Cancer du poumon

le 04/03/2015

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Le cancer du poumon, appelé aussi cancer bronchique, est une des maladies des cellules des bronches ou, plus rarement, des cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme, sous l’effet d’agressions comme le tabac, et se multiplie de façon anarchique. Les informations proposées dans ce module décrivent les situations et les techniques les plus couramment rencontrées mais n’ont pas valeur d’avis médical. Ces informations sont destinées à faciliter vos échanges avec les différents soignants. Ce sont vos interlocuteurs privilégiés ; n’hésitez pas à leur poser des questions.

Mieux connaître

Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus répandus dans le monde. En France, avec près de 37 000 nouveaux cas par an (27 000 hommes et 10 000 femmes), ce cancer se place en quatrième position derrière ceux de la prostate, du sein et du colon-rectum. En revanche, il se hisse à une sinistre première place en terme de mortalité. Les raisons ? Une propagation facilitée par une circulation sanguine intense au niveau des poumons et un diagnostic tardif, du fait de l'absence de symptômes caractéristiques. Toutefois, les traitements ne cessent de s’enrichir grâce à des progrès incessants.

Le cancer du poumon se déclare généralement entre 50 et 65 ans. Principal responsable: le tabagisme, incriminé dans près de 9 cas sur 10. Le temps séparant le début de la consommation du tabac et le diagnostic de la maladie est de quelques dizaines d’années. Les cancers du poumon actuels sont les conséquences du tabagisme des 50 dernières années. Les plans de lutte antitabac et la prise de conscience assurent toutefois une baisse régulière de la mortalité… chez les hommes.
Malheureusement, les femmes prennent actuellement le relais. Fumant de plus en plus, elles entretiennent la progression constante du nombre de nouveaux cas et de décès. L’incidence du cancer du poumon chez les femmes a triplé ces 20 dernières années.
Chez les jeunes également, le taux de fumeurs est à la hausse depuis quelques années.  Aujourd'hui, près d'un quart des 15-19 ans, filles comme garçons, fument.

Aussi, la meilleure arme pour lutter contre la mortalité liée à cette pathologie reste la prévention, en agissant en particulier contre le tabagisme.

Le cancer du poumon en chiffres*

  • 37 000 nouveaux cas annuels (73% d'hommes, 27% de femmes)
  • 4e rang des cancers en terme de fréquence (10% de l'ensemble des nouveaux cas de cancer)
  • 28 700 décès annuels (73% d'hommes, 27% de femmes)
  • 4% (garçons) et 5% (filles) des 12-14 ans fument
  • 23% (garçons) et 24% (filles) des 15-19 ans fument

* données La situation du cancer en France en 2010, ouvrage collectif édité par l’INCa, sur base de projection.>

Les poumons

Le poumon droit et le poumon gaucheSitués au niveau de la poitrine, les poumons assurent les échanges gazeux de l'organisme. Ils sont séparés par la région du médiastin qui contient le cœur, la trachée, l'œsophage et des ganglions lymphatiques.

Le poumon droit comporte trois lobes contre deux pour le poumon gauche. Lors de l’inspiration, l’air arrive par la trachée et se répartit dans les bronches, les bronchioles et les alvéoles. L’oxygène contenu dans l’air inspiré traverse les alvéoles pour passer dans le sang. Le sang distribue ensuite l’oxygène à toutes les cellules de l’organisme. Lors de l’expiration, le sang ramène dans les poumons le gaz carbonique rejeté par toutes les cellules du corps. Il traverse la paroi des alvéoles et passe dans les bronches. Il est ensuite rejeté par la trachée, le nez et la bouche.

Les cancers du poumon apparaissent majoritairement dans les cellules des bronches, mais ils peuvent également se développer au niveau des alvéoles.

Types de cancers

Les cancers du poumon se divisent en deux grandes familles, différenciées en fonction de la nature des cellules tumorales.

Les cancers « à petites cellules » représentent 20% des cancers du poumon. Ces cancers sont dits « agressifs » : les cellules malades se multiplient rapidement et, d’emblée, il existe un risque de métastases. Pour définir l’étendue du cancer, différents examens permettent de constater :

  • l’étendue du cancer dans les poumons ;
  • l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses ;
  • l’atteinte ou non des structures voisines ;
  • la présence ou non de métastases en dehors du thorax.

Pour les cancers à petites cellules localisés la chimiothérapie et la radiothérapie sont les traitements de référence. Pour les cancers à petites cellules métastatiques, la chimiothérapie est le principal traitement.

Les cancers « non à petites cellules » représentent 80% des cancers du poumon et regroupent trois grands types de tumeurs : l'adénocarcinome bronchique (40%), le carcinome épidermoïde (40%) , le carcinome à grandes cellules (20%).

Pour définir l’étendue du cancer, différents examens permettent de constater :

  • la taille de la tumeur ;
  • l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses ;
  • l’atteinte ou non des structures voisines ;
  • la présence ou non de métastases à distance.

Le traitement des cancers « non à petites cellules » varie en fonction de leur stade d'évolution au moment du diagnostic (voir rubrique traitements). Mais la chirurgie constitue le traitement de référence des cancers bronchiques non à petites cellules précoces.

Facteurs de risque

Si le cancer du poumon peut avoir différentes origines, le tabagisme reste le principal responsable.

Tabac

L’exposition à la fumée de tabac est responsable d'environ 85 % des cancers du poumon. Ce risque concerne non seulement les fumeurs, mais aussi leur entourage proche (tabagisme passif).

L'usage régulier de cannabis est également un facteur de risque. La fumée de cannabis contient quatre fois plus de goudrons que celle du tabac et renferme davantage de cancérigènes.

L’arrêt du tabac d