Notre Président d'honneur à l'initiative de la création de la Clinique de L'Ormeau

modifié le 10/05/2022

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Nous avons le plaisir de relayer cet article de "La Dépêche" sur l'histoire de la Polyclinique de L'Ormeau, en effet notre ancien Président et à ce jour Président d'honneur fut un pionner de la création de cet établissement qui lutte contre le cancer.

La Polyclinique et le Centre Hospitalier de Bigorre ont été complémentaires dans la prise en charge des malades atteints du cancer, avec, dans les années 1970 une orientation diagnostic pour le CHB et une orientation thérapeutique pour la clinique.

 

Tarbes. Clinique de l'Ormeau : une naissance stupéfiante, il y a 50 ans

C'est en 1972 que la clinique de l'Ormeau est née, de la volonté d'un groupe de médecins qui avait saisi la nécessité de créer un pôle de santé multidisciplinaire. 50 ans après, les pionniers se souviennent...

Il faut se replacer dans le contexte. Si aujourd'hui, une polyclinique semble évidente, ce n'était pas le cas à la fin des années 60. Pourtant, un groupe de médecins a décidé de se lancer dans cette aventure, avec le seul objectif de travailler ensemble, quasiment "en famille". 50 ans après l'ouverture de la clinique, les docteurs Jean Casteigt, Bernard Couderc, Guy Durand, René Folie-Desjardins et Guy Lartigue, les pionniers, racontent cette histoire pas comme les autres...

 

Pourquoi créer un tel établissement ?

D'abord, il faut savoir qu'il y avait dans le département 11 cliniques privées, dont 6 à Tarbes, toutes spécialisées, propriétés de familles médicales. L'idée était de "décloisonner" et de proposer un établissement "complet", avec des spécialistes en cardiologie, gastro-entérologie, neurologie, pédiatrie, ORL, stomatologie, ophtalmologie, adossés à des services de radiologie, de radiothérapie, de biologie de réanimation et de soins intensifs. C'était novateur à l'époque.

 

Quel a été le facteur déclenchant ?

Il y en a eu plusieurs. D'abord la volonté d'un pionnier, le Dr Moissinac, qui avait obtenu l'autorisation de créer la structure, mais qui a eu l'élégance de nous la transmettre avant de décéder. Et puis, autour de lui, celle d'un groupe de médecins, qui voulaient améliorer leur outil de travail ; l'offre de soins et en garder la maîtrise et surtout celle d'Etienne Achille-Fould, alors conseiller général, séduit par le projet, et dont la famille possédait les terrains, qui nous ont été généreusement cédés. Il fut d'ailleurs le premier président de la clinique.

 

C'était donc un projet collectif ?

Tout à fait, le groupe le groupe s'est étoffé, autour des pionniers, Moissinac, Potin, Puyo, des spécialistes ont adhéré, Durand, Lafaille, Lartigue, Talfumier, Casteigt, Bertrand, Massat, Bildstein, Folie-Desjardins... Beaucoup ont malheureusement disparu. En 1971, deux jeunes médecins, les docteurs Semnmartin, anesthésiste, et Couderc, cancérologue intègrent le groupe des fondateurs. Tous ont participé à l'élaboration de la structure, en partenariat avec un architecte de talent, M. Broutin, qui a conçu un établissement moderne et surtout fonctionnel. La clinique a ouvert en janvier 1972, la capacité de l'établissement était alors de 50 lits.

 

Mais surtout un projet "coopératif"

C'est ce qui a fait notre force. Dès le début, nous avions décidé d'une gouvernance particulière : les médecins en activité sont les seuls financeurs et actionnaires, jamais plus de 5% chacun, ils en assurent bénévolement, il n'y a pas de jetons de présence, la présidence, le projet médical, le projet social. On pourrait parler de "médecins-entrepreneurs". Ils sont liés à la clinique, mais pas salariés de celle-ci, ils sont indépendants. Les charges d'exploitation sont réduites, puisque l'immobilier est propriété de la SA, il n'y a pas de loyers, et il n'y a pas de distribution de dividendes, tous les bénéfices étaient réinvestis dans la clinique, pour la moderniser sans cesse. Les présidents se sont succédé, les docteurs Casteigt, Bildstein, Dolie-Desjardins, Ayela, Couderc, Dagues-Bié... Nous voulons aussi rendre hommage aux directeurs, Mrs Louis, Deswartes, Nabias, ainsi qu'à tous nos collaborateurs.

 

Et la réussite est au rendez-vous...

Oui, de 50 lits en 1972, la "petite" clinique, après l'acquisition de la clinique Pyrénées-Bigorre, est devenue un établissement de 300 lits, doté d'un plateau technique de haut niveau, une unité de soins palliatifs. Son aura a largement dépassé les limites du département.

 

Et aujourd'hui ?

Les choses ont changé, évidemment... À partir de 2015, la philosophie de "notre" clinique de médecins n'a plus eu cours, elle a été cédée à un groupe financier d'investisseurs. Nous regrettons la "belle époque"... Mais il nous reste la fierté d'avoir créé cette clinique, et des 11 cliniques qui existaient, c'est la seule qui est encore là. Une autre histoire est en train de s'écrire, gageons que d'autres la raconteront dans 50 ans...

    

Christian Vignes
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De gauche à droite, une partie des pionniers de la clinique : Bernard Couderc, Jean Casteigt, René Folie-Desjardins, Guy Durand (qui prépare ses mémoires aux éditions Spinelle) et Guy Lartigue.

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