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CANCER DU COL DE L'UTÉRUS

En France, le cancer du col de l'utérus se situe au 10ème rang des cancers féminins. Moins fréquent que le cancer du corps utérin, on recense tout de même 3 070 nouveaux cas par an soit 7,1 femmes pour 100 000 (*). Son taux d’incidence annuel a diminué de 2,9 % entre 1980 et 2005.

La mortalité affecte 1 070 femmes chaque année soit 1,9/100.000 (*), mais ici encore on relève une baisse du taux d’évolution annuel de 4 % entre 1980 et 2005 qui se poursuit encore entre 2000 et 2005, avec une diminution annuelle de 3,2 %.
 
Le cancer du col de l’utérus est l’un de ceux pour lesquels il y a eu les plus grandes avancées au cours des 20 dernières années. On constate on effet : 
- qu’il existe un test de dépistage, simple, non douloureux, efficace : le frottis cervico-utérin.
- que ce test permet également de reconnaître les états précurseurs du cancer du col utérin. Ces maladies, appelées dysplasies (ou lésions intra-épithéliales de bas grade ou de haut grade) précèdent le plus souvent le cancer de 10 à 15 ans. Leur traitement permet d’éviter leur transformation en cancer invasif du col utérin.
L’infection par le virus du papillome humain (HPV : Human Papilloma Virus) représente le principal facteur de risque du cancer du col de l'utérus. La contamination s'effectue à l'occasion de rapports sexuels même protégés. Elle est très fréquente puisqu'on estime que 20 - 50 % des personnes seront infectées.
 
Il n’existe pas de dépistage organisé du cancer du col utérin. Par contre, chaque femme doit avoir le souci de se soumettre régulièrement à un dépistage individuel. Il repose sur la pratique régulière d'un frottis qui, en prélevant des cellules du col, permet leur analyse au microscope. L'examen direct du col (colposcopie) permet également de mettre directement en évidence des lésions suspectes. Mais seule l'analyse de ces lésions après biopsie permet d'affirmer le diagnostic en constatant la présence de cellules cancéreuses.
 
Le papillomavirus humain est présent dans 99,7 % des cancers du col utérin.
Connaissant aujourd’hui le rôle cancérigène de ces virus à l’origine descondylomes et lésions dysplasiques du col (pas seulement inflammatoires), il est maintenant conseillé et licite de proposer une vaccination aux jeunes adolescentes et jeunes filles, afin de les protéger de la survenue de ces lésions et par la même de la survenue d’un cancer du col utérin. Mais cette prévention vaccinale ne doit pas faire supprimer la pratique du dépistage régulier par le frottis cervico-vaginal.
 
 (*) Taux standardisé selon la structure d’âge de la population mondiale et exprimé pour 100.000 personnes-années


MAJ : 18/06/2008

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ABCDEFGHIKLMNOPRSTUV
Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.
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