Cancer du col de l'utérus

le 14/01/2015

Partagez ce contenu

L’appareil génital de la femme comprend la vulve, le vagin, le col de l’utérus qui se continue par le corps de l’utérus, enfin les ovaires. C’est au niveau du col et du corps utérins ainsi que des ovaires que surviennent les cancers les plus fréquents.

Le cancer du col de l’utérus, dont on recense encore 3 300 nouveaux cas par an en France, recule grâce aux stratégies de dépistage. La vaccination des jeunes filles devrait accroître encore ce recul.

Le cancer du corps de l’utérus ou cancer de l’endomètre, dont on dénombre plus de 5 000 nouveaux cas par an, est très différent. Il est favorisé par l’obésité et par la prise d’estrogènes sans progestérone associée.

Le cancer de l’ovaire rencense quant à lui environ 4 400 cas par an.

Types de cancers

Le col de l’utérus est la partie de l’utérus palpable (toucher vaginal) et visible (examen au spéculum) au fond du vagin. Le cancer survenant sur cette partie de l’utérus pourrait presque toujours être prévenu grâce aux frottis cervico-vaginaux, et maintenant aussi grâce à la vaccination anti-HPV.

Le cancer du corps de l’utérus survient en général après la ménopause et se manifeste surtout par des saignements ou des pertes troubles. Le diagnostic est fait sur une biopsie. Le traitement est avant tout chirurgical (ablation de l’utérus et des ovaires), acte parfois pratiqué par les voies naturelles. Dans certains cas, une radiothérapie est décidée. Dans l’ensemble, la guérison est obtenue dans 70 à 80 % des cas.

Le cancer de l’ovaire se développe lentement. Comme les ovaires sont situés profondément dans le bas-ventre, le diagnostic est souvent fait tardivement, d’autant qu’il n’existe pas d’examen de dépistage systématique. Les signes d’alerte sont discrets et banals : douleurs du bas-ventre, troubles des

Facteurs de risque

85 % des cancers du col de l’utérus surviennent après évolution de « condylomes » (lésion bénignes). Les facteurs de risque du cancer du col de l'utérus sont au nombre de trois : les infections à HPV (Human Papillomavirus), le tabagisme et l’infection à VIH (virus du SIDA). Les infections à HPV sont sexuellement transmissibles ; l’homme est généralement porteur sain (absence de lésion visible) du virus, qu’il transmet à sa partenaire au cours de relations sexuelles non protégées. Le virus gagne les cellules du col de l’utérus où il se multiplie, créant une inflammation qui, sur de nombreuses années, peut évoluer lentement vers le cancer, d’abord in situ puis invasif.
En cas de contamination, il est conseillé au partenaire de se faire examiner.

Symptômes

Les signes révélateurs ne sont pas spécifiques. Il peut s’agir d’un saignement vaginal mais dans la majorité des cas, les cancers du col de l'utérus sont découverts sur les frottis cervico-vaginaux.

Prévention

La prévention du cancer du col de l'utérus, c’est d’abord l’abstinence tabagique et les relations sexuelles protégées, surtout en l’absence de partenaire stable ou en cas de partenaires multiples. C’est également la surveillance régulière du col au cours d’examens gynécologiques réalisés tous les 3 ans (à partir de 25 ans) en l’absence d’anomalie décelée sur les précédents frottis cervico-vaginaux, sinon plus fréquents.

Quant à la vaccination anti-HPV, apparue très récemment, elle s’adresse aux jeunes filles avant le début de toute activité sexuelle ou au plus tard dans le courant des deux premières années de leur vie sexuelle. Il existe deux vaccins actuellement disponibles, l’un protégeant contre deux types de virus HPV, l’autre contre quatre types. Si ces vaccins diminuent les risques de contamination, leur protection n’est pas absolue et ne dispense donc pas d’une surveillance gynécologique régulière.

Pour le cancer des ovaires, le diagnostic demande un examen gynécologique complété par une échographie et parfois le dosage dans le sang d’un « marqueur » de la tumeur, le CA125. Le traitement est avant tout chirurgical, suivi le plus souvent d’une chimiothérapie.

 

Traitements

Le traitement relatif au cancer du col de l'utérus va dépendre du stade. En cas de cancer in situ, c'est-à-dire superficiel, une conisation au laser permet d’assurer la guérison dans tous les cas. Quand la tumeur est plus évoluée, invasive, le traitement repose soit sur l’hystérectomie (ablation de l’utérus), soit sur la radiothérapie locale (curiethérapie), voire dans certains cas la chimiothérapie.

Dépistage

Une information à mieux faire connaitre aux femmes

Le dépistage par frottis relève aujourd’hui majoritairement d’une démarche individuelle et est fortement lié au suivi gynécologique. De nombreuses femmes n’ont cependant pas de suivi gynécologique régulier, notamment les femmes de 50 à 65 ans et les femmes des catégories socioéconomiques les moins favorisées ou habitants certains départements à faible densité de médecins, notamment gynécologues.

Le frottis un geste simple qui peut sauver de vies

Pour se protéger contre le cancer du col de l’utérus, il existe deux leviers efficaces et complémentaires : la vaccination, recommandée dès l’âge de 11 ans (Calendrier vaccinal 2013 : http://www. sante.gouv.fr/calendrier-vaccinal-2013.html ) et le dépistage par frottis pour les femmes à partir de 25 ans, qu’elles soient vaccinées ou non.

Réaliser un frottis régulièrement est essentiel : la plupart du temps les anomalies ne se manifestent par aucuns symptômes. Quand les symptômes apparaissent, le cancer est déjà souvent à un stade  avancé, et donc plus difficile à guérir. Le frottis permet de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses du col et ainsi de soigner plus précocement ce cancer, voire d’éviter son apparition.

Le frottis est recommandé tous les 3 ans et jusqu’à  65 ans. Il est important de rappeler que le suivi par frottis ne s’arrête pas à la ménopause : les anomalies liées aux virus HPV évoluant lentement, les frottis sont recommandés jusqu’à 65 ans  et ce, même en l’absence de rapports sexuels.

 

 

  • Types de cancers
  • Facteurs de risque
  • Symptômes
  • Prévention
  • Traitements
  • Dépistage

Partagez ce contenu