INFORMATION DESTINÉE AUX FEMMES TRAITÉES POUR UN CANCER
Le cancer et ses traitements peuvent avoir d’importantes conséquences sur la sexualité. Même si elles sont temporaires, il est nécessaire de vous donner des explications et de répondre à vos questions et à vos inquétudes.
La sexualité fait partie de votre sphère privée et intime. Elle ne répond pas à des normes, mais à une variété de pratiques et d’attitudes selon les personnes et pour une même personne, selon le moment et les circonstances. Ce qui importe, pour vous et votre partenaire, est ce qui vous procure à chacun satisfaction dans vos relations.
La sexualité chez la femme correspond à quatre phases :
→ le désir (libido*) est l’intérêt porté à la relation sexuelle ou l’attirance vers votre partenaire,
→ l’excitation résulte de caresses, de fantasmes, ou autres sollicitations.
Cette excitation se caractérise spécifiquement chez la femme par la lubrification du vagin. Elle entraîne des modifications physiologiques avec accélération du coeur et de la respiration,
→ l’orgasme (le plaisir) correspond au point culminant du plaisir sexuel.
La femme peut avoir plusieurs orgasmes successifs.
→ la résolution est le retour à l’état de départ quelques minutes après l’orgasme.
Dans le cas où il y a excitation sans orgasme, la résolution est plus lente.
Les effets des traitements du cancer sur la sexualité
Ces effets sont variables d’une femme à l’autre. Certains troubles sont temporaires, d’autres définitifs (séquelles). Si certains aspects de la sexualité sont modifiés, vivre sa sexualité reste possible. Une communication de qualité entre vous, votre partenaire, vos interlocuteurs médicaux doit vous permettre d’exprimer vos questions afin d’obtenir des réponses face aux difficultés rencontrées.
L’altération de l’image corporelle, le choc psychologique, la crainte de l’avenir, expliquent que beaucoup de patients et/ou leurs partenaires ne s’intéressent pas aux problèmes sexuels liés à la maladie ou ne veulent pas les envisager. A l’inverse, la non-information par les soignants sur les conséquences sexuelles de certains traitements, aboutit à une frustration et un dépit. Certains soignants sont réticents à en informer leurs malades de crainte de les voir refuser un traitement curatif. Il reste de la responsabilité de chacun d’accepter ou de refuser un traitement et l’on peut comprendre qu’une personne malade refuse une intervention qui la privera d’une sexualité qu’il lui parait essentielle pour sa vie.
Vous trouverez toutes les informations sur les différents troubles dans la brochure à télécharger
Brochure rédigée par le Pr S. SCHRAUB, Faculté de médecine, Université Louis Pasteur/Strasbourg et E. MARX, Psychologue et Psychothérapeute
(Centre de lutte contre le cancer Paul Strauss/Strasbourg
Mise à jour : février 2008.
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