La vitamine D : un rayon de soleil

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Pour les personnes présentant un risque de carence particulier, comme les nouveau-nés, les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes ou encore les personnes à peau pigmentée, une supplémentation orale est recommandée. Pour savoir quoi et combien, faites doser votre vitamine D en octobre-novembre par votre médecin et faites-la corriger si nécessaire.

La bonne dose de vitamine D

Vous pouvez évaluer votre statut vitaminique par une simple prise de sang. Le taux normal se situe entre 75 et 150 nmol/L1 (30 à 60 ng/ml)2, sauf contre indications spécifiques. Les études scientifiques récentes indiquent qu’une supplémentation de 1 000 à 2 000 unités internationales (UI) par jour, particulièrement pendant les mois d’automne et d’hiver, pourrait prévenir une proportion substantielle de cancers. L’apport supplémentaire doit cependant être établi par un professionnel de santé sur la base des caractéristiques de chaque individu (l’apport dépend de l’âge, de la pigmentation de la peau, du poids et du niveau d’ensoleillement).

Où trouver la vitamine D ?

L’apport en vitamine D est possible par voie orale (apports alimentaires, consommation d’aliments enrichis en vitamine D ou supplémentation) et cutanée (rayonnements UVB provenant de la lumière solaire permettant la synthèse de la vitamine D). La vitamine D alimentaire provient notamment des poissons (saumon, maquereaux, sardines et thon), des champignons et de certaines huiles, dont l’huile de foie de morue. Peu d’aliments courants apportent une quantité appréciable de vitamine D.

 

Une faible exposition solaire suffit pour métaboliser correctement la vitamine D.

 

Couplez-la avec du calcium

Une étude3 portant sur 36 282 femmes âgées de 50 à 79 ans et ayant déjà présenté des tumeurs cutanées non mélaniques a montré qu’une supplémentation par 400 UI de vitamine D et 1 g de calcium, prise quotidiennement pendant sept ans, permettrait de réduire le risque de développer un cancer de la peau chez cette catégorie de population. Cependant aucun effet (positif ou négatif) n’a été observé chez les femmes sans antécédent de tumeurs cutanées.

Du soleil, mais pas de bronzage !

Une exposition régulière au soleil garantit, chez la plupart des personnes, une bonne réserve en vitamine D. « L’exposition solaire est bénéfique à condition qu’elle reste raisonnable. Deux fois par semaine 15 à 30 minutes suffisent pour métaboliser correctement la vitamine D, note le Dr Annie Sasco, épidémiologiste pour la prévention du cancer. La durée d’exposition à la lumière du soleil dépend de l’âge, de l’alimentation, de la pigmentation de la peau, de l’endroit où vous vivez, et de la force des rayons du soleil. Une faible exposition solaire suffit, le bronzage est donc inutile, et même déconseillé. »

Non aux UV artificiels !

L’utilisation des UV artificiels comme source de vitamine D «ne peut en aucun cas se justifier», estime l’Institut national du cancer (INCa), qui déconseille fortement cette pratique dans un communiqué publié en décembre 2011. L’Institut rappelle que les rayonnements ultraviolets (solaires et artificiels) sont des cancérogènes avérés (voir p. 10). Brigitte Perrin

 

1 75 et 150 nmol/L : nanomoles par litre.

2(30 à 60 ng/ml) : nanogrammes par millilitre.

3 Calcium plus vitamin D supplementation and the risk of nonmelanoma and melanoma skin cancer : post hoc analyses of the women’s health initative randomized controlled Trial. June 2011.

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