Le Comité a toujours l’ambition d’apporter son concours aux malades et aux proches au plus près de leur domicile. Ainsi pour l’année à venir, nous animerons plus de 140 séances d’ateliers « bien être » sur 11 lieux complémentaires. Dans notre communication, nous insistons sur le fait que chaque bénéficiaire peut trouver un atelier à moins de 30 mn de chez lui.
Cette année, autour du thème de l’activité physique, nous animons des ateliers de sophrologie, relaxation par le rire, image de soi, réflexologie, gym douce ou activité physique adaptée, relaxation, diététique et shiatsu.
Une étude Epic montre ainsi que, pour le cancer du côlon, les personnes les plus actives présentent une réduction du risque de cancer du côlon de près de 20 % et que, pour le cancer du sein, la diminution du risque liée à l’activité physique est de 30 % entre les femmes les plus actives et les plus inactives.
Activité physique et réhabilitation
La survenue du cancer va complètement bouleverser la vie quotidienne : "Le moment où tout bascule". Selon le type de cancer et les traitements reçus, les répercussions sur l'état général seront variables. En cours de traitement, radiothérapie ou chimiothérapie, les patients décrivent de façon très fréquente (60 à 95 %) une fatigue ne cédant pas au repos et parfois prolongée longtemps après les soins. Cette fatigue est associée à l'anxiété, à la dépression et altère la qualité de vie de façon prolongée.
- Activité physique pendant les traitements
Pendant et après un traitement, la pratique de la majorité des sports est envisageable, dans la mesure où l'état général et la condition physique du patient le permettent. Depuis les années 2000, plusieurs études ont montré que le maintien ou la reprise, pendant le traitement, d'une activité adaptée à l'état du patient, améliore sa condition physique, et a un effet bénéfique sur la fatigue, l'anxiété, le sommeil, et la qualité de la vie. Plus récemment, plusieurs essais contrôlés ont été conduits chez des patientes traitées pour un cancer du sein. Une revue (métaanalyse) faite en 2005, sur 34 essais, montre que la pratique, au cours de traitement, d'un exercice physique, améliore la qualité de vie, la fatigue et réduit les séquelles de la maladie et des traitements.
- Activité physique après les traitements
Toujours sur le cancer du sein, il est démontré que la pratique, après le traitement, d’une activité physique soutenue diminue le risque de décès ou de récidive de 20 à 50 % chez des femmes ménopausées. Modérée et régulière, la pratique d'un exercice physique est toujours bénéfique sur les plans physique et psychologique. Elle contribue également à une réadaptation socioprofessionnelle dont les répercussions à long terme sont indéniables. Pour certains patients auparavant sédentaires, le cancer va être le "déclencheur" d'une nouvelle vie et le besoin d'activité sportive va naître après la maladie. Le sport pourra ainsi jouer un rôle thérapeutique en confirmant la victoire symbolique sur la maladie.Toutefois, à la fin du traitement et durant la convalescence, les activités peuvent s'avérer difficiles. C'est au médecin traitant qu'il appartient de conseiller son patient sur la pratique d'une activité physique adaptée et bénéfique. Après un geste chirurgical fragilisant les parois de l'abdomen une rééducation progressive visant à renforcer les muscles abdominaux est souvent. La pratique de la natation ou des sports aquatiques est pratiquement toujours possible. Ces exemples médiatisés renforcent encore, pour certains patients, le besoin de retrouver un bien-être physique.
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Comment accueillez-vous le changement récent de présidence (ndlr. élection du Docteur Dominique Lerat) au sein de votre Comité ?
Le nouveau Président est très bien accueilli au sein du Comité en raison de sa disponibilité, c'est un jeune médecin généraliste en retraite ayant de nombreuses activités lui permettant de rester branché sur de nombreux sujets dont certains en lien avec le cancer, ses compétences car il a connu de nombreuses expériences professionnelles très complémentaires les unes des autres et ses champs d’intérêts plusqu'il apprécie le travail en cours du registre des cancers. Il est passionné par le travail et les engagements des chercheurs et a une excellente culture des schémas de décisions sur les parcours de soin.
Lors de la dernière assemblée générale du 5 mai 2011, le conseil d’administration du Comité local a réaffirmé sa volonté de continuer dans cette voie et de pérenniser les actions précédemment instaurées.
Le soutien financier à la recherche concernera des chercheurs tant au niveau national que régional, voire local. Dans le courant de l’automne 2011, le Comité de Vendée organisera la conférence de coordination interrégionale du Grand Ouest ; cette réunion, qui implique les comités départementaux des régions Bretagne, Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, permet, au vu de leurs projets et de leurs travaux, de retenir les équipes de recherche régionales auxquelles sont allouées des subventions.
Les actions pour la prévention et le dépistage de la maladie cancéreuse seront menées en concertation et en collaboration avec les différents partenaires institutionnels publics et/ou privés concernés et cibleront les populations intéressées. La prévention traite de thèmes majeurs comme le tabagisme ou la surexposition solaire ; il nous paraît nécessaire, dans la lutte contre le tabagisme, d’instaurer des interventions favorisant le sevrage. Les actions de dépistage s’attachent plus particulièrement aux cancers du sein, du colon, de la peau et du col de l’utérus.
L’aide aux personnes atteintes par la maladie cancéreuse et à leurs proches revêtira plusieurs aspects. "L’écoute", assurée par des bénévoles formés à cette mission, continuera d’être effective grâce à des permanences ou des visites à domicile et dans les établissements hospitaliers." Les ateliers bien-être ", avec différentes activités (sophrologie, relaxation, gym douce, shiatsu, réflexologie…), animés au niveau des antennes par des professionnels partenaires du comité de Vendée, se poursuivront. "Les conférences débats", traitant des problèmes relatifs aux cancers, assureront la délivrance d’une information actualisée et les échanges avec des professionnels de la santé.
Mais tout ceci ne peut être effectif que grâce à tous les bénévoles et à leur investissement. Aussi nous a-t-il semblé primordial d’attacher une importance toute particulière à soutenir et à développer la vie des antennes et surtout à former toutes les personnes qui s’engagent et qui œuvrent au sein du comité départemental ; une formation adaptée et adéquate devrait aider chaque bénévole, dans le champ d’activité qu’il/elle a choisi, pour offrir le meilleur service rendu aux personnes touchées par la maladie cancéreuse, ce qui est notre but principal et fondamental à tous.