Laurianne van landeghem, chercheur post-doctorant

modifié le 25/02/2015

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Laurianne Van Landeghem étudie de nouvelles thérapies ciblées pour lutter contre le cancer colorectal

Laurianne Van Landeghem, 31 ans, est ingénieur en biotechnologies. Passionnée par la recherche biomédicale, elle réalise une thèse au sein de l’Inserm U913 à Nantes sous la direction du Dr. Michel Neunlist, puis un post-doctorat de 4 ans aux Etats Unis dans le laboratoire du Pr. Kay Lund à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.

Forte de sa double expertise en neurogastroentérologie et en biologie des cellules souches intestinales, Laurianne réintègre fin 2012 l’équipe Nantaise, en tant que chercheur post-doctorant, pour développer un nouvel axe de recherche dédié à l’étude des interactions entre le système nerveux entérique et les cellules souches intestinales normales et cancéreuses.

Le projet de recherche de Laurianne Van Landeghem

Depuis 2012, Laurianne Van Landeghem bénéficie du soutien de la Ligue contre le Cancer dans le cadre de ses recherches axées sur le cancer colorectal. Le plus fréquent après celui de la prostate et du sein, le cancer colorectal est aussi l'un des cancers dont le taux de mortalité est le plus élevé. Touchant les hommes comme les femmes, 37 000 français en sont atteints chaque année et 17 000 en meurent.

Des travaux de recherche récents ont montré qu’au sein des tumeurs colorectales, seules quelques cellules spécifiques, appelées cellules souches cancéreuses, sont responsables du développement et de la récidive de ces cancers. Ces cellules sont résistantes à la chimio- et la radiothérapie. Le développement de nouvelles thérapies capables de les cibler est donc essentiel pour lutter plus efficacement contre le cancer colorectal.

L’activité des cellules souches cancéreuses est sous le contrôle des cellules présentes dans leur environnement, notamment les bactéries de la flore intestinale, les cellules des vaisseaux sanguins et les neurones du système nerveux entérique, ce deuxième cerveau qui régule nos fonctions digestives. Dans ce ‘cerveau du ventre’, on trouve également des cellules gliales entériques, petites cellules de forme étoilée qui soutiennent les neurones.

Des travaux menés au sein de l’unité Inserm 913 ont démontré que les cellules gliales sont essentielles au bon fonctionnement des cellules qui tapissent la paroi de notre tube digestif. Maintenir l’intégrité de cette paroi digestive est essentiel car son altération peut conduire à la formation de tumeurs. Nous nous sommes donc demandés quel était le rôle des cellules gliales entériques dans le développement et la récidive des cancers colorectaux, et en particulier, quel était leur impact sur les cellules souches cancéreuses.

Les premiers résultats obtenus montrent que les cellules gliales entériques augmentent la capacité des cellules souches cancéreuses à former des tumeurs et stimulent la croissance tumorale.

Le mécanisme par lequel les cellules gliales activent les cellules souches cancéreuses implique la libération d’une ou plusieurs molécules solubles. Les travaux en cours visent à identifier ces molécules et à développer des stratégies conduisant à leur inactivation.

Ces travaux pourraient donc participer à l’élaboration de nouveaux traitements contre le développement et la récidive des cancers colorectaux.

Les missions de l'unité Inserm U913 de Neurogastroentérologie et de l'Institut des Maladies de l'Institut de l'Appareil Digestif du CHU de Nantes.

La complexité des fonctions digestives nécessite une régulation extrêmement fine, permettant à la fois l’absorption des nutriments et la protection de notre corps vis-à-vis des facteurs environnementaux délétères (bactéries, toxiques...).

L’ensemble de ces fonctions est assuré par un véritable deuxième cerveau, appelé système nerveux entérique. C’est à l’étude de ce système nerveux que sont dédiés les travaux de l’unité de Neurogastroentérologie de Nantes (Inserm U913) dirigée par le Dr. Michel Neunlist.

La recherche menée dans l’unité vise à mieux comprendre le rôle du système nerveux entérique dans le contrôle des principales fonctions nécessaires à la survie des organismes, et à percer la nature des lésions de ce système nerveux au cours de maladies digestives et extra-digestives.

Les recherches sont axées sur des pathologies qui présentent un véritable enjeu de santé publique et affectent non seulement le tube digestif (maladies inflammatoires digestives, cancers colorectaux) mais aussi d’autres organes, dont en particulier le cerveau (Maladie de Parkinson). L’unité étudie également les capacités bénéfiques de facteurs nutritionnels ou endogènes à améliorer ou réparer les fonctions du système nerveux entérique.

L’ensemble de ces projets de recherche est réalisé au sein de l’Institut des Maladies de l’Appareil Digestif (IMAD) du CHU de Nantes, qui associe étroitement des chercheurs, des cliniciens, des étudiants et du personnel technique.

Revoir le reportage de Télé Nantes à 3m40  http://www.telenantes.com/Actualite/18h-info/2014/02/18h-info-3-fevrier-...

Le ventre notre deuxième cerveau : documentaire sur Arte le vendredi 31 janvier 2014 avec l'équipe de recherche de Michel Neunlist

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