CANCER ÉPITHÉLIAL DE L'OVAIRE CHEZ DES FEMMES AVEC MUTATION
Article modifié le
24/11/2011
Taux élevé de réponse par la doxorubicine liposomale chez les patientes en récidive pour un cancer épithélial de l'ovaire chez des femmes avec mutation du gène BRCA.Si les mutations des gènes BRCA 1 ou 2 sont des marqueurs d'un risque important de développer un cancer du sein, ils peuvent également être indiqués un risque de carcinome épithélial de l'ovaire, risque estimé à 16 à 18% durant la durée de la vie
Parmi les femmes atteintes d'un carcinome ovarien, on estime environ 10% de formes familiales, liées essentiellement à une mutation du gène BRCA (BRCA+ Si sont observés un grand nombre de données en faveur d'une agressivité tumorale, est notée également une sensibilité accrue à la chimiothérapie, et en particulier aux sels de Platine. Comme le Platine, les anthracyclines agissent directement sur les DNA, créant une rupture par le biais d'interlocation ou d'inhibition d'une polymérase du DNA (topoisoméraseII),
C'est pourquoi, en cas d'échappement au Platine, le traitement de 2° ligne de référence sera une anthracycline.
Les cancers ovariens BRCA+ sont-ils plus sensibles aux anthracyclines que les formes sporadiques ? A cette question, a voulu répondre par un essai comparatif entre la réponse au traitement de carcinomes BRCA+ ou de formes sauvages.
METHODE :
Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur toutes les patientes en récidive d'un carcinome ovarien, figurant sur le registre de l'Université de Pennsylvanie et qui, entre 2001 et 2007, ont été traitées par de l'adriamycine liposomale (Dexil®). Les patientes confirmées comme porteuses d'une mutation BRCA 1ou 2 forment le groupe test, comparé aux autres patientes sans mutation, et sans antécédent familial de cancer du sein.
L'évolution clinque sous traitement est évaluée en fonction de la modification de la masse tumorale ou des modifications du taux de CA 125.
Ont été incluses 23 patientes atteintes d'un carcinome ovarien BRCA1 ou 2 +, et 42 Témoins (carcinome ovarien BRCA-), toutes de haut grade et traitées par Adriamycine liposomale.
RESULTATS :
Alors que 56,5% de patientes BRAC+ ont répondu cliniquement et biologiquement au traitement, contre 19,5% des témoins (p=0,004)
La durée de survie sans progression est de 27 semaines dans le groupe BRCA+ contre 17 chez les témoins, et la durée de survie globale 89 semaines contre 48 (p=0,002)
EN CONCLUSION :
Cette étude, bien que portant sur un nombre restreint de patientes, montre une plus grande sensibilité à l'adriamycine chez les femmes dont la tumeur présente une mutation du gène BRCA 1 ou 2.
Adams SF. and al. A high response rate to liposomal doxorubicine is senne among women with BRCA mutatuions treated for recurrent liposomal epithelial ovarian cancer
Gynec.Oncology 2011; 123; 486-491
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