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En 2010, la Ligue est restée le premier financeur associatif et indépendant de la recherche contre le cancer grâce à chaque donateur, à chaque testateur. Les avancées en matière de traitements et de soins ont été remarquables durant cette année notamment concernant certains cancers jusqu’alors de mauvais pronostic.
La Ligue s’est maintenue au rang de première association de France en nombre d’adhérents et l’une des plus importantes en nombre de bénévoles. Elle se distingue également par son maillage territorial qui lui permet d’être au plus près des personnes malades, de leurs proches comme des professionnels de santé ou des acteurs économiques ou sociaux.
Les forces humaines ou financières déployées par la Ligue partout en France métropolitaine comme en outre-mer lui ont permis, en 2010, de relever certains défis tels que le renforcement dans la durée du financement des meilleures équipes de chercheurs labellisées par la Ligue, la poursuite de programmes de recherche innovants et dans le même temps, la protection des populations les plus vulnérables exposées à certains risques de cancer.
La Ligue n’a pas hésité à se mobiliser pour limiter l’usage de certains produits chimiques (le tabac bien sûr mais aussi, par exemple, le Bisphénol A) comme elle a initié certaines alliances larges (par exemple, l’Alliance prévention alcool).
La Ligue se doit de hisser le problème sanitaire du cancer au rang de question de société ; elle le fait en s’appuyant sur des personnalités de premier plan (artistes, sportifs, intellectuels, économistes, etc.) ou sur la population en général en lançant, par exemple, l’Equipe de France contre le cancer, permettant ainsi à chacun de s’approprier une fraction de la lutte et de manifester sa compassion et sa solidarité tout en brisant les ghettos du cancer.
En 2010, agir pour et avec les malades et leurs proches est évidement restée une priorité tant pour renforcer ou acquérir certains droits (liés par exemple à l’accès à l’emprunt et à l’assurance) que pour une aide concrète matérielle, financière, psychologique ou sociale proposée aux malades ou à leurs proches en situation de précarisation à cause du cancer.
Reconnue pour son indépendance qu’elle doit à chacun de ses fidèles donateurs ou testateurs et pour la pertinence de ses actions qu’elle doit à chacun de ses militants, la Ligue est incontournable, légitime, attendue et parfois crainte lorsqu’il est question de cancer, de Plan cancer (Plan cancer 2, notamment) voire d’organisation des soins ou l’élaboration de politique de santé. Cela lui confère des droits mais aussi des devoirs et notamment celui d’être humaniste et généreuse mais aussi efficace et exemplaire. Tout cela a été possible en 2010 grâce aux donateurs, aux testateurs, aux bénévoles, nombreux et fidèles qui malgré les circonstances économiques et sociales sont restés mobilisés et c’est à ces « engagés silencieux » qu’il faut rendre hommage et, en toute transparence, rendre des comptes au sens noble du terme.
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