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Je m'appelle Carole, j'ai 26 ans, bientôt 27, le 16 décembre. 
je suis atteinte d'un cancer. Un cancer... C'est un mot qui fait peur. Le diagnostic est effrayant, l'annonce des soins l'est tout autant : une chimiothérapie. Dans cette chambre d'hôpital, au service cardiologie, quand le pneumologue et une confrère vous annonce solennellement que non ce n'est pas un thymome, la biopsie est formelle : lymphome à grandes cellules B mediatinal. 
 
Tout est flou à ce moment dans votre tête. J'ai pensé à Adrien d'abord, la moitié. Mes parents ensuite. 
 
On demande bêtement mais humainement : quelle est le pourcentage de guérison ? Comment c'est possible à 26 ans ?!
 
La première nuit est souvent longue. Pleine de questions auxquelles nous n'avons pas de réponse, pour le moment. Des angoisses, des pleurs, beaucoup de pleurs. 
 
Les heures passent et chacun réagit différemment. J'ai la chance d'avoir une force de caractère, un entourage exceptionnel, une équipe soignante hors du commun. 
 
Jeudi 17 décembre, j'entame ma deuxième cure de chimiothérapie. Deuxième cure sur huit. 
J'ai la chance de répondre bien au traitement, j'ai très peu d'effets secondaires après la chimiothérapie. 
J'ai perdu mes cheveux mais j'ai la chance d'avoir un coiffeur/perruquier qui exerce son métier avec passion et me permet de faire abstraction de ce manque capillaire. 
 
Je ne sais pas de quoi demain sera fait mais je vis chaque jour avec une énergie et une volonté croissante. N'oubliez pas que dans la maladie votre mental et votre entourage sont quasiment aussi importants que le traitement. 
 
On pense toujours que ça n'arrive qu'aux autres, quand l'autre devient soi-même, on comprend à quel point l'humain sait se battre, sait se dépasser pour vivre tout simplement. Ce combat, nous, nous tous, personnes atteintes, nous le mèneront et je souhaite de tout cœur que nous le gagnerons. 
 
Le combat continu, il va être long et seule la victoire est belle car la vie vaut la peine d'être vécue