Trophées du verre

modifié le 15/11/2019

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94 703 euros pour la recherche contre le cancer grâce aux Trophées du verre de la Métropole de Lyon.

 

 

La Métropole de Lyon organise depuis maintenant 5 ans la remise des Trophées du verre : une manifestation permettant de récompenser les communes les plus vertueuses et les plus engagées en matière de collecte du verre.

En 2018, cette collecte a battu un nouveau record avec 31 050 tonnes de verre récoltés dans les 2 555 silos du territoire métropolitain en augmentation de plus de 4,6% par rapport à 2017.

A cette occasion, les villes de Lyon (2e), Vernaison et Saint Fons ont été distinguées.

Lyon (2e) dans la catégorie des communes de plus de 20 000 habitants avec 1 682 tonnes de verre en augmentation de 7,8% par rapport à 2017.

Vernaison dans la catégorie des villes de moins de 20 000 habitants a reçu un Trophée avec une progression de 7,3% par rapport à 2017 et un total de 110 tonnes de verre.

 

Le prix du dynamisme a été attribué à la commune de Saint Fons qui est récompensée pour ses actions de sensibilisation auprès des habitants. Elle a notamment mis en place un partenariat avec les commerçants et les bailleurs sur le respect des consignes de tri des emballages et du verre. Cela a permis une augmentation du nombre de silos (38 aujourd’hui contre 29 en 2017) ou la mise en place de silos à trappes.

Au total, ce sont 49 communes de la Métropole de Lyon qui ont participé à cette 6e édition des Trophées du verre et permis de récolter 31 050 tonnes de verre, un record. Avec 1 tonne de verre issu de la collecte sélective on obtient 962 kg de verre recyclé. Pour chaque tonne de verre récolté, la Métropole de Lyon reverse 3,05 euros à la Ligue contre le cancer.

 

Grâce à ce nouveau record de collecte, la Métropole de Lyon a remis un chèque d’un montant de 94 703 € à la Ligue contre le cancer. Pour Jacques Raphin, Secrétaire général du comité du Rhône, « déposer les emballages verre dans les silos ou containers est un geste citoyen mais aussi un geste de solidarité pour soutenir le combat contre le cancer. Ce geste qui se traduit par une participation financière de la Métropole représente une aide significative et encourageante pour les chercheurs engagés dans la mise au point de traitements innovants pour guérir de plus en plus de malades. »

 

Le Docteur Hélène Cortay, dont le projet de recherche est financé sur 2 ans par Le Comité du Rhône de la Ligue contre le cancer,  a apporté son témoignage : 

" J’effectue ma recherche à l’Institut de Biologie et Chimie des Protéines, Lyon-Gerland, dans une Unité Mixte de Recherche CNRS/Université Lyon 1. Notre équipe effectue des recherches dans le cadre de la chimiorésistance des cellules cancéreuses. Nous nous intéressons plus particulièrement à celle due à la présence de transporteurs de médicaments. Ces transporteurs sont des pompes présentes dans la membrane des cellules qui prennent en charge les médicaments anticancéreux ayant pénétrés dans la cellule et les rejettent à l’extérieur, empêchant ainsi leur action. Ces pompes sont présentes naturellement dans les cellules de l’organisme. Elles assurent leur détoxication en les protégeant contre les agressions extérieures et en éliminant les toxines cellulaires. Lors d’un traitement chimiothérapeutique, la cellule cancéreuse, prioritairement ciblée, multiplie ces pompes pour mieux se protéger et cela conduit à un rejet massif des médicaments hors de la cellule, la rendant ainsi chimiorésistante. Le but de nos recherches est de comprendre le mécanisme d’action de ces pompes afin de détourner leur activité. Nous travaillons depuis quelques années sur une nouvelle stratégie qui consiste à utiliser la présence en grande quantité de ces pompes pour déstabiliser la cellule. En effet, ce qui fait la force de la cellule cancéreuse, à savoir la production de ces pompes en grande quantité pour se protéger, peut devenir sa faiblesse. Ces pompes, du fait de leur présence en grande quantité, deviennent alors leur talon d’Achille. Je travaille plus particulièrement sur l’une de ces pompes qui s’appelle MRP1. Nous avons trouvé que lorsqu’elle est surproduite dans certaines cellules cancéreuses sous l’effet de traitement chimiothérapeutique, la cellule devient hypersensible à certains composés. Nous avons découvert que ces composés sont de fait capables de stimuler une des activités de MRP1 qui est de contrôler l’oxydation cellulaire. Compte-tenu de la grande quantité de MRP1 dans les cellules chimiorésistantes étudiées, la stimulation de cette activité conduit à un déséquilibre brutal dans la cellule, générant un grand stress oxydatif qui déclenche la mort de la cellule. Cette stratégie pourrait donc permettre d’éliminer spécifiquement les cellules chimiorésistantes qui présentent une grande quantité de MRP1, et cela sans toxicité pour le reste de l’organisme. Nous nous focalisons maintenant sur le neuroblastome qui est une tumeur extra-crânienne du jeune enfant. Il a été montré que MRP1 est un facteur de mauvais pronostic pour cette tumeur. Nous utilisons des lignées de cellules issues de neuroblastome pour tester l’applicabilité de notre stratégie comme nouvelle thérapie à proposer pour les neuroblastomes chimiorésistants.

La Ligue contre le Cancer nous soutient depuis plusieurs années pour l’étude de cette stratégie, et actuellement elle est à nos côtés pour nos tests sur le neuroblastome. Nous l’en remercions vivement. "

 

 

 

 

 

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