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TRANSAT 6,50 CHARENTE-MARITIME / BAHIA

Article modifié le 27/10/2009

Suivez le parcours de Nicolas Charmet, le skipper militant de la Ligue contre le cancer dans la réalisation de son nouveau défi.

       Communiqué de presse du 15 septembre 2009

       Communiqué de presse du 19 septembre 2009

       Communiqué de presse du 21 septembre 2009

       Communiqué de presse du 12 octobre 2009

       Communiqué de presse du 27 octobre 2009

 

Transat La Rochelle Salvador de Bahia

Communiqué de presse du 15 septembre 2009

 

Cap au Sud, et vite !

Depuis hier, la flotte de la Transat 6,50 subit les aléas du pot au noir. Les vitesses ont chuté, les trajectoires sont devenues caotiques, sauf, semble-t-il, pour le skipper de la Ligue contre le cancer qui a opté pour une route légèrement décalée à l’Est.  Ce jeudi matin, Nicolas qui pointe en 26e position à 180 milles des leaders, est l’un des plus rapides de la flotte…

Voilà 10 jours maintenant que les solitaires ont quitté Madère. Ils ont passé la mi-parcours de cette 2e étape de la Transat 6,50. Encore 1500 milles (ou « plus que 1500 milles», selon l’humeur du moment…) avant de rallier Salvadore de Bahia au Brésil.

 

Un cocktail détestable

Le pot au noir est au menu des skippers depuis hier. Chaleur, chape nuageuse, grains, orages, mer d’huile… Nicolas et ses compagnons de course ont droit à tout ce qu’un marin déteste : l’absence de vent, l’incertitude météo, la menace orageuse.  Un cocktail détestable, surtout lorsque l’on est loin de tout, au beau milieu de l’océan Atlantique.

Si certains ont été sensiblement ralentis hier, Nicolas semble pour l’instant réussir à se faufiler au travers des griffes de cette zone de turbulence. Le skipper rennais a en effet opté pour un léger décalage Est qui lui permet pour le moment de filer à 6 nœuds : un luxe lorsqu’on évolue dans cette marmite subéquatoriale.

 

Seul et content de l’être

Le stimulus permanent de la course, les classements quotidiens, les infos météo glanées sur RFI et par radio BLU, les repas, le repos : tout cela rythme les jours et les nuits de Nicolas depuis 10 jours, et pour 10 jours encore...
Les concurrents étant désormais relativement loin les uns des autres, les échanges par radio VHF (d’une portée de 50 milles, 90 km) sont rares. Mais le skipper du Pôle de Douarnenez est bien, seul, avec son proto et l’océan pour compagnons. Il aime beaucoup ça. Il l’avait découvert lors de sa première transat il y a 4 ans, et il y a fort à parier qu’il en soit de même cette année, surtout lorsque la vitesse, même relative, est au rendez-vous.

 

A ce rythme, d’ici 48 heures environ, le skipper de la Ligue contre le cancer devrait franchir l’Equateur, il lui restera encore une semaine de course et de plaisir avant d’atteindre le Brésil.

 

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Transat La Rochelle Salvador de Bahia

Communiqué de presse du 19 septembre 2009

 

L'Alizé retrouvé...

bateau pour la vie Nicolas CharmetOuf ! Le skipper de la Ligue contre le cancer respire à nouveau. Depuis hier, Nicolas a retrouvé du vent. Enfin. Sa traversée du Pot au Noir a été longue et pénible mais cette zone de turbulence est désormais dans son sillage. Le rennais va pouvoir oublier ces mauvais moments et se consacrer à la dernière portion du parcours, celle va le mener vers l’equateur puis au Brésil…

Ces dernières 48 heures ont dû être bien longues et difficiles pour Nicolas. Coincé dans les calmes du Pot au Noir, il n’a rien pu faire. Le skipper de la Ligue contre le cancer a essayé un long bord vers l’Est, qui s’est révélé peu intéressant pour finalement revenir vers la route directe hier. Et cette nuit, la récompense était enfin là : la brise était de retour, la vitesse aussi.

Ce lundi matin, Nicolas pointe en 25e position à 510 milles des premiers. La flotte de la Transat 6,50 s’est en effet sensiblement étirée en longueur. C’est le classique effet « accordéon » de la traversée des calmes du pot au noir : dans un premier temps, la flotte se regroupe lorsque les premiers concurrents sont ralentis ; puis elle s’étire lorsque ceux-ci touchent à nouveau du vent.

 

Une bonne semaine de course devant lui

Le skipper de Pôle de Douarnenez est à environ 150 milles (280 km) de l’Equateur et à 1200 milles (2200 km) du but. Nicolas a encore une bonne semaine de course devant lui. De quoi reprendre du plaisir, retrouver le sourire et faire le plein de bons souvenirs avec la vitesse revenue.
Plus il va gagner dans le Sud et plus l’alizé du Sud Est sera puissant et régulier et plus le pot au noir s’effacera de sa mémoire !

Seul en mer depuis plus de deux semaines maintenant, le skipper de la Ligue contre le cancer est en train de vivre une aventure rare et riche de sens qu’il dédie depuis des années à la lutte contre la maladie.

 

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Transat La Rochelle Salvador de Bahia

Communiqué de presse du 21 septembre 2009

 

Bonne vitesse, bonne tactique, mais 3 jours de fièvre

Le skipper de la Ligue contre le cancer est arrivé hier soir à Funchal en 17e position de la 1ère étape de la Transat 6,50 à la suite d’une très belle remontée. Dans les 10 – 12e jusqu’au Cap Finisterre, Nicolas est ensuite tombé malade. Pendant trois jours, fiévreux, affaibli, il a maintenu un rythme très honorable. Et puis « dès que je me suis ressenti d’attaque, j’ai mis le charbon ! » précise le rennais qui signe malgré tout une belle première étape et se retrouve à Funchal avec « zéro avarie » à son actif.

Probablement victime d’une intoxication alimentaire, trois jours durant, Nicolas n’a pu donner le maximum : « j’étais fiévreux, super fatigué, je n’arrivais pas à manger… » Juste après le Cap Finisterre, le skipper rennais a commencé à se sentir malade. Il a eu le bon réflexe de tirer un long bord vers l’Est, une option qui le mettait à l’abri du gros du coup de vent essuyé par les autres concurrents. Avec moins de mer, moins de vent, Nicolas a pu garder plus de toile que ses camarades de jeu pris dans des conditions très dures les contraignant à naviguer avec trois ris dans la grand voile.
« Par 40 noeuds on ne peut pas profiter du potentiel de nos protos. Là où j’étais, non seulement je me suis moins fait secouer (et vu l’état dans lequel j’étais, ce n’était pas plus mal), mais en plus, j’ai pu tirer un peu plus sur le bateau. Je suis en revanche allé un peu plus loin que prévu et du coup, j’ai perdu un peu de terrain. »

 

A moins de 6h du top ten

A l’aide de boissons énergétiques et d’aspirine, Nicolas a repris du poil de la bête. Déçu d’avoir perdu un peu de terrain à cause de son accès de fièvre, Nicolas s’est consacré à 300% à la marche de son bateau.
« Dans le petit temps, en approche de Madère, il fallait être sur les réglages tout le temps, j’ai pu regagner quelques petits milles… »
Sur les deux derniers jours de course, Nicolas a repris 4 places. Au final, il affiche 38 heures de retard sur la tête de flotte, mais il est à moins de 6h du top ten. La panne de vent qui a englué la flotte des Minis deux jours avant l’arrivée sur Madère a permis aux 5 premiers de faire le trou. Derrière, les écarts sont importants pour tous. "C'est une belle étape, le gros point positif, c'est que le bateau est nickel, mais j'aurais voulu faire mieux !"

 

Un bateau prêt à repartir de suite

Le skipper rennais est arrivé à Funchal dans la nuit de dimanche à lundi après 7 jours et 8 heures de course. Il s’est bien battu, a su faire face aux difficultés météorologiques et physiques rencontrées et, au final, il signe là une belle étape avec un bateau en parfait état. A l’heure où bon nombre de concurrents font des pieds et des mains pour remettre leurs montures en état avant le départ de la 2e étape, Nicolas est serein : « j’ai un bon ménage à faire et ce sera nickel ! Le bateau était vraiment bien préparé, cela m’a énormément facilité la vie sur cette étape ! Je tiens d’ailleurs à remercier mon ami Pierre Lecorgne qui m’a aidé de façon super efficace avant le départ pour les derniers préparatifs : il réglé une foule de détails qui au final pèsent lourd dans la balance confort et performance ! Un grand merci à lui ! »

Le départ de la 2e étape sera donné le samedi 3 octobre, d’ici là Nicolas va achever de se refaire une santé sous le soleil de Madère et aider les copains qui en auront besoin ! 

 

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Transat La Rochelle Salvador de Bahia

Communiqué de presse du 12 octobre 2009

 

Casse tête aléatoire à l’horizon

La dernière terre avant le Brésil est dans le sillage de Nicolas. Le skipper de la Ligue contre le cancer a traversé cette nuit l’archipel du Cap Vert. Le rennais a désormais 1900 milles (3500 km) d’océan devant son étrave, rien que de l’océan. Pointé ce lundi matin en 27e position de la 2e étape de la Transat 6,50, Nicolas va désormais se concentrer sur un casse tête aléatoire : la traversée du pot au noir.

Madère, les Canaries, le Cap Vert… un parcours qui fait rêver et ce n’est pas fini ! Nicolas Charmet, sur son prototype 6,50 la Ligue contre le cancer fait désormais cap vers le Brésil. Devant lui, l’Atlantique, plus une seule terre en vue avant l’île de Fernando de Noronha située au large de la corne du Brésil : facile me direz-vous ? Et bien non ! Les obstacles météo ne vont pas manquer d’ici le continent Sud Américain.

 

La marmite

Le prochain passage obligé de cette traversée de l’Atlantique n’est en effet pas terrestre mais bien réel quand même puisqu’il s’agit du Pot au Noir, la zone de transition des phénomènes météo entre les deux hémisphères. Grains violent et calmes plats se succèdent de façon anarchique, une chaleur humide vous accable… Les marins ont également coutume d’assimiler cette zone à une « marmite ».

Là, la vigilance est de mise : toutes voiles dehors pour tenter de capter le moindre souffle d’air, le marin doit être en mesure à tout instant de pouvoir réduire la toile sous un grain violent avant qu’il ne cause des dégâts matériels à bord. Empétolé, des heures durant, il faut aussi ne pas craquer…

Mais le pire est que le pot au noir, au grès de ses fluctuations rapides et quasi imprévisibles va favoriser certains concurrents et en pénaliser d’autres lourdement : dur à avaler lorsque l’on est en course.
Lors de sa première transat 6,50 en 2005, Nicolas était resté plusieurs jours aux prises avec cette zone de convergence inter tropicale. Cette fois, il s’est préparé des points de passage « repère » à contourner afin d’éviter au maximum la zone à risque. Le skipper rennais s’appuiera également sur les infos météo quotidiennes reçues par radio et sur l’observation des nuages pour éviter de tomber dans le pot…

 

Vitesses en chute

Les vitesses moyennes enregistrées depuis les Canaries qui flirtaient régulièrement avec les 8 - 9 nœuds vont chuter dans les jours à venir. En une semaine, plus du tiers du parcours a été avalé. Les jours à venir s’annoncent plus lents, moins physiques mais sans doute nerveusement plus tendus.

Le skipper de la Ligue contre le cancer a l’avantage d’être déjà passé par le pot au noir. Pire, il y a 4 ans, il n’avait plus de pilote automatique ! Il avait tenu bon… Cette fois, Nicolas va pouvoir s’appuyer sur une solide préparation.

 

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Transat La Rochelle Salvador de Bahia

Communiqué de presse du 27 octobre 2009

 

Techniquement handicapé, moralement retrouvé

Déçu, profondément marqué par une transat extrêmement difficile en raison de graves problèmes techniques, Nicolas Charmet avoue ne pas avoir pris de plaisir lors de cette 2e transatlantique en solitaire. Le skipper de la Ligue contre le cancer est arrivé la nuit dernière à Salvador de Bahia en 26e position, après 23j 11h 40m 25s de traversée.

« Je suis très déçu. Des problèmes de safran et de quille m’ont d’une part empêché de tirer sur le bateau et d’autre part m’ont vraiment fait peur tout du long de la 2e étape de la Transat. J’ai failli m’arrêter aux Canaries, puis au Cap Vert mais de toute façon je n’aurai pas pu réparer là bas.Bateau pour la Ligue Nicolas Charmet Et puis, il fallait absolument que je traverse, pour la Ligue contre le cancer, pour mes partenaires… Mais j’avais l’impression de dévaler une pente raide à bord d’une voiture dont le chassie était cassé et le volant déboité ! »

 

Bad vibrations…

Nicolas Charmet avait pourtant pris soin, en avant saison, de tester et re-tester son matériel. Il avait tout validé. Mais chaque pièce mécanique a ses faiblesses que la logique ignore… Dès le 2e jour de la seconde étape de cette Transat 6,50, le skipper du Pôle de Douarnenez a été inquiété par des vibrations dans sa quille : « ça bougeait de façon anormale, j’ai aussitôt fabriqué des renforts mais rien n’y faisait. La structure autour de la quille était affaiblie. A partir de là, j’ai barré un maximum pour anticiper et amortir les éventuels chocs sur la quille et la structure… », se souvient Nicolas. « Soit j’étais à la barre pour ménager le bateau (ce que le pilote ne peut faire), soit je ne barrais pas et je flippais encore plus en observant les vibrations de la quille, me demandant si je n’allais pas me retrouver avec un gros trou dans le bateau ! »

 

Un plastique pas fantastique

Et comme un souci n’arrive jamais seul le prototype la Ligue contre le cancer a également été handicapé par des bris de rotule de safran. « Ce sont des pièces spéciales, en plastique, qui tienne les gouvernails. Je les ai choisies car elles sont très faciles à changer. J’ai tiré dessus pendant toute l’avant saison. Elles étaient archi-validées et voilà, pour la transat, ça lâche. Là encore, impossible de tirer sur le bateau : au près j’avais peur de perdre mes safrans et au portant je craignais pour la quille ! Un vrai bonheur… A la fin je n’avais plus de pièces de rechange donc, à chaque virement de bord, je devais arrêter le bateau pour déplacer la dernier moignon de rotule disponible de bord, avant de repartir…»

 

Retrouver le sourire

Tout du long de cette traversée chaque manœuvre s’est donc révélée particulièrement délicate et longue pour le rennais, et chaque « run » de vitesse était bridé et source d’angoisses…
« Je suis content d’être arrivé au bout. Traverser, ramener le bateau à bon port, était devenu mon seul objectif. Je suis extrêmement déçu car je travaille depuis 4 ans pour cette épreuve. Je partais pour me battre, pour régater, le bateau était validé et voilà… »

Depuis qu’il a mis pied à terre la nuit dernière, Nicolas raconte, décompresse et retrouve le sourire. Une fois ce – très – mauvais moment digéré, le skipper de la Ligue contre le cancer fera le bilan de ces années d’investissement et de combat mais, quoiqu’il en soit, à chaque fois, Nicolas n’a jamais baissé les bras. Que ce soit lors de sa première transat où, rapidement privé de pilote automatique, il a continué, jusqu’au bout, là ou beaucoup aurait abandonné. Pendant ces 4 années de travail, de recherche de partenaires et de préparation technique, le rennais a fait face aux obstacles, aux difficultés…
Et, cette fois encore, il n’a pas jeté l’éponge. Comme tous les militants de la Ligue contre le cancer, il s’est battu au quotidien pour arriver à ses fins.

 

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Transat La Rochelle Salvador de Bahia

Le piège des Canaries

Difficile début de course pour cette 2e étape de la Charente Maritime / Bahia Transat 6,50. La traversée de l'archipel des Canaries a contraint Nicolas Charmet à tirer des bords pour trouver la bonne porte de sortie vers le Sud et vers les alizés. Après 2 jours d'une navigation compliquée, ce mercredi, le rennais a repris une belle trajectoire, à plus de 6 nouds, cap au Sud Ouest.

C'était la grosse interrogation d'avant départ : comment franchir au mieux l'archipel des Canaries ? Personne n'avait de réponse tranchée, chacun a fait de son mieux. certains passant carrément au large des îles espagnoles, par l'Ouest ou par l'Est ; la majorité, à l'instar de Nicolas, optant pour une route médiane. La difficulté de cette option était de ne pas se faire prendre dans les dévents de ces îles montagneuses. Plus facile à dire qu'à faire et Nicolas a dû batailler un bon moment avant de parvenir à s'extirper de l'archipel.

Ce matin, le skipper de la Ligue contre le cancer file à plus de 6 nouds poussé par une brise du large, un prémice d'alizés. Nicolas fait cap sur un autre archipel, le Cap Vert : prochain point de repère de cette transatlantique vers le Brésil.

A 5h00 ce mercredi, le skipper rennais pointe en 25e position à 120 milles des premiers. Les 83 solitaires encore en course ont quelques 2700 milles (5000 km) à parcourir jusqu'à Salvador de Bahia. Trois semaines de mer et d'aventure se profilent à l'horizon, et c'est ça qui compte.

 

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