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Ma mere a un cancer du poumon stade 4

Audrey64 lun, 20/08/2018 - 19:02 (10) commentaire(s)

Le 13 decembre 2017, on a diagnostique un cancer du poumon a ma mere stade 4 car elle avait des metastases sur la colonne. Les metastases ont ete retire en urgence pour eviter la paralysie. Ensuite seance de chimio plus radiotherapie... a l issue l espoir est la aucun metastases ne sont revenues et la tumeur a dmininue.
Mais malheureusement le 18 juiller on lui diagnostique une tumeur a la tete et on lui dit que malheureuszmznt elle ne pourrait pas guerir...
Depuis maman fait que dormir c est dur sachant que je ne peux pas etre la tout le temps car j habite a 2h de route.
Depuis l annonce du cancer je dors plus beaucoup je suis stresse je suis desagreable avec mon conjoint tellement que je menace de le quitter alors qui n y est pour rien...
Comment avez vous fait pour surmonter le cancer d un proche... moi j en parle tres peu car j ose pas ennuyer les gens

atmed lun, 20/08/2018 - 19:12

Bonjour Audrey,
Votre réaction est tout à fait classique, il ne faut pas culpabiliser. Mais je vous encourage à rejoindre un groupe de parole afin d'y rencontrer d'autres personnes également confrontées à la maladie d'un proche. Cela vous apportera un réel réconfort et vous facilitera votre vie, notamment avec votre conjoint.
Bien cordialement
Dr A.Marceau

Audrey64 lun, 20/08/2018 - 19:41

Merci pour votre message. Je vais essayer de me rapprocher vers le comite du gers.

Ca me fait tellement bizarre de parler d obseque alors qu elle esr toujours vivante

3110Marine31 lun, 20/08/2018 - 20:24

Salut, je sais pas si je pourrai t'aider vu que je suis encore très jeune par rapport à toi, mais personnellement ma maman a un cancer du poumon, et c'est vraiment très dur, alors ce que je fais au quotidien c'est d'en parler avec des personnes avec lesquelles tu as des discussions sérieuses et qui t'on déjà rassurées, et surtout d'en parler avec ton conjoint, c'est le mieux placé pour t'écouter et te rassurer.
Bon courage, sois forte et aime ta maman le plus possible chaque jour..

Audrey64 lun, 20/08/2018 - 20:52

Je te remercie pour ton message. J avouebque c est tres dur. J espere que pour ta maman ca ira. Oui j essaie d en parler autour de moi et meme avec mon conjoint mais le souci je suis quelqu un de pudique et j aime pas deranger les gens avec mes problemes. Tu dis que ton message ne peut pas m aider au contraire ca m aide car je trouve que tu est tres mature qiand meme pour avoir la force d affronter avec ta maman

féFée14 mar, 21/08/2018 - 17:13

Bonjour Audrey,

J'ai vécu la même chose cette année. Mon père est décédée d'un cancer fulgurant le 02 mars dernier. Il était condamné dès le départ mais il s'est battu comme un lion jusqu'au bout !
Tout au long de ses traitements, j'ai essayé d'être là autant que je le pouvais. Cependant, il est difficile d'être avec son proche H24 lorsque l'on travaille, qu'on est en étude, qu'on a une vie de famille...
L'essentiel, pour moi, est d'être là quand on le peut et c'est ce que j'ai fait. J'habitais également à 1h30 de route.
Moi aussi je m'en suis pris à mon conjoint, j'ai tout remis en question, j'ai trouvé que mes amis n'étaient pas assez présents, qu'ils ne trouvaient pas les mots justes mais il est tellement difficile de réconforter quelqu'un dans cette situation, surtout quand on ne l'a pas vécu. Une amie a perdu sa mère d'un cancer quand nous avions 20 ans. A l'époque, j'avais pensé être là pour elle mais en l'ayant vécu, je me rends compte que je n'avais pas conscience du tsunami que provoque cette maladie dans notre vie. Même si nous sommes en colère contre tout le monde, que nous pensons que les gens sont maladroits quand il s'agit de réconforter... En parler est essentiel et fait un bien fou. Et il ne faut surtout pas s'empêcher de pleurer, même si c'est au milieu de tout (à la boulangerie, au supermarché, devant ses collègues de travail...) !

Quand mon père a été déclaré condamné, qu'on nous a annoncé qu'il allait mourir dans quelques jours, je me suis arrangée pour faire une semaine de télétravail. Mais cette situation a duré pendant 1 mois, j'ai donc dû retourner au travail et j'allais le voir les weekends dès que je le pouvais. Cela m'a fait du bien d'aller travailler, cela me permettait de penser à autre chose quelques instants. Et même si je craquais au milieu de tout parfois, tant pis...
Mon père était fière que je continue de travailler, il ne voulait pas que j'arrête tout pour être à ses côtés.

Aujourd'hui, mon père me manque beaucoup. Nous étions très fusionnels et je suis encore secouée par la fulgurance de la maladie et sa duretée. Cependant je n'ai pas de regrets : j'ai été là dès que je le pouvais, j'ai essayé de lui parler de ma vie quotidienne, de sujets lambda comme avant et je l'ai accompagné jusqu'à son dernier souffle... Nous ne voulions pas qu'il se sente différent, amoindri, en sursis alors nous n'avons rien changé à nos habitudes. Nous ne pleurions pas devant lui, on se le refusait (en tout cas on essayait...). Et surtout, nous lui avons dit ce que nous avions à lui dire avant qu'il ne soit trop tard.

Je vous souhaite beaucoup de courage.

Audrey64 mar, 21/08/2018 - 20:06

Merci fefee14 ton message me touche. Tout d abord je tiens a t adresser mes condoleances pour ton papa... c est une vrai s.... ce crabe.Je me retrouve complement dans ce que tu dis ... on a l impressionnd etre seul au monde et que personne nous comprend. Moi c est mon pere qui est toujours present avec elle mais ceux qui est dur c est qu il me culpabilise de pas etre la... de plus il faut que je m occupe des devis pour les obseques et je trouve ca horrible sachant qu elle est tjr la... mon pere veut que je me renseigne mais il se met pas a ma place. Apres je le comprend c est tres dur lui.

féFée14 mar, 21/08/2018 - 22:07

Oh oui c'est particulier comme démarche et j'imagine à quel point c'est difficile... cependant, j'avoue avoir été choqué de la vitesse à laquelle nous avons dû prendre une décision à ce sujet. Tu n'as même pas le temps de digérer le décès qu'il faut tout organiser dans l'heure qui suit... J'imagine que ton pere veut vous éviter cela et tout prévoir pour que ta maman ait de belles obsèques... mais c'est une sacrée épreuve pour toi, je te souhaite beaucoup de courage. Essaie de voir cela comme l'opportunité pour toi de lui organiser un dernier moment, magnifique, digne d'elle et de tout ce qu'elle t'a donné.

Je ne supportais pas que ma mère et mon frère parlent du déroulé de ses obsèques alors qu'il était toujours là mais en même temps, cela nous a permis de vite bâcler cette épreuve le jour où il nous a laissé, d'être fière du dernier moment que nous lui avons organisé et de nous laisser aller à notre chagrin...

Audrey64 mer, 22/08/2018 - 21:38

Merci pour ton message. Oui c est vrai que c est difficile car j ai l impression de l enterer alors qu elle est encore la.

Mais tu as raison de pouvoir lui organiser son dernier moment j y mettrai tout mon coeur.

Apres elle ne sait pas que j ai demande des devis car c est vrai c est delicat de lui dire

Neva mer, 29/08/2018 - 17:50

Bonjour Audrey,

J'ai perdu mon père au mois de mars, d'un cancer du poumon foudroyant.
Nous n'avons rien vu venir : il est rentré à l'hopital pour des examens car il se sentait fatigué, il n'en est jamais ressorti et 2 semaines plus tard tout était fini. Son cancer était metastasé dans plusieurs organes, nous n'avons même pas eu le temps de réaliser ce qui se passait.

Durant cette période beaucoup de personnes m'ont énervées J'ai été à la limite de me facher avec des gens de ma famille ou avec des amis. Certains comportements m'ont choqué, m'ont semblé totalement déplacés. Lorsque les gens ne me parlaient pas de mon père, je le prenais mal. Lorsqu'on me questionnait, je trouvais les gens intrusifs.
Mon conjoint a fait énormément d'efforts pour être à nos côtés, mais la moindre de phrase qui me déplaisait me faisait explosé. Je me souviens d'un soir ou je n'ai pas aimé la façon dont il a répondu à une question de ma mère et ou nous nous sommes engueulés comme pas possible....

Après cet événement, je suis restée quelques semaines dans cet état d'esprit, puis j'ai décidé de faire l'inverse : en parler dès que j'avais envie. Que ça intéresse les gens ou non. Dire ce que je pense, comment je me sens, à tort et à travers s'il le faut.
Cela m'a fait un bien fou et je continue à le faire. Au début c'est difficile de se mettre à nue, mais c'est un peu comme si tu donnais le mode d'emploi aux gens. Tu annonces ce qui ne va pas, les gens savent mieux comment se comporter, et toi tu lache un poids.
Mon conjoint a pris l'habitude de ce fonctionnement et me questionne. Une conversation classique va etre "ca va pas trop là, je viens de penser que papa ne verra jamais telle chose" et en général il me demande si je veux en parler, si ça va, va essayer de me changer les idées....

Concernant le fait de se préparer pour les obsèques, je trouve ça bien de pouvoir le faire avant que cela se produise. Comme l'a dit féFée, tout va trop vite lorsque la personne décède. Tu dois décider de tout rapidement, tu n'as même pas encore réalisé que l'on te demande si tu veux de la musique, des diapos, et qu'on te fait choisir le cercueil. J'ai trouvé cette étape très difficile. Tu es face à des pros qui te déroulent un listing de choix, comme si tu préparais une grosse fête, sauf que tu n'as pas l'esprit à ça..... je me rappelle avoir envoyé balader plusieurs fois la personne des pompes funèbres car tout ça me paraissait complètement déplacé.

Je te souhaite plein de courage pour les étapes à venir, et surtout, parle avec ton conjoint, dis lui tout ce que tu ressens, ce qui te passe par la tete, n'ai pas honte de lui dire quand ça ne va pas ou quand tu t'effondre complètement. Il ne peut pas t'aider comme tu le voudrais si tu ne lui laisse pas la place pour le faire :)

Charlieso jeu, 30/08/2018 - 06:25

Bonjour Audrey
un petit mot pour te souhaiter bon courage. En ce qui me concerne, être un proche au quotidien, c'est ne pas montrer les angoisses ni la fatigue. Mais je ne suis pas encore dans la position de préparer les obsèques.
Je ne saurai donner aucun conseil mais je pense bien à vous.