CONFERENCE SUR LA RECHERCHE CONTRE LE CANCER
Article modifié le
23/04/2011
SNCC - MONT DE MARSAN LE 21 MARS 2011

Le Comité des Landes a reçu les Professeurs MERLIO, ROBERT et LONGY dont les activités scientifiques sont soutenues financièrement par les adhérents de La Ligue départementale Contre Le Cancer. Ces trois chercheurs sont intervenus sur le thème « Recherche translationnelle : de la génétique des tumeurs à la génétique dans les prédispositions familiales. »
Ces soutiens financiers du Comité des Landes s’inscrivent dans LE PLAN CANCER II mesure I : renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire, dont un des objectifs est le développement d’outils de qualité en recherche translationnelle (banque de tissus, plateforme d’analyse à haut débit ). Ces équipes et ces moyens sont en développement sur Bordeaux, tant au niveau du CHU qu’à l’ Institut Bergonié au bénéfice de nos malades.
Le Professeur Jean-Philippe MERLIO, responsable du service biologie des tumeurs, développe les tests moléculaires permettant la détection d’anomalies tumorales (mutations). Ces tests permettent :
Ø Soit une confirmation diagnostic (pour la leucémie chronique, les tumeurs stromales…)
Ø Soit une prédiction pronostic (tumeur agressive, très évolutive ou non)
Ø Soit un théranostic : réponse favorable ou résistance à un traitement ciblé.
Les applications sont mises en oeuvre depuis un à trois ans :
Ø Dans le cancer Colorectal la présence d’une mutation K.RAS exclue l’emploi d’anticorps monoclonaux anti EGFR ( 33 % des cas)
Ø Dans l’adénocarcinome du poumon avancé ou métastatique la présence d’une mutation de récepteur EGFR est (à l’inverse) requise pour la délivrance d’inhibiteur anti tyrosine-kinase.
Ø Pour le cancer du sein la sur-expression de la mutation HER 2 ( présente dans 25 à 30 %) orientent la prescription d’anticorps monoclonaux.
La recherche de ces facteurs prédisant l’efficacité des traitements permet d’identifier les patients à mettre sous ces traitements ciblés.
Cette précision accrue dans les orientations thérapeutiques signifie progrès pour les soignants et espoir pour les patients.
Le Professeur ROBERT de l’Institut Bergonié s’inscrit, en amont, dans la génétique des tumeurs s’attachant à analyser les variabilités génétiques (pharmacogénétique) qui expliquent les différences d’activité des médicaments. Ses recherches conduisent à découvrir des variantes associées à la prédisposition génétique de certains cancers, à mieux identifier les déterminants génétiques de la réponse à certains médicaments, ainsi qu’à adapter les posologies d’une chimiothérapie selon son métabolisme.
Le Docteur LONGY, coordinateur du Groupe Génétique à l’Institut Bergonié, a créé les premières consultations concernant les risques familiaux de cancer. En 10 ans des gènes majeurs prédisposants des cancers fréquents (cancer du colon, de l’endomètre, de l’ovaire, du sein et mélanome) ont été identifiés.
Les outils (aide à l’achat par le Comité des Landes) permettent d’identifier des personnes à très haut risque de développement d’un cancer, d’affiner le calcul de ce risque. Ils contribuent également à l’élaboration de recommandations de prise en charge des personnes concernées par une prédisposition héréditaire et de mettre en place des essais cliniques dans le cadre d’une action multidisciplinaire.

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