LE DEPISTAGE
Article modifié le
14/03/2011
Le dépistage, un atout supplémentaire pour lutter contre le cancer.
Dépister, c’est détecter tôt, en l’absence de symptômes des lésions cancéreuses ou susceptibles d’évoluer vers un cancer, qui seront le plus souvent plus faciles à soigner et à guérir.
Le Comité de Corrèze de la Ligue soutient l’association de dépistage des cancers en Corrèze (ADCCO) qui organise et évalue les dépistages organisés :
- pour le cancer du sein depuis 2003,
- pour le cancer de l’intestin depuis 2008.
1) Concernant le dépistage organisé du cancer du sein en Corrèze, pour les femmes de 50 à 74 ans le bilan est encourageant puisque le taux de participation a progressé régulièrement, plus de 62 % pour 2008/2009 et 60 % pour 2009/2010.
En moyenne, 85 cancers sont dépistés chaque année. Pour 3 cancers sur 4, la taille est inférieure à 2cm et il n’y a pas d’atteinte des ganglions. Il est très important de se faire dépister régulièrement et de ne pas « décaler » les dates prévues car dépistés à des stades précoces, les cancers sont majoritairement de bon pronostic.
Les points forts de ce dépistage organisé :
- l’envoi des invitations par l’ADCCO permet de respecter l’intervalle efficace recommandé de 2 ans entre les mammographies.
- la seconde lecture des clichés jugés non suspects par le premier radiologue est une garantie supplémentaire d’efficacité.
2) Le dépistage organisé du cancer de l’intestin débuté en juillet 2008 s’adresse à toutes les personnes dont l’âge compris entre 50 et 74 ans. Il est basé sur une recherche de sang occulte dans les selles.
L’ADCCO invite tous les 2 ans les corréziens et les corréziennes à en parler avec leur médecin. Celui-ci leur remettra le test HEMOCULT (facilement réalisable) comprenant le matériel nécessaire pour les recueils de selles ainsi que la fiche à remplir et l’enveloppe préaffranchie à l’adresse du laboratoire.
Le taux de participation est de 41 % pour un objectif national fixé à 50 %. Dans 3 à 4 % des cas, le test est positif et il faut faire une coloscopie pour déterminer l’origine du saignement.
Une coloscopie sur 2 est normale et un nouveau dépistage sera programmé à 5 ans.
40 % des coloscopies permettent de découvrir un ou plusieurs polypes et le plus souvent de les enlever. Certains de ces polypes sont des lésions précancéreuses. On évite alors la survenue d’un cancer.
Dans moins de 10 % des coloscopies, un cancer est dépisté, le plus souvent de bon pronostic alors que le pronostic global de cancer découvert est plus tardivement à l’occasion de signes cliniques est généralement mauvais.
Ce dépistage est donc efficace. C’est pourquoi avec l’implication des médecins généralistes nous devons en faire bénéficier de plus en plus de Corréziens et de Corréziennes.
Pour plus de renseignements, contacter l’ADCCO :
Dr Michèle LAJOUX
05-55-26-22-23
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