EVALUATION DE LA DOULEUR
La douleur a longtemps été sous-estimée par les soignants. Heureusement, les mentalités changent.On sait qu'elle n'a que des aspects négatifs : elle est insupportable, empêche le malade de se battre, l'isole et l'angoisse. On sait aujourd'hui mieux combattre et soulager la douleur. On sait enfin que le malade a un rôle très actif dans le soulagement de sa douleur en la disant, en la décrivant, en demandant à être soulagé.
→ Le patient a un rôle actif
Tout le monde ne réagit pas de la même façon à la douleur : personne ne peut se mettre à votre place.
→ Dire sa douleur
Le malade doit dire sa douleur, ne pas la cacher, surtout ne pas se culpabiliser. La douleur n'a aucun aspect positif. Elle ronge et empêche de se battre. Or, on sait aujourd'hui de mieux en mieux la soulager. Par ailleurs, si le traitement administré pour soulager la douleur n'est pas efficace, le patient doit le signaler. Les médecins doivent alors envisager d'autres solutions : autres traitements ou doses plus importantes. Par ailleurs, il faut savoir qu'une anxiété ou une dépression peut majorer la douleur et devra être reconnue.
Si vous souffrez, n'hésitez pas le dire et à le redire à l'équipe soignante.
→ Aider au diagnostic
Le malade doit guider le médecin en décrivant sa douleur : quel est son siège, quand se manifeste-t-elle, quel est son type ? Est-elle permanente ou liée au rythme (diurne ou nocturne), déclenchée ou exagérée par la mobilisation, par l'alimentation ou d'autres circonstances déclenchantes ? Est-elle chronique ? Comment la ressent-t-on ? A-t-on une sensation de torsion, d'écrasement, de brûlure, de cisaillement, d'arrachement… ? Est-elle calmée par divers traitements ou moyens (certaines douleurs sont calmées par l'alimentation, d'autres par certaines positions dites "antalgiques", d'autres par la chaleur ou le froid, etc.) ? Tous ces éléments sont importants à prendre en ligne de compte, d'une part pour aider au diagnostic, d'autre part pour mieux établir le traitement adéquat.
→ Participer à l'évaluation de sa douleur
Il est important de savoir faire apprécier l'intensité de sa douleur, sa variation tout au long de la journée et sa répercussion sur la vie de tous les jours. Il existe différentes échelles d'évaluation simple pour mesurer sa douleur. Leur utilisation est maintenant obligatoire dans les hôpitaux.
• Les échelles unidimensionnelles : douleur absente, faible, modérée, intense, extrême.
• Les échelles numériques : le malade quantifie sa douleur par un chiffre compris entre 0 et 10.
• Les échelles visuelles analogiques : à l'aide d'une réglette en plastique graduée avec un curseur que le malade déplace de 0 à 10.
Cette réglette est disponible dans les établissements de soins et chez certains médecins.
Elle permet de mieux évaluer l'intensité de la douleur et son évolution au fil des jours.

• Les échelles verbales relatives : J'ai mal, plus mal, aussi mal, moins mal, beaucoup moins mal.
• Les échelles multidimensionnelles : Evaluation à la fois quantitative (scores) et qualitative.
• Type questionnaire de Saint-Antoine.
- Ce questionnaire comporte 61 qualificatifs répartis en 3 classes (sensorielle, affective et évaluative) et 17 sous-classes.
Plus d'informations
⇒ Sites internet
Haute Autorité de Santé
- www.has-sante.fr
Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
- www.fnclcc.fr
Site du Ministère de la santé
- www.sante.gouv.fr
Site consacré à la douleur de l'enfant
- www.pediadol.org
⇒ Bibliographie :
- Recommandations pour une bonne pratique dans la prise en charge de la douleur du cancer chez l'adulte et l'enfant. Krakowski I, Gestin Y, Jaulmes F, Lakdja F, Meynadier J, Poulain P, Pozzo Di Borgo C, Rebattu P, Schach R, Boureau F, Falcoff H, Goldberg J, Guillain H, Larue F, Magnet M, Salamagne M, Serrie A, Trechot P, Verdie JC. Opération "Standards, Options et Recommandations" en cancérologie de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre Le Cancer. Bull Cancer, 1996, 83, Suppl 1 :1S-84S.
⇒ Ecoute Cancer - Service personnalisé et anonyme d'accueil téléphonique de la Ligue : soutien, information et orientation des malades et des proches N AZUR : 0810 810 821
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