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LE CANCER > LES TYPES DE CANCERS

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CANCER DE LA VESSIE

Cette rubrique a pour but de vous informer pour mieux comprendre ce qu'est cette maladie.
Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation

Les points essentiels

  La vessie est une poche qui reçoit l'urine produite par les reins. Elle est constituée d'un muscle qui en se contractant permet à l'urine d'être émise.
  La forme la plus fréquente de cancer de la vessie est le carcinome urothélial. Il peut être in situ, limité à l'épithélium, ou infiltrant s'il a envahi le muscle vésical.
  Le tabac est le principal facteur de risque du cancer de la vessie. Il est responsable de près de la moitié des cas.
  Le signe le plus souvent révélateur est l'hématurie (présence de sang dans les urines). D'autres signes urinaires peuvent se manifester, comme des envies fréquentes ou impérieuses d'uriner, des difficultés à uriner ou encore des brûlures mictionnelles.
  L'endoscopie vésicale est un examen essentiel car elle permet de visualiser directement la tumeur et d'en apprécier les caractéristiques. Elle permet également de confirmer le diagnostic en réalisant une résection de la tumeur et d'en faire l'analyse anatomopathologique.
  L'échographie, l'urographie intraveineuse et le scanner participe à la réalisation du bilan d'extension au terme duquel le cancer est classé en différents stades selon la classification T.N.M.
  Le traitement du cancer de la vessie est avant tout chirurgical : résection de la tumeur associée à une chimiothérapie locale en cas de tumeur superficielle ou ablation totale de la vessie associée à l'exérèse des organes de voisinage en cas de tumeur invasive.
  Les autres moyens de traitement sont représentés par la radiothérapie, la chimiothérapie et l'immunothérapie qui ont leurs indications propres.
  Le pronostic est favorable en cas de tumeur superficielle, n'ayant pas envahi le muscle de la vessie.
       
Ce qu'il faut savoir sur la vessie

La vessie est située sous les reins, en arrière du pubis. Chez l'homme, la vessie est devant le rectum. Chez la femme, elle se trouve devant le vagin et l'utérus. La paroi de la vessie est constituée de trois couches, muqueuse, musculaire et conjonctive.

C'est un organe creux qui reçoit l'urine produite par les reins, via les uretères. Elle est constituée d'un muscle, le détrusor, qui se contracte et permet à l'urine de sortir. Elle est fermée par un muscle appelé sphincter. Elle peut contenir jusqu'à ½ litre grâce à sa capacité de se distendre. La distension de la vessie entraîne le besoin d'uriner, le choix du moment de la miction (évacuation de l'urine) étant sous le contrôle de la volonté.

Existe-t-il différents types de cancer de la vessie ?

  Le plus souvent, ce sont des carcinomes urothéliaux (l'urothélium est le revêtement interne de la vessie), situés à la surface de la muqueuse.
  Lorsque la tumeur est strictement limitée à l'épithélium, on parle de carcinome in situ, souvent précédé par une polypose.
  Le cancer peut être découvert au stade de tumeur infiltrante, ayant envahi la couche musculaire de la paroi vésicale.
  Une autre forme de cancer de la vessie est l'épithélioma, moins fréquent et qui le plus souvent fait suite à une irritation chronique de la muqueuse vésicale (en raison de calculs ou d'une parasitose par exemple).
  Les adénocarcinomes sont peu fréquents. Ce sont des tumeurs malignes qui se développent aux dépens de tissus glandulaires.
  Enfin, plus rarement, ce peut être un cancer épidermoïde (semblable à la peau) ou un sarcome.

Les facteurs de risque :

Le cancer de la vessie est en fréquence la deuxième cause de cancer de l'appareil urinaire, après celui de la prostate. Il survient le plus souvent entre 50 et 70 ans Il est trois fois plus fréquent chez l'homme que chez la femme.

Des facteurs de risque sont identifiés :
  Le tabac est le principal facteur de risque de ce cancer : il est responsable de près d'un cas sur deux.
  Les amines aromatiques peuvent également être responsables de tumeurs de la vessie. Les professions exposées à ces substances concernent essentiellement l'industrie chimique, l'industrie textile, la métallurgie et l'industrie du caoutchouc.
Les infections et irritations chroniques (calculs, sonde à demeure, bilharziose urinaire…).
La radiothérapie au niveau de la région pelvienne.
Des substances comme la phénacétine, le cyclophosphamide, le nitrosamine sont également incriminées.
Des anomalies génétiques ont de plus été mises en évidence.

En revanche, aucun facteur familial n'a pour le moment été identifié dans le cancer de la vessie.

Prévention du cancer de la vessie :

La prévention du cancer de la vessie concerne essentiellement le tabagisme : le risque de cancer de la vessie est multiplié par deux avec une consommation d'un paquet par jour et par trois avec deux paquets par jour.
L'arrêt du tabagisme est donc essentiel pour empêcher la survenue d'un cancer de la vessie.Lorsqu'on arrête de fumer, le risque décroît régulièrement avec le temps : il faut environ 10 ans d'abstinence pour retrouver un risque proche des non-fumeurs. Il n'est jamais trop tard pour arrêter de fumer puisque ce bénéfice s'observe quel que soit l'âge auquel on arrête de fumer.

Une aide est souvent nécessaire. Votre médecin traitant ou une consultation antitabac peut assurer votre prise en charge. En fonction de votre dépendance à la nicotine et de vos souhaits, diverses méthodes (patchs, gommes, etc.) vous seront proposées.

Dépister un cancer de la vessie :

Le signe le plus fréquent et le plus souvent révélateur d'un cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines ou hématurie. Ce saignement survient le plus souvent à la fin du jet : on parle d'hématurie terminale. Le saignement est souvent intermittent. Parfois, en cas de saignement abondant, des caillots peuvent se former et diminuer voire bloquer le jet. Généralement, le saignement est isolé, sans autre symptôme.

Il est important de noter que des lésions bénignes (infections, calculs) peuvent entraîner des saignements importants tandis que des tumeurs infiltrantes peuvent ne pas saigner.

Parfois, il n'y a pas de sang visible dans les urines mais la présence de sang est constatée lors d'un examen urinaire de routine : ce type de saignement, dit microscopique, nécessite les mêmes explorations qu'un saignement visible (macroscopique).

D'autres symptômes peuvent éveiller l'attention, comme des envies fréquentes d'uriner (pollakiurie), des envies impérieuses d'uriner, du pus dans les urines (pyurie), des difficultés à uriner (dysurie) ou encore des brûlures en urinant.

Devant un ou plusieurs de ces signes, divers examens complémentaires sont effectués :
  Une cytologie urinaire, à la recherche de cellules cancéreuses dans les urines.
  Une endoscopie vésicale : c'est l'examen fondamental qui permet de visualiser la tumeur, sa localisation, ses caractères morphologiques. Cet acte est réalisé sous anesthésie locale à l'aide d'un fibroscope souple.
  Une échographie vésicale : elle permet de suspecter une tumeur de la vessie si celle-ci a une taille suffisante ou si elle infiltre la paroi vésicale. On lui associe une échographie rénale à la recherche d'un éventuel retentissement sur les voies excrétrices supérieures.
  L'urographie intraveineuse visualise une ou plusieurs lacunes sur les clichés. Elle constitue un examen important du bilan des tumeurs de la vessie car elle permet d'étudier les reins et les uretères pour vérifier l'absence de tumeur associée.
  Le scanner permet d'évaluer l'extension en cas de tumeur infiltrante : il étudie le retentissement sur le haut appareil et recherche des adénopathies (ganglions augmentés de volume).
  La résection endoscopique va affirmer le diagnostic : elle permet de réaliser soit des biopsies de la tumeur soit une résection complète de celle-ci par voie endovésicale sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie. L'analyse anatomopathologique des fragments tissulaires de la résection permettra le diagnostic histologique. En plus de ce rôle diagnostique, la résection fait partie du traitement de la tumeur.

D'éventuelles métastases au niveau du cerveau, des poumons, du foie et du squelette sont recherchées par le scanner et la scintigraphie.

Au terme du bilan, le stade d'extension de la tumeur peut être précisé selon la classification T.N.M. :
  Stade 1 :
 -TIS (tumeur in situ) : cancer cantonné à la muqueuse épithéliale.
 - T1 : invasion de la membrane basale (entre la muqueuse et le muscle).
 - N1 : atteinte d'un seul ganglion d'un seul coté.
 - M0 : pas de métastases.
  Stade 2 :
 - T2 : invasion du muscle superficiel.
 - N2 : envahissement ganglionnaire des 2 cotés.
 - M0 : pas de métastases.
  Stade 3 :
 - T3a : invasion des muscles profonds.
 - T3b : invasion au delà du muscle dans la loge de la vessie.
 - N3 : ganglions fixés à la loge.
 - M0 : pas de métastases.
  Stade 4 :
 - T4 : tumeur envahissant les organes voisins.
 - N4 : ganglions à distance le long des gros vaisseaux.
 - M0 : pas de métastases ou M1 : métastases à distance.

Les tumeurs de la vessie sont également classées en fonction de leur grade tumoral. On distingue les tumeurs de grade non évaluable (Gx), bien différenciées (GI), moyennement différenciées (GII) et pauvrement différenciées ou indifférenciées (GIII).

Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?

Le traitement est fonction du stade de la tumeur.
Devant une tumeur superficielle (stade 1) : on effectue une résection par cystoscopie, complétée par une chimiothérapie intra-vésicale pour empêcher la progression de la tumeur et sa récidive.
En cas de tumeur infiltrante (stades 2 et 3) : il faut enlever la totalité de la vessie, en rétablissant la continuité urinaire pour que le malade puisse conserver une bonne continence. Dans certains cas, la dérivation des urines consiste à créer une poche à l'aide d'autres tissus de l'organisme, comme l'intestin : cette intervention est appelée entérocystoplastie.

A l'exérèse de la vessie, est associée :
chez l'homme : l'ablation des vésicules séminales et de la partie basse des uretères. Si la tumeur s'étend à l'urètre prostatique, on retire celui-ci (urétrectomie).
chez la femme : l'ablation de la paroi antérieur du vagin, l'utérus, le col, les trompes et les ovaires.

Radiothérapie et/ou chimiothérapie sont indiquées pour empêcher la survenue de métastases ou lorsque l'intervention chirurgicale n'est pas possible.

L'immunothérapie est destinée à prévenir les récidives : elle est réalisée par instillations intravésicales de BCG (bacille Calmette-Guérin, utilisé dans la vaccination contre la tuberculose), à raison d'une fois par semaine pendant 6 semaines.

Le traitement est-il efficace ? Pourquoi une surveillance après le traitement ?

L'objectif du traitement est évidemment de vous guérir. Les possibilités de guérison sont réelles, et si dans certains cas, il n'est pas possible d'obtenir une guérison, on peut stabiliser la tumeur.
L'évolution est favorable si la tumeur est enlevée à un stade superficiel, sans envahissement du muscle de la vessie. Dans la majorité des cas, la maladie est alors contrôlée par la résection seule ou associée à des instillations endovésicales.
Une surveillance par cytologie urinaire, cystoscopie et scanner est recommandée tous les 3 ou 4 mois au début. Elle sert à dépister une éventuelle récidive de la maladie d'une part et à contrôler votre fonction urinaire d'autre part.

Quelles sont les conséquences des traitements ?

Lorsqu'une entérocystoplastie a été réalisée, le malade récupère progressivement une continence urinaire normale le jour, mais peut connaître quelques épisodes d'incontinence nocturne.
Comme la muqueuse intestinale continue à produire du mucus, qui est éliminé dans les urines, il est indispensable de boire suffisamment pour éviter l'obstruction de l'urètre par un bouchon muqueux.
Les instillations endovésicales sont généralement bien supportées. Des symptômes traduisant une irritation peuvent apparaître dans les heures suivant l'instillation. Il est fréquent, surtout avec le BCG, d'avoir des trouble urinaires (besoins fréquents, envies pressantes), voire une fièvre modérée, le soir et le lendemain du traitement.
La radiothérapie est généralement bien supportée, mais elle peut entraîner des effets secondaires transitoires, qui disparaîtront à l'arrêt du traitement. Citons notamment :
  l'irritation vésicale ou cystite qui peut persister plusieurs mois.
  la rougeur de la peau : c'est la réaction la plus fréquente après deux semaines de traitement. On parle alors d'"effet coup de soleil". Parfois dans les semaines et les mois qui suivent l'arrêt de la radiothérapie, une hyperpigmentation persiste de type "bronzage".
Ces manifestations, d'intensité variable d'un patient à l'autre, peuvent être atténuées par des soins locaux adaptés.
  la fatigue est fréquente, liée à la fois au traitement et aux déplacements qu'il impose.

Les effets secondaires de la chimiothérapie

Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d'entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l'arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition :
  les nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont heureusement aujourd'hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l'action préventive d'antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
  la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
  la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l'inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
  les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de "mucite buccale". Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu'ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d'une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. Selon les médicaments utilisés, on peut proposer le port d'un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie, mais il faut savoir que son efficacité est variable.
la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), le malade court alors un risque d'infection.
la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d'une fatigue importante.
la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d'hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
la fatigue : c'est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l'angoisse.

La détresse psychologique qui accompagne souvent une telle maladie est aujourd'hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d'avoir des explications et des informations pour comprendre. L'équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d'apporter au malade une aide morale précieuse. Il est important d'établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.

Quels sont les principaux éléments pronostiques ?

Le pronostic du cancer de la vessie dépend avant tout du grade et surtout du stade de la tumeur, caractérisé par la classification T.N.M.
L'atteinte ganglionnaire est aussi un facteur pronostique important.
Les récidives sont relativement fréquentes, mais peuvent être traitées par une chimiothérapie locale (instillations endovésicales).

Que se passe-t-il après le traitement ?

Il est recommandé de boire beaucoup en cas d'entérocystoplastie, afin d'éviter que l'urètre ne se bouche à cause d'un bouchon muqueux.

La réinsertion socio-professionnelle après la maladie

Elle a pour but d'aider le patient et sa famille dans sa vie quotidienne. L'aide d'une assistante sociale pendant la maladie peut permettre au malade d'éviter ou de résoudre certaines difficultés pendant les hospitalisations, mais aussi après les traitements. Un tel suivi facilite la reprise d'une vie normale. A noter que les associations d'anciens patients et de bénévoles peuvent également aider le malade par leur expérience et lui apporter des conseils adaptés et des adresses utiles.
En ce qui concerne la reprise du travail, elle sera possible après une période d'adaptation de quelques mois. L'idéal, si l'organisation professionnelle le permet, est de reprendre progressivement le travail, à temps partiel par exemple. La loi prévoit d'ailleurs des aménagements du temps du travail. Là encore, il est conseillé de s'adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).
Cependant, si vous exercez une profession contraignante sur le plan physique, un reclassement professionnel peut être envisagé avec le médecin du Travail.

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ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.