Effets des greffes, de l'hormonothérapie et de l'immunothérapie

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Les effets secondaires des greffes

On peut observer une fièvre, des frissons, des nausées, des vomissements ou des crampes abdominales, et surtout une très grande fatigue, souvent durable. Les complications majeures sont liées à l'aplasie et non à la greffe elle-même.

En effet, entre la greffe elle-même et la restauration sanguine, il se passe un certain temps, 6 semaines environ pour une allogreffe, 3 pour une autogreffe et 2 pour une transfusion de cellules souches périphériques. Durant cette période, le malade est très fragile et ouvert à toutes sortes d'infections. Il doit donc être installé en milieu protégé : chambre et environnement stérile, isolement, alimentation stérile. Il reçoit aussi une antibiothérapie massive et multiple.

D'autres complications liées à la chimiothérapie peuvent survenir.

Chaque personne porte en elle le système d'antigène appelé antigène d'histocompatibilité ou complexe HLA dont le but est de reconnaître une substance étrangère et de la neutraliser. En cas de greffe de moelle d'un donneur différent (allogénique), les cellules du donneur peuvent agresser les cellules du receveur : c'est la principale complication de l'allogreffe, appelée "réaction du greffon contre l'hôte". Elle se manifeste vers la deuxième semaine, et nécessite un traitement immunosuppresseur.

Les effets secondaires de l'hormonothérapie

Quelques effets secondaires pourront être constatés.

Avec les anti-estrogènes

même s'ils sont généralement bien supportés, ils ont un faible risque de favoriser un cancer de l'endomètre, d'où la nécessité d'une surveillance gynécologique régulière.
Ils entraînent un risque accru de thrombose (formation d'un caillot sanguin obstruant la lumière des vaisseaux).
Les anti-estrogènes peuvent également provoquer un arrêt provisoire des règles, une diminution de la libido, des leucorrhées (pertes blanches) ou un prurit vulvaire.

Les anti-androgènes

Ils provoquent une impuissance, qui peut par ailleurs être liée à l'intervention chirurgicale parfois proposée dans le traitement d'un cancer de la prostate.
Ils peuvent également entraîner une gynécomastie (augmentation du volume des seins).

Les effets secondaires de l'immunothérapie

Avec l'interféron

Il s'agit, le plus souvent, d'un syndrome " pseudo-grippal " avec fièvre, courbatures, fatigue, analogue à la grippe et cédant au paracétamol. A noter la possibilité non exceptionnelle de troubles du caractère ou même de dépression nerveuse, parfois sévère. On peut associer dans certains cas l'interféron à une chimiothérapie (cancers de la peau, cancers évolués du col utérin).

Avec l'interleukine 2

Les effets secondaires sont souvent sévères : fièvre, marques cutanées, troubles digestifs et surtout syndrome d'hyper-perméabilité capillaire, avec fuite du liquide en dehors des vaisseaux et capillaires, d'où œdèmes, épanchement pleuraux ou péritonéaux, hypotension artérielle. Enfin, on a pu observer des perturbations psychiques ou des troubles du caractère.

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