ENQUÊTE SUR LE RESTE À CHARGE
Enquête sur les frais restant à charge des malades atteints de cancer : constats, ressenti et propositions. Rapport de la Ligue nationale contre le cancer
La lutte contre le cancer menée par la Ligue depuis quatre-vingt-dix ans a permis aux malades de gagner en espérance de vie et nous ne pouvons que nous en réjouir. Or, la maladie entraîne bien souvent une baisse des ressources, facteur de précarité et d’exclusion.
Cette diminution des ressources se caractérise par :
→ une baisse des revenus des personnes qui travaillent.
L’enquête de la DRESS, à laquelle la Ligue a fortement contribué, « La vie deux ans après le diagnostic de cancer », précise que 28% des malades de moins de 59 ans estiment que les revenus de leur ménage ont diminué du fait de leur cancer. Cette baisse peut être liée à l’arrêt à proprement parlé du travail (versement des seules indemnités journalières bien souvent), à la perte de certains revenus liés à l’exercice de l’activité (primes, heures supplémentaires, 13ème mois…), à la réduction, voir à la cessation de l’activité des personnes non salariées (commerçants, artisans,…).
→ une augmentation des charges, générées par la maladie.
Ce constat, la Ligue a pu le faire à travers les aides financières accordées aux personnes malades par l’ensemble de ses comités départementaux ainsi que par les nombreux témoignages directs ou par l’intermédiaire de son réseau des malades et des proches.
Dans ce contexte, les frais laissés à la charge des malades du fait de leur cancer représentent un facteur de précarité possible. Nous avons souhaité l’étudier de manière plus approfondie afin de mieux en cerner les contours. La Ligue a donc diligenté une enquête sur le « reste à charge » afin de disposer de données quantitatives et qualitatives plus précises permettant de mesurer l’impact du cancer sur la vie des malades.
Les réponses obtenues mettent en évidence, notamment, le fait que :
- 70% des personnes interrogées déclarent avoir eu des frais non remboursés ;
- près d’un malade sur deux déclare avoir subi une baisse significative des revenus du foyer au cours de son traitement ;
- plus d’un tiers des malades a renoncé ou repoussé un acte médical, un achat d’appareillage ou toute autre dépense liée à la maladie, peu ou pas remboursés.
Aussi, face à la possible dégradation de la qualité de vie des malades atteints de cancer et
au risque encouru de précarité et d’exclusion, la Ligue, dans sa lutte contre les inégalités sociales, s’engage à mener les actions nécessaires visant, d’une part, à limiter les frais laissés à la charge des malades atteints de cancer et, d’autre part, à leur donner les moyens d’anticiper les coûts qu’ils devront supporter en mettant à leur disposition une information étayée.
Le rapport de la Ligue est disponible en téléchargement.
L'analyse complète des résultats sera diffusée prochainement.
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