POUR CHANGER LE REGARD SUR LE CANCER, LA LIGUE S'ENGAGE
Article modifié le 04/10/2007
En soutenant la réalisation de cette étude, la Ligue nationale contre le cancer a été fidèle à son objectif de changer l’image sociale de la maladie. Ces travaux ont en effet démontré que le seuil de 50 % de guérison a été franchi à la fin du 20ème siècle. On espère que la seconde moitié du parcours sera moins longue, mais tout triomphalisme est déplacé car plusieurs localisations fréquentes (estomac, oesophage, poumon, pancréas) présentent des survies relatives bien inférieures à 25 %. Ce n’est pas une justification des a priori subis par les personnes qui ont vaincu la maladie et se trouvent confrontées à une deuxième maladie sociale, pénalisante pour l’accès à l’emploi ou à l’acquisition d’un bien.
L’étude Francim ouvre des perspectives importantes car la base de données ainsi constituée permettra d’établir des « survies conditionnelles » à 10 ans ou 15 ans pour les patients ayant franchi le cap de la survie relative à 5 ans. Ces résultats à long terme sont attendus par les pouvoirs publics, les intervenants de la lutte contre le cancer et les acteurs économiques. Ils faciliteront la réinsertion sociale et l’accès à l’emprunt. Ces travaux contribueront à un calcul plus juste des « surprimes pour risques aggravés », encore imposées aux patients qui ont été soignés pour un cancer. Les médecins des registres et leurs équipes ont réussi leur entrée dans le champ sociétal puisqu’en cernant la vérité scientifique sur la survie, ils contribuent à améliorer l’avenir social des personnes traitées pour un cancer.
Enfin, l’étude Francim confirme l’intérêt de trois missions de la Ligue :
- généraliser le programme national de dépistage du cancer colorectal, à cause de sa fréquence et de sa gravité,
- intensifier la recherche de transfert vers les localisations à mauvais pronostic,
- approfondir l’analyse des résultats pour vérifier s’il n’y a pas de perte de chance initiale par une inégalité d’accès de tous les citoyens à des soins de référence. Dans ce but, la Ligue nationale soutient la démarche d’autorisation conduite par l’INCa.
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