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ALCOOL ET CANCER
Les données concernant la relation entre cancer et alcool sont principalement basées sur des études épidémiologiques, et l'on dispose aujourd'hui de suffisamment de preuves du potentiel cancérigène des boissons alcoolisées.
La consommation d'alcool est associée de façon dose-dépendante à une augmentation de l'incidence de plusieurs types de cancers. Tous les types de boissons alcoolisées semblent impliqués, ce qui indique un rôle étiologique de l'alcool ou de ses métabolites.
Outre l'éthanol, les boissons alcoolisées contiennent d'autres substances issues de la fermentation ou de la préparation qui sont elles aussi mises en cause dans le processus de cancérisation : aldéhydes, esters, cyanures et alcools autres que l'éthanol, auxquels il faut ajouter certains aditifs et contaminants (terpènes, phytotoxines…).
Chiffres et mesure du risque
→ Cancer buccal et cancer du pharynx
Ces deux types de cancers sont en étroite corrélation avec la consommation alcoolique.
Le tabac et l'alcool interagissent au niveau du risque de tels cancers, qui sont environ 37 fois plus élevés chez les grands buveurs / grands fumeurs, que chez les non-buveurs non-fumeurs. Parmi les non-fumeurs, les grands buveurs encourent un risque de cancer 6 fois supérieur aux abstinents. Les mêmes risques élevés ont été décrits pour toutes les catégories de boissons alcoolisées.
Il est intéressant de noter que les adeptes des bains de bouche présentent également un risque élevé de développer des cancers de la bouche, ce qui donne à penser que l'alcool influencerait la carcinogenèse plus par voie locale que par voie générale.
En dehors de l'alcool et du tabac, une mauvaise alimentation générale est fortement associée au risque de cancer buccal et de cancer du pharynx.
→ Cancer de l'œsophage
Il est fortement associé à la prise d'alcool, et ici aussi, l'alcool s'associe au tabac en majorant le risque. Même chez les non fumeurs, les grands buveurs présentent un risque 10 fois supérieur de développer un cancer de l'œsophage que les abstinents complets. Bien que le risque de cancer de l'œsophage augmente avec la quantité d'alcool absorbée, il semble que les consommateurs de boissons à haute teneur d'alcool soient plus sensibles au risque de ce type de cancer, que les buveurs de vin et de bière.
Comme dans le cas du cancer buccal et du cancer du pharynx, l'alcool aggrave les effets d'une mauvaise alimentation.
→ Cancer du larynx
L'alcool est un facteur déterminant du cancer du larynx. Le profil de risque est comparable à celui observé dans le cadre du cancer de la bouche, du pharynx et de l'œsophage.
→ Cancer du foie
L'alcool est un poison avéré du foie, et la destruction des tissus hépatiques qu'il provoque peut être à l'origine de cirrhoses alcooliques, la cirrhose pouvant ensuite dégénérer en cancer du foie.
→ Cancer colorectal
Des études comparatives portant sur différentes populations tendent à prouver l'incidence de la consommation de boissons alcoolisées sur le risque de développement de cancers colorectaux. La bière présente une corrélation positive au cancer rectal, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme.
→ Cancer du pancréas
Une pancréatite accompagnant souvent les cas de cancer du pancréas, l'incrimination de la consommation de boissons alcoolisées dans le développement de cancers du pancréas a souvent été évoquée ; l'alcool entraînerait un cancer du pancréas par l'intermédiaire d'une pancréatite. Mais ce lien demeure controversé.
→ Cancer du sein
Dans de nombreuses études, les signes d'une relation entre la prise d'alcool et le cancer du sein sont évidents. Mais la grande variabilité des résultats et la faible pente de la courbe dose-réponse ne permettent pas de conclure de façon définitive. Certains chercheurs pensent cependant que les éléments de preuve sont suffisants pour dénoncer le rôle dose dépendant de l'absorption d'alcool dans le développement de cancers du sein.
Règles
L'usage principal de boissons non alcoolisées, associé à une consommation accessoire et non habituelle de boissons alcoolisées devrait être une règle de base. La quantité, le rythme d'absorption ainsi que la qualité des boissons absorbées doivent être clairement définis.
Entre les repas, et lorsque l'estomac est vide, seule l'eau et boissons sans alcool doivent être consommées.
Pendant les repas, l'eau doit toujours constituer la boisson de base, et si une boisson alcoolisée est consommée, elle le sera en petite quantité et de façon tout à fait occasionnelle. La consommation même modérée d'alcool majore le risque de cancer.
→ Mesures
Les consommations servies dans les lieux publics, tous alcools confondus, contiennent généralement toutes la même quantité d'alcool pur, à savoir 8 à 12 g par verre.
→ Equivalence
C'est ainsi que 1 verre de vin = 1 digestif = 1 verre de cidre = 1 verre de bière = 1 porto = 1 whisky = 1 pastis = 1 verre de champagne (un verre étant à chaque fois la dose standard servie dans un « bar-café »).
→ Le Paradoxe français
La bonne réputation d'une consommation modérée d'alcool (environ deux verres par jours) sur la santé cardiovasculaire est controversée ; c'est ce que l'on appelle le paradoxe français, les Français buvant plus d'alcool que d'autres populations comme celle des Etats-Unis, qui ont plus de maladies cardiovasculaires. Mais l'explication peut venir d'autres facteurs que la consommation d'alcool.
Une seule certitude : l'alcool génère un grand nombre de troubles, au niveau digestif bien sûr, mais aussi nerveux, psychique et cardiovasculaire.
Moyens et aides possibles
L'alcool provoque directement 23 000 décès par an, dus aux cancers aux cirrhoses et à l'alcoolo dépendance. En tant que facteur associé, il est à l'origine de 45 000 décès annuels et représente la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.
Les complications potentielles sont pour certains l'occasion de prendre conscience des risques de leur conduite d'alcoolisation. La survenue d'un événement grave lié à la consommation d'alcool est souvent le facteur déclenchant de la prise de conscience.
Quelles que soient les modalités de prise de conscience et de prise en charge, c'est le sujet qui doit pouvoir envisager son propre sevrage, étape incontournable vers la guérison.
Des aides médicamenteuses, psycho-comportementales existent.
Parlez-en avec votre médecin !
Plus d'informations
• www.alcoologie.org
Fédération des acteurs de l’alcoologie et de l’addictologie
• http://www.alcooliques-anonymes.fr
Les alcooliques anonymes : plus de 400 groupes en France
0 820 32 68 83, 7 jours sur 7, 24h sur 24
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| Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur. |
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| Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire. |
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| Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique. |
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| Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux. |
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ALD : Affection de longue durée. Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%. |
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| Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine). |
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| Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé. |
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| Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie. |
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| Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité. |
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| Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère. |
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| Antalgique : Traitement contre la douleur. |
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| Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action. |
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| Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements. |
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| Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen). |
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| Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur. |
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| Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps. |
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| Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale. |
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| Biopsie : Prélèvement d'un fragment de tissu sur un être vivant pour pratiquer un examen des cellules au microscope par l'anatomopathologiste. |
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| Biopsie de la moelle osseuse : Prélèvement dans la crête de l'os iliaque (au niveau du côté du bassin) d'un minuscule fragment de moelle osseuse. Ce prélèvement est effectué par le médecin à l'aide d'une grosse aiguille ou trocart. La moelle osseuse est le siège des cellules originaires des globules sanguins. |
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| Biphosphonate : Médicament destiné à lutter contre la destruction de l'os et à renforcer sa solidité. |
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Cancer d'origine génétique : Certaines familles semblent sujettes à un taux élevé de cancers. Cette transmission s’explique par l’existence d’une mutation génétique transmissible d’une génération à l’autre. En effet, les vraies formes génétiques de cancer sont liées à la mutation de gène(s). Cette mutation est transmise d'une génération à l'autre. En fait, ces cancers d'origine génétique restent très rares (5 à 10 % des cancers comme ceux du sein, du côlon). Certains gènes en causes sont identifiés et isolés. Des consultations sont ouvertes dans de nombreux centres à l'intention de personnes dont l’histoire familiale peut évoquer un risque de cancer familial. Seul votre médecin est habilité à juger si elles répondent à votre cas. Ce n'est pas parce que l'on a eu un parent atteint d'un cancer que l'on est soi-même une personne à risque. Demandez conseil à votre médecin |
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Cancer hormonodépendant : Certains cancers sont stimulés par les hormones. Ex : cancer du sein stimulé par les œstrogènes secrétés par les ovaires, cancer de la prostate stimulé par la testostérone secrété par les testicules. On reconnaît ces tumeurs au fait que les cellules tumorales possèdent des "récepteurs hormonaux" sur lesquels se fixera l'hormone. Les traitements hormonaux viseront dont à minimiser la fixation des hormones sur la cellule ou à empêcher leur sécrétion. |
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| Cancer in situ : Présence dans un tissu de cellules cancéreuses qui n'ont pas encore proliféré au-delà des limites de ce tissu. |
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| Cancer infiltrant : Tumeur formée de cellules cancéreuses, qui a pénétré les tissus avoisinants. |
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| Cancer primitif : Tumeur maligne primaire (par opposition aux tumeurs secondaires que sont les métastases liées à la migration des cellules provenant de la tumeur primaire). |
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| Cancérogène ou carcinogène : qui peut favoriser ou provoquer l'apparition d'un cancer (ex. : virus, substance, radiation cancérogènes). |
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Carcinome : Type de cancer qui se développe aux dépens de l'épithélium (tissu qui recouvre la peau, la paroi interne des appareils respiratoire, digestif, urinaire et génital). Les autres types de cancers sont des sarcomes (os, tissus mous ou des tumeurs embryonnaires) |
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Cathéter : Fin tuyau introduit dans une veine et destiné à effectuer des perfusions intraveineuses. Dans le cadre des chimiothérapies le cathéter est implanté dans une grosse veine centrale. Le traitement est ainsi mieux supporté. Il est le plus souvent relié à son extrémité terminale à un boîtier (ou site), implanté sous la peau de la partie supérieure du thorax et dans lequel on pourra injecter le liquide à perfuser. |
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| Cavité péritonéale : Espace situé dans l'abdomen à l'intérieur de la membrane nommée péritoine. |
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| Cellule bronchique : Cellule des bronches qui sont les voies conduisant l'air dans les poumons. |
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| Cellule cancéreuse (tumorale ou maligne) : Cellule anormale dans son anatomie, dans son comportement (prolifération incontrôlée) et dans son fonctionnement (perte plus ou moins complète de ses fonctions). |
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| Cellule différenciée : Cellule qui a acquis des caractères qui lui permettent d'assurer ses fonctions (par exemple : les cellules glandulaires ou osseuses ou cutanées, etc., ont chacune des caractères propres). Les cellules différenciées ne se divisent plus. En général, une tumeur à cellule différenciées croît plus lentement qu'une tumeur dont les cellules sont indifférenciées. |
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| Cervelet : Partie inférieure et postérieure du cerveau. |
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| Cervicale (région) : Région englobant la partie supérieure des voies digestives (bouche, pharynx, partie supérieure de l'œsophage) et les voies aériennes (larynx, partie supérieure de la trachée). |
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| Césium : Corps radioactif à faible pénétration et donc idéal pour un traitement local, superficiel. |
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| Chimiothérapie antitumorale : Thérapeutique destinée à détruire les cellules tumorales par l'administration de médicaments. Ce traitement vise toutes les cellules cancéreuses de l'organisme ; il s'agit donc d'un traitement général, à l'opposé des traitements plus localisés, tels la chirurgie et la radiothérapie. |
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| Chromosomes : Eléments situés dans le noyau des cellules. Ils contiennent les gènes, siège des caractères génétiques transmissibles. |
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| Colostomie : Abouchement du côlon à la paroi de l'abdomen (anus artificiel). Une colostomie peut être transitoire ou définitive. |
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| Complément nutritionnel : Complément alimentaire nécessaire chez des personnes dénutries ou qui ont des difficultés à s'alimenter normalement. |
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| Condylome : Excroissance bénigne de cellules. |
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| Cordes vocales : Petites formations musculaires et fibreuses situées dans le larynx dont la vibration permet l'émission de la voix. |
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Corticothérapie : Traitements par des dérivés de la cortisone. Ils peuvent se présenter sous forme absorbable par voie orale, ou en injections, ou encore sous forme de pommades, suppositoires, etc. Ils sont doués d’une activité anti-inflammatoire puissante |
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COTOREP : Commission d'orientation et de reclassement professionnel. Remplacé par les Maisons Départementales du Handicap (MDH) |
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| Curage : Ablation chirurgicale de tous les ganglions lymphatiques présents dans la région de la tumeur. |
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| Cytaphérèses : Technique consistant à prélever une certaine quantité de sang, à en séparer les globules blancs ou les cellules souches qui seront congelés puis réinjectés par la suite si besoin (autogreffe). |
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| Cytodiagnostic : Diagnostic établi sur l'examen microscopique des cellules, et non pas d'un tissu. Ces cellules peuvent être recueillies soit par ponction, soit par frottis. Un cytodiagnostic négatif ne permet pas d'exclure totalement le diagnostic de cancer. |
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| Cytologie : Etude microscopique de la structure et des fonctions des cellules (prélevées par ponction ou frottis). |
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| Diagnostic de cancer : Il ne peut être porté que si des cellules cancéreuses ont été mises en évidence dans la tumeur, ce qui a nécessité des explorations (biopsie, endoscopie, intervention chirurgicale…) pour obtenir un fragment tumoral. A noter qu'il existe plusieurs termes signifiant "cancer", tels "carcinome", "adénocarcinome", « sarcome », …, suivant le type des cellules dont la tumeur est constituée. |
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DMP : Dossier Médical Partagé. Service conçu pour mettre à disposition de tout bénéficiaire de l’assurance maladie un dossier médical électronique sécurisé et accessible par internet. Echange d’informations entre patients et professionnels de santé qui l’ont en charge. |
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| Dépister une tumeur : Découvrir avant que les symptômes ne se manifestent. |
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Dépression : Etat caractérisé par au moins trois des symptômes suivant : un découragement, une profonde tristesse, une peur de l'avenir, une difficulté à prendre des décisions, un manque de confiance en soi, des troubles du sommeil ou de l'appétit, et ceci depuis plusieurs semaines. Un état dépressif peut revêtir divers aspects cliniques suivant la personne en cause, l'environnement, le moment. Une dépression causée par un évènement est passagère, contrairement aux dépressions constitutionnelles plus durables. |
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| Développement loco-régional : Développement de la tumeur au niveau de l'organe d'origine et également à la région avoisinante (notamment aux ganglions lymphatiques voisins). |
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| Dysplasies : Anomalies morphologiques cellulaires. Les dysplasies ne sont pas cancéreuses mais peuvent être une étape préalable à la transformation cancéreuse. Suivant leur importance, on les classe en légères, moyennes ou sévères. |
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Echographie : Méthode d'imagerie à l'aide d'ultrasons. Il existe plusieurs techniques permettant d’augmenter la précision des échographies. |
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| Echographie endorectale : Echographie réalisée à l'aide d'une sonde introduite dans le rectum. |
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| Endogène : Qui provient de l'intérieur. |
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| Erythroplasie : Affection précancéreuse des muqueuses (bouche, langue, lèvres…) se présentant sous forme d'une surface rouge et brillante, bien limitée, s'étendant lentement. |
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| Essai thérapeutique : Procédure visant à établir l'efficacité des nouveaux traitements. Répondant à des règles très strictes, ces essais sont rigoureusement contrôlés et effectués après accord d'un Comité de protection des personnes (CPP), et avec le consentement éclairé signé du patient. Il est à présent reconnu que ces essais sont indispensables pour obtenir le moindre progrès médical. |
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| Ethmoïde : Os situé entre les deux orbites et creusé de cavités remplies d'air. |
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| Etude dosimétrique : En radiothérapie, c’est la mesure de la répartition dans l'espace du rayonnement émis dans le but de détruire une tumeur. |
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| Examen histologique : Etude au microscope d'un fragment de tissu prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Examen isotopiques : Technique d'exploration utilisant à doses non toxiques des corps radioactifs (isotopes) comme marqueurs d'une lésion suspecte. |
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| Exérèse : Ablation chirurgicale d'une tumeur ou d’une lésion. |
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| Exogène : Qui provient du dehors, de l'extérieur (par opposition à endogène). |
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Exploration ultrasonique : Technique d'imagerie utilisant les ultrasons (échographie). A l’opposé des radiographies ou des scanners (n’utilise pas de rayons). |
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| Facteurs de croissance hématopoïétiques : Substances normalement produites par l'organisme et utilisées à but thérapeutique pour stimuler la croissance des globules sanguins. |
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Ganglions lymphatiques : Nodules de relais du système lymphatique, répartis dans différentes régions du corps. Ils contribuent au système de défense immunitaire de l'organisme. C’est ainsi qu’il peuvent « piéger » les cellules cancéreuses migrant de la tumeur primaire. |
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| Gène : Lieu bien précis situé dans un chromosome et siège d’une information génétique précise. |
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| Génie génétique : On appelle ainsi les différents outils et opérations permettant de manipuler les gènes. Ainsi on peut produire certains médicaments normalement produits par l’organisme (insuline, ...) |
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| Glandes : Organe secrétant des hormones délivrées dans le sang circulant (ex. : thyroïde, hypophyse, ovaire...). |
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Glandes surrénales : Chacune des deux glandes endocrines situées au-dessus des reins. Elles comportent une partie périphérique (corticale) qui sécrète la cortisone et la médullaire qui sécrète l’adrénaline. |
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| Grade : Evaluation et classification de l'agressivité de la tumeur en fonction des modifications des cellules cancéreuses observées au microscope. C'est donc un des outils permettant de juger du pronostic de la maladie qui entre en compte dans le choix de la stratégie thérapeutique. |
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Guérison : Si un grand nombre de cancers guérissent, on ne peut pas l’affirmer de façon individuelle du moins dans les premières années. C’est pourquoi par prudence on préfère employer le mot « rémission ». |
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| Gy = gray : Unité utilisé en radiothérapie pour mesurer l'énergie délivrée par les rayons et absorbée dans les tissus cibles. 1mGy = 1 millième de gray. |
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| HAD : Hôpital à domicile. |
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Histologie : (Voire anatomopathologie). Etude microscopique de l'architecture d'un fragment de tissu constituant un organe ou une tumeur, prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Hormone : Substance secrétée par les cellules glandulaires endocrines et déversée dans le sang pour se fixer sur les cellules cibles. |
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| Hypocalcémie : Abaissement du taux de calcium dans le sang. |
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| Hypoparathyroïdie : Diminution du fonctionnement des glandes parathyroïdes qui régulent le métabolisme du calcium et est donc responsable d'une hypocalcémie. |
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| Hystérectomie : Ablation de l'utérus. |
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| Hystéroscopie : Examen endoscopique de la cavité utérine. |
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| Images scannographiques : Images produites par une technique d'imagerie, basée sur l'analyse fine par ordinateur des coupes radiologiques d’un organe ou d’une région : le scanner ou 'tomodensimétrie axiale'. |
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| Incidence : Nombre de nouveaux cas d'une maladie dans une population, pendant un temps donné. |
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| Interféron, Interleukines : Substances produites par les cellules en cas d'agression, virale par exemple. L'Interféron peut actuellement être obtenu par 'génie génétique', c'est-à-dire en le faisant secréter par des cellules dans lesquelles on a introduit le gène de l'Interféron. Il est utilisé en cancérologie pour des indications très précises et ponctuelles, dans le traitement de certaines formes de leucémies, de myélome. L'Interféron, comme les Interleukines, font l'objet d'essais thérapeutiques. |
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I.R.M. (imagerie par résonance magnétique) : Technique d’imagerie basée sur la réaction des cellules par un champ magnétique. C’est pourquoi le malade est introduit dans le champ magnétique d’un électro aimant. Cette technique n’utilise donc pas de rayon X à l’ opposer du scanner. |
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| Irradiation (ou radiothérapie) : Méthode thérapeutique consistant à exposer une zone tumorale à des radiations non ionisantes afin de détruire les cellules cancéreuses. |
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| Isotope : Elément instable qui en se désintégrant émet un rayonnement (ex. : cobalt, iode 131). |
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| Kératose : Affection de la peau ou de la muqueuse formant un épaississement de la couche cornée (croûte persistante). |
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Kyste : Tuméfaction dont le contenu est liquidien souvent lié à la sécrétion glandulaire. On peut observer des kystes dans différents organes glandulaires (sein, ovaire, thyroïde…) |
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| Laryngectomie : Ablation du larynx. |
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| Larynx : Conduit musculo-membraneux qui permet la production et la transmission de la voix et de l'air, entre le pharynx et la trachée. Il contient les cordes vocales (glotte). |
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| Lésion précancéreuse : Lésion bénigne mais qui peut se transformer en cancer à plus ou moins long terme. |
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Leucoplasie : Irritation de la muqueuse de la bouche, de la langue, de la joue, du pharynx, ou du larynx. Elle apparaît comme une tache blanchâtre pouvant saigner facilement. Elle est favorisée par certains facteurs d'irritation (tabac, alcool, lésions dues aux prothèses dentaires). Une leucoplasie n’est pas cancéreuse mais peut le favoriser. |
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| Lichen : Modification d’une muqueuse (buccale, vulvaire…) associant papules violacées, blanches et sèches. Le lichen n’est pas cancéreux. |
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| Lymphomes : Tumeurs des ganglions lymphatiques. Il y a plusieurs types de lymphomes d'évolution et de traitements différents. |
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Marqueur biologique tumoral : Substance secrétée par certains types de cellules et présente dans le sang. En cas de croissance anormale de ces cellules, la production du marqueur est anormalement élevée. Le marqueur constitue un bon indice de l'activité des cellules. C'est un outil précieux de surveillance de certains cancers, mais pas un outil de diagnostic. Il existe différents types de marqueurs, suivant le type de cellules. Ex : pour le cancer du côlon-rectum, le marqueur usuel est l'ACE (antigène carcino-embryonnaire) pour le sein CA15-3, ovaire CA 125, ... |
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| Mastopathie : Terme générique désignant toute modification de la glande mammaire. On utilise ce terme le plus souvent pour désigner une modification bénigne de la glande. |
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Médiastin : Espace compris entre les deux poumons et divisé en deux parties par des replis des plèvres : le médiastin antérieur contient le cœur et le thymus ; le médiastin postérieur renferme l'œsophage, l'aorte et le canal thoracique. Le médiastin contient également des ganglions lymphatiques. |
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| Métabolisme : Ensemble des phénomènes complexes de l'organisme nécessaires au maintien de la vie. Ils associent des réactions de construction des matériaux complexes (à partir des apports alimentaires), à des réactions de dégradation aboutissant à l'élimination des déchets |
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Métastase : Localisation à distance d'une tumeur cancéreuse primaire propagée par voie sanguine ou lymphatique. Les cellules se développent au sein d’un organe donné. Ex : métastase pulmonaire d’un cancer du sein, la tumeur présente dans le poumon dans ce cas est constituée de cellules d’origine mammaires. |
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| Moelle osseuse : Substance située au cœur des os. Elle est le siège des cellules génératrices des globules sanguins (globules blancs, globules rouges, plaquettes). |
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| Molécules : Particule constituant la plus petite quantité de matière ; les molécules sont formées de groupements d'atomes : par exemple, une molécule d'eau est formée de l'association de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. |
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| Mucite : Inflammation des muqueuses (tissu de revêtement) de la bouche et des voies digestives : pharynx, œsophage. Les mucites se traduisent par un gonflement douloureux des muqueuses qui sont rouges et parfois même ulcérées. Elles peuvent être secondaires à diverses agressions telles la chimiothérapie, la radiothérapie, favorisant les infections par des bactéries ou des champignons (on parle alors de mycose). |
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Mutation génétique : Modification de la structure d’un gène. Une mutation peut se produire après la naissance ou plus rarement par transmission familiale. |
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| Naso-pharynx : Partie supérieure du pharynx située au-dessus du niveau du palais. |
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| Néoplasique : Cancéreux. |
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| Neutrons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
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| Nodule : Noyau palpable. |
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| Œsophage : Conduit reliant le pharynx à l'estomac. Le pharynx est situé dans la région cervicale et l'estomac dans l'abdomen. L'œsophage traverse le thorax. |
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| Œstrogènes : Hormones sécrétées par les ovaires qui assurent la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux et des seins, chez la femme. |
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| Parotide : Glande située en arrière de la mâchoire inférieure, sous l'oreille. |
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| Péritoine : Membrane séreuse qui revêt la plus grande partie de la cavité abdominale et les organes qui y sont logés. |
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| Petit bassin : Partie inférieure de l'abdomen qui contient la vessie et l'appareil génital. |
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| Pharynx : Conduit (musculo-membraneux) entre la bouche et l'œsophage, où se croisent la voie digestive et la voie respiratoire. |
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| Phase palliative : Phase ou les soins de confort prenne le pas sur le traitement de la maladie. |
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| Phototype : Classification des différents types de peau en fonction de leur sensibilité aux U.V. |
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| Pluridisciplinaire : Qui associe des professionnels de diverses disciplines ou spécialités (par exemple : médecin, chirurgien, radiothérapeute, infirmier, psychologue, etc.). |
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| Pneumoconiose : Fibrose pulmonaire (ou du parenchyme pulmonaire) par surcharge en fibres minérales (amiante [asbestose], silice, poussière de charbon ou de fer) ou végétales (coton). |
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| Polychrome : Qui présente plusieurs couleurs. |
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| Polype : Tumeur généralement bénigne implantée par un pédicule sur la muqueuse d'une cavité naturelle. |
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Polypose rectocolique familiale : Polypes multiples disséminés sur la muqueuse colique pouvant favoriser le développement d’un cancer. Lié à une anomalie génétique précise. |
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| Prévalence : Nombre global à un moment donné de personnes souffrant d’une affection (par opposition à un taux rapporté à une période donnée. |
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| Progestérone : Hormone secrétée par les ovaires. |
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| Prothèse : Matériel destiné à remplacer partiellement ou totalement un organe ou un membre. |
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| Protocole thérapeutique : Association précise de divers médicaments ou de traitements thérapeutique ayant fait la preuve de son efficacité. |
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| Protons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
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| Protonthérapie : Technique d’irradiation très précisément localisée répondant à certaines indications thérapeutiques. |
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| Radiographie : Méthode d'imagerie réalisée grâce à l'exposition d'une surface sensible aux rayons X. |
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| Radiothérapie : Méthode de traitement destinée à détruire les cellules tumorales en les exposants à des radiations ionisantes. Ces radiations sont dirigées sur la zone tumorale : il s'agit donc d'un traitement localisé. |
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Randomisé : (Terme dérivé de l’anglais random = hasard) On utilise ce terme pour désigner le tirage au sort dans le choix de traitements d’essai de recherche clinique |
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| Récidive : Reprise évolutive d’un cancer après une période de rémission |
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| Rémission : Disparition apparente de tout signe évolutif de la maladie. Si rien n'apparaît par la suite, pourra être assimilée à 'guérison'. |
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Réseau de soin : Structure coordonnant les différentes professions (médecins spécialisés, généralistes, infirmiers, psychologue...) prenant en charge le malade. Les réseaux de soins permettent d’assurer une bonne continuité des traitements |
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| Réunion concertation pluridisciplinaire : Concertation entre les divers spécialistes pour prendre les décisions concernant le traitement d’un cas (oncologue médical, chirurgien, radiothérapeute ou spécialiste) |
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| Sang périphérique : Sang circulant dans les vaisseaux. Le sang est constitué de plasma (élément liquide contenant du sérum et des constituants comme le sucre, des sels minéraux, des graisses, etc.) et d'éléments particulés : les globules sanguins (les globules blancs ou leucocytes, les globules rouges ou hématies et les plaquettes). |
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| Scanner (ou tomodensitométrie) : Méthode d'imagerie combinant la radiographie et l'informatique, permettant la reconstitution d'images de grande précision et sur des coupes multiples. |
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| Scintigraphie : Technique d'imagerie médicale grâce à l'injection dans l'organisme d'un marqueur isotopique qui va se fixer électivement sur un tissu particulier : le marqueur sera choisi en fonction de la région à étudier (exemple : scintigraphie osseuse ou scintigraphie thyroïdienne). |
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| Sinus : Cavités tapissées de muqueuse, creusées dans un massif osseux. Il existe plusieurs sinus au niveau de la face : sinus frontal, ethmoïdal, maxillaire, sphénoïdal, qui communiquent avec les cavités nasales. |
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| Sous-maxillaire salivaire : Glande située en dessous de la mâchoire inférieure. |
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| Soutien hématologique : Traitements visant à compenser une baisse des globules sanguins : globules rouges, globules blancs ou plaquettes. Il s'agit le plus souvent de transfusions de culots globulaires. |
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| Spasme : Contraction involontaire (ex : colon, bronche…) |
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| Stade : Classification clinique de la tumeur en fonction de sa taille. |
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| Thorax : Partie du corps limitée par les vertèbres, les côtes, le sternum et le diaphragme et contenant les poumons, le cœur, le médiastin et son contenu. |
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| Tissus adipeux : Tissus qui renferment de la graisse. |
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| Tissus de soutien : Ensemble des tissus qui aident à supporter le corps et à relier les organes entre eux et aux autres tissus du corps (exemples : os, cartilages, péritoine…). |
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| Tomodensitométrie (TDM) : Technique de diagnostic combinant l'utilisation de l'informatique et des rayons X qui donne d'excellentes images en coupe des tissus examinés. Elle donne des informations plus claires et plus détaillées que la radiographie standard. |
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Traitement adjuvant : Traitement complémentaire administré après la chirurgie ou la radiothérapie. Il s'agit de traitements visant à détruire les éventuelles cellules cancéreuses qui peuvent être disséminées à distance du sein pour prévenir une récidive ultérieure. Ces traitements ont largement fait la preuve de leur efficacité. Il peut s'agir aussi bien de chimiothérapie que de traitement hormonal ou de radiothérapie post-chirurgicale. Ce sont donc des traitements de sécurité. |
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Traitement substitutif de la ménopause : Ce sont des traitements consistant à remplacer, par des médicaments, les hormones ovariennes qui ne sont plus secrétées après la ménopause (oestrogènes et progestatifs). Des études récentes ont conduit à bien encadrer les indications de ces traitements. |
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| Tumeurs embryonnaires : Tumeurs développées à partir de cellules embryonnaires. |
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| Ulcération : Lésion avec effraction de la peau ou des muqueuses. |
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Voie intra-péritonéale : Technique de traitement par introduction dans la cavité abdominale d'une substance médicamenteuse (Chimiothérapie). C’est un traitement régional à l’opposé des traitements par voie veineuse. |
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| Voies lymphatiques : La lymphe est un liquide incolore, circulant dans l'organisme à travers des vaisseaux : les voies lymphatiques. Elle véhicule des lymphocytes, qui sont des globules blancs formés dans les ganglions lymphatiques et assurent en partie les défenses immunitaires. |
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