CANCER DE LA PROSTATE, UNE MOLÉCULE PROMETTEUSE
À partir de 60 ans, les cancers de la prostate sont les plus fréquents chez l'homme. Actuellement, il existe des traitements très efficaces, mais pas sans effets.
Les thérapies
Les indications thérapeutiques varient suivant le stade du cancer (localisé ou extensif), son agressivité (évalué par le score de Gleason qui évalue l'agressivité des cellules tumorales), et selon l'âge du patient et ses priorités. En effet, c'est toujours lui, qui, sur les conseils de son urologue, décidera du choix thérapeutique.
Schématiquement, en cas de cancer bien localisé, et avant 70 ans, on propose la chirurgie, la radiothérapie ou encore, en cas de petite tumeur, une curiethérapie. Quant au traitement médical, indiqué dans des formes dites "à risques" ou plus évoluées, c'est l'hormonothérapie qui a la priorité.
Molécule ciblée
Si aujourd’hui, la chimiothérapie est incontournable et le Taxotere® une arme très précieuse, la recherche accentue ses investigations en direction des molécules "ciblées", elles agissent sur un mécanisme précis jouant un rôle dans la croissance de la cellule tumorale.
L'une d'elle, l'atrasentran, s'avère efficace sur les cancers prostatiques métastatiques en ralentissant la progression voire en diminuant le taux du marqueur spécifique au cancer de la prostate : le PSA (Antigène Spécifique de la Prostate).
Récemment, un essai a été mené chez des patients non métastatiques et hormonorésistants. Les résultats sont prometteurs. Toutefois, ces données sont encore à l’étude, et l'atrasentran n'a pas encore obtenu l'AMM (Autorisation de mise sur le marché).
Dr Françoise May-Levin
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