Le cerveau

14/03/2016

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Magazine Clap'santé n°11 - 1er trimestre 2016

Magazine Clap'santé n°11

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Retrouvez ci-dessous des informations complémentaires à ce numéro :

Zoom sur… le cerveau, la suite

(complément de la page 3)

Le cerveau, c’est toute une mécanique qui, pour fonctionner, a besoin de tous ses rouages, chacun à son poste. Des yeux au cortex, en passant par le cervelet et l’hypothalamus, plongée dans notre cerveau à la découverte des différents organes qui le constituent, de la place et de la fonction de chacun et de la manière dont ils dépendent les uns des autres.

1 • Le cortex

Il est constitué de matière grise, regroupée en plusieurs zones ayant des fonctions différentes : sensorielles (toucher, audition, vue, goût …), motrices (mouvement, équilibre et coordination …), de la mémoire, du langage, de la sensibilité et des émotions.

2 • L’hypothalamus

Température, soif, faim : c’est lui qui orchestre tout ça. Il est aussi le chef de l’hypophyse, qu’il fait marcher à la baguette !

3 • Les yeux

Organes de la vision, les yeux sont le prolongement du cerveau. Ces images qu’ils perçoivent sont transmises au cerveau via la rétine, qui n’est autre chose qu’un tissu nerveux. Elle envoie à différentes zones du cerveau les informations qui les concernent.

4 • Les artères

Véritables canaux d’irrigation, c’est par elles que circule le sang, apportant au cerveau l’oxygène et le glucose (le sucre) dont il a besoin, ses carburants.

5 • Le tronc cérébral

Sa mission : veiller à ce que l’on respire bien, digère bien, et que notre cœur batte sur le bon tempo.

6 • La moelle épinière

C’est le câblage qui relie directement notre cerveau à notre corps. Tous les messages l’empruntent. C’est la voie royale de la transmission des informations.

7 • Le cervelet

Son leitmotiv : équilibre et coordination. Sans lui, nous ne tiendrons pas du tout et aurions l’air de pantins désarticulés.

8 • L’hypophyse

C’est la productrice en chef d’hormones en tous genres. Transportées par le sang, elles agissent sur certaines parties du corps. L’hypophyse fabrique par exemple l’hormone qui nous permet de grandir

9 • La glande pinéale

C’est elle qui fabrique la mélatonine, hormone qui régule nos rythmes biologiques, notre sommeil.

Jeux dangereux

(complément de la page 6)

On les appelle le jeu du foulard, la tomate rouge, le domino, mais ils n’ont RIEN d’amusant. Ces bien mal nommés jeux, qui consistent à priver son cerveau d’oxygène par hyperventilation ou strangulation jusqu’à l’évanouissement pour se procurer des sensations fortes ou des hallucinations, sont très dangereux. Ils peuvent laisser des séquelles permanentes, qui affecteront le reste de ta vie : coma, paralysie, crises d’épilepsie, état végétatif. Ils peuvent aussi et surtout être mortels. C’est tout de suite moins drôle, non ?

Si tu n’as jamais joué à ces jeux dangereux, surtout, ne commence pas. Mais tu en as sans doute entendu parler, ou as vu des copains et des copines y jouer, à l’école, au collège ou ailleurs, plus ou moins en cachette. Peut-être même as-tu remarqué que certains avaient de drôles de marques sur leur cou, se plaignaient souvent d’avoir mal à la tête ou avaient le visage particulièrement rouge. Ces signaux ne doivent pas être sous-estimés. Pensant simplement jouer, c’est leur vie qu’ils mettent en danger.

Encore une fois, ne te laisse pas entraîner et donne l’alerte en confiant tes doutes à un adulte. On peut toujours se tromper, c’est sûr, mais c’est pour le bien des copains, et ça peut sauver des vies. Il y a tellement d’autres vrais jeux plus sympas, tu ne crois pas ?

Jeux pour se détendre : LES solutions !

(page 8)

Un vrai labyrinthe !

Le chemin qui a permis de transporter l’oxygène en quantité suffisante est le chemin C.

Mots croisés

Si tu es là, c’est que tu as réussi à replacer chaque neurotransmetteur dans la grille. Bravo ! Peut-être aimerais-tu maintenant savoir pourquoi est-ce qu’ils nous sont si indispensables ? Voilà leur secret…

  • Acétylcholine : Retenir, stocker et, le moment venu, retrouver toutes les informations engrangées au cours de la journée : sans elle, nous aurions la mémoire qui flanche sérieusement  et nous ne pourrions pas déclencher la contraction de nos muscles !
  • Dopamine : Etat d’alerte maximal, vigilance, réactivité, goût pour l’exploration et recherche de nouvelles sensations et de nouveaux plaisirs : c’est à la dopamine que l’on doit tant d’énergie ! Sans elle, notre motivation et notre moral seraient au plus bas… Elle est chargée de transmettre l’information entre les neurones. Lorsque la production ou la circulation de la dopamine est entravée, les cellules nerveuses communiquent mal, les mouvements sont saccadés comme dans la maladie de parkinson. Dans le processus d’une addiction, la dopamine est un neuromédiateur du plaisir et de la récompense, que le cerveau libère lors d’une expérience qu’il juge « bénéfique ».
  • Noradrénaline : Elle favorise l’attention, les capacités d’apprentissage, la sociabilité et la sensibilité aux signaux émotionnels reçus.
  • Sérotonine : Elle fonctionne comme régulateur de nos émotions et de nos comportements, nous évitant les réactions excessives ou violentes. Elle favorise également l’endormissement.
  • GABA : Son rôle est d’éviter que le rythme s’emballe. Ses mots d’ordre : calme et relaxation… Zen, soyons zen ! Certains chercheurs pensent que le GABA servirait entre autre à contrôler la peur ou l’anxiété qui se manifeste par une surexcitation des neurones.
  • Adrénaline : Véritable accélérateur de sensations fortes, elle nous pousse à réagir plus vite à une situation de stress ou de danger. Le pouls qui s’emballe, les poils qui se dressent sur les bras avant que l’on prenne nos jambes à notre cou, c’est elle !

Fuites de cerveau

Les expressions étaient les suivantes :

  • Subir un lavage de cerveau.
  • Se creuser la cervelle.
  • Avoir un trou de mémoire.
  • Avoir la tête dans les nuages.
  • Avoir une cervelle de moineau.
  • Monter au cerveau.
  • Avoir une idée derrière la tête.
  • Avoir une mémoire d’éléphant.

Profession chercheur, l’interview intégrale !

(complément de la page 13)

S’il est une mission que la Ligue s’applique à relever, c’est bien celle de la recherche en cancérologie. Elle est ni plus ni moins indispensable pour comprendre comment une maladie se développe, la manière dont l’organisme réagit à cette agression, et trouver les moyens d’y répondre pour rendre au patient sa santé et son confort de vie. Premier financeur privé de la recherche en France, la Ligue est aussi à l’origine de nombreux projets de recherche. Mais qui sont donc celles et ceux qui, dans leur laboratoire, relèvent le défi ?
Clap’santé a interviewé Olivier Ayrault, chargé de recherche CNRS à l’Institut Curie. Ses recherches sur le médulloblastome, une forme de tumeur cérébrale de l’enfant, visent à mieux comprendre la structure du cervelet, où elle se développe. La recherche, c’est sa vie, sa passion. Rencontre.

Comment êtes-vous devenu chercheur ?

Les rencontres et les situations ont été déterminantes. J’en retiens trois : l’environnement familial (des personnes autour de moi ont été touchées par la maladie), les rencontres faites dans ma jeunesse comme ce voisin, le Pr. Jacques Pillot, chercheur à l’Institut Pasteur, qui m’a ouvert les yeux sur quelque chose de concret (la recherche, on ne sait pas du tout ce que c’est) et la chance qu’un laboratoire m’ait ouvert ses portes le temps d’un stage.

Justement, en quoi consiste la recherche ?

C’est comme un Lego. Dans la cellule, il y a un ensemble de Lego qui forment un tout. Si tout va bien, la structure reste normale. Mais si quelque chose se passe mal, c’est qu’un Lego doit manquer quelque part ou a dû changer de couleur. Il faut trouver lequel et chercher ensuite comment l’enlever ou par quel autre Lego le remplacer.

Qu’est-ce qui vous plaît dans la recherche ?

On travaille avec l’infiniment petit, c’est-à-dire une chose que l’on ne peut pas voir avec les yeux ou des lunettes. Surtout, il y a cette excitation à essayer de comprendre et trouver. Cette recherche de l’inconnu ne s’arrête jamais, est toujours là dans un coin de tête, avec un but à long terme : soigner les gens.

Quelles sont les qualités d’un bon chercheur ?

C’est quelqu’un qui travaille beaucoup, vraiment : la recherche est un engagement, une vocation. À partir du moment où on est passionné, elle devient un plaisir, même si cela reste très difficile. Il faut être persévérant, avoir beaucoup d’imagination et une très bonne mémoire.

À quoi ressemble une journée type ?

On est tout le temps en action. On fait des expériences, avec des appareils ultra performants mais surtout avec nos mains : c’est un travail très manuel. On échange aussi beaucoup avec d’autres chercheurs étrangers. On partage nos découvertes, chacun apporte le meilleur, ce qui permet de dépasser nos limites et d’avancer ensemble vraiment plus vite. L’image du chercheur isolé dans son laboratoire est dépassée !

Comment la recherche a-t-elle évolué ?

Ce qu’il s’est passé depuis 40 ans est énorme ! Sans la recherche, l’espérance de vie n’aurait pas augmenté et serait toujours de 30 ans. L’amélioration des conditions d’hygiène, c’est aussi à la recherche qu’on la doit. On a découvert qu’il y existait des agents méchants qui pouvaient tuer. On a donc par exemple inventé le frigo et le vaccin. Oui, un frigidaire [pour conserver les aliments], ça a un impact sur la santé énorme ! Les résultats sont bien là et à la vitesse à laquelle la recherche avance, cela va encore être le cas dans les années à venir.

Quel est le chercheur ou la chercheuse qui vous a le plus marqué ?

Marie Curie. À partir d’un bloc radioactif, elle en a découvert tous les principes physiques, grâce à ces découvertes elle a participé à l’avancée de la radiologie, puis la radiothérapie pour soigner les cancers. Elle est même allée sur le front faire des radios des blessés de guerre. Arriver à faire ce qu’elle a fait, à l’époque où elle l’a fait, c’est extraordinaire !

Quelle découverte aimeriez-vous faire ?

Dans mon domaine, ce serait de guérir tous les enfants sans les séquelles. Les effets secondaires des traitements peuvent en effet être très handicapants. J’aimerais aussi que l’on trouve comment lutter contre la maladie d’Alzheimer. Beaucoup de personnes âgées sont touchées par cette maladie.

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