ROSE Magazine : Un féminin qui parle de la maladie
publié le 23/06/2011 archivé le
31/12/2011
ROSE Magazine veut recueillir 343 signatures de femmes qui souhaitent s’engager contre le cancer
ROSE MAGAZINE : LE « GLAMOUR » AU SERVICE D’UNE BELLE CAUSE
La Ligue se lance dans une belle aventure qui est d’offrir aux femmes ayant ou ayant eu un cancer un magazine féminin qui parle de la maladie selon les codes de la presse féminine.
Rose Magazine, qui sortira au mois de novembre, montrera que le « glamour » n’est pas incompatible avec la lutte contre la maladie. Ce magazine sera diffusé à 300 000 exemplaires.
En attendant, nous avons besoin de votre précieuse collaboration pour recueillir 343 signatures de femmes qui souhaitent s’engager contre le cancer : Mairesse, Adjointe ou conseillère municipale, Chef(e) d’entreprise mais aussi toutes les femmes qui combattent près de chez vous la maladie, nous avons besoin de leur signature pour ce manifeste qui sera remis aux décideurs politiques dans le cadre de la présidentielle 2012.
► Ce manifeste est inspiré de celui des « 343 » de 1971 rédigé par Simone de Beauvoir sur l’avortement afin d’accompagner ce qui sera la future loi Veille sur l’avortement.
Le manifeste accompagné des signatures que vous pourrez lire ci-après sera donc publié dans ce magazine.
Merci de faire suivre à votre réseau et de renvoyer les noms des signataires à Céline Lis, rédactrice en chef de Rose magazine : celine_lis@hotmail.com en indiquant si possible leur profession, âge et adresse mail.
Le manifeste des 343 cancéreuses
Nous sommes aujourd’hui 800.000 malades de cancer en France.
Nous sommes des millions en traitements, en rémission ou guéries.
Nous sommes des millions de femmes à avoir traversé la douleur de traitements épuisants, le découragement, la peur de la mort, la solitude.
Nous sommes de survivantes et nous avons gagné le droit de ne pas devenir des sous-citoyennes.
Nous réclamons le droit de mener une vie sociale normale, après la maladie.
Nous réclamons le droit d’emprunter de l’argent à une banque autrement qu’à des taux prohibitifs.
Nous réclamons le droit d’assurer notre santé à des prix décents.
Nous réclamons le droit de garder dans nos entreprises les mêmes chances de promotion, d’évolution qu’avant la maladie.
Nous réclamons la création d’un statut de malade chronique différent de celui d’adulte handicapé qui ne nous concerne pas.
Nous réclamons des mesures rapides et significatives pour aider les mères isolées et en situation de fragilité professionnelle. Trop de femmes renoncent à se soigner afin de ne pas laisser à eux mêmes des enfants qu’elles élèvent seules. Trop de femmes abandonnent la chimiothérapie ou radiothérapie car, à bout de force, elles ne peuvent plus travailler et subvenir aux besoins de leur famille. Pour elles, nous demandons des aides à domicile durant les séances de chimiothérapie, des aides ménagères dans les semaines suivant les traitements.
Pour cela nous réclamons la création d’un programme homogène dédié aux femmes malades de cancer, un programme qui soit autre chose que du « bricolage » à partir des aides sociales existantes, inégales selon les villes, les départements, la bienveillance de l’assistante sociale qui suit le dossier.
Le cancer n’est pas une calamité. C’est une maladie dont on guérit physiquement de mieux en mieux. C’est une maladie dont, en France, socialement on guérit mal. Un français sur cinq sera dans sa vie touché par le cancer. Est-ce à dire qu’un français sur cinq sera destiné à rester un paria social jusqu’à la fin de son existence ?
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