En 2025, la Ligue a surpris en lançant le slogan choc « Va chier » pour briser le tabou du dépistage colorectal. Ce ton provocateur a eu un impact médiatique sans précédent : plus de 120 millions d’impressions en quelques jours et une forte hausse des dons (+30%). La campagne a aussi été primée (Effie d’Or, Grand Prix Stratégies Santé, etc.), signe de son succès pour mobiliser l’opinion publique.
Mars Bleu 2026 : une campagne incarnée
Pour Mars Bleu 2026, la campagne revient en force avec huit personnalités de la culture et du sport engagées. Sous l’objectif de la photographe Charlotte Abramow, Franck Dubosc, Kyan Khojandi, Suzane, Paola Locatelli, Mademoiselle Agnès, Marine Leonardi, Enzo Lefort et Anthony Authié posent aux côtés de toilettes. Un décor symbolique rappelant que le dépistage se fait chez soi. Ces huit personnalités prêtent leur image à cette série pop et audacieuse. L’objectif est d’inciter chacun à parler du dépistage en famille ou entre amis et surtout à y participer.
Messages clés et gestes simples
• Dans plus de 80 % des cas, le cancer colorectal se développe à partir d’un polype bénin. Détecter et retirer ces polypes grâce au dépistage permet de réduire fortement le risque évolutif du cancer.
• 9 cancers colorectaux sur 10 sont guérissables s’ils sont détectés à un stade précoce grâce au test immunologique.
• 30 minutes d’activité physique quotidienne peuvent diminuer jusqu’à 20 % le risque de cancer colorectal.
Les idées reçues sur le dépistage
La Ligue lutte également contre plusieurs idées reçues concernant le dépistage. Contrairement à ce que l’on pense parfois, le test n’est absolument pas douloureux : il s’agit simplement d’une analyse de selles, indolore et réalisable à domicile. De même, un test positif n’équivaut pas automatiquement à un diagnostic de cancer. Il indique seulement la présence de sang, dont l’origine doit être déterminée par une coloscopie réalisée par un gastro‑entérologue ; dans 30 à 40 % des cas, il s’agit d’un polype bénin, et environ 8 % révèlent un cancer. Par ailleurs, attendre l’apparition de symptômes est une fausse sécurité, car le cancer colorectal évolue souvent silencieusement : plus de 47 000 cas sont détectés chaque année en France, faisant de lui le 2ᵉ cancer le plus fréquent chez la femme et le 3ᵉ chez l’homme. Enfin, il est vrai que le tabac constitue un facteur de risque modifiable du cancer colorectal, augmentant modérément le risque en cas de consommation importante et prolongée, aux côtés d’autres facteurs tels que l’alimentation, l’obésité ou la sédentarité.
Une boutique solidaire inédite
Pour la première fois, la Ligue inaugure une boutique solidaire en ligne : https://boutique-ligue-cancer.fr/. Elle propose tee-shirts, mugs et tote bags aux couleurs de la campagne « Va chier ». Chaque objet acheté permet de devenir ambassadeur de la prévention tout en soutenant la recherche. Les bénéfices de la boutique sont entièrement reversés à la recherche sur le cancer colorectal. Concrètement, ces fonds financent notamment : la compréhension des mécanismes du cancer du côlon, le développement de nouveaux outils de dépistage et de diagnostic précoce, la lutte contre la résistance aux traitements et la mise au point de nouveaux médicaments, ainsi que l’amélioration de la prise en charge des séquelles à long terme.
Agir pour sa santé : comment se faire dépister
Le dépistage colorectal s’adresse à tous les hommes et femmes de 50 à 74 ans. Les assurés reçoivent tous les deux ans une invitation (de l’Assurance maladie ou de leur Caisse primaire) à demander un kit de dépistage.
Les étapes clés sont simples :
1. Commander le kit : en ligne (monkit.depistage-colorectal.fr) ou en pharmacie.
2. Réaliser le test à domicile : prélever quelques échantillons de selles selon la notice (le test prend quelques minutes).
3. Envoyer le prélèvement au laboratoire avec l’enveloppe fournie.
4. Consulter les résultats en ligne (résultat-depistage.fr) ou auprès du médecin, en toute confidentialité.
Ces gestes sont rapides et indolores. En cas de résultat positif, le médecin oriente vers un gastro-entérologue pour une coloscopie de contrôle. Dans plus de la moitié des tests positifs, la coloscopie ne révélera aucune lésion grave, ou seulement un polype amovible (30–40 % des cas). Dans environ 8 % des cas, un cancer est finalement détecté, ce qui permet alors un traitement précoce.
Sensibilisation et mobilisation de tous
Mars Bleu rappelle que se faire dépister, c’est sauver des vies. Le cancer colorectal reste la 2ᵉ cause de décès par cancer en France, un bilan d’autant plus révoltant que le dépistage est simple et efficace. Le slogan « Va chier », volontairement décalé, sert à briser les tabous et à inciter chacun à agir : dire « Va chier » à ses proches (pour bien comprendre son sens ici) équivaut à leur dire « Prends soin de toi ». Comme l’exprime la Ligue, ce n’est pas une provocation gratuite, mais une interpellation frontale pour un message de prévention majeur.
Chacun est invité à relayer ce message autour de soi et à encourager les personnes de plus de 50 ans à participer au dépistage organisé. Face aux 17 000 décès annuels liés au cancer colorectal, il est impératif d’en parler et d’agir. En effet, selon Santé Publique France, 75 % des personnes concernées ne se font toujours pas dépister, alors que détecté tôt, le cancer peut être guéri dans presque tous les cas.
Retrouvez toutes les informations sur Mars Bleu ici : https://www.ligue-cancer.net/mars-bleu