Le Dépistage se définit par la recherche systématique, chez un sujet ou au sein d'une collectivité apparemment en bonne santé, d'une affection ou d'une anomalie latente, jusque-là passée inaperçue.
Le but est donc un diagnostic précoce du cancer avant qu’il ne soit symptomatique, donc plus souvent curable. Son efficacité est jugée par la réduction de la mortalité liée au cancer, ou des complications secondaires.
Pour répondre aux critères, il doit s’agir d’une procédure relativement rapide, qui fait appel à des techniques simples et peu invasives, également peu coûteuses, mais suffisamment fiables, applicables à grande échelle. Le résultat d'une épreuve de dépistage ne se substitue pas au diagnostic et ne constitue pas une indication de traitement. Le dépistage peut prendre plusieurs formes : il peut être systématique (cancer du sein…) ou occasionnel (journée de dépistage du mélanome), de masse ou sélectif (dépistage de cancer du foie chez les patients porteurs de cirrhose liée à l’hépatite C…).
Dans ce domaine, les objectifs sont la mise en place de stratégies de dépistage cohérentes sur l'ensemble du territoire :
- Pour le cancer du sein, 80 % des femmes entre 50 et 74 ans doivent bénéficier du dépistage,
- Pour le cancer du col de l'utérus, 80 % des femmes entre 25 et 69 ans,
- Pour le cancer colo-rectal, l'objectif est de mettre en place une stratégie expérimentale de dépistage susceptible d'être généralisée. Conformément aux attentes des associations, le développement du dépistage du cancer du côlon sera facilité. Suite aux expérimentations organisées dans les 20 départements pilotes, une stratégie nationale sera définie d'ici quatre ans.
Les actions menées en faveur du dépistage du cancer du col de l'utérus seront renforcées auprès des femmes à risque.
Les mesures ont pour objectif de rattraper le retard en matière de prévention dans un pays qui a longtemps privilégié le soin. Mais pour atteindre les objectifs affichés sur cinq ans, l'engagement de tous les acteurs de santé sera nécessaire.