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LE CANCER > LES CHIFFRES DU CANCER

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ESPOIRS DE SURVIE ET DISPARITÉS

L’étude Francim confirme que « moins de la moitié des patients décèdent des conséquences directes ou indirectes de leur maladie dans les 5 ans qui suivent le diagnostic ». C’est un formidable espoir de retour à une vie ordinaire pour des malades encore trop souvent confrontés à des injustices sociales et des lourdeurs administratives qui les pénalisent dans leurs droits de citoyens.

On observe cependant de fortes disparités :

→ Selon les pathologies : la survie relative à 5 ans s’élève à 95 % dans les cancers de la thyroïde, du testicule et de la lèvre, mais moins de 10 % pour les mésothéliomes de la plèvre, les cancers du foie et du pancréas. La localisation profonde constitue habituellement un facteur d’agressivité du fait d’une révélation tardive (cancers du poumon, de l’œsophage, du pancréas ou de l’estomac).

→ Entre les hommes et les femmes : la survie à 5 ans se révèle meilleure chez la femme (63 %) que chez l’homme (44 %). Parmi les 35 localisations de cancer communes aux deux sexes, 28 ont une survie plus élevée chez la femme. Cette différence est particulièrement visible pour les cancers de la tête et du cou, où l’on observe une différence de 10 à 17 points. Alcoolisme et tabagisme expliquent en partie cet écart, tant par la gravité des cancers provoqués que par les autres pathologies non cancéreuses induites. Ce constat confirme l’intérêt des actions de prévention dans la lutte contre la maladie, les gains de survie attendus pouvant être considérables.

→ Selon l’âge du patient : la survie relative varie notablement selon l’âge du patient lors du diagnostic (malgré l’élimination, dans l’étude, des décès liés à d’autres causes que le cancer). Ce mauvais pronostic pour les personnes âgées est souvent associé, et parfois totalement dû à une forte mortalité initiale. Très fréquemment, les différences associées à l’âge s’atténuent ou même disparaissent lorsqu’on s’éloigne du diagnostic de la maladie. Ce phénomène est évidemment la résultante de l’interaction de plusieurs phénomènes : la fragilité des sujets âgés, la maladie à un stade plus évolué au moment du diagnostic, une thérapeutique moins agressive et moins efficace. Mais il est aussi parfois lié à la nature des tumeurs qui diffèrent en fonction de l’âge.

Même si un suivi limité à 5 années est trop court pour affirmer la guérison, il apparaît clairement que pour certains cancers, la mortalité devient très faible, inférieure à 1 % après la quatrième année pour les cancers du testicule et de la thyroïde ou la maladie de Hodgkin. Ceci est probablement vrai pour d’autres cancers, s’ils sont diagnostiqués précocement.

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Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur.
Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire.
Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique.
Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux.
ALD : Affection de longue durée.
Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%.
Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine).
Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé.
Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie.
Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité.
Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère.
Antalgique : Traitement contre la douleur.
Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action.
Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements.
Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen).
Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur.
Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps.
Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale.
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