Plan du site    Ι    Nos autres sites    Ι    Contact    Ι    Goodies    Ι    Aide    Ι
faire un don
services d'appels
 ACTUALITÉ
 TOUT SUR LA LIGUE
 TROUVER VOTRE COMITÉ
 AGIR AVEC LA LIGUE
 LE CANCER
 QU'EST-CE QUE LE CANCER ?
 LES TYPES DE CANCERS
 LES CHIFFRES DU CANCER
 TENDANCES ÉVOLUTIVES
 LE ZOOM DE LA SEMAINE
 LA RECHERCHE
 PRÉVENIR LES CANCERS
 LE DÉPISTAGE
 PUBLICATIONS
 DIALOGUER
 ACCUEIL

LE CANCER > LES TYPES DE CANCERS

forum

LE CANCER DE LA PERSONNE ÂGÉE

La probabilité de développer un cancer s'accroît avec le nombre des années et comme l'espérance de vie augmente régulièrement, le nombre global de cancers augmente et le cancer de la personne âgée devient une situation de plus en plus courante.

Les cancers de la personne âgée créent des situations spécifiques, plus en raison de l'âge de la personne (importance des maladies associées) que du cancer lui-même. Bien sûr, certains cancers sont plus fréquents que d'autres chez la personne âgée, c'est notamment le cas du cancer de la prostate chez l'homme, du cancer du sein chez la femme, des cancers colo-rectaux ou gastriques chez l'homme et la femme.

Les particularités des cancers chez le sujet âgé


Ce sont souvent des cancers de diagnostic souvent tardif, d'une part parce que les personnes âgées sont souvent exclues des actions de dépistage systématique, d'autre part parce que ces personnes n'ont pas toujours le même niveau de suivi médical que des sujets plus jeunes. Quoiqu'il en soit, il n'est pas médicalement légitime d'exclure les personnes âgées des programmes de dépistage dans la mesure où, pour la plupart des cancers, les traitements spécifiques ont chez elles le même niveau d'efficacité que chez les personnes plus jeunes.

L'organisme subit d'importants changements au cours du phénomène de vieillissement, changements qui ne sont pas sans conséquences pour le traitement des cancers, qu'il s'agisse de la baisse de la masse hydrique et au contraire de l'augmentation de la masse graisseuse (ce qui aura un impact sur ce que l'on appelle le volume de distribution des médicaments, définissant leurs taux dans le sang), ou encore de la baisse des fonctions hépatiques et rénales (qui influenceront la vitesse d'élimination des médicaments). L'impact du vieillissement ne s'arrête pas là : par exemple, la mucite peut être plus importante chez la personne âgée en raison d'un moindre renouvellement des cellules normales.

Ceci explique donc que les traitements devront être adaptés à la personne âgée mais que l'âge ne sera pas en soi un facteur justifiant l'abstention thérapeutique et donc une attitude seulement palliative. Ce ne sont que les co-morbidités ou le stade trop avancé d'un cancer qui peuvent effectivement orienter la décision vers l'abstention.

Toujours les mêmes questions

Chez la personne âgée, les questions restent les mêmes : la pathologie maligne est-elle curable sinon, les traitements spécifiques peuvent-ils augmenter la survie tout en préservant une qualité de vie acceptable ?

Une question plus spécifique aux cancers de la personne âgée concerne les traitements adjuvants, c'est à dire les traitements proposés à la suite de la cure initiale d'un cancer et destinés à limiter au maximum le risque de rechute, locale ou à distance (métastase). Ce risque est en effet un risque toujours théorique, établi sur une durée plus ou moins longue. Si la personne a déjà un âge relativement avancé, on pourrait avoir tendance à penser que le traitement adjuvant a plus d'inconvénients (effets secondaires immédiats et éventuellement durables comme un lymphoedème) que d'avantages (survie hypothétique), le ou la patient(e) ayant un risque certain de décéder plus tôt d'une autre cause que de la récidive de son cancer. Toutefois, cette attitude est de plus en plus souvent récusée, à juste titre, en particulier quand la personne, même très âgée, est encore en excellent état général, donc autonome. Car faire l'économie d'un traitement adjuvant dans un tel contexte, sans que l'on puisse prédire précisément l'espérance de vie du patient, c'est s'exposer à devoir intervenir plus tard, sur une récidive tumorale, mais dans des conditions particulièrement délicates, perte d'autonomie par exemple).

Les points-clés

Le risque de cancer augmente avec l'âge. Il est donc important que les personnes âgées soient correctement prises en charge au plan médical et invitées à consulter très précocement, au moindre signe d'appel. Compte tenu du vieillissement rapide de la population française, il est urgent de développer l'onco-gériatrie et d'inclure des personnes âgées dans les études cliniques afin de mieux définir les protocoles thérapeutiques optimaux, adaptés à leurs organismes.

L'efficacité des traitements est pratiquement la même quel que soit l'âge, de même que leur tolérance. L'âge n'est donc pas en soi un facteur justifiant une attitude passive vis-à-vis de la prise en charge des cancers.

Les traitements doivent être correctement adaptés aux particularités d'un organisme âgé. Le danger est souvent de surestimer la fragilité de l'organisme âgé et donc de proposer un traitement sous-dosé, donc insuffisant.

imprimer la page envoyer à un ami
ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.