Doit-on dépister un cancer de l'ovaire et comment ?

modifié le 17/04/2013

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Le dépistage généralisé d'une tumeur ne se justifie que s'il repose sur une méthode simple, non agressive, suffisamment sensible et spécifique, qu'il soit économiquement supportable et qu'une fraction importante de la population soit éventuellement concernée. Les exemples les plus démonstratifs sont le dépistage du cancer du sein par mammographie tous les deux ans et l'examen clinique annuel chez les femmes de 50 à 74 ans, ou encore le dépistage du cancer du côlon par test Hémoccult et le toucher rectal chez les personnes de 50 à 74 ans.
Dans les cas qui ne répondent pas à ces critères, le dépistage sera effectué grâce à l'initiative du médecin généraliste ou du gynécologue.

 Le cancer de l'ovaire

Le cancer de l’ovaire est un cancer peu fréquent, touchant environ 4 400 femmes chaque année. L'ovaire est une glande qui secrète, jusqu'à l'âge de la ménopause, les hormones féminines : oestradiol et progestérone. Chaque mois, au 14ème jour du cycle, il expulse un ovule vers les trompes utérines (les deux ovaires sont situés chacun face à l'extrémité des trompes de l'utérus, situées de chaque côté du corps de l'utérus).

Les ovaires peuvent être le siège de tumeurs, souvent  bénignes, comme les kystes (tumeur emplie de liquide), mais parfois malignes. Ce cancer est particulièrement sournois et, de ce fait, trop souvent diagnostiqué à un stade déjà évolué. Comme la majorité des cancers, il se développe le plus souvent dans la seconde partie de la vie. C'est dire l'importance de l'examen gynécologique annuel, qui grâce au toucher vaginal, permet souvent au gynécologue de reconnaître un ovaire anormalement gros. De ce fait, d'autres explorations s'imposent, telles l'échographie pelvienne dite "transvaginale" c'est-à-dire dans laquelle la sonde exploratrice sera introduite dans le vagin.

 Les personnes à risque

Mais il est des femmes chez lesquelles on peut suspecter un risque plus élevé de cancer ovarien. Il s'agit des personnes qui ont une histoire familiale (mère, sœur ou tante) de cancer ovarien ou de cancer du sein diagnostiqué avant l'âge de 50 ans, ou encore de cancer du sein associé à un cancer de l'ovaire. Dans ces cas, il convient, à partir du plus jeune âge auquel les parentes ont développé leur cancer, de se faire suivre très régulièrement par le gynécologue et le médecin généraliste. Le toucher vaginal sera accompagné du dosage d'un "marqueur" spécifique, appelé CA-125, et d'une échographie pelvienne transvaginale soit d'emblée ou en cas d'anomalie. En cas d'anomalie confirmée, le bilan sera complété si besoin, et les médecins jugeront si une chirurgie est nécessaire. 
Ainsi, grâce à une vigilance adaptée à chacune, les médecins sont à présent mieux armés pour reconnaître et traiter plus précocement des cancers encore trop souvent reconnus tardivement.

Dr Françoise May-Levin

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