Signature de la convention AERAS révisée pour la mise en place d’un droit à l’oubli

modifié le 07/03/2016

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Une 1re étape pour effacer le « casier judiciaire cancer »

La vie après cancer est une préoccupation majeure. En effet, 74%* des Français pensent « qu’on ne vit plus jamais comme avant » et 82% d’entre eux pensent qu’obtenir un prêt ou une assurance après un cancer est une « mission impossible ». Après la signature, le 24 mars dernier d’un protocole d’accord au siège de la Ligue contre le cancer en présence du président de la République, la signature de la  convention dite « AERAS révisée » a eu lieu début septembre. Combat de longue haleine mené par la Ligue contre le cancer depuis plus d’une décennie, la convention AERAS révisée est une avancée majeure permettant aux personnes atteintes d’un cancer d’accéder à une assurance pour emprunter. Effacer le « casier judiciaire cancer » est au cœur de cette première étape. Si les conditions actées aujourd’hui doivent aller plus loin pour répondre à l’ensemble des cas existants, il s’agit néanmoins d’une avancée sans précédent que nul ne peut critiquer.                                                                          

"L'absolue nécessité de continuité de vie pour les personnes touchées par le cancer oblige à un droit à l'oubli, à l'effacement d'une sorte de "casier judiciaire cancer" redouté presque autant que la maladie elle-même" – explique le Professeur Jacqueline Godet – présidente de la Ligue contre le cancer.

Le droit à l’oubli & AERAS révisée : un pas vers l’égalité et la fin d’une « double peine »

Ce dispositif est une des mesures emblématiques du troisième Plan cancer lancé par le chef de l'État en février 2014 et permet à certaines personnes de s’assurer pour emprunter ; notamment :

  • les enfants ayant eu un cancer avant l’âge de 15 ans et ayant terminé leur protocole thérapeutique depuis 5 ans,
  • les personnes ayant eu un cancer après l’âge de 15 ans et ayant terminé leur protocole thérapeutique depuis 15 ans ;
  • et les personnes répondant aux critères définis par une grille de référence (notamment en fonction des progrès thérapeutiques), mise à jour régulièrement.

Ces personnes ont dorénavant la possibilité de mener à terme des projets de vie pour elles et pour leurs familles, des projets jusqu’ici tout simplement irréalisables.

« Devoir revenir en permanence sur la maladie au lieu de continuer notre vie et faire des projets comme tout le monde nous empêche d’envisager l’avenir dans une démarche positive. Pour la 1re fois nous avons droit à un véritable second souffle après la maladie » témoigne Marie, atteinte d’un cancer du sein entre 2001 et 2002.

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