Vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) : un constat alarmant

modifié le 26/04/2022

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Communiqué de presse

Semaine Européenne de la vaccination du 25 au 30 avril 2022

Etude exclusive OpinionWay pour la Ligue contre le cancer

Perception des Français quant à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) : un constat alarmant

Paris, le 21 avril 2022 – Chaque année, environ 6 300 cas de cancers liés aux papillomavirus humains (HPV) sont diagnostiqués en France, chez les hommes et les femmes, entraînant 2 900 décès . A l’occasion de la Semaine Européenne de la Vaccination (25-30 avril), la Ligue contre le cancer alerte l’opinion publique sur l’importance et l’efficacité de la vaccination contre les HPV pour les filles et les garçons de 11 à 19 ans, en prévention des cancers du col de l’utérus, ORL, de l’anus, de la vulve, du vagin et du pénis.

Pour connaître le niveau d’information des Français sur le vaccin HPV, leur opinion et leurs craintes, la Ligue leur a donné la parole par le biais d’une étude inédite menée par OpinionWay .

  • Les parents (28%), notamment d’enfants de moins de 10 ans (38%) se déclarent plus souvent défavorables à la vaccination que le reste de la population, et à la vaccination HPV particulièrement.

  • 24% des Français ne sont pas convaincus par la vaccination des filles contre les papillomavirus et 30% par celle des garçons.

  • Les femmes et les catégories socio-professionnelles les plus éloignées de l’information sont les plus sceptiques face à la vaccination, alors que les seniors y sont plus favorables.

  • Les français (44%) ont moins confiance en la vaccination depuis la crise de la Covid-19.

« Ces résultats sont alarmants : ils démontrent les incompréhensions existantes sur les infections à HPV et les vaccins. La prévention et la sensibilisation doivent être renforcées, en particulier auprès des publics les plus éloignés de l’information. Les HPV sont encore méconnus de plus de la moitié des parents ! Nous devons redoubler d’efforts pour préserver la santé des publics concernés, notamment dans le contexte sanitaire actuel qui exacerbe la défiance envers les vaccinations. A l’instar de la Ligue, les pouvoirs publics et tous les acteurs de la santé doivent se mobiliser urgemment pour informer et répondre aux craintes des Français. C’est un enjeu de santé publique prioritaire pour préserver les jeunes générations des cancers ! Les vaccins contre les HPV font partie des moyens efficaces et sûrs pour éradiquer cette infection et les cancers qu’elle génère. » déclare Daniel Nizri, président bénévole de la Ligue contre le cancer.

Les parents, mal informés, sont peu ou pas convaincus par la vaccination contre les HPV

31% des parents ne sont pas convaincus de l’intérêt de la vaccination HPV pour les filles, une proportion qui monte à 35% concernant les garçons. Ils ont cependant majoritairement confiance en leur médecin traitant : 76% déclarent qu’ils suivraient son avis s’il recommandait de faire vacciner leur enfant, un chiffre qui monte à 81% pour les parents d’enfants entre 11 et 19 ans et 78% des Français interrogés sans distinction.

Le sondage révèle un manque criant d’informations sur les HPV : 51% des parents ne se sentent pas bien informés sur les risques liés à ces virus. Une proportion qui atteint 57% pour les parents d’enfants de moins de 10 ans mais qui se corrige pour ceux ayant des enfants en âge d’être vaccinés (41%).

Les craintes et méfiances face à la vaccination HPV

28% des personnes interrogées se déclarent opposées à la vaccination contre les papillomavirus, en raison :

  • Du manque de recul pour 46%
  • Des risques d’effets secondaires pour 41%
  • Du manque de preuves sur l’efficacité du vaccin HPV pour 39%

Chez les parents, le manque de preuves sur l’efficacité du vaccin est un critère de défiance pour 43%. Un argument évoqué par 50% des parents d’enfants de moins de 10 ans.
Ils expliquent également leurs réticences par :

  • Le manque de recul sur les effets à long terme (41%)
  • Le manque d’informations (40%)
  • Le risque d’effets secondaires (réactions allergiques, infertilité...) (36%)

Un sentiment de défiance exacerbé depuis la pandémie de Covid-19

55% des Français interrogés, opposés ou non au vaccin HPV, craignent que leur enfant développe une maladie ou un effet secondaire grave suite à la vaccination. Un proportion qui atteint 65% parmi les parents. Pourtant, les études de suivi des vaccinés versus non-vaccinés ont démontré l’absence de fondement de ces craintes. Le sondage met en lumière une méfiance accrue à l’égard des vaccins en général : sur tous les répondants (opposés ou non aux vaccins HPV), 44% déclarent que leur niveau de confiance en la vaccination a baissé depuis la crise de la Covid-19 ; ils sont 54% parmi les parents.

Le vaccin HPV : seul vaccin qui permet d’éviter des cancers !

L’infection par les papillomavirus humains (HPV) est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente dans le monde : environ 80% des femmes et des hommes seront exposés à ces virus au cours de leur vie. Les virus HPV sont responsables de 6 types de cancers : col de l’utérus, ORL, de l’anus, de la vulve, du vagin et du pénis. La vaccination réduit le risque d’infection par le HPV, son portage chronique et les lésion précancereuses et cancereuses qu’elle génére.

La vaccination HPV, où en est-on ?

Disponible en France depuis 2007, la vaccination HPV est encore loin d’être généralisée. En 2020, la couverture vaccinale contre les HPV chez les adolescentes était estimée à 41% pour une dose à 15 ans (vs. 35% en 2019) et 33% pour le schéma complet à 16 ans (vs. 28% en 2019). Loin derrière l’objectif de 60% fixé par le Plan cancer 2014-2019. La proportion de garçons vaccinés contre les HPV reste insignifiante.

Une vaccination qui a fait ses preuves dans d’autres pays

En Suède, une réduction des lésions précancéreuses de 75 % a été observée chez les jeunes filles vaccinées avant l’âge de 17 ans en comparaison avec les non-vaccinées.
En Australie, où le vaccin HPV est administré aux filles et aux garçons depuis 2005, la proportion de personnes infectées par les HPV est passée de 23% à 1,5% en 10 ans.

La Ligue créée une campagne d’affichage, un dispositif digital et un escape game dédiés
Du 25 au 30 avril, la Ligue se mobilise sur tous les fronts pour sensibiliser le public, notamment les parents, aux risques causés par l’exposition aux virus HPV et à l’importance de la vaccination.

Cette campagne de mobilisation s’appuiera sur le versant digital :

  • La Ligue et ses Comités départementaux se mobiliseront sur les réseaux sociaux pour relayer les messages de sensibilisation sur les HPV et la vaccination
  • Un mini-site interactif dédié contiendra toute l’information essentielle sur les HPV, un escape game virtuel, une plaquette d’information, un challenge en ligne parents/enfants pour les réseaux sociaux…

Pour y accéder (disponible à partir du 23 avril) : https://hpv.ligue-cancer.net/

Un escape game virtuel spécialement créé pour la campagne :
Cette année, la Ligue lance l’Escape Game HPV, destiné à faciliter la compréhension des HPV, les risques et les conséquences, les modes de transmission et les moyens de protection. Accessible sur ordinateur ou smartphone, cette expérience immersive plonge l’utilisateur au cœur d’univers variés, aux contenus et animations différents intégrés dans le parcours pour une expérience de jeu unique, en fonction de la tranche d’âge (11-14 ans, 15-19 ans et adultes/parents).

Pour y accéder : https://papillomavirus.preventioncancers.fr/

Vous pouvez télécharger ci-dessous l'étude exclusive OpinionWay pour la Ligue contre le cancer.

 

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