Cancer : «Le taux de dépistage est en baisse, il faut se remobiliser»

modifié le 11/10/2022

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En ce mois d’octobre, en rose, les gros moyens sont déployés pour sensibiliser le plus grand nombre à l’importance du dépistage du cancer du sein. Le point avec Annette Cuq, présidente départementale de la Ligue contre le cancer.

Le nombre croissant d’animations pour Octobre Rose est-il révélateur de la prise de conscience ?

Il y a effectivement de plus en plus d’animations, au nombre de 45 cette année pour l’ensemble des Hautes-Pyrénées. Bien plus qu’en 2021. C’est bon signe, cela montre qu’il y a une vraie mobilisation. Après les confinements, on voit que les gens ont besoin de sortir, de s’exprimer. Pour autant, on constate une baisse d’adhésion au dépistage depuis 2020. Dans le département, on est actuellement entre 45 et 50 %, contre 56 % en 2019, alors que l’objectif est de 60 %. On est dans la moyenne nationale mais ce n’est pas suffisant.

 

Autre effet secondaire de la pandémie ?

Effectivement, la lutte a été mise à mal avec l’annulation des manifestations où l’on est présent mais pas que. Pendant le premier confinement, les centres de dépistage étaient même fermés, le dépistage n’ayant pas été considéré comme urgent. Selon les spécialistes, on doit s’attendre à un retentissement des cancers d’ici trois ans faute de dépistage il y a deux ans. Aujourd’hui, on doit donc redoubler d’efforts pour inciter les femmes à se faire dépister.

 

A quel âge doivent les femmes se faire dépister ?

Pour des femmes de 50 à 74 ans, le dépistage est organisé et gratuit. Mais on peut avoir un cancer du sein à tous les âges. D’où l’importance de se rendre chez son gynécologue une fois par an quel que soit l’âge et de l’auto-surveillance régulière, une fois par mois, devant son miroir. Toute anomalie (couleur et forme des mamelons, grosseur, …) doit alerter. On essaie d’être présent à toutes les manifestations « Octobre Rose » pour l’expliquer mais on peut aussi nous contacter directement ou demander conseil à son gynécologue.

 

Quels sont les freins au dépistage ?

Il faut lever les tabous. Et il ne faut pas avoir peur. Beaucoup de femmes pensent, à tort, que la mammographie est douloureuse. Certes, l’examen n’est pas agréable mais c’est un geste banal. On ne pique pas, on n’endort pas, … Il y a aussi la peur du résultat. Le cancer cause plus de 12 000 décès par an, pour 58 500 nouveaux cas par an, mais beaucoup pourraient être évités. La chance de guérison est de 90 % quand le cancer est détecté à un stade précoce. Onpeut trouver des toutes petites tumeurs qui ne nécessitent pas de traitements lourds. Une femme sur huit sera atteinte de cancer du sein au cours de sa vie, il est donc essentiel de se faire dépister ! Et c’est aussi valable pour le cancer colorectal et du col de l’utérus dont le dépistage est tout aussi simple et gratuit.

 

Et quid des hommes ?

Contrairement aux idées reçues, les hommes aussi peuvent avoir un cancer du sein. Ils représentent seulement 1 % des malades mais chez les hommes, le cancer du sein est toujours plus agressif que chez la femme. L’avantage, si on peut dire, c’est que chez les hommes, ça se voit très vite. Je les invite donc à s’observer de la même manière que les femmes.

Et quand le diagnostic du cancer est posé ?

Il faut rester positif. Les traitements sont aujourd’hui plus efficaces et la chirurgie a évolué aussi. Mais je répète, tout dépend du stade de la maladie. Pensez donc au dépistage mais aussi à la prévention, qui passe par une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée, la pratique d’une activité physique…

 

 

Recueillis par Viktoria Telek

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