SOUTENIR LA RECHERCHE SUR LES CANCERS DE L'ENFANT
CET ARTICLE A ÉTÉ ARCHIVÉ LE
30/11/2011
En 2011, le Comité de Paris soutiendra encore de nombreux projets de recherche clinique et fondamentale. Pour exemple, il a retenu le projet du Pr Evelyne Jacqz-Aigrain, Chef du service de Pharmacologie pédiatrique de l'Hôpital Robert Debré à Paris portant sur la :
Pharmacogénétique des effets indésirables du traitement des leucémies aiguës lymphoblastiques et des néphroblastomes chez l’enfant.
En quelques mots
La chimiothérapie est un élément essentiel de l’arsenal thérapeutique mis en œuvre dans le traitement des cancers de l’enfant. Une de ses voies d’amélioration repose sur la compréhension des facteurs génétiques expliquant pourquoi la réponse à un traitement, et/ou les effets secondaires lui étant associés, peuvent différer de façon importante d’un patient à un autre. Ce projet vise à déterminer ces facteurs afin de permettre à terme une amélioration des traitements des leucémies et des tumeurs du rein les plus fréquentes chez l’enfant
Un projet axé sur le traitement de cancers de l’enfant
Les traitements des leucémies aiguës lymphoblastiques et de la tumeur de Wilms chez l’enfant reposent sur des protocoles thérapeutiques, spécifiques du jeune patient, dont l’élaboration a permis d’important progrès. Toutefois, ces traitements et les phases de chimiothérapie qu’ils impliquent peuvent encore être améliorés. Pour ce faire les chercheurs visent notamment à comprendre pourquoi les médicaments utilisés peuvent engendrer des effets secondaires toxiques et/ou se révéler inefficaces.
Des applications cliniques à la clé
Les traitements des leucémies aiguës lymphoblastiques et de la tumeur de Wilms ont en commun certains médicaments et se trouvent associés à la survenue d’effets indésirables similaires. On peut donc supposer l’existence d’un mécanisme de toxicité équivalent dans ces deux pathologies. Si les causes de ces effets indésirables peuvent être multiples, leur survenue n’affecte qu’une minorité de patients. Ceci suggère l’existence de facteurs d’origines génétiques affectant, de façon différente selon les individus, la transformation, le transport et/ou l’effet des médicaments anticancéreux. Ce projet a pour objectif d’identifier ces facteurs. Leur détermination devrait contribuer de façon importante à l’amélioration de la prise en charge des enfants atteints de leucémie aiguë lymphoblastique. En effet, la connaissance de ces informations permet de prévoir la réponse potentielle des enfants au traitement et donc d’adapter celui-ci en fonction des spécificités propres à chaque jeune patient.
Pour en savoir plus
Les leucémies ont pour origine un dysfonctionnement du processus aboutissant à la production des cellules du sang. Dans leur ensemble, elles constituent les cancers de l’enfant les plus fréquents. Les leucémies aiguës lymphoblastiques sont dues à la prolifération de globules blancs immatures bloqués dans leur évolution ; elles touchent le plus souvent l’enfant jeune entre 2 et 5 ans. Leur traitement repose principalement sur la chimiothérapie avec plusieurs phases comportant diverses associations de molécules anticancéreuses.
La tumeur de Wilms, ou néphroblastome, est la tumeur du rein la plus commune chez l’enfant. Elle représente environ 6 % des cancers de l’enfant et touche principalement la catégorie d’âge 1 à 5 ans. Son traitement associe chimiothérapie et chirurgie et, éventuellement, la radiothérapie.
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