La presse en parle : "Ces photos, leur victoire sur la maladie"

modifié le 15/10/2018

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Publié le samedi 08 octobre 2016 - Sudouest

La Ligue contre le cancer et Kelly Photographe ont choisi six femmes qui se battent contre le cancer du sein pour poser de façon intimiste.

La porte s'est pudiquement refermée sur la professionnelle et son modèle du moment. Pour capter l'âme et réaliser la photo parfaite, Kelly Photographe, son nom d'artiste, a besoin des'isoler avec son modèle. « Ma spécialité, ce sont les photos dans le boudoir ». Des clichés dénudés, parfois, glamour surtout, « qui révèlent la beauté de chaque femme ».

Mais cette séance est un peu particulière. Les six femmes qui vont se succéder dans ce boudoir, gracieusement prêté par le Domaine du Petit Colayrac, ont un point commun. Toutes se sont battues ou se battent encore contre le cancer. Les photos qui vont naître de cette séance serviront à une exposition montée par la Ligue contre le cancer dans le cadre d'Octobre rose (lire par ailleurs), un mois dédié à la sensibilisation et à la prévention du cancer du sein.

La jeune photographe avait déjà travaillé avec la Ligue, l'an passé. Cette année, Kelly a voulu aller plus loin. « C'est une cause qui me tient à cœur. Je trouve normal de donner de mon temps pour elle. » Elle n'est pas la seule, puisque, de la socio-esthéticienne au fleuriste et aux propriétaires du Domaine du Petit Colayrac, tous ont fait don de leurs compétences. « Cela nous change un peu des randos et des marches qui jalonnent Octobre rose. C'est une autre façon de parler de la maladie et surtout des femmes qu'elle touche.»

Six femmes, six histoires

De raconter aussi l'histoire de ces patientes qui ont traversé, les traitements, le regard des autres, aussi. Même si, là encore, ces regards évoluent. « Je me suis baladée sans perruque », affirme la benjamine Émilie. « Mes filles me demandaient de la porter pour aller les chercher à l'école. Mais c'est le seul moment où je la mettais », se souvient Christelle.

L'histoire de cette exposition a commencé en juin dernier avec la recherche de modèles. « Nous n'avions en tête que deux exigences : que les femmes soient de tous âges et vivent dans le Lot-et-Garonne. » Chacune a écrit une lettre où elles s'est livrée sans tabou, « avec beaucoup de sensibilité ». Une sensibilité qui se retrouve sur les clichés. Mais jamais de sensiblerie. « Nous sommes toutes ravies d'être là, de partager ce moment. » Pas un moment entre malades. Mais un moment entre femmes, « où on parle de tout, de nous. Et où on rit beaucoup ». Des facéties et de la repartie de Poupie, la doyenne pleine de jeunesse à 80 ans, de la spontanéité d'Émilie, la plus jeune, 34 ans. « C'est une journée où l'on nous dit que l'on est belle, que l'on peut s'aimer dans le regard de l'autre », souligne Anne-Marie. Elle est en récidive fulgurante. « Cette séance, c'est dire ‘‘ je suis vivante'', je continue à me battre. » Christelle, elle, en a fini avec le traitement. « C'est ma façon d'en terminer avec la maladie. ». Pour toute, cette journée, en peu entre parenthèses, fait partie intégrante du combat. « Cela ne fait pas de mal de se faire un peu chouchouter ! » Sur les clichés, toutes sont rayonnantes et terriblement féminines.

Dans la suite qui a servi de loge, les femmes ont fait connaissance et ont parlé de la maladie, un peu ; de leur vie de femme, beaucoup. © PHOTO THIERRY BRETON 

 

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