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L'ORIGINE DE LA DOULEUR
La douleur est un aspect fondamental dans la prise en charge d'une personne atteinte de cancer. Si on sait qu'une tumeur n'est pas douloureuse au début de son développement, la douleur peut apparaître du fait de l'extension ou de l'ulcération de celle-ci ou encore du fait de certains traitements ou des séquelles de ceux-ci.
La plupart des patients cancéreux présentent une douleur telle, à un moment ou à un autre de leur maladie, qu'elle entraîne une altération de la qualité de vie, de l'image corporelle, avec une diminution de l'activité relationnelle et sociale.
La douleur a longtemps été sous-estimée par les soignants. Heureusement, les mentalités changent. On sait qu'elle n'a que des aspects négatifs : elle est insupportable, empêche le malade de se battre, l'isole et l'angoisse. On sait aujourd'hui mieux combattre et soulager la douleur. On sait enfin que le malade a un rôle très actif dans le soulagement de sa douleur en la disant, en la décrivant, en demandant à être soulagé.
D'où vient la douleur quand on a un cancer ?
→ Les douleurs liées à la maladie
Classiquement, " le cancer ne fait pas mal ", et de fait la cellule tumorale peut naître, se multiplier jusqu'à la formation d'une tumeur importante sans faire souffrir. Toutefois, tout au long de l'évolution, la présence d'une tumeur ou encore son extension vers les tissus ou organes, tels le foie, l'os, la peau, le système nerveux, peuvent entraîner des douleurs plus ou moins intenses, parfois insupportables, comme par exemple, les douleurs par métastases osseuses. D'autres douleurs sont liées à la compression due à la tumeur elle-même dans un contenant devenu trop étroit : il en est ainsi des tumeurs cérébrales enserrées dans la boîte crânienne, d'où des douleurs pulsatiles, exagérées par le moindre mouvement de la tête, s'accompagnant de vomissements. Les métastases hépatiques volumineuses ressenties comme une pesanteur peuvent provoquer des douleurs violentes. Les douleurs d'origine neurologiques sont très variables : parfois dues à une compression tumorale de voisinage, elles sont très difficilement calmées par les traitements médicamenteux. Elles peuvent justifier l'injection de morphine.
Lorsque la douleur devient chronique, elle peut s'accompagner d'une véritable souffrance psychologique, entraînant angoisse, repliement sur soi et dépression.
Très différentes sont les douleurs aiguës dues aux tumeurs ulcérées, parfois infectées, qui peuvent être soulagées rapidement.
→ Les douleurs liées aux traitements
Les traitements sont souvent agressifs :
La chirurgie, souvent importante, parfois mutilante : chirurgie faciale, viscérale, gynécologique, osseuse, etc.… Le traitement de la douleur post-chirurgicale est à présent bien établi, et si elle n'est pas complètement gommée, elle est en grande partie contrôlée. Mais des douleurs plus tardives peuvent survenir, liées soit à des séquelles, soit à des difficultés de cicatrisation.
La radiothérapie, peut créer des lésions aiguës ou subaiguës, équivalentes à des brûlures, parfois très inconfortables : mucite (inflammation de la bouche), cystite, rectite, colite, etc… et qui demandent des soins locaux, ainsi que des antalgiques. A distance, peuvent s'installer des séquelles, empiétant plus ou moins sur la qualité de la vie. Citons la sécheresse de la bouche et les difficultés à la déglutition après une irradiation cervicale ou encore un lymphoedème du membre supérieur ou inférieur après irradiation des aires ganglionnaires adjacentes.
La chimiothérapie, rarement douloureuse par elle-même, mais responsable de contraintes, telle la pose de cathéter par voie veineuse centrale avec implantation d'une chambre. Elle peut toutefois entraîner des effets secondaires plus ou moins importants suivant les produits administrés : inflammation de la bouche, crampes, polynévrites ou encore syndrome pieds mains. Ces effets se calment avec l'arrêt du médicament.
Des soins, tels pansements, toilette, explorations diverses comme une biopsie de la moelle osseuse, sont souvent générateurs de douleurs. Comme on peut les prévoir, il faut administrer un traitement antalgique préalable.
Même si ces douleurs provoquées par les traitements sont habituellement transitoires, elles seront mieux tolérées si le malade en a été informé au préalable.
→ Les douleurs liées à des complications
Des complications peuvent survenir : infections locales ou viscérales diverses telles des voies urinaires ou respiratoires … phlébites, embolies ou encore un excès de taux de calcium dans le sang causent des douleurs diffuses et intenses mais cédant sous un traitement spécifique, pouvant nécessiter une hospitalisation (perfusions et surveillance intensive).
→ Les traitements liés à la tumeur
En traitant la cause, ils peuvent soulager.
La place de la chirurgie palliative dans le cancer s'est développée. C'est ainsi qu'elle peut intervenir pour lever une compression ou enlever une tumeur menaçant de comprimer un organe essentiel : en cas de métastase vertébrale avec compression de la moelle épinière, le chirurgien enlèvera la tumeur ; en cas de compression intestinale, la levée de l'obstacle avec ou sans dérivation peut être nécessaire ; la compression des voies biliaires responsable d'une rétention biliaire, si pénible à vivre, peut être levée par une dérivation ; il en est de même en cas d'obstruction urétrale qui peut demander, soit la pose d'une sonde intra-urétrale, soit d'une dérivation externe ou interne.
La radiothérapie est également précieuse pour réduire une lésion douloureuse ou menaçante : osseuse, cérébrale, ganglionnaire ou hépatique. Il faut savoir que ses effets sur la douleur ne se font pas sentir immédiatement et qu'un délai de 2 à 3 semaines est habituellement nécessaire.
Il en est de même pour la chimiothérapie qui peut apporter un soulagement de la douleur en faisant régresser le volume de la tumeur.
→ Les traitements de la douleur non spécifiques aux cancers
Les traitements de la douleur ou antalgiques : très actifs et parfaitement régulés actuellement, à condition d'être adaptés à chaque individu, jusqu'au soulagement. On insiste à présent, sur le fait que, dans les douleurs chroniques, il faut traiter de telle sorte que la douleur ne puisse resurgir dans la journée, d'où la rigueur dans les horaires de prescription, à respecter de façon impérative.
Il existe une classification des antalgiques reconnue universellement, la classification de l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) en trois catégories de force croissante : périphériques, centraux faibles, centraux forts, c'est-à-dire la morphine ou ses dérivés.
Le médecin prescrira ces médicaments de façon progressive, en commençant par les plus faibles pour monter progressivement si le patient n'est pas suffisamment soulagé.
La morphine est un médicament très précieux, dans l'ensemble bien toléré. Dans le traitement de la douleur, la morphine ne provoque pas de dépendance. La douleur calmée, on peut réduire les doses, voire les arrêter, elle peut s'administrer par voie orale ou injectable. Il en existe plusieurs formes, les unes d'absorption rapide, les autres de durée plus prolongée, les prises devant être programmées toutes les 12 ou même 24 heures.
Les inconvénients : nausées, vomissements, constipation, doivent être prévenus par des médicaments associés. Il existe souvent des vertiges ou une somnolence qui cèdent, le plus souvent, après quelques jours.
Les pompes autocontrôlées à morphine permettent une grande souplesse dans les grandes douleurs rebelles (douleurs aux mouvements, crises douloureuses paroxystiques ou douleurs survenant lors d'un soin local) : le patient peut s'auto-administrer une dose de morphine lorsqu'il en ressent le besoin. Ces pompes sont pré-programmées par un médecin familiarisé à cette technique.
Les tabous liés à la morphine sont de moins en moins évoqués, mais trop souvent encore, on pense que "si on commence, on ne peut plus s'en passer " ou que " morphine = fin de vie" : ce sont autant d'idées fausses. Autre fausse vérité : la douleur permet de suivre l'évolution de la maladie. Or, les deux ne sont pas fatalement liées.
Et si la douleur réapparaît entre deux prises d'antalgiques, les doses doivent être augmentées.
Des analogues de la morphine sont aujourd'hui disponibles par voie cutanée, grâce à l'application d'un patch sur la peau.
→ Les traitements médicaux spécifiques
Les chimiothérapies, même en phase dite avancée, peuvent avoir une grande utilité en réduisant le volume tumoral : il en est ainsi des métastases hépatiques ou viscérales ou encore osseuses ou cutanées dans des cancers chimiosensibles comme le sein, le côlon, le poumon, les lymphomes. Toutefois, il est important de toujours mettre en balance le bénéfice escompté d'une part et l'importance des effets secondaires d'autre part, car ce que l'on veut apporter, c'est un mieux être, d'abord et avant tout.
Les traitements hormonaux peuvent changer la vie des patients atteints de cancers prostatiques avec métastases osseuses. Ils sont également efficaces dans certains cancers du sein et contribuent à la cicatrisation de lésions ulcérées, difficiles à supporter ou calment la douleur de métastases osseuses, réduisent le volume d'une lésion avancée ou métastatique. Ces dernières années ont vu apparaître de nouveaux composés, mieux tolérés : anti-androgènes ou anti-œstrogènes, anti-aromatases de deuxième et troisième génération.
La corticothérapie (dérivé de la cortisone) réduira l'œdème cérébral responsable du syndrome d'hypertension intracrânienne des métastases ou tumeurs primitives cérébrales. Elle est également indiquée dans les douleurs de métastases hépatiques ou la dyspnée de la tumeur bronchique. Une toux incessante, une gêne respiratoire relèvent aussi bien des traitements médicamenteux symptomatiques que de la kinésithérapie respiratoire, et parfois d'aspirations trachéales de mucosités gênantes.
Les diphosphonates sont des médicaments qui sont spécialement actifs contre certaines métastases osseuses de cancer et une de leurs complications : l'hypercalcémie.
Les douleurs d'origine neurologique (ex : syndrome des amputés) sont mieux soulagés par des médicaments particuliers, voisins de ceux utilisés contre les convulsions.
Les complications thérapeutiques peuvent également être source de douleurs. Il en est ainsi des thromboses sur cathéter intraveineux, cédant sous traitement anticoagulant ou des complications aiguës de la radiothérapie : radiodermite, radiomucite, cystite, rectite, œsophagite ou troubles digestifs divers suivant le territoire irradié. Les mucites ou aphtes buccaux dus à la chimiothérapie doivent être prévenus par des bains de bouche et s'ils apparaissent, traités par des soins locaux, éventuellement par des antifongiques.
Il est des cas où l'on peut prévenir la douleur. C'est le cas des pansements. Dans le cas de douleurs liées à des plaies chirurgicales, souvent exacerbées ou réveillées par les soins locaux, elles doivent être systématiquement prévenues par des antalgiques donnés avant les pansements. Il en est de même lors de certaines rééducations particulièrement pénibles. C'est le cas aussi des anesthésiques locaux que l'on peut appliquer une heure ou deux avant une ponction (ponction lombaire, ponction de plèvre, piqûres…). C'est le cas de la prévention des aphtes buccaux par les bains de bouche.
→ Les traitements associés
Les modalités du traitement sont variables suivant la cause.
Il est souvent utile d'associer des antidépresseurs ou anxiolytiques suivant les cas.
Une évaluation régulière et fréquente est impérative.
Savoir avoir recours à des méthodes non médicamenteuses : masso-kinésithérapie, neuro-stimulation transcutanée.
Enfin, des méthodes plus spécialisées : perfusions continues de morphine ou dérivés morphiniques, infiltrations, injections intra-rachidiennes (dans le liquide céphalo-rachidien qui entoure la moelle épinière, à proximité des centres nerveux de la douleur).
Dans tous les cas, la qualité de la prise en charge est liée à la qualité des relations établies avec le personnel soignant.
→ Les traitements de confort
Prise en compte de tous les symptômes dont souffre le patient : calmer des nausées ou des vomissements, une diarrhée, une constipation, une toux ou une gêne respiratoire, des troubles de déglutition …
Adapter la nourriture à l'appétit, mais aussi aux possibilités (alimentation mixée par ex.).
Redonner le sommeil.
Mobiliser, aider aux gestes de la vie quotidienne.
Mais aussi entourer, parler, toucher, être présent, chaleureux, intéressé. C'est le rôle de l'ensemble de l'équipe soignante. Le soutien d'un psychologue peut aussi être d'un grand secours, pour le malade comme pour ses proches.
Qu'attendre des méthodes non classiques ? Acupuncture, homéopathie, yoga, relaxation ? Elles agissent souvent sur l'angoisse et peuvent être utilisées. L'antalgie de l'acupuncture n'est active que sur des douleurs mineures et son action est brève.
En aucun cas, ces techniques ne peuvent remplacer les traitements médicamenteux.
Plus d'informations
Liens :
Haute Autorité de Santé
- www.has-sante.fr
Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
- www.fnclcc.fr
Site du Ministère de la santé
- www.sante.gouv.fr
Site consacré à la douleur de l'enfant
- www.pediadol.org
Bibliographie :
- Recommandations pour une bonne pratique dans la prise en charge de la douleur du cancer chez l'adulte et l'enfant. Krakowski I, Gestin Y, Jaulmes F, Lakdja F, Meynadier J, Poulain P, Pozzo Di Borgo C, Rebattu P, Schach R, Boureau F, Falcoff H, Goldberg J, Guillain H, Larue F, Magnet M, Salamagne M, Serrie A, Trechot P, Verdie JC. Opération "Standards, Options et Recommandations" en cancérologie de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre Le Cancer. Bull Cancer, 1996, 83, Suppl 1 :1S-84S.
Adresses utiles :
- Ecoute Cancer - Service personnalisé et anonyme d'accueil téléphonique de la Ligue : soutien, information et orientation des malades et des proches N AZUR : 0810 810 821
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| Ablation : Action d'enlever totalement ou partiellement un organe ou une tumeur. |
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| Adénofibrome : Tumeur solide bénigne développée dans la glande mammaire. |
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| Adénome ou polype : Tumeur bénigne (par opposition à carcinome qui est une tumeur maligne, c'est-à-dire cancéreuse) qui peut être souvent enlevée par voie endoscopique. |
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| Alopécie : Perte totale ou partielle des cheveux. |
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ALD : Affection de longue durée. Classement de la sécurité sociale permettant d’individualiser une trentaine d’affections dont tous les frais inhérents aux traitements sont pris en charge à 100%. |
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| Amiante : Fibres minérales connues pour leur propriété ignifuge hautement cancérigène (cancer de la plèvre, du poumon, du péritoine). |
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| Amosite : Amiante dont les fibres, plus rigides, sont plus nocives pour la santé. |
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| Anatomopathologie : Examen au microscope d'un fragment de tissu. Il se différencie de la cytologie, qui ne porte que sur des cellules isolées. L'examen anatomopathologique permet de reconnaître si un tissu est normal ou cancéreux et apporte des informations précieuses, en particulier sur le degré de gravité de la maladie. |
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| Anatomopathologiste : Médecin qui étudie les modifications de structure des organes, des tissus, des cellules, provoquées par une maladie, avec différents appareils d'optique (de la loupe au microscope électronique). Il s'aide de colorations spéciales des cellules et de leur contenu. C'est sur lui que repose la certitude de diagnostic et la classification des tumeurs selon leur gravité. |
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| Anesthésie locale potentialisée : Anesthésie locale associée à une sédation légère. |
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| Antalgique : Traitement contre la douleur. |
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| Antidépresseur : Médicament destiné à lutter contre un état dépressif caractérisé. Associé à un traitement anti-douleur, il peut, dans certains cas bien précis, en renforcer l'action. |
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| Antiémétique : Traitement destiné à combattre les nausées et vomissements. |
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| Anti-inflammatoire : Médicament destiné à lutter contre l'inflammation, souvent associée à des phénomènes majorant la douleur, comme un gonflement ou un épanchement liquidien (par exemple dans la cavité pleurale, qui est autour du poumon ou dans l'abdomen). |
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| Antispasmodique : Médicament destiné à lever un spasme pouvant créer ou augmenter une douleur. |
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| Aorte : Artère qui naît à la base du ventricule gauche du cœur et qui est le tronc commun des artères portant le sang oxygéné dans toutes les parties du corps. |
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| Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité abdominale. |
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| Biopsie : Prélèvement d'un fragment de tissu sur un être vivant pour pratiquer un examen des cellules au microscope par l'anatomopathologiste. |
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| Biopsie de la moelle osseuse : Prélèvement dans la crête de l'os iliaque (au niveau du côté du bassin) d'un minuscule fragment de moelle osseuse. Ce prélèvement est effectué par le médecin à l'aide d'une grosse aiguille ou trocart. La moelle osseuse est le siège des cellules originaires des globules sanguins. |
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| Biphosphonate : Médicament destiné à lutter contre la destruction de l'os et à renforcer sa solidité. |
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Cancer d'origine génétique : Certaines familles semblent sujettes à un taux élevé de cancers. Cette transmission s’explique par l’existence d’une mutation génétique transmissible d’une génération à l’autre. En effet, les vraies formes génétiques de cancer sont liées à la mutation de gène(s). Cette mutation est transmise d'une génération à l'autre. En fait, ces cancers d'origine génétique restent très rares (5 à 10 % des cancers comme ceux du sein, du côlon). Certains gènes en causes sont identifiés et isolés. Des consultations sont ouvertes dans de nombreux centres à l'intention de personnes dont l’histoire familiale peut évoquer un risque de cancer familial. Seul votre médecin est habilité à juger si elles répondent à votre cas. Ce n'est pas parce que l'on a eu un parent atteint d'un cancer que l'on est soi-même une personne à risque. Demandez conseil à votre médecin |
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Cancer hormonodépendant : Certains cancers sont stimulés par les hormones. Ex : cancer du sein stimulé par les œstrogènes secrétés par les ovaires, cancer de la prostate stimulé par la testostérone secrété par les testicules. On reconnaît ces tumeurs au fait que les cellules tumorales possèdent des "récepteurs hormonaux" sur lesquels se fixera l'hormone. Les traitements hormonaux viseront dont à minimiser la fixation des hormones sur la cellule ou à empêcher leur sécrétion. |
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| Cancer in situ : Présence dans un tissu de cellules cancéreuses qui n'ont pas encore proliféré au-delà des limites de ce tissu. |
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| Cancer infiltrant : Tumeur formée de cellules cancéreuses, qui a pénétré les tissus avoisinants. |
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| Cancer primitif : Tumeur maligne primaire (par opposition aux tumeurs secondaires que sont les métastases liées à la migration des cellules provenant de la tumeur primaire). |
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| Cancérogène ou carcinogène : qui peut favoriser ou provoquer l'apparition d'un cancer (ex. : virus, substance, radiation cancérogènes). |
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Carcinome : Type de cancer qui se développe aux dépens de l'épithélium (tissu qui recouvre la peau, la paroi interne des appareils respiratoire, digestif, urinaire et génital). Les autres types de cancers sont des sarcomes (os, tissus mous ou des tumeurs embryonnaires) |
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Cathéter : Fin tuyau introduit dans une veine et destiné à effectuer des perfusions intraveineuses. Dans le cadre des chimiothérapies le cathéter est implanté dans une grosse veine centrale. Le traitement est ainsi mieux supporté. Il est le plus souvent relié à son extrémité terminale à un boîtier (ou site), implanté sous la peau de la partie supérieure du thorax et dans lequel on pourra injecter le liquide à perfuser. |
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| Cavité péritonéale : Espace situé dans l'abdomen à l'intérieur de la membrane nommée péritoine. |
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| Cellule bronchique : Cellule des bronches qui sont les voies conduisant l'air dans les poumons. |
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| Cellule cancéreuse (tumorale ou maligne) : Cellule anormale dans son anatomie, dans son comportement (prolifération incontrôlée) et dans son fonctionnement (perte plus ou moins complète de ses fonctions). |
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| Cellule différenciée : Cellule qui a acquis des caractères qui lui permettent d'assurer ses fonctions (par exemple : les cellules glandulaires ou osseuses ou cutanées, etc., ont chacune des caractères propres). Les cellules différenciées ne se divisent plus. En général, une tumeur à cellule différenciées croît plus lentement qu'une tumeur dont les cellules sont indifférenciées. |
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| Cervelet : Partie inférieure et postérieure du cerveau. |
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| Cervicale (région) : Région englobant la partie supérieure des voies digestives (bouche, pharynx, partie supérieure de l'œsophage) et les voies aériennes (larynx, partie supérieure de la trachée). |
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| Césium : Corps radioactif à faible pénétration et donc idéal pour un traitement local, superficiel. |
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| Chimiothérapie antitumorale : Thérapeutique destinée à détruire les cellules tumorales par l'administration de médicaments. Ce traitement vise toutes les cellules cancéreuses de l'organisme ; il s'agit donc d'un traitement général, à l'opposé des traitements plus localisés, tels la chirurgie et la radiothérapie. |
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| Chromosomes : Eléments situés dans le noyau des cellules. Ils contiennent les gènes, siège des caractères génétiques transmissibles. |
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| Colostomie : Abouchement du côlon à la paroi de l'abdomen (anus artificiel). Une colostomie peut être transitoire ou définitive. |
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| Complément nutritionnel : Complément alimentaire nécessaire chez des personnes dénutries ou qui ont des difficultés à s'alimenter normalement. |
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| Condylome : Excroissance bénigne de cellules. |
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| Cordes vocales : Petites formations musculaires et fibreuses situées dans le larynx dont la vibration permet l'émission de la voix. |
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Corticothérapie : Traitements par des dérivés de la cortisone. Ils peuvent se présenter sous forme absorbable par voie orale, ou en injections, ou encore sous forme de pommades, suppositoires, etc. Ils sont doués d’une activité anti-inflammatoire puissante |
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COTOREP : Commission d'orientation et de reclassement professionnel. Remplacé par les Maisons Départementales du Handicap (MDH) |
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| Curage : Ablation chirurgicale de tous les ganglions lymphatiques présents dans la région de la tumeur. |
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| Cytaphérèses : Technique consistant à prélever une certaine quantité de sang, à en séparer les globules blancs ou les cellules souches qui seront congelés puis réinjectés par la suite si besoin (autogreffe). |
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| Cytodiagnostic : Diagnostic établi sur l'examen microscopique des cellules, et non pas d'un tissu. Ces cellules peuvent être recueillies soit par ponction, soit par frottis. Un cytodiagnostic négatif ne permet pas d'exclure totalement le diagnostic de cancer. |
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| Cytologie : Etude microscopique de la structure et des fonctions des cellules (prélevées par ponction ou frottis). |
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| Diagnostic de cancer : Il ne peut être porté que si des cellules cancéreuses ont été mises en évidence dans la tumeur, ce qui a nécessité des explorations (biopsie, endoscopie, intervention chirurgicale…) pour obtenir un fragment tumoral. A noter qu'il existe plusieurs termes signifiant "cancer", tels "carcinome", "adénocarcinome", « sarcome », …, suivant le type des cellules dont la tumeur est constituée. |
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DMP : Dossier Médical Partagé. Service conçu pour mettre à disposition de tout bénéficiaire de l’assurance maladie un dossier médical électronique sécurisé et accessible par internet. Echange d’informations entre patients et professionnels de santé qui l’ont en charge. |
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| Dépister une tumeur : Découvrir avant que les symptômes ne se manifestent. |
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Dépression : Etat caractérisé par au moins trois des symptômes suivant : un découragement, une profonde tristesse, une peur de l'avenir, une difficulté à prendre des décisions, un manque de confiance en soi, des troubles du sommeil ou de l'appétit, et ceci depuis plusieurs semaines. Un état dépressif peut revêtir divers aspects cliniques suivant la personne en cause, l'environnement, le moment. Une dépression causée par un évènement est passagère, contrairement aux dépressions constitutionnelles plus durables. |
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| Développement loco-régional : Développement de la tumeur au niveau de l'organe d'origine et également à la région avoisinante (notamment aux ganglions lymphatiques voisins). |
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| Dysplasies : Anomalies morphologiques cellulaires. Les dysplasies ne sont pas cancéreuses mais peuvent être une étape préalable à la transformation cancéreuse. Suivant leur importance, on les classe en légères, moyennes ou sévères. |
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Echographie : Méthode d'imagerie à l'aide d'ultrasons. Il existe plusieurs techniques permettant d’augmenter la précision des échographies. |
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| Echographie endorectale : Echographie réalisée à l'aide d'une sonde introduite dans le rectum. |
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| Endogène : Qui provient de l'intérieur. |
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| Erythroplasie : Affection précancéreuse des muqueuses (bouche, langue, lèvres…) se présentant sous forme d'une surface rouge et brillante, bien limitée, s'étendant lentement. |
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| Essai thérapeutique : Procédure visant à établir l'efficacité des nouveaux traitements. Répondant à des règles très strictes, ces essais sont rigoureusement contrôlés et effectués après accord d'un Comité de protection des personnes (CPP), et avec le consentement éclairé signé du patient. Il est à présent reconnu que ces essais sont indispensables pour obtenir le moindre progrès médical. |
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| Ethmoïde : Os situé entre les deux orbites et creusé de cavités remplies d'air. |
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| Etude dosimétrique : En radiothérapie, c’est la mesure de la répartition dans l'espace du rayonnement émis dans le but de détruire une tumeur. |
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| Examen histologique : Etude au microscope d'un fragment de tissu prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Examen isotopiques : Technique d'exploration utilisant à doses non toxiques des corps radioactifs (isotopes) comme marqueurs d'une lésion suspecte. |
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| Exérèse : Ablation chirurgicale d'une tumeur ou d’une lésion. |
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| Exogène : Qui provient du dehors, de l'extérieur (par opposition à endogène). |
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Exploration ultrasonique : Technique d'imagerie utilisant les ultrasons (échographie). A l’opposé des radiographies ou des scanners (n’utilise pas de rayons). |
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| Facteurs de croissance hématopoïétiques : Substances normalement produites par l'organisme et utilisées à but thérapeutique pour stimuler la croissance des globules sanguins. |
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Ganglions lymphatiques : Nodules de relais du système lymphatique, répartis dans différentes régions du corps. Ils contribuent au système de défense immunitaire de l'organisme. C’est ainsi qu’il peuvent « piéger » les cellules cancéreuses migrant de la tumeur primaire. |
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| Gène : Lieu bien précis situé dans un chromosome et siège d’une information génétique précise. |
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| Génie génétique : On appelle ainsi les différents outils et opérations permettant de manipuler les gènes. Ainsi on peut produire certains médicaments normalement produits par l’organisme (insuline, ...) |
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| Glandes : Organe secrétant des hormones délivrées dans le sang circulant (ex. : thyroïde, hypophyse, ovaire...). |
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Glandes surrénales : Chacune des deux glandes endocrines situées au-dessus des reins. Elles comportent une partie périphérique (corticale) qui sécrète la cortisone et la médullaire qui sécrète l’adrénaline. |
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| Grade : Evaluation et classification de l'agressivité de la tumeur en fonction des modifications des cellules cancéreuses observées au microscope. C'est donc un des outils permettant de juger du pronostic de la maladie qui entre en compte dans le choix de la stratégie thérapeutique. |
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Guérison : Si un grand nombre de cancers guérissent, on ne peut pas l’affirmer de façon individuelle du moins dans les premières années. C’est pourquoi par prudence on préfère employer le mot « rémission ». |
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| Gy = gray : Unité utilisé en radiothérapie pour mesurer l'énergie délivrée par les rayons et absorbée dans les tissus cibles. 1mGy = 1 millième de gray. |
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| HAD : Hôpital à domicile. |
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Histologie : (Voire anatomopathologie). Etude microscopique de l'architecture d'un fragment de tissu constituant un organe ou une tumeur, prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale. |
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| Hormone : Substance secrétée par les cellules glandulaires endocrines et déversée dans le sang pour se fixer sur les cellules cibles. |
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| Hypocalcémie : Abaissement du taux de calcium dans le sang. |
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| Hypoparathyroïdie : Diminution du fonctionnement des glandes parathyroïdes qui régulent le métabolisme du calcium et est donc responsable d'une hypocalcémie. |
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| Hystérectomie : Ablation de l'utérus. |
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| Hystéroscopie : Examen endoscopique de la cavité utérine. |
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| Images scannographiques : Images produites par une technique d'imagerie, basée sur l'analyse fine par ordinateur des coupes radiologiques d’un organe ou d’une région : le scanner ou 'tomodensimétrie axiale'. |
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| Incidence : Nombre de nouveaux cas d'une maladie dans une population, pendant un temps donné. |
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| Interféron, Interleukines : Substances produites par les cellules en cas d'agression, virale par exemple. L'Interféron peut actuellement être obtenu par 'génie génétique', c'est-à-dire en le faisant secréter par des cellules dans lesquelles on a introduit le gène de l'Interféron. Il est utilisé en cancérologie pour des indications très précises et ponctuelles, dans le traitement de certaines formes de leucémies, de myélome. L'Interféron, comme les Interleukines, font l'objet d'essais thérapeutiques. |
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I.R.M. (imagerie par résonance magnétique) : Technique d’imagerie basée sur la réaction des cellules par un champ magnétique. C’est pourquoi le malade est introduit dans le champ magnétique d’un électro aimant. Cette technique n’utilise donc pas de rayon X à l’ opposer du scanner. |
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| Irradiation (ou radiothérapie) : Méthode thérapeutique consistant à exposer une zone tumorale à des radiations non ionisantes afin de détruire les cellules cancéreuses. |
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| Isotope : Elément instable qui en se désintégrant émet un rayonnement (ex. : cobalt, iode 131). |
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| Kératose : Affection de la peau ou de la muqueuse formant un épaississement de la couche cornée (croûte persistante). |
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Kyste : Tuméfaction dont le contenu est liquidien souvent lié à la sécrétion glandulaire. On peut observer des kystes dans différents organes glandulaires (sein, ovaire, thyroïde…) |
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| Laryngectomie : Ablation du larynx. |
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| Larynx : Conduit musculo-membraneux qui permet la production et la transmission de la voix et de l'air, entre le pharynx et la trachée. Il contient les cordes vocales (glotte). |
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| Lésion précancéreuse : Lésion bénigne mais qui peut se transformer en cancer à plus ou moins long terme. |
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Leucoplasie : Irritation de la muqueuse de la bouche, de la langue, de la joue, du pharynx, ou du larynx. Elle apparaît comme une tache blanchâtre pouvant saigner facilement. Elle est favorisée par certains facteurs d'irritation (tabac, alcool, lésions dues aux prothèses dentaires). Une leucoplasie n’est pas cancéreuse mais peut le favoriser. |
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| Lichen : Modification d’une muqueuse (buccale, vulvaire…) associant papules violacées, blanches et sèches. Le lichen n’est pas cancéreux. |
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| Lymphomes : Tumeurs des ganglions lymphatiques. Il y a plusieurs types de lymphomes d'évolution et de traitements différents. |
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Marqueur biologique tumoral : Substance secrétée par certains types de cellules et présente dans le sang. En cas de croissance anormale de ces cellules, la production du marqueur est anormalement élevée. Le marqueur constitue un bon indice de l'activité des cellules. C'est un outil précieux de surveillance de certains cancers, mais pas un outil de diagnostic. Il existe différents types de marqueurs, suivant le type de cellules. Ex : pour le cancer du côlon-rectum, le marqueur usuel est l'ACE (antigène carcino-embryonnaire) pour le sein CA15-3, ovaire CA 125, ... |
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| Mastopathie : Terme générique désignant toute modification de la glande mammaire. On utilise ce terme le plus souvent pour désigner une modification bénigne de la glande. |
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Médiastin : Espace compris entre les deux poumons et divisé en deux parties par des replis des plèvres : le médiastin antérieur contient le cœur et le thymus ; le médiastin postérieur renferme l'œsophage, l'aorte et le canal thoracique. Le médiastin contient également des ganglions lymphatiques. |
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| Métabolisme : Ensemble des phénomènes complexes de l'organisme nécessaires au maintien de la vie. Ils associent des réactions de construction des matériaux complexes (à partir des apports alimentaires), à des réactions de dégradation aboutissant à l'élimination des déchets |
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Métastase : Localisation à distance d'une tumeur cancéreuse primaire propagée par voie sanguine ou lymphatique. Les cellules se développent au sein d’un organe donné. Ex : métastase pulmonaire d’un cancer du sein, la tumeur présente dans le poumon dans ce cas est constituée de cellules d’origine mammaires. |
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| Moelle osseuse : Substance située au cœur des os. Elle est le siège des cellules génératrices des globules sanguins (globules blancs, globules rouges, plaquettes). |
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| Molécules : Particule constituant la plus petite quantité de matière ; les molécules sont formées de groupements d'atomes : par exemple, une molécule d'eau est formée de l'association de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. |
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| Mucite : Inflammation des muqueuses (tissu de revêtement) de la bouche et des voies digestives : pharynx, œsophage. Les mucites se traduisent par un gonflement douloureux des muqueuses qui sont rouges et parfois même ulcérées. Elles peuvent être secondaires à diverses agressions telles la chimiothérapie, la radiothérapie, favorisant les infections par des bactéries ou des champignons (on parle alors de mycose). |
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Mutation génétique : Modification de la structure d’un gène. Une mutation peut se produire après la naissance ou plus rarement par transmission familiale. |
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| Naso-pharynx : Partie supérieure du pharynx située au-dessus du niveau du palais. |
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| Néoplasique : Cancéreux. |
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| Neutrons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
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| Nodule : Noyau palpable. |
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| Œsophage : Conduit reliant le pharynx à l'estomac. Le pharynx est situé dans la région cervicale et l'estomac dans l'abdomen. L'œsophage traverse le thorax. |
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| Œstrogènes : Hormones sécrétées par les ovaires qui assurent la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux et des seins, chez la femme. |
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| Parotide : Glande située en arrière de la mâchoire inférieure, sous l'oreille. |
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| Péritoine : Membrane séreuse qui revêt la plus grande partie de la cavité abdominale et les organes qui y sont logés. |
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| Petit bassin : Partie inférieure de l'abdomen qui contient la vessie et l'appareil génital. |
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| Pharynx : Conduit (musculo-membraneux) entre la bouche et l'œsophage, où se croisent la voie digestive et la voie respiratoire. |
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| Phase palliative : Phase ou les soins de confort prenne le pas sur le traitement de la maladie. |
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| Phototype : Classification des différents types de peau en fonction de leur sensibilité aux U.V. |
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| Pluridisciplinaire : Qui associe des professionnels de diverses disciplines ou spécialités (par exemple : médecin, chirurgien, radiothérapeute, infirmier, psychologue, etc.). |
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| Pneumoconiose : Fibrose pulmonaire (ou du parenchyme pulmonaire) par surcharge en fibres minérales (amiante [asbestose], silice, poussière de charbon ou de fer) ou végétales (coton). |
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| Polychrome : Qui présente plusieurs couleurs. |
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| Polype : Tumeur généralement bénigne implantée par un pédicule sur la muqueuse d'une cavité naturelle. |
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Polypose rectocolique familiale : Polypes multiples disséminés sur la muqueuse colique pouvant favoriser le développement d’un cancer. Lié à une anomalie génétique précise. |
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| Prévalence : Nombre global à un moment donné de personnes souffrant d’une affection (par opposition à un taux rapporté à une période donnée. |
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| Progestérone : Hormone secrétée par les ovaires. |
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| Prothèse : Matériel destiné à remplacer partiellement ou totalement un organe ou un membre. |
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| Protocole thérapeutique : Association précise de divers médicaments ou de traitements thérapeutique ayant fait la preuve de son efficacité. |
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| Protons : Particules contenues dans le noyau de l'atome. |
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| Protonthérapie : Technique d’irradiation très précisément localisée répondant à certaines indications thérapeutiques. |
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| Radiographie : Méthode d'imagerie réalisée grâce à l'exposition d'une surface sensible aux rayons X. |
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| Radiothérapie : Méthode de traitement destinée à détruire les cellules tumorales en les exposants à des radiations ionisantes. Ces radiations sont dirigées sur la zone tumorale : il s'agit donc d'un traitement localisé. |
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Randomisé : (Terme dérivé de l’anglais random = hasard) On utilise ce terme pour désigner le tirage au sort dans le choix de traitements d’essai de recherche clinique |
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| Récidive : Reprise évolutive d’un cancer après une période de rémission |
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| Rémission : Disparition apparente de tout signe évolutif de la maladie. Si rien n'apparaît par la suite, pourra être assimilée à 'guérison'. |
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Réseau de soin : Structure coordonnant les différentes professions (médecins spécialisés, généralistes, infirmiers, psychologue...) prenant en charge le malade. Les réseaux de soins permettent d’assurer une bonne continuité des traitements |
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| Réunion concertation pluridisciplinaire : Concertation entre les divers spécialistes pour prendre les décisions concernant le traitement d’un cas (oncologue médical, chirurgien, radiothérapeute ou spécialiste) |
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| Sang périphérique : Sang circulant dans les vaisseaux. Le sang est constitué de plasma (élément liquide contenant du sérum et des constituants comme le sucre, des sels minéraux, des graisses, etc.) et d'éléments particulés : les globules sanguins (les globules blancs ou leucocytes, les globules rouges ou hématies et les plaquettes). |
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| Scanner (ou tomodensitométrie) : Méthode d'imagerie combinant la radiographie et l'informatique, permettant la reconstitution d'images de grande précision et sur des coupes multiples. |
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| Scintigraphie : Technique d'imagerie médicale grâce à l'injection dans l'organisme d'un marqueur isotopique qui va se fixer électivement sur un tissu particulier : le marqueur sera choisi en fonction de la région à étudier (exemple : scintigraphie osseuse ou scintigraphie thyroïdienne). |
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| Sinus : Cavités tapissées de muqueuse, creusées dans un massif osseux. Il existe plusieurs sinus au niveau de la face : sinus frontal, ethmoïdal, maxillaire, sphénoïdal, qui communiquent avec les cavités nasales. |
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| Sous-maxillaire salivaire : Glande située en dessous de la mâchoire inférieure. |
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| Soutien hématologique : Traitements visant à compenser une baisse des globules sanguins : globules rouges, globules blancs ou plaquettes. Il s'agit le plus souvent de transfusions de culots globulaires. |
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| Spasme : Contraction involontaire (ex : colon, bronche…) |
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| Stade : Classification clinique de la tumeur en fonction de sa taille. |
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| Thorax : Partie du corps limitée par les vertèbres, les côtes, le sternum et le diaphragme et contenant les poumons, le cœur, le médiastin et son contenu. |
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| Tissus adipeux : Tissus qui renferment de la graisse. |
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| Tissus de soutien : Ensemble des tissus qui aident à supporter le corps et à relier les organes entre eux et aux autres tissus du corps (exemples : os, cartilages, péritoine…). |
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| Tomodensitométrie (TDM) : Technique de diagnostic combinant l'utilisation de l'informatique et des rayons X qui donne d'excellentes images en coupe des tissus examinés. Elle donne des informations plus claires et plus détaillées que la radiographie standard. |
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Traitement adjuvant : Traitement complémentaire administré après la chirurgie ou la radiothérapie. Il s'agit de traitements visant à détruire les éventuelles cellules cancéreuses qui peuvent être disséminées à distance du sein pour prévenir une récidive ultérieure. Ces traitements ont largement fait la preuve de leur efficacité. Il peut s'agir aussi bien de chimiothérapie que de traitement hormonal ou de radiothérapie post-chirurgicale. Ce sont donc des traitements de sécurité. |
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Traitement substitutif de la ménopause : Ce sont des traitements consistant à remplacer, par des médicaments, les hormones ovariennes qui ne sont plus secrétées après la ménopause (oestrogènes et progestatifs). Des études récentes ont conduit à bien encadrer les indications de ces traitements. |
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| Tumeurs embryonnaires : Tumeurs développées à partir de cellules embryonnaires. |
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| Ulcération : Lésion avec effraction de la peau ou des muqueuses. |
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| Voie intra-péritonéale : Technique de traitement par introduction dans la cavité abdominale d'une substance médicamenteuse (Chimioth | | | | | |