Gilbert Lenoir et Agnès Buzyn élus vice-présidents de l'Inca
modifié le 27/10/2010
BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 27 octobre 2010 (APM) - Gilbert Lenoir et Agnès Buzyn ont été élus vice-présidents du conseil d'administration de l'Institut national du cancer (Inca) lors de la réunion de celui-ci vendredi dernier.
Le conseil d'administration a été nommé pour cinq ans, avec la nomination de nouveaux membres, a indiqué à l'APM Dominique Maraninchi.
Gilbert Lenoir est président de la Ligue contre le cancer et c'est "une tradition" que le président de la Ligue, membre fondateur de l'Inca (qui est un groupement d'intérêt public -GIP) et représentant des malades, soit vice-président. Agnès Buzyn, nommée au CA de l'Inca en tant que "personnalité choisie pour son intérêt particulier pour le cancer", est présidente de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et professeur d'hématologie.
Le CA a également renouvelé son comité d'audit -comité chargé notamment d'examiner les projets de budget et de donner son avis sur les rapports d'audit-, qui comprend Noël Renaudin, actuel président du Comité économique des produits de santé (CEPS), Catherine Bismuth, représentante de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et Dominique Maigne, délégué général de la Fédération nationale de centres de lutte contre le cancer (FNCLCC). Noël Renaudin a été élu président du comité d'audit.
Lors de la réunion du CA, il lui a été présenté l'avant-projet de contrat d'objectifs et de performance de l'Inca. Il s'agit pour l'instant d'orientations, le contrat d'objectifs et de performance étant présenté pour approbation au CA lors de sa prochaine réunion, a précisé Dominique Maraninchi, qui s'est félicité qu'avec ce contrat, "on va vers une lisibilité stratégique d'objectifs et de moyens".
Les grandes lignes de ce projet sont notamment d'"assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs de la lutte contre le cancer", de "produire une expertise de qualité par l'analyse et la synthèse des données scientifiques sur les cancers".
Il s'agit également de "faire émerger l'innovation scientifique, technologique et organisationnelle et favoriser sa diffusion, tout en maîtrisant les conditions de sa mise en oeuvre", et "favoriser l'appropriation des résultats de l'expertise et de l'innovation par le grand public, les patients, les professionnels de santé et les chercheurs".
Chargeant l'Inca d'assurer pour le compte des pouvoirs publics le suivi et la mise en oeuvre du Plan cancer 2009-13, le contrat d'objectifs et de performance évoquera également le renforcement de l'efficience de l'établissement.
Outre la présentation des recommandations du conseil scientifique (également renouvelé) qui s'est réuni récemment (cf dépêches APM FBNJD004 et APM FBNRJ003), le CA a été informé de l'avancée du processus d'auto-évaluation des établissements de santé en vue de leur autorisation.
En juin, l'institut a diffusé une "check-list" permettant aux établissements assurant le traitement des cancers de s'auto-évaluer, afin de savoir s'ils remplissent les critères d'autorisation par les agences régionales de santé (ARS) (cf dépêche APM RLNF8005).
Les retours de cette "check-list" permettent d'avoir une première idée de la situation, avec un échantillon conséquent puisque 55% des établissements concernés ont pour le moment répondu. "Le paysage est plutôt optimiste", estime Dominique Maraninchi.
"De nombreux établissements remplissent déjà tous les critères et 80% des critères sont remplis par tous les établissements", a-t-il précisé à l'APM.
Un document d'actualisation sur le dossier communicant en cancérologie (DCC) a également été présenté au conseil d'administration de l'Inca. Il s'agit du "cadre national dossier communicant de cancérologie (DCC) et dossier médical personnel (DMP)", qui définit les conditions de mise en oeuvre du DCC en tant que service du DMP (disponible sur les sites de l'Inca et de l'Asip santé).
Ce document établit le calendrier prévisionnel de la mise en oeuvre du DCC, avec une phase pilote débutant en 2010 et se terminant en 2012, et une mise en oeuvre de la généralisation qui s'étalera de 2011 à 2013.
PLATE-FORME D'OBSERVATION EN CANCEROLOGIE PEDIATRIQUE
Le conseil d'administration a par ailleurs adopté une convention passée avec l'Inserm pour le développement d'une plate-forme d'observation en cancérologie pédiatrique.
Ce projet, "demandé par la communauté pédiatrique", souligne Dominique Maraninchi, sera centralisé sur l'unité de recherche de l'hôpital Paul-Brousse (AP-HP) à Villejuif (Val-de-Marne) qui s'occupe déjà du registre national des hémopathies malignes de l'enfant.
Mais la plate-forme d'observation, qui regroupera les hémopathies malignes et les tumeurs solides, a un objectif plus large qu'un registre, puisqu'elle a aussi pour but de s'intéresser à la survie, à l'évolution du nombre de cas, aura une articulation avec les bases de données biologiques, note le président de l'Inca. Il y aura également l'ouverture d'une base de données pour les cancers des adolescents.
L'institut va donner une subvention de 1 million d'euros pour la mise en place de cette plate-forme.
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FBNJR002 27/10/2010 18:19 CANCER ACTU
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