dans son fonctionnement (perte plus ou moins complète de ses fonctions). |
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| Cellule différenciée : Cellule qui a acquis des caractères qui lui permettent d'assurer ses fonctions (par exemple : les cellules glandulaires ou osseuses ou cutanées, etc., ont chacune des caractères propres). Les cellules différenciées ne se divisent plus. En général, une tumeur à cellule différenciées croît plus lentement qu'une tumeur dont les cellules sont indifférenciées. |
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| Cervelet : Partie inférieure et postérieure du cerveau. |
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| Cervicale (région) : Région englobant la partie supérieure des voies digestives (bouche, pharynx, partie supérieure de l'œsophage) et les voies aériennes (larynx, partie supérieure de la trachée). |
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| Césium : Corps radioactif à faible pénétration et donc idéal pour un traitement local, superficiel. |
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| Chimiothérapie antitumorale : Thérapeutique destinée à détruire les cellules tumorales par l'administration de médicaments. Ce traitement vise toutes les cellules cancéreuses de l'organisme ; il s'agit donc d'un traitement général, à l'opposé des traitements plus localisés, tels la chirurgie et la radiothérapie. |
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| Chromosomes : Eléments situés dans le noyau des cellules. Ils contiennent les gènes, siège des caractères génétiques transmissibles. |
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| Colostomie : Abouchement du côlon à la paroi de l'abdomen (anus artificiel). Une colostomie peut être transitoire ou définitive. |
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| Complément nutritionnel : Complément alimentaire nécessaire chez des personnes dénutries ou qui ont des difficultés à s'alimenter normalement. |
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| Condylome : Excroissance bénigne de cellules. |
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| Cordes vocales : Petites formations musculaires et fibreuses situées dans le larynx dont la vibration permet l'émission de la voix. |
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Corticothérapie : Traitements par des dérivés de la cortisone. Ils peuvent se présenter sous forme absorbable par voie orale, ou en injections, ou encore sous forme de pommades, suppositoires, etc. Ils sont doués d’une activité anti-inflammatoire puissante |
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COTOREP : Commission d'orientation et de reclassement professionnel. Remplacé par les Maisons Départementales du Handicap (MDH) |
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| Curage : Ablation chirurgicale de tous les ganglions lymphatiques présents dans la région de la tumeur. |
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| Cytaphérèses : Technique consistant à prélever une certaine quantité de sang, à en séparer les globules blancs ou les cellules souches qui seront congelés puis réinjectés par la suite si besoin (autogreffe). |
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| Cytodiagnostic : Diagnostic établi sur l'examen microscopique des cellules, et non pas d'un tissu. Ces cellules peuvent être recueillies soit par ponction, soit par frottis. Un cytodiagnostic négatif ne permet pas d'exclure totalement le diagnostic de cancer. |
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| Cytologie : Etude microscopique de la structure et des fonctions des cellules (prélevées par ponction ou frottis). |
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| Diagnostic de cancer : Il ne peut être porté que si des cellules cancéreuses ont été mises en évidence dans la tumeur, ce qui a nécessité des explorations (biopsie, endoscopie, intervention chirurgicale…) pour obtenir un fragment tumoral. A noter qu'il existe plusieurs termes signifiant "cancer", tels "carcinome", "adénocarcinome", « sarcome », …, suivant le type des cellules dont la tumeur est constituée. |
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DMP : Dossier Médical Partagé. Service conçu pour mettre à disposition de tout bénéficiaire de l’assurance maladie un dossier médical électronique sécurisé et accessible par internet. Echange d’informations entre patients et professionnels de santé qui l’ont en charge. |
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| Dépister une tumeur : Découvrir avant que les symptômes ne se manifestent. |
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Dépression : Etat caractérisé par au moins trois des symptômes suivant : un découragement, une profonde tristesse, une peur de l'avenir, une difficulté à prendre des décisions, un manque de confiance en soi, des troubles du sommeil ou de l'appétit, et ceci depuis plusieurs semaines. Un état dépressif peut revêtir divers aspects cliniques suivant la personne en cause, l'environnement, le moment. Une dépression causée par un évènement est passagère, contrairement aux dépressions constitutionnelles plus durables. |
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| Développement loco-régional : Développement de la tumeur au niveau de l'organe d'origine et également à la région avoisinante (notamment aux ganglions lymphatiques voisins). |
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| Dysplasies : Anomalies morphologiques cellulaires. Les dysplasies ne sont pas cancéreuses mais peuvent être une étape préalable à la transformation cancéreuse. Suivant leur importance, on les classe en légères, moyennes ou sévères. |
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Echographie : Méthode d'imagerie à l'aide d'ultrasons. Il existe plusieurs techniques permettant d’augmenter la précision des échographies. |
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| Echographie endorectale : Echographie réalisée à l'aide d'une sonde introduite dans le rectum. |
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| Endogène : Qui provient de l'intérieur. |
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| Erythroplasie : Affection précancéreuse des muqueuses (bouche, langue, lèvres…) se présentant sous forme d'une surface rouge et brillante, bien limitée, s'étendant lentement. |
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| Essai thérapeutique : Procédure visant à établir l'efficacité des nouveaux traitements. Répondant à des règles très strictes, ces essais sont rigoureusement contrôlés et effectués après accord d'un Comité de protection des personnes (CPP), et avec le consentement éclairé signé du patient. Il est à présent reconnu que ces essais sont indispensables pour obtenir le moindre progrès médical. |
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| Ethmoïde : Os situé entre les deux orbites et creusé de cavités remplies d'air. |
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| Etude dosimétrique : En radiothérapie, c’est la mesure de la répartition dans l'espace du rayonnement émis dans le but de détruire une tumeur. |
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| Examen histologique : Etude au microscope d'un fragment de tissu prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Examen isotopiques : Technique d'exploration utilisant à doses non toxiques des corps radioactifs (isotopes) comme marqueurs d'une lésion suspecte. |
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| Exérèse : Ablation chirurgicale d'une tumeur ou d’une lésion. |
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| Exogène : Qui provient du dehors, de l'extérieur (par opposition à endogène). |
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Exploration ultrasonique : Technique d'imagerie utilisant les ultrasons (échographie). A l’opposé des radiographies ou des scanners (n’utilise pas de rayons). |
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| Facteurs de croissance hématopoïétiques : Substances normalement produites par l'organisme et utilisées à but thérapeutique pour stimuler la croissance des globules sanguins. |
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Ganglions lymphatiques : Nodules de relais du système lymphatique, répartis dans différentes régions du corps. Ils contribuent au système de défense immunitaire de l'organisme. C’est ainsi qu’il peuvent « piéger » les cellules cancéreuses migrant de la tumeur primaire. |
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| Gène : Lieu bien précis situé dans un chromosome et siège d’une information génétique précise. |
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| Génie génétique : On appelle ainsi les différents outils et opérations permettant de manipuler les gènes. Ainsi on peut produire certains médicaments normalement produits par l’organisme (insuline, ...) |
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| Glandes : Organe secrétant des hormones délivrées dans le sang circulant (ex. : thyroïde, hypophyse, ovaire...). |
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Glandes surrénales : Chacune des deux glandes endocrines situées au-dessus des reins. Elles comportent une partie périphérique (corticale) qui sécrète la cortisone et la médullaire qui sécrète l’adrénaline. |
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| Grade : Evaluation et classification de l'agressivité de la tumeur en fonction des modifications des cellules cancéreuses observées au microscope. C'est donc un des outils permettant de juger du pronostic de la maladie qui entre en compte dans le choix de la stratégie thérapeutique. |
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Guérison : Si un grand nombre de cancers guérissent, on ne peut pas l’affirmer de façon individuelle du moins dans les premières années. C’est pourquoi par prudence on préfère employer le mot « rémission ». |
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| Gy = gray : Unité utilisé en radiothérapie pour mesurer l'énergie délivrée par les rayons et absorbée dans les tissus cibles. 1mGy = 1 millième de gray. |
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| HAD : Hôpital à domicile. |
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Histologie : (Voire anatomopathologie). Etude microscopique de l'architecture d'un fragment de tissu constituant un organe ou une tumeur, prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Hormone : Substance secrétée par les cellules glandulaires endocrines et déversée dans le sang pour se fixer sur les cellules cibles. |
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| Hypocalcémie : Abaissement du taux de calcium dans le sang. |
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| Hypoparathyroïdie : Diminution du fonctionnement des glandes parathyroïdes qui régulent le métabolisme du calcium et est donc responsable d'une hypocalcémie. |
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| Hystérectomie : Ablation de l'utérus. |
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| Hystéroscopie : Examen endoscopique de la cavité utérine. |
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| Images scannographiques : Images produites par une technique d'imagerie, basée sur l'analyse fine par ordinateur des coupes radiologiques d’un organe ou d’une région : le scanner ou 'tomodensimétrie axiale'. |
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| Incidence : Nombre de nouveaux cas d'une maladie dans une population, pendant un temps donné. |
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| Interféron, Interleukines : Substances produites par les cellules en cas d'agression, virale par exemple. L'Interféron peut actuellement être obtenu par 'génie génétique', c'est-à-dire en le faisant secréter par des cellules dans lesquelles on a introduit le gène de l'Interféron. Il est utilisé en cancérologie pour des indications très précises et ponctuelles, dans le traitement de certaines formes de leucémies, de myélome. L'Interféron, comme les Interleukines, font l'objet d'essais thérapeutiques. |
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I.R.M. (imagerie par résonance magnétique) : Technique d’imagerie basée sur la réaction des cellules par un champ magnétique. C’est pourquoi le malade est introduit dans le champ magnétique d’un électro aimant. Cette technique n’utilise donc pas de rayon X à l’ opposer du scanner. |
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| Irradiation (ou radiothérapie) : Méthode thérapeutique consistant à exposer une zone tumorale à des radiations non ionisantes afin de détruire les cellules cancéreuses. |
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| Isotope : Elément instable qui en se désintégrant émet un rayonnement (ex. : cobalt, iode 131). |
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| Kératose : Affection de la peau ou de la muqueuse formant un épaississement de la couche cornée (croûte persistante). |
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Kyste : Tuméfaction dont le contenu est liquidien souvent lié à la sécrétion glandulaire. On peut observer des kystes dans différents organes glandulaires (sein, ovaire, thyroïde…) |
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| Laryngectomie : Ablation du larynx. |
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| Larynx : Conduit musculo-membraneux qui permet la production et la transmission de la voix et de l'air, entre le pharynx et la trachée. Il contient les cordes vocales (glotte). |
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| Lésion précancéreuse : Lésion bénigne mais qui peut se transformer en cancer à plus ou moins long terme. |
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Leucoplasie : Irritation de la muqueuse de la bouche, de la langue, de la joue, du pharynx, ou du larynx. Elle apparaît comme une tache blanchâtre pouvant saigner facilement. Elle est favorisée par certains facteurs d'irritation (tabac, alcool, lésions dues aux prothèses dentaires). Une leucoplasie n’est pas cancéreuse mais peut le favoriser. |
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| Lichen : Modification d’une muqueuse (buccale, vulvaire…) associant papules violacées, blanches et sèches. Le lichen n’est pas cancéreux. |
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| Lymphomes : Tumeurs des ganglions lymphatiques. Il y a plusieurs types de lymphomes d'évolution et de traitements différents. |
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Marqueur biologique tumoral : Substance secrétée par certains types de cellules et présente dans le sang. En cas de croissance anormale de ces cellules, la production du marqueur est anormalement élevée. Le marqueur constitue un bon indice de l'activité des cellules. C'est un outil précieux de surveillance de certains cancers, mais pas un outil de diagnostic. Il existe différents types de marqueurs, suivant le type de cellules. Ex : pour le cancer du côlon-rectum, le marqueur usuel est l'ACE (antigène carcino-embryonnaire) pour le sein CA15-3, ovaire CA 125, ... |
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| Mastopathie : Terme générique désignant toute modification de la glande mammaire. On utilise ce terme le plus souvent pour désigner une modification bénigne de la glande. |
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Médiastin : Espace compris entre les deux poumons et divisé en deux parties par des replis des plèvres : le médiastin antérieur contient le cœur et le thymus ; le médiastin postérieur renferme l'œsophage, l'aorte et le canal thoracique. Le médiastin contient également des ganglions lymphatiques. |
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| Métabolisme : Ensemble des phénomènes complexes de l'organisme nécessaires au maintien de la vie. Ils associent des réactions de construction des matériaux complexes (à partir des apports alimentaires), à des réactions de dégradation aboutissant à l'élimination des déchets |
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Métastase : Localisation à distance d'une tumeur cancéreuse primaire propagée par voie sanguine ou lymphatique. Les cellules se développent au sein d’un organe donné. Ex : métastase pulmonaire d’un cancer du sein, la tumeur présente dans le poumon dans ce cas est constituée de cellules d’origine mammaires. |
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| Moelle osseuse : Substance située au cœur des os. Elle est le siège des cellules génératrices des globules sanguins (globules blancs, globules rouges, plaquettes). |
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| Molécules : Particule constituant la plus petite quantité de matière ; les molécules sont formées de groupements d'atomes : par exemple, une molécule d'eau est formée de l'association de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. |
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| Mucite : Inflammation des muqueuses (tissu de revêtement) de la bouche et des voies digestives : pharynx, œsophage. Les mucites se traduisent par un gonflement douloureux des muqueuses qui sont rouges et parfois même ulcérées. Elles peuvent être secondaires à diverses agressions telles la chimiothérapie, la radiothérapie, favorisant les infections par des bactéries ou des champignons (on parle alors de mycose). |
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Mutation génétique : Modification de la structure d’un gène. Une mutation peut se produire après la naissance ou plus rarement par transmission familiale. |
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| Naso-pharynx : Partie supérieure du pharynx située au-dessus du niveau du palais. |
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| Néoplasique : Cancéreux. |
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| Neutrons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
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| Nodule : Noyau palpable. |
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| Œsophage : Conduit reliant le pharynx à l'estomac. Le pharynx est situé dans la région cervicale et l'estomac dans l'abdomen. L'œsophage traverse le thorax. |
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| Œstrogènes : Hormones sécrétées par les ovaires qui assurent la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux et des seins, chez la femme. |
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| Parotide : Glande située en arrière de la mâchoire inférieure, sous l'oreille. |
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| Péritoine : Membrane séreuse qui revêt la plus grande partie de la cavité abdominale et les organes qui y sont logés. |
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| Petit bassin : Partie inférieure de l'abdomen qui contient la vessie et l'appareil génital. |
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| Pharynx : Conduit (musculo-membraneux) entre la bouche et l'œsophage, où se croisent la voie digestive et la voie respiratoire. |
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| Phase palliative : Phase ou les soins de confort prenne le pas sur le traitement de la maladie. |
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| Phototype : Classification des différents types de peau en fonction de leur sensibilité aux U.V. |
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| Pluridisciplinaire : Qui associe des professionnels de diverses disciplines ou spécialités (par exemple : médecin, chirurgien, radiothérapeute, infirmier, psychologue, etc.). |
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| Pneumoconiose : Fibrose pulmonaire (ou du parenchyme pulmonaire) par surcharge en fibres minérales (amiante [asbestose], silice, poussière de charbon ou de fer) ou végétales (coton). |
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| Polychrome : Qui présente plusieurs couleurs. |
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| Polype : Tumeur généralement bénigne implantée par un pédicule sur la muqueuse d'une cavité naturelle. |
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Polypose rectocolique familiale : Polypes multiples disséminés sur la muqueuse colique pouvant favoriser le développement d’un cancer. Lié à une anomalie génétique précise. |
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| Prévalence : Nombre global à un moment donné de personnes souffrant d’une affection (par opposition à un taux rapporté à une période donnée. |
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| Progestérone : Hormone secrétée par les ovaires. |
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| Prothèse : Matériel destiné à remplacer partiellement ou totalement un organe ou un membre. |
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| Protocole thérapeutique : Association précise de divers médicaments ou de traitements thérapeutique ayant fait la preuve de son efficacité. |
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| Protons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
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| Protonthérapie : Technique d’irradiation très précisément localisée répondant à certaines indications thérapeutiques. |
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| Radiographie : Méthode d'imagerie réalisée grâce à l'exposition d'une surface sensible aux rayons X. |
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| Radiothérapie : Méthode de traitement destinée à détruire les cellules tumorales en les exposants à des radiations ionisantes. Ces radiations sont dirigées sur la zone tumorale : il s'agit donc d'un traitement localisé. |
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Randomisé : (Terme dérivé de l’anglais random = hasard) On utilise ce terme pour désigner le tirage au sort dans le choix de traitements d’essai de recherche clinique |
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| Récidive : Reprise évolutive d’un cancer après une période de rémission |
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| Rémission : Disparition apparente de tout signe évolutif de la maladie. Si rien n'apparaît par la suite, pourra être assimilée à 'guérison'. |
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Réseau de soin : Structure coordonnant les différentes professions (médecins spécialisés, généralistes, infirmiers, psychologue...) prenant en charge le malade. Les réseaux de soins permettent d’assurer une bonne continuité des traitements |
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| Réunion concertation pluridisciplinaire : Concertation entre les divers spécialistes pour prendre les décisions concernant le traitement d’un cas (oncologue médical, chirurgien, radiothérapeute ou spécialiste) |
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| Sang périphérique : Sang circulant dans les vaisseaux. Le sang est constitué de plasma (élément liquide contenant du sérum et des constituants comme le sucre, des sels minéraux, des graisses, etc.) et d'éléments particulés : les globules sanguins (les globules blancs ou leucocytes, les globules rouges ou hématies et les plaquettes). |
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| Scanner (ou tomodensitométrie) : Méthode d'imagerie combinant la radiographie et l'informatique, permettant la reconstitution d'images de grande précision et sur des coupes multiples. |
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| Scintigraphie : Technique d'imagerie médicale grâce à l'injection dans l'organisme d'un marqueur isotopique qui va se fixer électivement sur un tissu particulier : le marqueur sera choisi en fonction de la région à étudier (exemple : scintigraphie osseuse ou scintigraphie thyroïdienne). |
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| Sinus : Cavités tapissées de muqueuse, creusées dans un massif osseux. Il existe plusieurs sinus au niveau de la face : sinus frontal, ethmoïdal, maxillaire, sphénoïdal, qui communiquent avec les cavités nasales. |
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| Sous-maxillaire salivaire : Glande située en dessous de la mâchoire inférieure. |
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| Soutien hématologique : Traitements visant à compenser une baisse des globules sanguins : globules rouges, globules blancs ou plaquettes. Il s'agit le plus souvent de transfusions de culots globulaires. |
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